Portraits... Ma note est 13/20. C'est un petit film joué avec maestria par Poelvoorde.c'est un peu la vie de tous les jours avec ses joies et ses difficultés....Pour ceux qui aiment !
Un film qui parle des gens "réels" pas de ceux qui vivent dans un superbe duplex situé dans les beaux quartiers. Deux solitudes et deux souffrances qui s'entrecroisent. Un homme abîmé par la vie mais qui garde le silence sur ce qui le ronge, une jeune fille brillante mais qui ne parvient pas vivre pleinement sa vie, même si de son propre aveu, à la jeune femme toxicomane dont elle s'occupe "[elle] a eu un peu plus de chance que les autres"... Deux êtres qui peinent à trouver leur place et qui vont tisser une relation platonique très forte. On pense du coup un peu au Lost in Translation de S. Coppola et, pour cet homme alcoolique qui va redonner de l'espoir à une jeune femme désespérée, un peu au film de Chaplin The Limelights. Touchant, sombre mais teinté de lumière par petites touches ce film est résolument l'un des plus beaux films de cette fin d'année. Quant à Benoît Poelvoorde, son jeu est chargé d'émotions et d'une grande justesse.
L’atout majeur de ce film est Benoît Poelvoorde, subtil, drôle, touchant. Comment il revisite l’histoire de Cendrillon et comment il narre la recette de la pintade farcie valent le détour. Fabienne Godet a parfaitement réalisé son film mais les lacunes sont à verser au niveau du scénario. L’idée de départ est intéressante mais son développement arrive rarement à surprendre et l’attention s’effiloche au fil de la projection.
Film ressenti comme profond et très bien joué. Ce que j'ai aimé : la qualité du jeu des acteurs et l'authenticité. Ce que je n'ai pas aimé : le côté vraiment trop sombre, l'aspect dépressif casi permanent... Et bon sang, quel est l'intérêt de combler les moments de silences, par autant de cigarettes, de fumée,... Omniprésence des clopes !!! M'enfin comme dirait Gaston ! ;-)
Joli film, au scénario minimaliste, mais aux acteurs "maximal". Le personnage principal est photographe et le film tourne autour de cet art, prend le temps des silences et de l'introspection.
Il ne suffit pas d'avoir une bonne situation, un bel appartement et de nombreux contacts pour que vous vous sentiez bien dans votre peau. Un mal, ineffable et transparent, peut vous ronger de l'intérieur sans prévenir. Cela fait des années qu'Antoine, un photographe désabusé, connaît cette sensation de malêtre. Mais lorsqu'il sauve la vie d'Elena, une jeune fille voulant se suicider, il va peut-être réussir à trouver ce qu'il a toujours voulu, une place sur la terre.
Le grand point fort de ce film est évidemment Benoît Poelvoorde qui est, comme d'habitude, magistrale. Mais sa force de jeu et sa capacité à tout interpréter de manière apparemment si simple vient peut-être de son naturel, comme si l'acteur ne forçait pas à incarner tel ou tel personnage. Nous retiendrons notamment de lui le passage où il se confie à sa patronne, car il se montre naturellement brillant, simplement humain. Mais Poelvoorde n'oublie pas de faire du Poelvoorde en intervenant avec ses touches comiques (phrasé, langage grossier, humour cynique) qui n'appartiennent qu'à lui. Mais ce point fort est également la faiblesse d'Une place sur la Terre. Bouffant tout le monde à l'écran, le belge réduit les autres à néant et ne permet pas à ce film d'avoir une portée plus globale. En bref, le film ne s'élèverait pas très haut sans sa présence.
Malheureusement, l'actrice principale incarnant Elena n'est pas toujours crédible et loupe certaines scènes. D'autres séquences n'ont pas la portée dramatique que la réalisatrice aurait voulu donner, comme le dîner familial. Surcharger en pathétisme, les personnes à la table ressemblent plus à des cadavres qu'à de véritables humains et n'élèvent à aucun moment le débat sur le comportement de la jeune fille. Une place sur la Terre est long à terminer, avec une absence de dialogues qui se fait sentir à certains moments, et qui rend par conséquent le film un peu lourd. La fin, ratée car inutile, ne fait qu'ajouter de la lourdeur à une narration trop maigre. En effet, Godet ne rentre pas trop en profondeur de ce sujet délicat et le survole parfois.
Là où la liaison entre ces deux personnages centraux fonctionnent, c'est dans leur rapport au temps. Lui souhaite le suspendre en photographiant les corps. Elle a décidé de remonter le temps en jouant des oeuvres de Chopin, ou d'écrire une thèse sur les vestiges d'Égypte. On retiendra également la bonne relation qu'Antoine entretient avec le fils de sa voisine. Ce dernier est le seul à véritablement paraître heureux de vivre, et cela permet d'ajouter de la couleur à la vie du photographe. Une bonne idée, qui ne suffira pas à faire d'Une place sur la Terre un film convainquant.
Un film sensible, simple mais intense, profond et très émouvant sur la rencontre et le parcours de 2 êtres touchants non exempts de zones d'ombre ... le tout magnifié par de jolies parenthèses musicales, de belles photos, l'interprétation exceptionnelle de Benoît Poelvoorde et par le charme de Ariane Labed.
ça fait plaisir de voir Poelvoorde dans un autre genre que la comédie. Et c'est plutôt bien réussi ! Incroyablement vrai et touchant dans son rôle, Poelvoorde joue son rôle à fond.
Antoine, photographe désabusé et solitaire se lie d'amitié avec son petit voisin, Matéo. Il photographie, à son insu, une de ses voisines (Elena), jeune femme qui, un soir, tente de se suicider. Antoine lui porte secours et tombe peu à peu amoureux d'elle. Elena est tout aussi torturée, éprise d'égalité. Elle s'érige en "sauveuse" mais le monde actuel est cruel et ne correspond pas à ses attentes. Ce film signe là deux beaux portraits d'êtres torturés et troubles. "Antoine" et "Elena" sont deux écorchés, mal à l'aise dans leur vie. Ils auraient pu faire un bout de chemin ensemble mais le destin en a décidé autrement. Benoît Poelvoorde , dans son rôle ombrageux (aux antipodes de son personnage tout en excès et débordements qu'il nous livre souvent) m'a convaincue. "Matéo" est à croquer. Film grave et touchant.
J'ai adoré ce film. Benoît Poelvoorde est bouleversant de justesse. Une émotion qui nous étreint à tout instant. Il y a longtemps que je n'ai pas vu un film aussi bon!
Décidément, Poelvoorde n'a pas fini de surprendre. Tout ici est magnifique, son interprétation en première ligne. Réalisation aux petites oignons (on se croirait parfois tantôt dans du Hitchcock, tantôt dans du Aronofsky). Bande son sublime (presque full piano, envoûtant). Voilà une oeuvre simple, belle et extrêmement touchante.