Les Fleurs et les vagues
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soulman
soulman

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4,0
Publiée le 28 juillet 2026
Un des plus beaux Suzuki, où le cinéaste, toujours aussi virtuose et inventif sur la forme, s'appuie sur un scénario plus consistant que dans la plupart de ses films de gangster. L'amour inconditionnel que se vouent deux amants est ici remarquablement montré, par petites touches, sans jamais forcer le trait. On a le temps de s'attacher aux personnages, comme au couple principal, mais aussi à la geisha amoureuse du héros, prête à tout malgré son infortune. Les quelques combats, dont la séquence finale spoiler: dans laquelle le policier fait preuve d'une humanité inattendue
, sont admirablement mis en scène.
Pascal
Pascal

263 abonnés 2 499 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 avril 2026
Ressortie en salle de plusieurs opus de Seijun Suzuki dont ce titre ( 1964 ) réalisé en couleurs et se déroulant ( aucune indication n' est donnée précisément ) sans doute au XIX ème siècle.

Suzuki renouvelle ses talents de mise en scène dans ce film en costumes. On ne pourra pas en dire autant du montage et du scénario, dont on se demande s'ils présentent une importance véritable pour lui.

Inutilement embrouillé ( c'est un tropisme assez fréquent chez lui ), un peu trop en surface ( l'arrière fond psychologique, même superficiel est presque totalement délaissé) filmer un scénario équilibré semble être le cadet des soucis du cinéaste de la Nikkatsu.

Malgré ces réserves, les amateurs ne le rateront pas, en raison de la rareté de la filmographie de ce cinéaste, aujourd'hui devenu une légende ( cf : Tarantino, Jarmusch, WKW ont beaucoup fait pour sa réhabilitation critique) de la série B, de l'âge d'or du cinéma japonais.
stebbins

569 abonnés 1 747 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 2 novembre 2011
Je ne doute pas des qualités esthétiques et artistiques du cinéma japonais, conscient de sa précision technique souvent remarquable et de sa noirceur intrinsèque. Cinéma traditionnel que celui de Les Fleurs et les Vagues : tourné en format scope parce que pensé de la sorte, agrémenté de scènes de bataille spectaculaires, interprété avec outrance dans le plus pur style nippon, cadré dans l'assagissement puisque rarement mobile... Personnellement ce cinéma typique me laisse presque toujours de marbre, non pas parce qu'il est mauvais mais en raison de son classicisme rigide trop convenu d'avance, laissant le spectateur que je suis un peu grippé devant tant de traditions, us et autres coutumes locales. Et quand le réalisateur concerné se nomme Seijun Suzuki on est en droit d'attendre autre chose qu'un petit film alimentaire sans dépassement quelconque. En somme rien ne dépasse dans cette yakuza story, les personnages semblant sortir d'un feuilleton impersonnel - du proxénétisme en veux-tu en voilà doublé d'un gangstérisme déjà revu jusqu'à l'usure - la mise en scène s'appréhendant dans l'admiration la plus détachée... Du coup je me demande si j'ai bien tout lu Kant... Bonne soirée !
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 29 septembre 2006
Années 30, un yakuza en fuite réfugié dans une communauté ouvrière… Si le point de départ le rapproche indéniablement de La vie d’un tatoué (voir critique sur ce site) les ressemblances s’arrêtent là. Véritable film noir incarné par la gueule charismatique d’Akira Kobayashi (à la ressemblance frappante avec Tatsuya Nakadai) qui joue ici un ex-yakuza ni sans peurs ni sans reproches, à la virilité exacerbée, tiraillé entre son soucis d’honnêteté et de justice et entre son désir de rester en dehors des ennuis. Ceci est évidement utopique, surtout après avoir enlevé la future épouse de son ex-boss lors d’une scène d’ouverture magnifique toute en ombre chinoise sur un lever de soleil pourpre aux éclats jaune. A leurs trousses, une sorte de Zorro sans masques, inquiétant et oppressant, véritable terminator sans âme ni conscience, offrant ses services à la communauté ouvrière rivale. L’on retrouve ici la critique froide de Suzuki. Tandis que les ouvriers luttes et s’entretuent pour l’obtention d’un chantier, les patrons, qui sont aussi les fomenteurs de ces rixes violentes à la Gangs of New York, se tiennent à l’écart de ces luttes des classes intestines, sans aucune compassion pour leurs ouvriers qui ne sont que de la matière sacrifiable tant qu’ils leurs apportent les bénéfices attendues. Et à ce jeu personne ne gagne. Les masques tombent et les plus salauds ne sont pas ceux que l’on attendait. Et s’il fallait trouver un point noir à ce film, ce serait sans nul doute le personnage d’Oshige, trop frêle et larmoyante quand on connaît la force et le caractère que Suzuki sait influer à ses personnages féminins, mais elle n’abîme en rien l’intensité de ce film cinglant à la force accusatrice. (+de critiques sur http://www.guillaumetauveron.com/Textes/chroniques_films.htm)
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