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Un visiteur
5,0
Publiée le 6 mai 2011
Superbe! Il y a du Ingmar Bergman là dedans, le second film de Penn annonce déja un grand, après l'excellent "le gaucher". Les comédiennes sont tout simplement époustouflantes. Ce film est un chef d'oeuvre.
Un très beau film qui laisse place à un jeu d'acteurs époustouflant. Elle a une volonté de fer, une force de caractère qui lui donne l'espoir d'une guérison et la récompense est superbe dans cette scène émouvante au possible digne des "lumières de la ville" de Chaplin.
Wow un film vraiment beau, totalement à part, dont je n'avais jamais entendu parler jusque là. Les performances des deux actrices principales sont vraiment sensationnelles, car ce sont des rôles complexes. Le noir et blanc donne une dimension particulière à l'oeuvre, et fait passer de belles émotions.
Arthur Penn a réalisé un film remarquable avec "Miracle en Alabama". Pourtant le sujet est rude et arriver à tenir 1h45 sans temps mort tient de l'exploit. On ne s'ennuie pas et on suit avec émotion la lutte menée par l'institutrice pour éveiller au monde la malheureuse jeune fille. Arthur Penn ne fait pas dans la dentelle en dehors de quelques courtes scènes et mélodies qui datent son film, il nous propose autant de moments brutaux d'une puissance étonnante. On retiendra tout particulièrement la très longue et éprouvante scène de 'repas' qui ne peut que rester gravée dans les esprits. Les deux actrices principales sont formidables, en particulier celle qui interprète la jeune fille - Patty Duke a été récompensée par un Oscar -. "Miracle en Alabama" est l'une de ces pépites des années soixante qui montre combien tous ces 'vieux' classiques méritent d'être découverts.
Arthur Penn a fait trois adaptations du roman autobiographique d’Helen Keller, Sourde, muette et aveugle : l’histoire de ma vie. D’abord pour la télévision en 1957, puis au théâtre en 1959 et enfin pour le cinéma en 1962. Aujourd’hui, Miracle en Alabama réapparaît en version restaurée à l’affiche de nos cinémas. Ce film a valu à son duo central féminin composé d’Anne Bancroft et de Patty Duke, l’obtention respective de l’Oscar de la Meilleure actrice et de celui de la Meilleure actrice dans un second rôle. Critique complète sur incineveritasblog.wordpress.com
Le film s’inspire de la vie d’Helen Keller (1880-1968), sourde et aveugle et pour laquelle le Lyons Clubs International avait déclaré le 1er juin comme journée lui étant dédiée et qui a été supprimée par le 45e président des Etats-Unis. Arthur Penn a adapté son histoire d’abord à la télévision (1957) puis au théâtre (1959) et enfin au cinéma (1962). On peut considérer que c’est son vrai 1er film, le précédent, « Le gaucher » (1958), lui ayant échappé car n’ayant pu faire le montage final. A un an et demi, Helen Keller (Patti DUKE, 16 ans) fait une congestion cérébrale qui la rend sourde et aveugle. A l’adolescence, ses parents (qui vivent à Tuscumbia dans l’Alabama) font appel à l’école Perkins pour aveugles de Boston qui envoie une jeune éducatrice, Anne Sullivan (Anne BANCROFT), elle-même ayant été aveugle et ayant recouvré partiellement la vue au bout de 9 opérations) et dont le frère est mort de tuberculose osseuse, il y a 11 ans, au même âge qu’Helen. Elle pense que ses capacités intellectuelles sont intactes et elle va faire appel à ses 3 sens (toucher, goût et odorat) pour communiquer avec elle, malgré la résistance farouche et violente d’Helen qui ne supporte aucune contrainte. Elle refuse d’abandonner, le renoncement étant pour elle, le péché originel. spoiler: Le déclic a lieu lorsqu’Helen relie un mot avec l’objet qu’il désigne (en l’occurrence, l’eau sortant d’une pompe à eau). Un film superbe, très émouvant, dont les scènes sont réglées au cordeau et non figées (bien qu’issues d’une pièce de théâtre). Anne Bancroft est époustouflante, méritant amplement son Oscar.
La mise en scène et la direction d'acteurs sont tout simplement exceptionnelles. Le seul bémol concerne la crédibilité de l'histoire, il est en effet difficile d'admettre que le personnage joué par Bancroft (qui n'a aucune expérience) possède une personnalité assez forte pour imposer ses points de vue aux parents d'Helen… mais bon…. Belle histoire et quasi chef d'œuvre néanmoins.
Le film pousse à questionner sur l’éducation à porter sur les enfants, comme le regard à porter sur les personnes porteuses de handicap.
Certaines séquences sont très dures et portent à confusion, grâce au jeu d’actrices pas toujours juste mais souvent puissant, et au cadre qui crée une forte action.
Je recommande pour dialoguer ensuite d’une comparaison entre méthodes d’éducation d’antan et actuelles, comme pourrait aussi le proposer L’Enfant Sauvage de Truffaut.
ce film est tout simplement magnifique l'interprétation des actrices de leur rôle valent ces deux oscars je l'ai trouvé émouvant et tellement réelle il est assez violent d'une certaine façon puisque qu'helen n'a plus que le sens du toucher et l'utilise donc pour "s'exprimer" mais c'est qui fait aussi tout le vrai de ce film c'est une façon aussi de nous faire comprendre la dur réalité qu'affronte des personnes malvoyantes ou malentendantes a visionner
Un grand film de 1962 qui a marqué les esprits. Une grande justesse dans les émotions et les sentiments et un vrai déroulé, une progression sur un sujet qui en fait un film intemporel. Ce film lorsque je l'ai vu m'a donné une vision d'espérance comme l'idée que dans l'humain tout n'est pas toujours qu'hypocrisie et à jeter aux orties.
Et si nous décidions de commencer à vivre, en arrêtant de nous plaindre! "Ne croyant pas à une autre vie; j'entretiens cette vie-ci; comme, me défiant des valeurs imposées, je la " garde" à l'encontre des sacrifices illusoires ainsi que des vains désirs de gloire ou de succès."F.Jullien Handicap: est introduit en français, comme d'autres termes de hippisme, avec l'idée d'égaliser les chances en imposant aux meilleurs de porter un poids plus grand, ou de parcourir une distance plus longue. Par extension le terme s'applique (1854)à d'autre sports; se dit de tout désavantage imposé dans une épreuve à un concurrent de qualité supérieur. (Le robert )
Notre époque qui met comme référence d'humanisation l'amour maternel, devrait voir et revoir ce film, pour réapprendre ce qu'est l'humanisation!
J'avais été très marquée par l'autobiographie d'Helen Keller et l'enjeu de l'accès au langage... Le film le retrace admirablement. Quelle tension ! Le duo fillette/perceptrice nous prend aux tripes. L'institutrice sent que la petite en est capable, elle est décidée à l'y amener, en surmontant tous les obstacles, d'abord l'entêtement de la petite spoiler: mais surtout du côté des parents "c'est votre amour qui l'empêche d'être autonome", vlan ! en gros "vous ne croyez pas qu'elle y arrivera, moi j'y crois", etc. Passionnant film sur l'éducation vs l'amour, servie par de superbes actrices.
Film vraiment chouette sur un sujet pas facile d'accès. Le noir et blanc rebute un peu au début mais la réalisation et le jeu d'acteur sont tellement soignés qu'on en oublie vite ce détail.
Un film d'Arthur Penn maîtrisé de bout en bout. Images en plans superbes en noir et blanc. Mais le film est porté par Anne Bancroft, sublime dans ce rôle d'éducatrice qui, malgré tout, arrivera à ses fins. Film touchant même si la gamine semblerait en faire trop alors que ses parents n'auront jamais rien fait pour vraiment l'aider.