La Porte du paradis
Note moyenne
4,0
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172 critiques spectateurs

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cocolapinfr
cocolapinfr

88 abonnés 634 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 2 juin 2016
Vu la director's cut. Un film grandiose, remarquable reconstitution de l'Amérique fin 19ème siècle avec ses millions d'immigrés, et s'articulant autour d'une histoire vraie : la guerre des éleveurs contre les paysans (Guerre du comté de Johnson). Une histoire sombre que le public de l'époque n'attendait pas (sans parler de la fictionnalisation de Nate Champion qui collabore avec les éleveurs au début). Le film est doté de scènes ahurissantes, des villes entières reconstituées, des milliers de figurants tous en costumes, des centaines de chevaux allant dans tous les sens, des plans remarquables aux couleurs sublimes sans le moindre nuage. Si les 3h30 se passent sans ennui, on ressent cependant le manque de scènes ne serait-ce que pour le développement des personnages (notamment Nate qui arrive comme un cheveu sur la soupe). Autre petit défaut, une scène finale étrange qui ressemble à un "happy end" forcé, souvenir du bon vieux temps. Un très grand film important historiquement.
rogerwaters
rogerwaters

170 abonnés 1 089 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 avril 2016
Vu dans sa version longue remontée et restaurée, La porte du paradis n’est rien de moins qu’un chef d’œuvre qui fut pourtant à l’origine de la disgrâce de Michael Cimino, cinéaste pourtant très inspiré en cette fin des années 70, début des années 80. Il reprend ici en grande partie son style de Voyage au bout de l’enfer en faisant s’étirer les scènes au-delà du raisonnable, en décrivant chaque petit instant par le menu, et en mettant en scène des personnages taiseux qui apprendront à leur dépend les dures réalités de la vie. Mais ce qui n’a pas été pardonné à Cimino, c’est sa vision historique peu commune (et pourtant en grande partie vraie) de l’histoire des Etats-Unis, un pays entièrement construit sur la violence faite à autrui. Il dénonce ici la construction d’un Etat qui s’est faite dans le sang, et pas seulement celui des indiens, mais aussi celui des migrants, totalement exploités par un système qui défend l’intérêt des grands propriétaires face aux démunis. Cette vision sans concession est portée par un soin maniaque dans la reconstitution d’une époque. Chaque plan est profus, avec des centaines de figurants, des mouvements de caméra grandioses, une logistique folle. On pense à chaque instant au pauvre chéquier des producteurs qui ont fini ruinés (moins de 4 millions de dollars de recettes aux States pour un investissement évalué à 44 millions, somme colossale pour l’époque). Le film est lent, mais parfaitement rythmé. Il prend son temps pour dresser le portrait d’une époque et d’un pays. Il s’agirait en fait d’une version réussie de Naissance d’une nation, sans la dimension raciste du film de Griffith. Vraiment magnifique et à redécouvrir impérativement dans sa version approuvée par Cimino de 3h36.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 21 mars 2016
Clairement le réalisateur propose une belle réalisation avec un sujet et plusieurs personnages potentiellement intéressants. Mais Cimino sans doute grisé par le succès du voyage au bout l'enfer multiplie les longs plans pas toujours utiles au lieu de donner une vrai épaisseur aux personnages. Du coup le film est en parti dépourvu du souffle de vie du précédent.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 14 janvier 2016
Il existe aussi une version courte ! Film magnifique, très belle fresque historique et qui nous emmène vers des elements qui sont très rarement pris en compte dans le style western. On se rapproche du documentaire historique.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 11 novembre 2015
Je ne connaissais pas Michael cimino il y encore deux mois de ça mais après le visionnage de seulement deux films de ce réalisateur je le qualifierais de génie, au même titre que Kubrick ou Hitchcock. Oui cimino est un génie car il a compris toute les possibilités esthétique que lui proposait le cinéma, cimino est avant tout un artiste et ça se sent. Ce film fait partis à mon avis des plus grosses claques esthétiques jamais réalisée. On reconnaît le grain de l'épique qui fait tout son charme au film mais les images sont tout simplement splendide. Le réalisateur met en scene une nature grandiose mais sait tout filmer: une scene de balle, des montagnes, un dialogue dans une maison... Tout est esthétiquement parfais.
Les acteurs sont excellent (le film possède un casting incroyable) et une fois de plus Michael cimino dirige parfaitement ses acteurs qui réalisent des déplacements millimétrés qui servent à l'esthétique des cadres. Bien évidement Christopher walken est excellent mais la véritable surprise Cest Isabelle hupert qui malgré le fait qu'elle soit nue la moitié du film est absolument parfaite dans son rôle de femme fragile.
Alors j'avoue que je n'ai pas été conquis par le personnage principale qui m'a un peu laissé de marbre mais au final Il est écrit pour ca donc on ne peut pas leur reprocher.
Si je ne devais faire qu'un seul reproche au film ce serait son utilisation de la musique. Très peu présente et qui aurait peut être gagné à accompagner certaines scènes fortes (meme si une fois de plus le choix de ne pas mettre de musique est une volonté du réalisateur). D'ailleurs détail amusant : cimino sait filmer la musique. Les scènes de danses, notamment la premiere, où les élèves dansent sur le beau Danube bleu song filmés d'une façon à ce qu'on ressente la musique. Je ne sais pas par quels procédés techniques il y arrive mais ce petit détail m'a beaucoup impressionné.
Au final je pourrais parler de ce film pendant des heures mais je pourrais aussi résumer toute ma pensée : Cest un chef d'œuvre
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 10 octobre 2015
Un chef d'oeuvre absolu et qui pourtant a fait un bide lors de sa sortie aux Etats-Unis. Regardez ce film et vous comprendrez pourquoi et comment l'Amérique n'a pas voulu célébrer cette oeuvre majeure qui piétine le pseudo rêve américain de liberté...
 Kurosawa

679 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 septembre 2015
Après son chef-d'oeuvre "The Deer Hunter", Michael Cimino dispose d'un budget conséquent pour mettre en scène la démystification du rêve américain. En 1890 dans le Wyoming, une association d'éleveurs établit une liste noire qui vise à tuer cent vingt-cinq immigrants européens: cette tension politique ne parvient pas à s'élever au delà de dialogues qui certes retranscrivent très bien le protectionnisme des uns et l'angoisse des autres mais qui n'échappent pas à la répétition. Au fond, que Cimino ne soit pas parvenu à donner du relief à la dimension politique de son film n'est pas tant un problème en soi; le cinéaste s'est toujours dit être en dehors de ces considérations et privilégie avant tout la complexité qui habite ses personnages principaux. Cela vaut surtout pour James Averill et Nate Champion ( Kris Kristofferson et Christopher Walken superbes), le premier vit à la fois dans le présent et dans le passé et hésite sans cesse entre défendre les immigrants et s'enfuir avec la femme qu'il aime; le second complète le triangle amoureux et sera longtemps resté indécis quant au camp dans lequel il doit se situer. Malgré ses défauts, à savoir une représentation politique trop binaire et quelques transitions poussives dans la narration, "Heaven's Gate" est un film attachant, grâce notamment à son mouvement paradoxal de réaliser une grande fresque et la volonté de toujours rester à hauteur des personnages et de ne jamais les surplomber, aussi parce que derrière une histoire d'amour inscrite dans un contexte historique sombre naît une réflexion sur le temps qui passe, un temps perdu que l'on regrette et qui ne se rattrape jamais, une idée qui prend forme en fonction d'une structure générale en trois parties (Harvard 1870 - Wyoming 1890- Rhode Island 1903). Pour représenter au mieux ce sentiment mélancolique, la mise en scène de Cimino capte à la fois l'immensité du paysage et des décors plus étriqués où l'intime peut pleinement s'exprimer. Un beau film, lyrique et émouvant.
Eselce

1 630 abonnés 4 240 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 10 septembre 2015
Très long. Beaucoup de dialogues, de danses, de folklore. Quelque action et romance moyennes mais réalistes dans l'ensemble. Je n'ai pas bien compris les intérêts de certains personnages. Il y a beaucoup de morts inutiles qui auraient pu s'en sortir, c'est un peu agaçant. L'histoire est loin d'être glorieuse et ennuyeuse à souhait. Nul, pour moi, beaucoup trop fouillis sur la fin où tout pète, même les plans qui changent à chaque seconde. Merci pour ce désastreux montage !
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 22 juillet 2015
La porte du Paradis est pour moi un film à la fois merveilleux et monstrueux et je ne pense pas pouvoir le réduire à une critique ou "analyse". Je préfère en donner des impressions "pêle-mêle" :-

_ La scène de patin à roulettes, que ce soit sur le rythme d'un bal populaire ou celui plus intimiste d'une danse à deux, et cette ouverture "emplie" de lumière, absolument sublime. Le cinéma selon moi : du rythme avec le sens du montage, de l'espace avec la profondeur de champ et de la lumière. Là tout est très très beau.

_ Le plan suivant avec le lac, la montagne et nos deux tourtereaux, merveilleux également.

_ pleins d'autres scènes merveilleuses avec des trains qui ne s'arrêtent pas en gare, des gars à cheval, des fusils de chasse...

_ Cet amour sur un fond marxiste, c'est quand même un truc qui irrigue depuis ses débuts le cinéma américain. Lui, diplomé de chez Harvard se trouve un vrai destin à combattre aux cotés de ses immigrés pour le partage des terres. Et comme il aime Isabelle Huppert, très liée à ces gens, on va encore au delà : " l'amour, plus fort que la lutte des classes". Maintenant, je ne dirai rien de la suite (est ce qu'on a trouvé Leonardo après le naufrage?). En tout cas un sentiment très vif m'habite à l'idée de cette conclusion.

_ C'est la dernière fois qu'un film un tant soit peu risqué et exigeant s'est vu alloué un budget digne d'hollywood. Mais étant donné le flop en salles, l'industrie se rabat alors plutôt sur les "franchises" genre star wars. Je trouve ça assez terrible.

_ le film laisse une impression d'inachevé, de "pas fini". On dirait que l'ampleur du sujet, de la mise en scène, en fait un objet un peu dévorant, un truc qui ne tiendra jamais sur une bobine, aussi longue soit-elle. Un monstre sublime et terriblement desesperé.

Quel film!
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 11 avril 2015
Film maudit, qui parle d'une histoire enfouie des Etats-Unis, sous la grandeur et le rêve américain, ici totalement détruit par M. Cimino, qu'il dépeint avec un talent fou et une précision hors du commun. C'est simple, il fait du grand cinéma avec une histoire simple, des personnages ultra-développé et des relations compliquées, humaines et vivantes. Les décors sont somptueux, les acteurs géniaux et la violence horrible. Il ne glorifie rien, tout est montré avec une réalité impressionnante et la mise en scène magnifique, en plus d'être imposante, donne au film des moments uniques et magiques. Une simple danse en patin à roulettes devient un moment de contemplation merveilleux où le pur plaisir de la rétine est sollicité. De surcroît, le film arrive a allier les deux. Grand profondeur dans son propos et pur plaisir visuel. Et il atteint le climax du film dans un torrent de violence et de poussière ahurissants tout autant qu'assourdissant qui n'a rien a envier aux films épiques de maintenant. Surtout, qu'ici, l'histoire est menée avec tellement de précision et de sens, que l'éclat de violence final est une suite logique à l'histoire en plus d'être horriblement vraie. Un film où la postérité a pu redonner ses lettres de noblesses et le juger à sa juste valeur.
Redzing

1 463 abonnés 4 988 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 février 2015
A la fin du 19ème siècle, dans le Wyoming, de riches éleveurs de bétail sont victimes de vols de la part d'immigrés est-européens affamés. Ils engagent alors des tueurs pour abattre les malheureux. "Heaven's Gate" est connu pour être l'un des échecs commerciaux les plus retentissants du cinéma. Entre les très nombreux dépassements de budget, causés par un Michael Cimino réputé exigeant et mégalomane sur le tournage, et une version amputée, suivie d'un massacre critique et public à sa sortie, le film a presque anéanti la carrière du réalisateur, et a fortement contribué à couler la United Artist. Tout cela est bien dommage, car en elle-même, cette version complète de 219 minutes est un chef-d’œuvre. Les paysages naturels sont sublimes et parfaitement maîtrisés, les décors sont majestueux, la mise en scène inspirée, le tout accompagné par une jolie BO de David Mansfield. Cimino n'écrase pas pour autant ses personnages, avec un charismatique trio amoureux, qui donne lieu à plusieurs scènes émouvantes, et de solides seconds rôles. Après cette poésie, le film bascule dans la cruauté. La dernière heure s'avère particulièrement spectaculaire, riche en fusillades intenses, à la violence graphique prononcée. Elle met une énorme claque à l'idée du rêve américain, et montre que ce système se base sur des inégalités sordides. Ainsi, "Heaven's Gate" est western alliant avec adresse beauté et mort, et qui ose s'engager sur un sujet très délicat. A voir.
weihnachtsmann

1 636 abonnés 5 779 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 21 janvier 2015
Il faut être patient et aimer le temps que les choses s'installent. Étonnamment, la première vision peut être déroutante, mais le film reste en vous et vous rappelle à son souvenir. C'est très très bien
Shaigan
Shaigan

114 abonnés 131 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 novembre 2014
Formellement, il y a de nombreuses choses magnifiques dans ce film. Certains plans sont vraiment superbes. La plupart des scènes rassemblant de très nombreux figurants (la scène d'ouverture, de la valse du début, de l'arrivée en ville du héros, de la danse en patin à roulette) sont de véritables chefs-d’œuvre de réalisation, on en a rarement vu d'aussi bien faites même chez les plus grands réalisateurs. De plus, la direction des acteurs est impeccable. Malheureusement, il y a un gros problème de rythme. Ce n'est pas tant parce que le film serait trop lent (un film peut être à la fois lent et parfaitement rythmé) mais plutôt parce qu'il n'y a pas de variation d'intensité entre les scènes scénaristiquement importantes et les scènes plus anecdotiques. Du coup, cela donne l'effet d'un film très "plat". Au niveau du fond maintenant : sans être une catastrophe, ça manque quand même cruellement de finesse et de subtilité. D'un côté on a les méchants riches, sans cœur, arrogants, tueurs d'innocents, avec leurs mercenaires sanguinaires; et de l'autre côté, les gentils pauvres, immigrés, au grand cœur, courageux, sympathiques, un peu bêtes mais si adorablement pittoresques..(tellement pittoresques d'ailleurs que c'en est presque méprisant). Le film aurait beaucoup gagné à un peu plus de nuances et de complexité. Sans compter ce triangle amoureux qui ne réussit jamais à être passionnant et ce personnage si cliché de la "prostituée indépendante et courageuse". En conclusion, La porte du Paradis est un film avec beaucoup de défauts, néanmoins c'est tout de même un film à voir car il faut admettre que ce qui est réussit atteint vraiment un niveau exceptionnel.
maxime ...

317 abonnés 2 069 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 août 2016
On ne se lance pas dans La Porte du Paradis sans quelques appréhensions. Ces peurs s’estompent assez rapidement pour laisser place à la beauté et aux lyrisme de ce film. Le romantisme et le regard de Michael Cimino m'avais déjà attendrit dans Le Voyage aux bout de l'enfer qui était jusqu'à ce jour l'unique long métrage dont j'avais eu la chance de voir. Cette sensation ne m'a pas quitté tout au long des 216 minutes du film, bouleversant !
nikolazh
nikolazh

77 abonnés 1 060 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 septembre 2014
Vu dans sa version définitive restaurée de 3h40.
Une histoire d'amour banale (vague triangle amoureux) dans un contexte historique difficile et complexe, celui de l’après Guerre de Sécession, où les plus pauvres se font chasser (voir sont victimes d'une vraie purge - les indiens ayant été exterminés ce sont eux qui ont pris leur place) par l'avidité de quelques riches propriétaires bovins, véritable mafia au dessus des lois. Si l'histoire elle même est simpliste, le film brille surtout par la richesse de son contexte (et l'originalité de l'approche) et le réalisme de sa reconstitution. On n'a jamais l'impression d'être dans un décors, mais vraiment d'assister a une captation d'origine, et de vivre à cette époque, pleine de bruit et de fureur, loin des clichés habituels du western. Mais malheureusement, passé la qualité exceptionnel de cette reconstitution, force est de constaté que le réalisateur se perd un peu en auto contemplation, étirant ces scènes jusqu'à l’extrême (celle d'ouverture en est un bon exemple) pour insister sur l'aspect immersif, et finit par perdre un peu le spectateur. C'est beau, c'est intense, c'est puissant, ça ne ressemble a aucun autre western (pour la simple et bonne raison que s'il s'agit des thématique du western, on est cependant plus dans un drame aux consonances très européenne), mais on s'ennuie malheureusement trop souvent pour apprécier à sa juste valeur ce monument du cinéma.
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