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5,0
Publiée le 13 octobre 2020
La ravissante Audrey Tautou et le réalisateur Jean-Pierre Jeunet ensemble de nouveau dans un drame de guerre épique basé sur le roman de Sébastien Japrisot. Un long dimanche de fiançailles est parfois graveleux avec ses représentations très dures de la Grande Guerre et parfois léger et naïf. Tout cela suit un scénario très compliqué qui est je dois l'admettre la seule faiblesse de ce film par ailleurs parfait. Avec autant de personnages et autant d'éléments d'intrigue certaines personnes peuvent se sentir un peu perdues surtout vers la fin. Mais cela est moins préoccupant car le public suivra toujours l'idée principale qui est une quête pour trouver un être cher. Ainsi même à travers toutes les subtilités des intrigues secondaires l'histoire et sa fin restent toujours à l'horizon. Pour faire court ce film est un chef-d'œuvre. Le jeu des acteurs est fort, les scènes sont à couper le souffle et dans l'ensemble tant d'attention a été portée aux détails que cela ressemble plus à un travail d'amour qu'à un grand film de production. Je pense vraiment que si le cinéma français n'était pas si enfermé dans la production de films bavards sur les perdants et les échecs il pourrait produire beaucoup plus de films aussi poignants que Un long dimanche de fiançailles...
Un long dimanche de fiançailles : Une Épopée Visuelle Sous Le Signe de l'Amour et de la Guerre
Jean-Pierre Jeunet, connu pour son style visuel distinctif, nous livre avec "Un long dimanche de fiançailles" une fresque historique teintée de romance. Adapté du roman de Sébastien Japrisot, ce film est une quête émotionnelle à travers les décombres de la Première Guerre mondiale, où la détermination d'une femme, Mathilde (Audrey Tautou), devient le fil conducteur d'un récit riche en nuances. Bien que salué pour ses mérites, le film n'est pas exempt de défauts.
L'esthétique Jeunet : Entre Beauté et Mélancolie
L'un des points forts de "Un long dimanche de fiançailles" réside dans sa direction artistique. Jean-Pierre Jeunet, avec l'aide du directeur de la photographie Bruno Delbonnel, crée des tableaux visuels époustouflants. Les scènes de tranchées, filmées avec un réalisme saisissant, plongent le spectateur au cœur des horreurs de la guerre. Parallèlement, les séquences bucoliques, empreintes de romantisme, offrent un contraste frappant et poignant. Les décors reconstitués avec minutie, les costumes d'époque et la musique d'Angelo Badalamenti ajoutent une dimension immersive à l'ensemble.
Un Casting Étoilé, mais Inégal
Audrey Tautou incarne Mathilde avec une détermination touchante, mais son interprétation manque parfois de profondeur émotionnelle. Marion Cotillard, en revanche, brille dans son rôle secondaire, apportant une intensité dramatique qui lui a valu le César de la meilleure actrice dans un second rôle. Gaspard Ulliel, dans le rôle de Manech, livre une performance subtile mais mémorable, incarnant l'innocence brisée par la guerre.
Un Scénario Complexe, Trop Ambitieux ?
Le scénario, co-écrit par Jeunet et Guillaume Laurant, est fidèle au roman mais peut s'avérer déroutant. Les nombreux flashbacks et sous-intrigues rendent parfois la narration confuse, diluant l'impact émotionnel du récit principal. L'enquête de Mathilde, bien que captivante, aurait gagné à être resserrée pour maintenir une tension dramatique plus soutenue.
Une Mélancolie Ambiante, Parfois Pesante
La mélancolie qui imprègne "Un long dimanche de fiançailles" est à double tranchant. D'un côté, elle renforce l'atmosphère de perte et de quête désespérée de Mathilde. De l'autre, elle peut alourdir le rythme du film, rendant certains passages particulièrement lents. Cette lenteur narrative, bien que volontaire, risque de perdre certains spectateurs en cours de route.
Un Hommage Visuel aux Victimes de la Guerre
Le film excelle dans sa représentation de la brutalité de la Première Guerre mondiale. Les scènes de bataille, filmées avec une précision crue, rendent hommage aux soldats tombés au combat. Cependant, cette authenticité visuelle ne parvient pas toujours à masquer les lacunes narratives et les longueurs du film.
Conclusion : Une Œuvre Ambitieuse mais perfectible
"Un long dimanche de fiançailles" est une œuvre ambitieuse qui témoigne du talent visuel de Jean-Pierre Jeunet et de son équipe. Si le film séduit par sa beauté esthétique et ses moments de grâce, il souffre néanmoins de certaines faiblesses structurelles et rythmiques. La richesse de ses personnages et la profondeur de son thème méritent d'être saluées, mais une narration plus concise aurait sans doute permis d'atteindre une plus grande cohésion. Malgré ces imperfections, le film reste une expérience cinématographique émotive, ancrée dans une période historique tragique.
Jeunet fait du Jeunet dans ce film tourné trois ans après le succès mondial du Fabuleux destin d'Amélie Poulain. Accompagné de sa troupe d'acteurs habituelle - à laquelle s'ajoute un casting impressionnant - ses décors, sa lumière, sa mise en scène sont comme à son habitude très travaillés. A la fois bluffants et un peu étouffants. Son univers composé de personnages truculents et de jeux de piste prend ici pour cadre l'horreur de la Première Guerre Mondiale. Trois ans après la guerre, une jeune fille se met à la recherche de son amoureux disparu pendant les combats – abandonné dans un no man's land après sa condamnation à mort par une cour martiale – persuadée que celui-ci pourrait encore être en vie. Si ce film qui se laisse voir avec grand plaisir possède à n'en pas douter de nombreuses qualités, son aspect « carte postale » nous laisse parfois comme à l'extérieur de l'intrigue. Du coup difficile de se laisser emporter totalement par l'histoire.
À l’origine, il y a un roman de Sébastien Japrisot, écrivain qui a déjà vu certains de ses livres adaptés au cinéma : Compartiment tueurs (Costa-Gavras), L’Été meurtrier (Becker)… L’histoire, ici, tient un peu des Sentiers de la gloire et un peu des aventures de Rouletabille (au féminin). Contrairement à ce que l’on peut imaginer au début, le récit se détourne du mélodrame pour lorgner du côté du film d’enquête. Un parti pris dramatique original. Au final, c’est moins le récit d’un grand amour que celui d’une obstination, d’une obsession. L’enquête elle-même devient presque plus importante que son objet. Voilà peut-être pourquoi l’émotion n’est pas vraiment au rendez-vous. Cela dit, l’ensemble est particulièrement captivant. Côté casting, c’est royal. Autour d’Audrey Tautou, il y a beaucoup de têtes d’affiche dans de petits rôles, sans oublier quelques fidèles du réalisateur (Rufus, Pinon, Dreyfus, Cancelier…), qu’on retrouve toujours avec plaisir. La photo, hyperstylisée, est l’œuvre de Bruno Delbonnel (comme celle du Fabuleux Destin d’Amélie Poulain). La BO est signée Angelo Badalamenti (comme celle de La Cité des enfants perdus). On peut noter, enfin, que l’affiche du film, avec le personnage de dos, fait curieusement penser à celle… d’Impitoyable, de Clint Eastwood.
Avec la même fraicheur que pour "Le fabuleux destin d'Amélie Poulain", Jean-Pierre Jeunet crée ici un beau film d'amour rendu superbe par une mise en scène exceptionnelle et sa magnifique photographie si remarquable. Casting impérial. Reconstitution de l'univers de la première guerre mondiale aussi bien sur les champs de bataille que dans la vie civile très réussie. Très sympa même si, en bémol, Jeunet surfe un peu sur la vague Amélie Poulain.
Techniquement c'est un film parfait. La mise en scène est rigoureuse, tous les détails sont à leur place, les décors sont somptueux. Les acteurs sont exploités au mieux de leur performance, les dialogues sont savoureux. Malheureusement, le moteur essentiel de Mathilde, l'amour, n'est pratiquement pas rendu par ce film.
Très beau film sur la 1ère guerre mondiale, avec une très bonne Audrey Tautou, ce n'est pas le meilleur film de Jean-Pierre Jeunet mais il est quand même assez bien! Seul bémol il est beaucoup trop long et il y a des moments mous
Un très beau film qui atteint presque les sommets d'Amélie Poulain. Une qualité visuel digne de Jean-Pierre Jeunet le tout enrichi d'un scénario très bien ficellé. Une enquête qu'on a plaisir à suivre et surtout une belle histoire d'amour. A voir d'urgence pour les amateurs de Jean-Pierre Jeunet !
Comment faire mieux sans se répéter tout en se détachant de cette uvre ? Car si Audrey Tautou sest vu amalgamée avec son personnage dAmélie, Jeunet nen a pas moins été marqué par le sceau. Pour la plupart des gens, Jeunet est et sera le réalisateur dun seul film, Amélie. Pour sarracher du carcan dans lequel il est tombé bien malgré lui, Jeunet a fait le pari risqué de reprendre Audrey Tautou dans le rôle principale afin que tous les deux parviennent à imprégner une autre image dans lesprit des gens que celle dAmélie. Difficile de savoir si cela savère un choix judicieux, car face à la pléthore de personnages, Mathilde et son Manech sont bien fades et à peine ébauchés, et il aurait fallut bien plus pour que Mathilde supplante Amélie. Sans profondeur, le personnage de Mathilde nous semble donc forcément comme une fade Amélie qui parvient malheureusement peu à émouvoir et a nous entraîner dans ses aventures tirant en longueur et mise en scène dune façon parfois trop hollywoodienne . Heureusement le film est constitué de deux espaces-temps, et les scènes de guerre savèrent nettement plus poignante et intéressantes. Comme disait Prévert : « Quelle connerie la guerre » et Jeunet ne se prive de nous montrer toute la bêtise et lhorreur de cette dernière quil décrit sans enjoliver tout en conservant le style qui lui est propre. Exit Mathilde et Manech, les sentiments se tournent vers les quatre autres condamnés, livrés à une mort inutile et sadique, et vers Marion Cotillard dont on regrette presque que le personnage nait pas une plus grande place dans le film. Jeunet tire donc seulement à moitié son épine du jeu, chancelant encore sous le poids dAmélie, prouvant néanmoins son talent pour la narration épique et dont on attend encore beaucoup à lavenir. (+de critiques sur http://www.guillaumetauveron.com/Textes/chroniques_films.htm)
Plastiquement très léché, le film développe une intrigue soporifique et le personnage principal qui monopolise l'action est très vite agaçant. Tout ce qui n'a été traité que de manière secondaire dans le film (en gros les tranchées, les poilus, la guerre) aurait sans doute fait une meilleure histoire, plus cinégénique au moins. Le film est donc décevant.
Fan d'Amélie Poulain, je suis allé voir Mathilde hier soir , un 11 novembre, hasard de mon calendrier. J'avais "faim" d'émotions. Hélas je suis resté affamé à la fin du film. Pourquoi mettre toujours les mêmes acteurs ? Pour GuédiGuian, ça passe mais là ....pour un film ayant autant marqué nos esprits, j'avais du coup des scènes DFDAP qui me revenaient....je m'attendais à voir débarquer DJAMEL en poilu......L'histoire est confuse et compliquée, la fin déjà annonçée par "Mr PIRE", donc sans surprise.....Pour moi un film dont je retiendrais les scènes des combats et les questions qu'on peut se poser.....les hommes, chaire à canon , l'inutilité des guerres etc etc ...des questions maintes fois posées...
Superbe. Quand on lit le livre, on comprend que c'est Tautou qui a tout pour le rôle. C'est flamboyant, tendre, généreux et émouvant. Très très beau film