le sens de la vie, l'absurdité de la vie, l'injustice de la vie, la beauté de la vie - des réflexions profondes, un jeu extraordinaire de benoit Poelvoorde - un vrai film français
Si le film en lui-même n’est pas exceptionnel par ses temps morts et la morosité qu’il dilue au fil des images, on ne peut que s’émouvoir de Benoît Poelvoorde dans cette magnifique interprétation en demi-teinte, face à une Ariane Labed énigmatique et solaire à la fois. Même s'il y a, çà et là, quelques pesanteurs, « Une place sur terre » s'empêche d'être romanesque et propose une introspection de façon impalpable, poignante et subtile. On tombe sous le charme de ce surprenant moment pour peu que l’on accepte ce style qui ne plaira pas certainement au plus grand nombre.
C’est Benoit Poelvoorde, véritable funambule des émotions qui tire le meilleurs de ce joli film, à la fois généreux et bienveillant et qui offre au comédien l’une de ses prestations les plus touchantes. Si le long-métrage patauge parfois dans le cliché, l’ensemble est suffisamment bien écrit pour supporter ces quelques défauts que la formidable direction d’acteurs finit par oblitérer complètement.
Antoine (Benoît Poelvoorde) nous livre assez tôt la meilleure réplique du film : "La première des libertés c'est de ne jamais répondre au téléphone". À part ça, pas grand-chose à tirer de Une Place Sur La Terre. Je m'attendais à une réflexion profonde sur l'existence des êtres humains. Je n'ai vu que des personnages sans intérêt, se complaisant dans leurs petits malheurs et se donnant parfois bonne conscience en s'occupant des autres. Non sans se soucier assez peu d'autres personnes : celles dont on vole impunément l'image à leur insu, celles dont on pollue les oreilles avec sa musique, celles dont on pourrie l'existence en ne respectant pas les règles du centre qui nous héberge. Heureusement Benoît Poelvoorde est bon même si parfois il surjoue certaines scènes, par exemple en tremblant pour faire ressentir la détresse de son personnage. Les photos sont elles aussi superbes. Mais l'absence de fil conducteur, de profondeur et surtout de sens, gâchent le tout.
LE SENS DE LA VIE. S'égarer par son objectif, capteur de sa survivante. Photographe éteint, obsession primitive d'une voisine parmi les vivants. Mise au point terne, diaphragme mal maitrisé.
Tout en sensibilité et presque sans paroles, ce film offre une nouvelle possibilité pour Benoit Poelvoorde de démontrer, sans le surcroît de geste ou de verbe, qu'il est un acteur formidablement doué pour faire passer les émotions. Il y a beaucoup de délicatesse et de pudeur dans cette histoire, même si l'ensemble, filmé très simplement, a un vague goût de téléfilm du service public, avec ses voix basses et son économie d'effets. En l'occurrence, ça fonctionne plutôt bien même si tout n'est pas creusé ou expliqué.
Il y a de ces films qui sauvent la vie, qui sauvent l'âme humaine de l'abandon totale. C'est souvent un mystère, on n'explique pas pourquoi tel film nous sauve dès que le désespoir nous tombe dessus.
Alors merci Benoit, merci Fabienne, merci d'avoir fait cette petite pépite qui me rappelle que ma douce petite vie vaut la peine d'être vécue malgré ses peines.
Ce film parle de solitude, ou plutôt non, de mal-être dans une impression de solitude parce que les personnes qui nous entourent ne sont vraiment celles qu'on aimerait. Mais surtout par le biais de l'amour espéré déçu, enfin surtout d'un coté et on saura vite duquel lorsque l'on mentionne l'acteur principal: Benoît Poolvoerde. A partir de là on a droit à une litanie de scènes plus ou moins intériorisées sur les états d'âmes du héros, avec une vulgarité de langage normalisée mais plutôt moins que d'ordinaire au cinéma et une accroche émotionnelle intégralement dévolue à la cigarette, le palliatif sans lequel aucun sentiment ne peut s'exprimer, tant et si bien que pratiquement tous les acteurs sont des toxicomanes aguerris. Je sentais déjà l'odeur que devaient empester les lieux de tournage rien qu'à regarder. S'il leur faut des personnages assortis à leurs penchants incontrôlables, comment voulez-vous que les films touchent tous les publics! Et il n'y a pas que ça, la plupart des personnages ont des mines de déterrés, et les comportements sont irrationnels, pour ne pas dire imbéciles. La voisine semble avoir délégué la garde et l'éducation de son fils au personnage principal qui officie de père au final, sans qu'elle ne se préoccupe de ce qu'il peut inculquer à son enfant. la femme que notre "héros" épie tente de suicider ou alors a glissé du toit (mais qu'était allée y faire en pleine nuit?) sans qu'il y ait la moindre explication. La famille de la fille étale sa vie et se dispute devant un étranger qui vient d'être invité pour la première fois. Et le fait également qu'il soit appelé, lui, suite à l'accident sous-marin de la fille et que personne d'autre que lui ne soit à son chevet à l'hôpital. Tout ça ne tient pas debout, mais c'est cinéma pourra t'on me rétorquer. Soit, mais que voilà un film qui se traîne, et pourtant il n'est pas si long que ça. Le seul personnage intéressant est le petit garçon, mais on ne se penche guère sur lui que comme élément figuratif d'une situation. En aparté j'aurai remarqué l'école toutes grilles ouvertes, sans caméra, ni surveillance à l'entrée. Ca nous change de la France. S'il te plaît Belgique garde ta liberté d'être... mais ça aussi ce n'est peut-être plus que du cinéma. Et pour finir, notre héros qui - je ne l'ai pas précisé - exerce le métier de photographe - donne une exposition de toutes les photos volées de son amour parti dans tous les sens du terme et y convie - ou rêve d'y convier puisque subitement il n'y a plus personne - toute sa famille. Photos en noir et blanc mais avec un arrêt sur image sur une planchette de photos couleur - non volées celles-ci car prises à la campagne avec l'accord du sujet. Une ellipse psychologique dont je vous laisserai l'explication car en ce qui me concerne, il est des histoires dont je me demande pourquoi elles sont racontées, c'est tout ce que je peux conclure d'un tel film. J'aurai tout de même noté 2 phrases dans ce film: "la première des libertés est de ne jamais répondre au téléphone" et "Dès qu'on fouille on détruit": A méditer.
J'ai trouvé ce film très subtil, dense et intéressant et formidablement interprété par B. Poelvoorde. Le personnage d'Antoine, un vrai artiste, j'ai envie de dire, peut-être un poil caricaturé, est complexe si on ne s'arrête pas à la surface et sa relation avec une inconnue est formidablement bien traité. Le scénario passe vite sur les deux accidents du film et nous plutôt devant le fait accompli qu'autre chose mais ça va. Un beau et bon film.
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4,0
Publiée le 3 septembre 2020
Une place sur la terre est en quelque sorte une étude de personnages européen classique. Basé sur une histoire très touchante et subtile sur la vie, le bonheur et l'amitié face à la sensibilité émotionnelle écrasante que certaines personnes ont comme caractéristique de leur personnalité. Il raconte l'histoire d'une courte période dans la vie d'un photographe qui a perdu son chemin dans l'alcoolisme et le doute de soi et une jeune archéologue surdouée qui se rencontrent de manière inattendue lorsqu'elle tente de se suicider. Le thème peut sembler un peu sombre mais l'histoire porte vraiment sur la façon d'atteindre le bonheur et la réalisation de soi lorsque comme les deux personnages principaux, votre sensibilité émotionnelle aux événements de la vie et les émotions de ceux qui vous entourent sont parfois trop importantes a supporter. Benoît Poelvoorde a transcendé avec élégance son style d'acteur comique habituel et Ariane Labed a confirmé son grand talent pour exprimer des émotions intenses avec subtilité. Son esthétique romantique et sa grande capacité à parler avec ses yeux sans prononcer les mauvais mots sont uniques. Un très bon film pour ceux qui aiment les choses du cœur.
La rencontre entre un homme et une femme aux destins contrariés. Un mélo sensible et bienveillant mais aux airs de déjà vu et rempli de clichés. Même Benoit Poelvoorde n’est pas convainquant.
Pour moi ce film vaut surtout par l'extraordinaire composition de Benoit Poelvoorde, en photographe dépressif et alcoolique, mais avec un talent professionnel et un sens de l'observation hors du commun. La jeune et belle Ariane Labed lui donne la réplique avec beaucoup de grâce. Mais pour le reste...Comme dirait la chanson, noir c'est noir, et c'est vrai que le mot "positif" ne semble pas faire partie du vocabulaire de la réalisatrice. En plus il ne se passe pas grand chose, et l'ensemble donne l'impression de tourner en rond. Néanmoins bien filmé et accompagné de la musique de Chopin, il y a pire.