Le film qui a enterré le nouvel Hollywood avec son échec considérable en salle. Et pourtant... Alors oui je peux admettre que son côté grandiose peut paraître par moment pompeux, mais quelle maîtrise, comme l’incroyable scène de danse de la remise des diplômes qui ouvre le film et à laquelle en répondra une toute aussi remarquable plus tard dans le métrage. On peut aussi comprendre son échec à cause de son aspect extrêmement pessimiste, sa manière de montrer la construction des États Unis par le prisme de l’argent et de la violence (non tout le monde n’a pas sa chance). Le casting est admirable, le reconstitution grandiose. J’ai souvent été ébahi par ce film même si en effet je l’ai trouvé par moment pompeux. Un film qui marque la fin d’un époque mais c’est un enterrement de première classe.
Mouais, ce film m'a assez moyennement emballé. Les décors sont magnifiques, c'est bien là la force du film. Mais le rythme est vraiment lent et il n'y a pas beaucoup de péripéties. Je me suis pas mal ennuyé (pour être honnête, je pense être tombé sur la version longue du film). Les relations amoureuses ne sont pas palpitantes et ça ne se ressent pas du tout entre Isabelle Huppert et Christopher Walken. Les acteurs sont très bons, mais clairement sous-employés (notamment John Hurt qui ne sert strictement à rien dans le film, on peut dire de même de Jeff Bridges). En revanche, lors de la scène d'introduction, ils font vraiment jeunes (le maquillage est très réussi). Les plans sont beaucoup trop longs, il y a de nombreux moments de silence où il ne se passe strictement rien. Même la fusillade est trop longue malgré son intensité.spoiler: La scène finale est inutile au possible (le personnage principal a refait sa vie ailleurs … et alors).
Vrai déception de la part du réalisateur de Voyage au bout de l'Enfer.
Un director's cut sublime où les grands espaces confèrent à cette oeuvre les plus belles images qu'on ait sans doute vu au cinéma. 3h40 de toute beauté, légitime de part son rythme et sa structure, inspirés. Seul le récit et ses constats laissent l'oeuvre desservie.
Un bijou ! Le film qui connu le plus grand désastre financier du cinéma. Rien que pour ça j'étais curieux de le voir. Mais en plus son historique bide en salles est injuste. Le film est merveilleux. Les images et la lumière sublimes. Des idées de mise en scène excellentes, le casting bien ciblé. Les scènes spectaculaires alternent avec des scènes intimes d'une grande beauté. Et pour une fois c'est une histoire de l'Amérique qui n'est pas à la gloire des vainqueurs (tiens ? c'est peut-être pour ça que le film n'a pas marché du coup...)
Tout a été dit ou presque sur cette oeuvre . Je viens de finir la projection de 3h30 et c ' est une vraie expérience . J ' avoue ne pas comprendre le flop de ce film a sa sortie . Oui c ' est lent et long mais à la fois on est captivé par les personnages . UN grand moment de cinéma pour ceux qui veulent être pris dans la tourmente de cette fresque .
Un chef d'oeuvre du cinéma tant par sa virtuosité que par son sujet qui n'a pas du tout plu à l'intelligentsia américaine lors de sa sortie.Il est enfin temps de réhabiliter ce long métrage et son réalisateur Michael Cimino,auteur d'une filmographie certes inégale mais fascinante .Un film monstre et une distribution au diapason;tout simplement l'un des plus grand films américains de l'histoire du cinéma.
La porte du paradis, Heaven's gate, est un film de Cimino, réalisateur de film d'action plutôt. Comme à son habitude ce film est très bien réalisé. Sa version longue est longue, plus de 3h30 mais ça va. Les 1eres scènes qui se passent à Harvard en 1870 restituent un peu de la splendeur et du charme de ces classes aisées qui pouvaient aller à l'université. On y découvre l'amitié entre Averill et Irvine qui va rester un fil conducteur pendant tout le film. Ensuite on part dans les terres lointaines du Wyoming 20 ans après. Averill y est shérif et Irvine, éleveur de bétail prospère, de père en fils. La tension va petit à petit monter entre les éleveurs, et les habitants, qui cherchent à cultiver leurs terres nouvellement acquises. Pris entre les 2 Averill va devoir choisir entre aider les habitants ou se ranger du côté des éleveurs qui ont la loi de la coté. Va s'ensuivre une lutte à mort. A noter la présence d'Isabelle Huppert et celle de beaux paysages de montagnes, de lacs et de forets.
L'Amérique vu par Cimino pendant 3h30, autant dire qu'on en prend plein la vue! Décors, figurants, costumes tout y est! Seulement c'est dé-rythmé, certaines séquences auraient gagnés à être plus courtes, d'autres moins bavardes. Il faut néanmoins reconnaître la grande qualité de ce film et sa singularité.
Epopée remarquable signée Cimino, qui, après son chef-d'oeuvre, '"Voyage au bout de l'enfer", allait mordre la poussière et perdre tout crédit auprès des studios avec ce western trop long, trop lent, trop mélancolique... Certaines scènes sont entrées définitivement dans l'Histoire du cinéma (l'attaque des mercenaires par les fermiers à la fin du film), tout comme Huppert, muse française perdue dans l'Ouest sauvage, entre ses deux amours (Kris et Chris dans leur meilleur rôle ?).
La porte du paradis est un film aussi fabuleux que son échec commercial a été retentissant. Un échec qui a causé la faillite du studio United Artists et signé l'arrêt de mort du Nouvel Hollywood. Derrière cette Porte du paradis, c’est l’enfer qui attendait Michael Cimino devenu paria dans la sphère Hollywoodienne. L'échec constaté au box-office est en partie lié aux faits racontés d’une Amérique pas si éloignée de nous (fin du XIXème siècle). Le film relate une Amérique sombre et violente à travers la lutte que mènent de grands éleveurs face à des immigrants d'Europe centrale dont l'identité de ceux qu'il faut liquider est consignée sur une liste. Les qualités de La porte du paradis sont pourtant innombrables : décors naturels ou reconstitués vertigineux, mouvements de caméra complexes et parfaitement réalisés, captation saisissante de la lumière naturelle, figurants par centaines, reconstitutions de fusillades relevant de la chorégraphie, etc. Si la version longue d’une durée légèrement supérieure à 3 heures et demie dilue inévitablement le propos et introduit un certain déséquilibre dans le traitement des personnages, elle est sans contexte la version à voir absolument d’un point de vue cinématographique. Un très grand film de cinéma par un des plus brillants cinéastes du Nouvel Hollywood, à jamais incompris.
Mon avis sur Heaven's Gate est multiple. C'est un anti western tragique, un film contre le racisme, une fresque épique, une romance tordue, une oeuvre métaphysique lyrique, un film violent, dur, cru, sans concession qui livre un message fort par des images d'une puissance démesuré. Tout s'accorde a dire que cette oeuvre ultime du grand Michael Cimino est un très grand film. Qui après un parcours du combattant, mérite enfin son statut de chef d'oeuvre absolu du 7ème art parmi les grands noms.
On ne sait si ce film est le premier ou second chef d'oeuvre (après ou avant Voyage au bout de l'enfer) de Michael Cimino, récemment disparu. Toujours est-il que ce monument, près de quatre heures de projection, qui a connu une début catastrophique à sa sortie en salle en 1980, a retrouvé grace à une nouveau montage par le réalisateur lui même un second souffle, depuis 2012 . L'histoire qui se révèle complètement d'actualité aujourd'hui, est celle de migrants miséreux venus d'Europe Centrale voulant s'installer dans le Wyoming et qui sont jugés indésirables par les éleveurs déjà établis, qui les traitent de voleurs et anarchistes et établissent une liste noire de 125 hommes à abattre ou pendre avec le consentement du Gouverneur et l'appui de l'armée et recrutent des mercenaires à cet effet. Le shérif du comté, issu de la classe bourgeoise, amoureux de la tenancière du bordel local, ne réussira pas à éviter le carnage. Le film montre une autre vérité sur la conquête de l'ouest, celle de l'égoïsme et du mépris des primo installés par rapport aux nouveaux arrivants ainsi que les conditions de vie miséreuses de ces derniers : entassés dans baraquements, attelages humains de charrues et parmi eux les premières fractures entre les paysans et les petits commerçants. Sur la forme le film est éblouissant, avec une prologue qui se déroule à Harvard à la remis des diplômes, où l'on fait la connaissance de deux des futurs protagonistes le shérif et un éleveur alcoolique et désabusé. Une valse magnifique sur la pelouse du camping... 15 ans après c'est le Wyoming et ses paysages époustouflants (en fait le tournage a eu lieu dans le Montana voisin) admirablement bien filmé par Cimino, qui sait cadrer et jouer avec la lumière et aussi le sombres ( fumée de locomotives ou d'immeubles)... La menace d'exécution étant posée, on suit jusqu'au dénouement la vie de la petite ville : les fêtes - danse extraordinaire su patins à roulettes-, les bagarres, les combats de coqs et la vie du bordel local, tenu par une Isabelle Huppert convaincante. Mais le pire doit arriver, et c'est la grande et fabuleusement rendue bataille finale. Tout est bon dans ce film, les acteurs, la mise en scène, le montage, la musique, la photo
alors soi disant la plus grande injustice de l'histoire du cinéma, ce film mérite l'injustice qui lui a été faite, les scènes sont longues et lentes mais terriblement fades au contraire du parrain on l'on se régale à chacune des repliques, la fin est hollywoodienne à souhait, pan pan boom boom et les riches qui gagnent contre les pauvres comme à chaque fois; par ailleurs cimino prend de grandes distances par rapport au fait historique que ce film prétend représenter, la guerre du compté de johnson n'ayant au final que fait entre 19 et 25 morts, loin du carnage du film, isabelle hupert n'est pas crédible une seule seconde en maquerelle, c'est n'importe quoi, on dirait plutôt un jeune communiante ou l'institutrice du village, en réalité ella watson était une grosse femme bien robuste...un film long à éviter sauf pour les snobs de télérama qui iront trouver des arguments perchés pour démontrer qu'en fait ce film est bon
Véritable chef d'oeuvre de l'Histoire du cinéma, Heaven's gate nous offre un splendide anti-western balayant tous le mythe américain, des USA terre d'accueil. Une critique virulente des bases de la société americaine et du capitalisme en puissance.
Une mise en scene époustouflante qui alterne l'infiniment grand(paysage du Montana, chevauchées) et l'infini petit( espaces confins et intimes où les personnages se rencontrent et évoluent). Des personnages complexes reliés au sein d'un triangle amoureux tout aussi intéressant et assez mysterieux. Un remarquable jeu d'acteur qui donne des scènes bouleversantes( mort de Nate Champion interprété par Christopher Walken).Isabelle Huppert nous prouve plus que jamais( même si elle n'a plus rien à prouver aujourd'hui) qu'elle a l'étoffe d'une grande artiste. un film à voir absolument,c'est une référence.
Un film lyrique et puissant qui prend aux tripes pendant près de 4 heures. Cimino nous emporte dans une histoire magnifique aux personnages jamais manichéens et aux enjeux multiples. L'histoire d'amour est déchirante et le scénario résonne particulièrement aujourd'hui : racisme, inégalités, injustice... En terme de mise en scène, tout est au diapason : lumière, cadrages tour à tour intimes et gigantesques sur les magnifiques paysages du Wyoming, son... tout est là pour passer un moment historique. Bravo Cimino!!