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Un visiteur
5,0
Publiée le 12 février 2020
Don't Comme Knoking est un de mes films préférés. D'abord, Wim Wenders réalise un excellent film sur un sujet assez complexe, celui du père qui découvre à bientôt soixante ans qu'il a des enfants. Sa vie est passée à côté de lui. Il va essayer de recoller les morceaux, mais le temps a fait son affaire et malgré tout, on ne revient pas en arrière. Pourtant, ce film se termine sur une véritable note d'espoir. Ensuite, Sam Shepard et Jessica Lange offrent vraiment ce qu'ils ont de meilleurs, accompagné par un casting très bien ficelé. C'est du grand art ! C'est une valeur sûre à condition d'aimer Wim Wenders, Sam Shepard et Jessica Lange, donc une génération née dans les années 60. Les jeunes générations sont hermétiques à ce genre de problématiques, de lenteur, de rapport au monde. Je le regarde toujours avec autant de plaisir.
Sam Shepard, déjà auteur du scénario de "Paris,Texas", retrouve Wim Wenders et porte la double casquette de scénariste et acteur. "Don't Come Knocking" rappelle par plusieurs aspects "Paris, Texas". D'abord, on retrouve un road-trip dans les grands espaces américains à la recherche d'une femme aimée, puis, il y a cette relation père/fils, bien qu'elle soit très différente du film palmé. La réalisation de Wenders est toujours belle. Ensuite, Sam Shepard campe très bien ce rôle d'acteur en déclin, qu'il n'avait pas écrit pour lui. Le reste du casting se débrouille très bien, notamment Sarah Polley et Gabriel Mann. Et que dire la prestation de Tim Roth, à part magistral ? Bref, un film qui prend son temps à nous raconter une belle histoire mais avec un peu de déjà-vu.
2005, le réalisateur Wim Wenders refait équipe avec le scénariste Sam Shepard, qui obtiendra le role principal, 20 ans après le chef d'œuvre "Paris Texas" mais le résultat est pour ma part en demi-teinte. !! Une star des films de Western, connu pour ses frasques dans les magasines people, part d'un tournage de grands envergures sans prévenir personne pour voir sa mère qu'il n'a pas vu depuis trente ans qui lui révèle qu'il a un fils d'une aventure qu'il a presque oublié et tente de le retrouver ainsi que sa mère mais les choses ne rattrape pas le temps et une fille mystérieuse qui se promène avec les cendres de sa mère défunte arrive. Wim Wenders n'a pas perdu ses qualités de filmer l'Amérique comme dans "Paris Texas" avec de superbes plans mais coté histoire, je trouvais qu'il n'y avait quelque chose qui ne nous mettais pas dans le film, les acteurs sont bons comme Sam Shepard, Jessica Lange, Tim Roth ou Sarah Polley pour citer les plus célèbres mais la mayonnaise ne prend pas comme dans "Paris Texas". A noter qu'il y a une belle musique qui accompagne ce long métrage.
Le fond est un cliché, la forme est à la limite du mauvais gout, malgré cela le tout n'est pas désagréable. Le cabotinage des acteurs est ce qui m'a le plus énervé, Jessica Lange nous sort une des séquence les plus gênante qu'il soit lors de sa crise d'hystérie en pleine rue avec Howard ( Shepard ). Les autres ne sont pas mieux, Eva Marie Saint est la seule à trouvé grâce à mes yeux ( à la limite Tim Roth aussi ). Film moyen, banal, mais qui se regarde facilement.
Un excellent film sur le tournage d'un western dont l'acteur principal Howard Spence disparaît pour retrouver sa mère et aller voir la tombe de son père !!! Avec l'excellent Tim Roth ( Resevoir Dogs Pulp Fiction, La Planète des singes de Tim Burton l'Homme sans âge,,Medevial Pie : Territoires Vierges, Lie to me , L'incroyable Hulk, Abritage ,Broken,Mobius ) dans le rôle de Sutter mandaté par la compagnie d'assurances du film, suit la trace de Howard.
"Don't comme knocking"(2005) est une sorte de western contemplatif,qui porte indubitablement la signature de Wim Wenders. Goût pour les grands espaces désertiques américains,personnages aux valeurs ancestrales,quête existentielle qui semble sans fin et personnage principal en quête de repères sentimentaux. Si son film se porte bien,c'est grâce à la présence extrêmement charismatique et assurée de Sam Shepard,éternel et injuste second rôle du cinéma américain. Il y incarne un cow-boy déphasé qui retrouve un semblant de sens à sa vie quand il apprend l'existence d'un fils qu'il n'a jamais connu. Les personnages féminins(Jessica Lange et Sarah Polley),forts et généreux,le guident dans un road-movie qui abuse des lenteurs et dont l'anachronisme peut rebuter.
Une superbe découverte, un très beau film porté par un Sam Shepard et une Jessica Lange absolument magiques, très complémentaires. Une photographie magnifique aux couleurs incroyables, riches, une véritable peinture. Du cinéma comme je l'aime.
Quelle surprise! Wim Wenders semble ressusciter avec son avant-dernier long métrage! Moi qui croyais l'affaire définitivement pliée, eh bien non, je dois revoir mon jugement. Les retrouvailles du cinéaste allemand avec Sam Shepard sont plus qu'inespérées, 20 ans après « Paris, Texas ». La comparaison est inévitable tant « Don't Come Knocking » fait écho à la Palme d'Or 1984, aussi bien par son esthétique, les thèmes abordés, que par la présence du génial scénariste du plus connu des films de Wenders, cette fois devant la caméra. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que le Sam Shepard acteur n'a rien perdu de son charisme, tout comme l'écrivain n'a rien perdu de son talent. Quel plaisir de le voir évoluer au milieu de ce casting de rêve, avec les bouleversantes Jessica Lange, Eva Marie Saint et Sarah Polley (jeune mais incroyablement douée)! L'apparition de Tim Roth est savoureuse, et malgré l'interprétation bancale de Gabriel Mann, difficile de ne pas se sentir happé par ces personnages désabusés, solitaires, tristes car éloignés des gens qu'ils aiment (plus ou moins sans le savoir). Je craignais, au vu de l'affiche ultra-photoshopée, du pitch pas franchement transcendant ou encore de la qualité douteuse des derniers films de Wenders, me retrouver devant une pâle resucée de « Paris, Texas », une suite baclée entachant à jamais le mythe... Non, encore une fois, Wim Wenders a su doter son long métrage d'un souffle propre et véritable, et qui, en dépit de certaines maladresses, d'un léger sentiment de déjà-vu (très relatif), redonne un gros coup de fouet à son cinéma, et parvient par dessus tout à nous toucher comme il savait si bien le faire auparavant. La formidable histoire d'amour entre Wenders et les Etats-Unis semble loin d'être finie, celle qui le lie à son public prend un tout nouveau départ, placé sous le signe du talent retrouvé et de la joie de le partager. Wim Wenders s'était perdu en chemin, l'avenir s'annonce désormais radieux (du moins c'est tout ce que je lui souhaite!). [2/4] http://artetpoiesis.blogspot.fr/
Ce que l'on retient surtout d'un tel film, c'est la beauté des images. C'est une synthèse de ce que l'Amérique a pu faire de plus kitsch, ou de contemporain. Il y a du Edward Hopper autant que du Helmut Newton dans cette manière de filmer. Et comme la qualité du grain est elle aussi présente (un vrai film en 16/9ème, enfin) on est content. Et heureusement que l'image meuble, car le scénario et les dialogues tiennent dans un court métrage de fin d'année de FEMIS. Il n'y a rien à dire sur le casting, un collier de toutes les perles des productions indés US du moment. Avec en prime un rôle doublon pour Jessica Lange, par rapport à "Broken Flowers". On peut sans trop se mouiller dire que ces deux auteurs à part se retrouvent à un moment de leurs carrières où le métier est bien présent, même quand l'histoire est moins importante. Et bien sûr la performance de Eva Marie Saint, en grand-mère espiègle et têtue bien que résignée. Une histoire de loosers plutôt beaufs, même s'ils sont pas trop pauvres, on n'attendait rien de mieux de Shepard, mais beaucoup plus de Wenders, après son dernier film plutôt militant et brillant. Ici, de brillant, il n'y a que la superficialité du mythe américain, bien mis à mal dans des décors "surnaturels" de villes désertes et de rues sans police, tandis que le désert est quadrillé. Bref, vous l'avez compris, c'est un caprice esthétisant et intellectualisant (les dialogues et les situations sont un poil au dessus de la position réelle des personnages) sur la fin d'un acteur vieillissant, une démonstration d'amitié sans doute, mais pas un film. Cela dit, c'est aussi pourquoi c'est assez original, et puisque le cadeau est offert à tout le monde, on peut aller apprécier ce petit court métrage … de 2 heures.
Un trés bon film de Wim Wender pas trés connu mais magnifique, Sam Shepard est excellent et bouleversant dans cet histoire simple mais trés belle. Comme dans Paris, Texas les points forts sont la photographie et la bande-original. Trés bon.
Très spécial, très "américain". J'avais adoré "ParisTexas" du même réalisateur. Ici, ce récitd'un acteur de western sur le déclin qui pête un cable parce qu'il apprend qu'il a eu un fils avec une de ses anciennes admiratrices ne m'a guère intéressé. Seule la technique Wim Wenders avec un goût prononcé pour les grands espaces sauve les meubles.
J'ai vu ce film un peu par hasard quand il est sorti en salles, et je n'ai pas regretté. Un coup de coeur immédiat pour un petit bijou. Un film intéressant, visuellement splendide, un jeu sobre et sans fioritures, d'une tristesse magnifique assez envahissante. Un vrai bijou, à savourer comme une petite patisserie au chocolat un jour où il pleut des cordes dehors. Excusez mes piètres envolées lyriques, mais ce film...
Sorte de western ultra moderne, une des trames de l'histoire est un acteur (cow-boy) est traqué par un assureur (chasseur de prime) mais cette partie n'est finalement que secondaire (dommage !). Le principal élément du scénario est la quête du sens de sa vie d'un vieux acteur sur le déclin. Plusieurs scènes comportent de bonnes idées (j'aime la scène du canapé dans la rue) et d'autres beaucoup plus banales.