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Danny Wilde
133 abonnés
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4,0
Publiée le 5 août 2014
Ce portrait d'une savoureuse canaille, dont le charme tient à la description chaleureuse d'un clan au langage fleuri, qui vit dans le respect du dieu d'Israël et le mépris de la légalité, peut gêner quelque peu, car présenter ces bandits comme des braves gens tend à faire oublier qu'ils ont du sang sur les mains. En fait, ils sont très proches des mafieux sicilo-américains. La peinture du milieu juif et pied-noir évite la caricature de justesse, c'est juste pittoresque quand Hanin dans quelques scènes en fait un peu trop, et le film qui lorgne vers Le Parrain (la fête du début est un clin d'oeil évident au mariage des Corleone), comporte de grandes qualités, à une époque où le cinéma français n'aimait pourtant plus le cinéma populaire. La grande force de ce film est son casting magistral : en tête un Roger Hanin impérial dans une période pré-Navarro où il était encore acceptable, suivi par la composition très sobre de Trintignant en flic pugnace, Berry et Darmon excellents qui se regardent un peu en chiens de faïence, Anny Duperey superbe en poule de luxe, Robert Hossein qui fait une petite apparition de caïd finissant par amitié de longue date pour Hanin, et une flopée de comédiens épatants comme Benguigui, Bohringer, Giraudeau, Mestral ou Bacri, vraie révélation quasi comique de ce polar très réussi.
La version française du " Parrain " au scénario solide et bénéficiant d' un casting haute gamme : Roger Hanin , Richard Berry , Bernard Giraudeau , Jean - Louis Trintignant , Gérard Darmon , Jean - Pierre Bacri , Richard Bohringer , Anny Duperey , Jean Benguigui , Robert Hossein et même Serge Gainsbourg ! Les dialogues sont bons et la réalisation d' Arcady est bonne . En bref , une efficace saga criminelle et familiale s' ouvre !
Un sous sous sous........................sous parrain réalisé et joué par des incompétents, notamment le nullissime Roger Hanin. Avoir pour rire ou pleurer. Une bouse monumentale.
16 211 abonnés
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3,0
Publiée le 19 novembre 2013
Avec "Le grand pardon", Alexandre Arcady signe en 1981 une sorte de "Godfather" mais à la sauce Pied-Noir! Ici, la famille Bettoun gouverne sans partage sur la gestion des casinos, les jeux clandestins et le proxènètisme! Le Marlon Brando du pauvre, Roger Hanin, est une espèce de patriarche qui règne sur une famille juive / Pied-Noir dans le Paris by night, à Belleville plus exactement! L'intèrêt du film d'Arcady, c'est avant tout une rèflexion sur l'intègration de certaines familles qui trouvent dans la marginalitè le moyen de survivre par des procèdès auxquels on peut en prèfèrer d'autres! Le succès fut au rendez-vous en tenant très bien l'affiche à sa sortie avec des rèpliques qui fusent ( « Ce qui t’es arrivè là, ça peut pas arriver chez les Bettoun ! Et tu sais pourquoi ? Parce que nous on est une famille, unie, comme les cinq doigts de la main » ) et de solides seconds rôles tels que Bernard Giraudeau, Richard Berry et Gèrard Darmon (surtout). Bon, sans tomber dans le ridicule, on est assez loin de Coppola, pour la puissance de la mise en scène et les èclats baroques! Mais Arcady se sort tant bien que mal de l'aventure Bettoun en signant un classique du cinèma policier à la française au sens plaisant du terme! La musique de Serge Franklin s'occupe du reste! En 1992, le film a connu une suite sous le soleil de Floride aussi dispensable qu'inutile...
Il paraîtrait que « Le Grand Pardon » a une réputation de « Parrain » français, ce que l'on peut d'ailleurs comprendre tant Alexandre Arcady s'est manifestement inspiré du chef-d'œuvre de Francis Ford Coppola à de nombreuses reprises. Hélas, influence ne veut surtout pas dire talent égal, ce que l'on ressent dès les premières secondes. La très longue scène du mariage en introduction est d'ailleurs un ersatz assez ahurissant du monument de Coppola, où tout paraît surligné et lourdaud, la courte apparition de Robert Hossein comprise. D'ailleurs, à plusieurs reprises on se demande si le film est censé être une parodie tant les limites du ridicule sont à plusieurs reprises explosées, à coups de répliques surréalistes et de performances d'acteurs approximatives. Car si certains ne s'en tirent pas trop mal (Bernard Giraudeau, Richard Berry, Jean-Louis Trintignant, Anny Duperey), d'autres sont en-dessous de tout, à commencer par Jean-Pierre Bacri (impossible d'imaginer une seconde que ce type créerait un personnage culte quelques années plus tard), mais surtout, SURTOUT, que dire de Roger Hanin ? Le bonhomme a de la présence, indéniablement. Mais cet accent pied-noir venu de nulle part ressemblant à une caricature de caricature, le tout doublé d'un surjeu permanent et épuisant, ce n'est juste pas possible, peu aidé il est vrai par un rôle déjà pas très subtil à la base. Mais pourquoi deux étoiles alors ? Et bien parce que malgré toutes ses casseroles plus lourdes les unes que les autres, Arcady parvient vaguement sur la durée à donner à son œuvre une allure convenable, ni très originale et encore moins habile, mais dotée d'une certaine percussion, nervosité permettant de nous sentir un minimum concerné par ces règlements de compte de plus en plus sanglants, faisant aussi la part belle à la fatalité. Après, ne nous voilons pas la face non plus : ce n'est pas du bon cinéma et on s'étonne vraiment du statut « à part » du « Grand Pardon », mais disons que cela permet de compenser un peu le désastre quasi-absolu de la première heure... Très dispensable pour autant.
Plagiat non avoué du Parrain, on se demande comment le film a évité un procès pour plagiat (preuve que le cinéma français de l époque était tellement insignifiant pour Hollywood ?) Le grand pardon réussi tout de même à susciter l intérêt grâce à sa distribution. Il fait quand même pâle figure face à son modèle les personnages sont moins recherchés et trop caricaturaux. Nombreuses scènes comme le banquet de début sont carrément pompées sur le film de Copola mais d une manière moins flamboyante. En fait si le Parrain peut être comparé à une tragédie grecque le grand pardon ressemble alors à un vaudeville à la française. L ensemble n est cependant pas désagréable à voir car sans surprise le spectateur se trouve dans une forme de confort lisse. De plus le film bénéficie des très bonnes interprétations de Bernard Giraudeau et de Jean Louis Trintignant qui mettent un peu d électricité dans tout cela et bousculent justement le côté plan plan du film.
Je pense vraiment que Roger Hanin est l'un des plus mauvais acteurs français et ce n'est pas ce film qui me convaincra du contraire. L'acteur est ici omniprésent, il en fait des tonnes, verse clairement dans la caricature et influence nettement le jeu des autres comédiens. Du coup, le film devient lourd à suivre, indigeste. Un bien pâle ersatz du "Parrain". Ne fait pas du Coppola qui veut.
Le Grand pardon où quand Alexandre Arcady veut faire son Coppola, Roger Hanin son Marlon Brando et Richard Berry son Al Pacino. A la place de gangsters italo-américains, prenez des juifs pieds-noirs en guerre contre des arabes et vous avez Le Grand pardon qui copie sans vergogne sur Le Parrain, vous l'aurez compris. Certaines scènes sont même carrément repompées comme le début avec la longue scène du baptême dans Le Grand pardon qui copie sur la scène du mariage du début du Parrain. Prétexte pour présenter les personnages et montrer l'emprise du chef de famille. Pour autant, tout n'est pas à jeter. Roger Hanin a une vraie dimension d'acteur. Dommage qu'elle ait été gâchée par son rôle récurrent de Navarro dans la série éponyme sur TF1. Son rôle de patriarche sur la famille Bettoun lui va comme un gant. Dommage qu'il force trop sur l'accent, ce qu'il gommera d'ailleurs dans le 2eme épisode, 10 ans plus tard. A ses côtés, d'excellents seconds rôles dont certains acteurs faisaient leurs débuts au cinéma comme Jean-Pierre Bacri, Richard Berry, Gérard Darmon, Bernard Giraudeau, Sam Karmann qui côtoient de vieux briscards comme Robert Hossein ou Jean-Louis Trintignant. Pour le reste, Le Grand pardon suit le cheminement classique d'un film de gangsters entre trafics, trahisons et règlements de compte, et a qui a le mérite de tenir en haleine jusqu'à la dernière seconde du film. Dommage que les acteurs et sans doute le propos du film, se prennent autant au sérieux. Cela a l'inconvénient d'engendrer des répliques involontairement drôles comme le fameux "Arrête tes salamalecs, Bettoun" asséné par Carreras à Raymond Bettoun ou pratiquement ce qui est la phrase finale : "Aujourd'hui c'est le Yom Kippour, le jour où tous les juifs pardonnent à ceux qui leur on fait du mal. Tous les juifs sauf un. Moi. Moi, je ne pardonne pas".
La France aura aussi son "Parrain". Une pure merveille, un casting exceptionnel avec un Roger Hanin, incarnant un mafieux patriarche, au sommet de son art. Une formidable histoire, amour, trahison, vengeance, tout y est, rien ne manque.
J'ai vraiment eu l'impression de voir "Le Parrain" à la Française. Pour moi c'est un plagiat. Donc désolé mais je déconseille à toutes personnes de voir ce film. En plus, on est dans une logique communautaire que je n'aime pas du tout. Deux communautés s'affrontent car le seul Français du film les a monté l'une contre l'autre. Quand ils s'en rendent compte, ils s'unissent contre lui. Bref, on est dans la logique SOS Racisme (créée peu de temps après) qui vise à monter les immigrés contre les Français dits "de souche". Avec "Le Parrain", Coppola nous montrait la place de la communauté sicilienne aux USA à une certaine époque, ainsi que son mode de fonctionnement. Il y a une logique communautaire, mais c'est juste de la description. Enfin, j'ajouterais que la mafia juive ce n'est pas la mafia sicilienne. Ils ne viennent pas du même milieu, ils n'ont pas le même rapport au monde, ils n'ont pas le même parcours ... La mafia juive ne s'est pas formée dans la rue, mais au sommet de la hiérarchie sociale. Bref, ce n'est pas une mafia populaire de quartier comme peut l'être la mafia sicilienne.
Nous avons ici une adaptation à peine déguisée du Parrain version méditerranéenne. Remplacer Marlon Brando par Roger Hanin revient à enlever une tranche généreuse de foie gras d'un toast pour y déposer à la place une saucisse cocktail. Comparer ces 2 films revient à mettre en compétition un plat concocté par un chef 3 étoiles à un plat, servi dans une collectivité locale, issu de l'industrie agroalimentaire. Arcady réalise ici ce que le cinéma français peut nous donner à voir de plus risible.
Il n'y a pas plus syncrétique comme perception du film de gangsters que celle d'Arcady. Avec la prétention de marcher sur les pas du Parrain, le réalisateur nous offre un plagiat raté servi par des acteurs approximatifs. C'est sans compter sur les clichés éculés qu'Arcady nous ressert pendant tout le métrage en guise de hors-d'oeuvre. Seul le final est plutôt pertinent.