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Un visiteur
3,0
Publiée le 13 février 2012
L'Italie des trente glorieuse ou comment faire fortune par tous les moyens. Et quand tout a échoué on cherche à tuer sa femme riche, mais... Les branquignols sont à l'italienne. Sordi est très drole
Toutes les recettes de la comédie à l’italienne : une histoire de mari et de femme, de l’argent, du cynisme, de l’hypocrisie, de l’imposture et beaucoup de quiproquos Le problèmes est qu’elles sont si bien étalées tout le long du film qu’il manque singulièrement de surprises, D’autant que le personnage central (mari raté, baratineur, combinard calamiteux) est parfaitement stéréotypé dans le genre, et que les retournements de situations de milieu et de fin sont bien attendus. L’originalité n’arrive véritablement que dans la séquence centrale, qui prend un aspect presque surréaliste. Pas foncièrement mauvais, mais loin d’être la plus intéressante des comédies de Risi.
Une sympathique farce italienne qui vaut essentiellement pour le jeu d'Alberto Sordi, splendide en mari et hommes d'affaires hypocrite. Quelques répliques sont amusantes mais la fin est prévisible et l'ensemble manque de rythme.
Une comédie à l'italienne où excelle notamment Alberto Sordi le "cretinetti" qui rêve en couleur de la mort de sa femme pour pouvoir lui piquer sa fortune. Si vous aimez le cinéma italien, vous passerez un bon moment même si la chute est prévisible. À voir en VO.
Un véritable bijou de comédie italienne ! Alberto Sordi, accompagné d'une pleïade d'excellents seconds rôles, fait feu de tout bois. Le résultat approche de la perfection. Drôle, hilarant, "le veuf" est à voir et à revoir !!
Une comédie à l'italienne très tonique et très noire servi par de très brillants dialogues et interprètes. Alberto Sordi est hilarant et excellent dans le rôle de ce raté qui veut être à tout prix veuf et qui fait tout pour l'être. Le tout servi admirablement par la réalisation de Dino Risi dont c'est un de films les plus drôles. Une belle réussite.
Comédie bouffonne préfigurant les sillons d’«Il Sorpasso», «Il Vedovo » (Italie, 1959) de Dino Risi s’attèle à l’absurdité cynique d’un couple bourgeois. Lorsque Risi le réalisa, l’Italie incarnait aux yeux du monde le foyer du néo-réalisme, une des pierres fondatrices sur laquelle se constitua le régime esthétique moderne. A la suite (une quinzaine d’années plus tard) des grands œuvres de Visconti, Fellini, Rossellini, des cinéastes comme Risi, Scola, Monicelli défendent la comédie à l’italienne, directement héritée des «téléphones blancs». Dino Risi pour «Il Vedovo» se détache entièrement du néo-réalisme et développe un humour populaire, jouant du fantasme des couples blasés. Un homme, Alberto Nardi, continuellement frustré par sa femme douée qui n’a de cesse de le rabaisser, la croit morte dans un accident de train. Alberto grime sa joie sous les apparats grossiers d’un chagrin. Risi enclenche dès lors le véritable feu de son œuvre en confrontant l’homme à sa femme, survivante à l’accident de son train. L’humour populiste très proche de celui des films de Zidi, hérité de la commedia dell’arte et du théâtre de boulevard, confond l’hystérie truculente d’Alberto Sordi ave celle de Louis de Funès. Polie par sa tradition classique et son ambition fédératrice, le regard que Risi porte sur la bourgeoisie se révèle non moins emprunt de cynisme. De cette curieuse, à défaut d’être réussie, imbrication du classique (régime artistique du passé) avec le cynisme (comportement regardant l’avenir) résulte un récit réussi, articulé par un metteur en scène sagace, artisan du cinéma plutôt qu’artiste du mouvement. La difficile progression de l’intrigue, s’arrêtant sur l’atmosphère de l’instant pour enfler les effets de l’humour, fait des séquences davantage des clichés que de véritables espaces de vie. Régression ou alternative, l’œuvre de Risi se démarque entièrement de l’héritage du néo-réalisme, lui préférant celui antérieur de la comédie bourgeoise.