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CEE
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2,5
Publiée le 29 septembre 2006
Il y a des films comme ça : on pourra tout faire, réunir la crème de la crème dhollywood que ça ne plaira pas à tout le monde. Et cest le cas de cette histoire de Howard Spence, acteur de cinéma qui décide de tout arrêter du jour au lendemain, de quitter le plateau de tournage de son film et de partir à la recherche de son fils caché. Certes, le film est beau. De beaux acteurs ( Shepard face à Lange, chapeau quand même), de beaux décors, une belle photo, des dialogues pas trop mal et une belle histoire. Trop beau pour être vrai. Trop parfait, trop sage et trop carré, voila ce quon pourrait faire comme reproche au nouveau Wenders. Un Wenders intello qui rend une rédaction trop parfaite et classique pour étonner.
Un trés bon film de Wim Wender pas trés connu mais magnifique, Sam Shepard est excellent et bouleversant dans cet histoire simple mais trés belle. Comme dans Paris, Texas les points forts sont la photographie et la bande-original. Trés bon.
Cela faisait quand même longtemps que l'on attendait un nouveau bon film de la part de Wim Wenders (en fait depuis "the end of violence"). Il revient avec cet ersatz de "Paris Texas" et c'est bien plus convaincant que toutes ses dernières tentatives. L'histoire est simple et se rapprochant de celle de "Broken flowers", mais elle est mise en valeur par une mise en scène travaillée, par un scope absolument magnifique et par des images souvent somptueuses. Sam Shepard est assez charismatique et poignant dans un rôle qui lui va comme un gant. On est également heureux de retrouver la fraiche Sarah Polley dans un film indépendant. Enfin, le cinéaste retrouve par moments la grâce comme aux grandes heures des années 80 (voir l'inutile, mais magnifique scène du canapé où le temps et l'espace sont abolis). Pour autant, l'ensemble sonne un peu creux et on se demande bien pourquoi le film fait plus de deux heures, un peu longuettes vers la fin.
Cela fait toujours plaisir de retrouver en très bonne forme un cinéaste qu'on avait beaucoup aimé et qui avait tendance à nous décevoir depuis quelque temps (encore que "Land of plenty" montrait déjà un certain retour en forme). Sur LE thème de Cannes 2005, la paternité (qu'elle soit recherchée ou au contraire rejetée), Wim Wenders réussit un film formellement magnifique (bien aidé par les paysages de l'ouest américain) et très intéressant quant à la description des personnages. Mais ce qui permet à ce film d'emporter définitivement le morceau, c'est sa BO, concoctée par l'immense, le fabuleux chanteur et producteur T-Bone Burnett, déjà responsable de celle de "O'Brother", sauf que dans le film de Wenders, il s'implique beaucoup plus en tant que compositeur et interprète. Quand on aura dit qu'il est entouré de musiciens comme Marc Ribot à la guitare et Jim Keltner à la batterie, il ne restera plus qu'à se laisser porter par la musique et par la beauté des images.
Sorte de western ultra moderne, une des trames de l'histoire est un acteur (cow-boy) est traqué par un assureur (chasseur de prime) mais cette partie n'est finalement que secondaire (dommage !). Le principal élément du scénario est la quête du sens de sa vie d'un vieux acteur sur le déclin. Plusieurs scènes comportent de bonnes idées (j'aime la scène du canapé dans la rue) et d'autres beaucoup plus banales.
Très spécial, très "américain". J'avais adoré "ParisTexas" du même réalisateur. Ici, ce récitd'un acteur de western sur le déclin qui pête un cable parce qu'il apprend qu'il a eu un fils avec une de ses anciennes admiratrices ne m'a guère intéressé. Seule la technique Wim Wenders avec un goût prononcé pour les grands espaces sauve les meubles.
J'allai voir Don't come knocking plus par devoir de voir les films de feus les bons réalisateurs d'il y a 20 ans (pour Woody j'ai renoncé) que mue par une réelle envie. Et ce fut une plutot bonne suprise. Bon d'accord chacun cherche son fils à l'instar d'autres baby-boomers cette année. Bon d'accord depuis un bail Wenders est tombé dans une bassine de bons sentiments un peu casse-pieds. Mais ça fonctionne. Les 3 générations de femmes sont intelligentes, calmes et bonnes (tout le contraire de Jarmush) alors que les 2 générations d'hommes sont encore bagarreurs et un peu largués, ce qui est somme toute un point de vue qui se tient :-) Les images sont belles, bien qu'un peu manièrées. Il y a un certain second degré pas désagréable et une fin à deux niveaux de lecture assez drole.
Le retour en grace de Wim Wenders! Depuis "Paris Texas", je trouvais le cinéaste en manque d'inspiration. Se perdant dans des sujets sans saveur. Ici on retrouve enfin ce qu'on aimait chez lui: son sens de l'esthétisme visuel (qui devient ici du GRAND art), de l'espace temps et son minimalisme dans la mise en scène. On peut reproché à "Don't come knocking" d'être trop calqué à "Paris Texas", lui même déjà calqué à "Alice dans les villes" et finalement reprocher à Wenders de faire toujours la même chose... mais PUTAIN que c'est BON !!!
Un road movie qui n'en est pas vraiment un! Un western qui n'en est pas vraiment un! Ce film est unique en son genre et superbe! Sam Shepard nous prend par la main, pour découvrir avec lui les villes par lesquelles il passe, et on devient nous même quêteurs de cette vérité qu'il cherche. Quoi de mieux que de se sentir impliqué dans un film!!! Un vrai régal! Et dans tout cet engagement, il y a aussi la splendeur des images et cette lumière si fidèle aux régions désertes traitées! Sans parler du pur bonheur de retrouver la géniale Jessica Lange.. Que du bonheur, courez le voir!
Je comprends que voir un ancien héros fatigué et déchu puisse décevoir certains nostalgiques du passé, surtout quand il parcourt une voie ferrée en chaussettes. Eh bien moi je lai trouvé très beau et très touchant ce héros, jai jubilé en assistant à ses chamailleries avec son ex-femme, et sa confrontation avec son fils ma émue. Les dialogues sonnent vrai, on y croit dun bout à lautre. Que la violence soit contenue ou quelle éclate au grand jour dans les affrontements, cest toute une vie que les personnages nous livrent avec sincérité. Wim Wenders ne ma absolument pas déçue et jai apprécié presque chaque instant du film. Presque, car le plan séquence du canapé, (même somptueusement kitsch le canapé) ma quelque peu agacée. Ce nest pas parce que la thématique de la recherche de lenfant par le père a déjà été traitée cette année quil faudrait faire la fine bouche. Wenders a traité le sujet de manière très différente de Jarmush et ce sujet n'est pas de ceux qui peuvent lasser. Wim Wenders pour moi filme toujours aussi bien lAmérique, sa manière de filmer embellit les lieux les plus banals. Jai trouvé dans ce film à la fois la satire, la tendresse, lhumour, la colère, la nostalgie. Certains comparent du bout des lèvres avec « Paris Texas », alors je serai franche : je trouve ce film-ci bien meilleur. De plus, faire référence au jugement sévère porté par Wenders sur « La Chute » et sen servir comme argument pour dévaloriser son film est assez étonnant comme démarche. (Je précise que jétais en complet désaccord avec Wenders sur « La Chute »). Je ne pense pas que vous regretterez daller voir le film et lennui ne me paraît pas vous menacer.
Don't Comme Knoking est un de mes films préférés. D'abord, Wim Wenders réalise un excellent film sur un sujet assez complexe, celui du père qui découvre à bientôt soixante ans qu'il a des enfants. Sa vie est passée à côté de lui. Il va essayer de recoller les morceaux, mais le temps a fait son affaire et malgré tout, on ne revient pas en arrière. Pourtant, ce film se termine sur une véritable note d'espoir. Ensuite, Sam Shepard et Jessica Lange offrent vraiment ce qu'ils ont de meilleurs, accompagné par un casting très bien ficelé. C'est du grand art ! C'est une valeur sûre à condition d'aimer Wim Wenders, Sam Shepard et Jessica Lange, donc une génération née dans les années 60. Les jeunes générations sont hermétiques à ce genre de problématiques, de lenteur, de rapport au monde. Je le regarde toujours avec autant de plaisir.
Ce que l'on retient surtout d'un tel film, c'est la beauté des images. C'est une synthèse de ce que l'Amérique a pu faire de plus kitsch, ou de contemporain. Il y a du Edward Hopper autant que du Helmut Newton dans cette manière de filmer. Et comme la qualité du grain est elle aussi présente (un vrai film en 16/9ème, enfin) on est content. Et heureusement que l'image meuble, car le scénario et les dialogues tiennent dans un court métrage de fin d'année de FEMIS. Il n'y a rien à dire sur le casting, un collier de toutes les perles des productions indés US du moment. Avec en prime un rôle doublon pour Jessica Lange, par rapport à "Broken Flowers". On peut sans trop se mouiller dire que ces deux auteurs à part se retrouvent à un moment de leurs carrières où le métier est bien présent, même quand l'histoire est moins importante. Et bien sûr la performance de Eva Marie Saint, en grand-mère espiègle et têtue bien que résignée. Une histoire de loosers plutôt beaufs, même s'ils sont pas trop pauvres, on n'attendait rien de mieux de Shepard, mais beaucoup plus de Wenders, après son dernier film plutôt militant et brillant. Ici, de brillant, il n'y a que la superficialité du mythe américain, bien mis à mal dans des décors "surnaturels" de villes désertes et de rues sans police, tandis que le désert est quadrillé. Bref, vous l'avez compris, c'est un caprice esthétisant et intellectualisant (les dialogues et les situations sont un poil au dessus de la position réelle des personnages) sur la fin d'un acteur vieillissant, une démonstration d'amitié sans doute, mais pas un film. Cela dit, c'est aussi pourquoi c'est assez original, et puisque le cadeau est offert à tout le monde, on peut aller apprécier ce petit court métrage … de 2 heures.
Une superbe découverte, un très beau film porté par un Sam Shepard et une Jessica Lange absolument magiques, très complémentaires. Une photographie magnifique aux couleurs incroyables, riches, une véritable peinture. Du cinéma comme je l'aime.