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JR Les Iffs
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4,0
Publiée le 19 janvier 2016
Parodie de film d'espionnage. Un savant a trouvé une invention : l'annulator qui permet d'absorber la bombe atomique. On cherche à s'emparer de son invention. Très bon film parodique, très bien réalisé en noir et blanc très contrasté, plein d'humour Une mise en scène très originale, cadrages, mouvements de caméra etc. des acteurs excellents (Daniel Emilfork, Dufilho), tout cela concourt à la création d'une oeuvre très originale, sans prétention, et trop peu (re)connue. Les moyens semblent faibles mais l'inventivité est grande. Une bonne musique accompagne également le film. Des décors parfois très originaux (les maisons de Gaudi) donnent au film un ton fantastique. L'histoire et le dénouement comptent peu, puisqu'ici tout est style...
Principalement réalisateur pour la télévision, le suisse Jean-Louis Roy s'est peu frotté au cinéma. L'inconnu de Shandigor a tout de même été présenté à Cannes. C'est un OVNI, ce film, un mélange improbable d'espionnage, de fantastique et d'expressionnisme dont l'intrigue fumeuse -un savant fou a inventé un procédé de dénucléarisation- n'a que peu d'importance. Dufilho surjoue, l'inquiétant Emilfork assure et Gainsbourg fait un petit coucou. Bizarre et pas franchement réussi.
Le choix du noir et blanc est étonnant et cadre mal avec les "couleurs" de Gaudi qui deviennent invisibles. De plus les variations de niveau sonore entre les différente scènes montre une difficulté de montage, peut-être due à l'ancienneté technique. Le film en lui même dispos d'un scénario original mais peu efficace, un peu fouillis et avec quelques incohérences voire même quelques anomalies. Deux acteurs sortent du lot : Jacques Dufilho et surtout Daniel Emilfork. Par contre la prestation de Serge Gainsbourg n'est pas à la hauteur attendue.
Daniel Emilfork, Jacques Dufilho, Serge Gainsbourg, le trio filmé en 1967 suffit peut-être à lui seul dans l’évocation de ce pseudo film d’espionnage où un savant parano affirme pouvoir dénucléariser l’univers. Si bien que tous les espions du monde se mettent à sa poursuite ; Premier ( et unique ? ) long métrage de Jean-Louis Roy, membre du Groupe 5, équivalent suisse de la Nouvelle Vague, pensionnaire attitré du petit écran, ce film demeure une pochade sympathique, qui rappelle qu’en matière de films d’espionnage, nous ne sommes pas champions, et qu’une parodie peut toujours cacher la misère. AVIS BONUS CINÉMA-VIF Interview du réalisateur dans le cadre de l’émission suisse, Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
Le film, potache, se veut être une parodie de films d’espionnage : Von Krantz (Daniel EMILFORK, au visage anguleux si reconnaissable), infirme (se déplace en chaise roulante) et fou, dont la fille passe des vacances à Shandigor, a inventé un appareil (l’Annulator) qui rend inefficace les armes atomiques, provoquant la convoitise des grandes puissances. Le film tombe à plat, faute d’un scénario travaillé qui se contente de quelques bonnes idées et drôles, entre des scènes gratuites. Sans oublier la musique post-moderne du père du réalisateur, Alphonse et de Serge GAINSBOURG (également acteur). Le film, ennuyeux, est inférieur à d’autres films similaires et contemporains comme « Les Barbouzes » (1964) de Georges Lautner (dialogues de Michel Audiard). En matière de parodie, n’est pas Mel Brooks (1926- ) qui veut !
Un éminent scientifique (Von Krantz) est l'inventeur de l'annulator qui inverse les effets des bombes nucléaires. Mais celui-ci, écœuré par la cupidité se fait misanthrope, décidé à vivre reclus chez lui en compagnie de son assistant et homme de confiance et de sa fille. Celle-ci se sentant sequestrée va s'enfuir mais sera kidnappée par des gens au service de grandes puissances voulant s'accaparer de l'annulator. Tel est le fil conducteur de ce film d'espionnage qui se perd en scènes annexes. Et il faut un second visionnage pour le trouver un peu moins décousu, mais toujours lent, soporifique et très kitsch. Formellement le film est stylé avec sa photo noir et blanc, son ambiance énigmatique et son montage sous acides. On appréciera des singularités comme le phrasé particulier de Daniel Emilfok dans un rôle tel qu'on lui en connaît, inquiétant, envoûtant, halluciné avec ses monologues et qui finit dans la piscine avec sa mystérieure bête. Ou le rôle de Serge Gainsbourg en orchestrateur du complot d'espions. Jacques Dufilho par contre est très peu crédible en chef du KGB à monocle d'une russie qui veut (toujours) devenir maîtresse du monde,et dont l'accent russe vaut l'accent allemand d'un Michel Galabru. les américains sont aussi de la partie évidemment. Il y a tout d emême des personnages secondaires dont on se demande de qui il s'agit.. Bref, ce n'est pas tant sa trame un peu confuse et peu réaliste que son ambiance baroque et angoissante qui font les qualités de ce film d'espionnage peu conventionnel..
Un film avant-gardiste. Une mise en scène et une photographie magistrales, alliées à un art fin de la parodie et du burlesque. Un chef-d’œuvre inclassable avec lequel on a fait preuve d’une trop grande sévérité.