1178 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
210 critiques spectateurs
5
19 critiques
4
73 critiques
3
59 critiques
2
40 critiques
1
15 critiques
0
4 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
pietro bucca
91 abonnés
1 350 critiques
Suivre son activité
2,0
Publiée le 31 juillet 2019
Malgré un Benoit Poolvoerde au meilleur de sa forme en photographe alcoolique et raté, le rythme trop décontracté du film et le jeu d'actrice passable et peu crédible du second role, fait qu'on ne se laisse pas attendrir par ce film, alors que cela aurait du etre le cas, a priori. Le final dans la spoiler: dramaturgie ne prend pas.
Et quand le film "est plus lourd que le cœur"...? C'est très convenu, un peu malsain, d'un romantisme de collégienne. On a même (et forcément) droit à... Chopin. Poelwoorde n'a pas trop l'air d'y croire, et en plus son personnage fait des photos tartes...
L'un des ptits films méconnus de la filmo du grand Poelvoorde qui mérite pourtant son coup d'oeil rien que pour l'interprétation de l' acteur belge. L'un de ses films dans lequel il sort de son registre "habituel" - celui où il a le plus de succès... Pourtant ici, il incarne parfaitement cet homme blasé et abîmé par la vie qui va rencontrer une autre âme blessée (Ariane Labed dont l' interprétation juste et sincère mérite également un coup de chapeau) et essayer de rebondir, de croire qu'un nouveau départ est possible grâce à cette rencontre... "une place sur la terre" est un film sincère, profond et émouvant sur l'humain, sur ses failles, ses faiblesses qui, si vous prenez le temps de vous intéresser à ses personnages ( ou de les cerner pour les spectateurs les plus psy ) et de vous faire au rythme assez lent ... Devrait vous plaire autant qu'a moi....
Ce film ne m'a pas du tout émue, alors que j'adore Poelvoorde. Ce qui est sûr, c'est que cet acteur donne du sens aux films dans lesquels il joue, car il est toujours impliqué et investi. Cependant ici j'ai eu l'impression de perdre mon temps.
Au moins Fabienne Godet a t-elle le mérite de proposer un ton, un récit différent de ce que peut proposer habituellement le cinéma français... C'est à peu près le seul. Car si le point de départ était l'occasion d'offrir un joli récit d'amitié et une réflexion sur notre époque, il est peu dire que je n'ai pas accroché au résultat. C'est lent, plat et souvent vide, Benoît Poelvoorde manquant une nouvelle fois l'occasion d'être convaincant dès lors qu'il sort de son registre habituel (et où il excelle comme personne). Alors il y a bien ce dénouement assez inattendu, mais celui-ci arrive un peu comme un cheveu sur la soupe et ne fait presque qu'accentuer le malaise ressenti durant le film, où nulle émotion ne se dégage pendant plus d'une heure et demie. Ambitieux, mais raté.
Un film très sombre, où irradient les 2 acteurs principaux, vraiment magnifique. L'histoire est triste, mais belle, entre ces 2 paumés, chacun à leur manière. Un bon film.
Voilà un pur film d'auteur. Un film qui fout le cafard. Où les non-dits en disent beaucoup plus que les dialogues. Poelvoorde impressionne dans la peau de ce photographe alcoolique et fumant comme un pompier. Quelque part, ce n'est pas une surprise. Je savais depuis Entre ses mains d'Anne Fontaine en 2005 qu'il excellait dans le registre dramatique. Il y a pas mal de points communs avec Entre ses mains. Son personnage est mystérieux. Pas forcément tout blanc. Qu'il a en lui une tristesse profondément enfouie. Une rupture amoureuse ? Un deuil ? Une brouille familiale ? On en saura pas plus. Dommage. Je n'ai pas aimé non plus que la réalisatrice-scénariste cède aux aphorismes de comptoir à la Lelouch. Ça fait prétentieux et puis ce sont des généralités. Un film que je déconseille aux dépressifs. J'avais le sentiment que les personnages étaient en train d'avancer. Que chacun grâce à l'autre voyait la lumière au bout du tunnel. Qu'ils allaient pouvoir faire un bout de chemin ensemble. Et en fait non. Les moments de bonheur étaient trop fugaces et au final, de ce film grisâtre comme une journée de novembre, c'est le désespoir qui l'emporte. C'est un parti pris auquel je n'adhère pas. Tout dépend comment on conçoit le cinéma. C'est comme si on m'avait dit : "tiens après la vie de tous les jours, tu vas regarder sur ta télé la vie de tous les jours". Bof.
Une belle histoire, émouvante et dramatique de Fabienne Godet. Elle nous montre la vie de tous les jours avec les yeux d'un photographe qui observe les choses et regarde les gens. La photographie, un des thèmes du film, est naturellement excellente tout comme la musique, Chopin oblige. Quant aux acteurs ils ne sont pas en reste : Benoît Poelvoorde (Magritte du cinéma 2014 : Meilleur acteur pour le Rôle d'Antoine) est comme à l'habitude très convaincant tant sa sensibilité nous bouleverse. Il est bien secondé par Ariane Labed dans le rôle d'Elena la belle pianiste et par Max Baissette de Malglaive qui joue Matéo, le jeune garçon. Le pitch : Antoine est un photographe désabusé, marginal mais talentueux. Pour le réveillon, il garde le fils de la voisine, Matéo son meilleur ami, lorsque son attention est attirée par une jeune fille qui joue du piano dans l'immeuble d'en face. spoiler: Cette fille monte sur le toit et saute. Antoine l'accompagne à l'hôpital et rencontre Elena.
Un très beau film , fort , puissant , dérangeant , tout en clair obscur, avec un Benoit Poolvorde excellent , transcandé ,et habité par ce rôle de "looser" , sympatique. Son personnage est très noir , photographe un peu raté , alcoolique, il s'occupe souvent d'un petit graçon , son voisin de palier .Mais la vie n'a pas beaucoup de sens pour lui. Et puis il assiste au suicide ( raté) de sa voisine d'en face et sa vie va changer. Il se prend d'affection , puis d'amour pour elle.Mais celle-ci est dure , désespérée , comme lui. Et malheureusement elle ne partagera pas cet amour. Ce rejet est d'ailleurs assez rare au cinéma, où nous sommes habitué à du partage , à des chasses amoureuses. Mais ici très froidement , la cinéaste nous montre un amour à sens unique , ou en tout cas pas réciproque. L'héroine se prend d'intéret pour la mer , pour l'histoire, et ira vers une fin tragique en Egypte . Au passage elle se donne à un inconnu , alors que Polvoorde souffre dans son coin de banlieue en Belgique, sans avoir pu partager son amour. . C'est dur , c'est cruel. La photographie est magnifique , ; sombre , mais très soignée. Tous les acteurs sont très bons, et surtout la superbe interprétation de Ariane Labed , une actrice décidement très talentueuse ( après son magnifique rôle dans "Fidelio" où elle illuminait déjà la pellicule), avec un charme venimeux, et un culot naturel , pour habiter des rôles difficiles et atypiques. Une actrice à suivre , au potentiel énorme.Un gros moment de cinéma.
On a juste affaire, selon moi, à une belle histoire mise en valeur par de très bons acteurs et la qualité d'interprétation de Benoît Poelvoorde.. mais pas grand chose de plus ! J'ai tout de même beaucoup apprécié la façon particulière d'Antoine de voir et d'interpréter certains contes (à savoir "La chèvre de monsieur Seguin" et "Cendrillon"), je trouve cette vision excellente, cette façon d'enlever le côté fantastique pour ne garder que le côté réaliste (comme l'est justement ce film).. L'histoire du film, quant à elle, est jolie, mais ça reste une romance qui ne s'envole pas, ou pas assez à mon goût.. Cette histoire d'amour ne se détache pas assez des autres. Cependant, c'est très bien écrit, et il y a de sacrées bonnes répliques dans ce film.. Notamment le monologue de Poelvoorde quand il se fait insulter de "photographe seul et alcoolique", vraiment très bien écrit et parfaitement interprété. Mais dans l'ensemble, j'ai trouvé que ça restait trop prévisible, ce qui nous fait décrocher un peu du film par moments.. C'est le principal point faible du film. Beau, bien écrit, mais trop prévisible et peu original. Je dois spoiler un peu : la fin spoiler: est très triste, ça c'est certain, mais elle ne nous fait pas assez frissonner malgré le jeu incroyable des acteurs (encore une fois surtout Poelvoorde) et la beauté des plans .. L'esthétique est belle oui.. Mais ces plans sont plus beaux qu'efficaces, il aurait fallu s'attarder un peu plus sur spoiler: la tristesse du gars.. C'est triste, mais on n'est pas assez touchés . Ou peut-être qu'au long du film on ne s'est pas suffisamment attaché aux personnages pour ça, je ne sais pas. Toujours est-il que c'est un peu raté sur ce point.. Le film reste beau, mais il y avait selon moi bien mieux à faire.
J'ai l'impression d'avoir déjà vu ce film plusieurs dizaines de fois. J'ai aussi l'impression d'avoir déjà entendu la musique, c'est "Amélie Poulain". Tout ça pour dire que sur les deux tableaux ça manque vraiment d'originalité. Un homme paumé qui recouvre le goût de vivre auprès d'une femme, c'est un schéma ultra classique, mais ce schéma n'apporte pas grand chose de neuf. Certes Poolevoorde est vraiment bon dans ce rôle. La fin est un peu facile........
La quintésence de Benoît Poelvoorde prend son sens dans la dramaturgie. Jamais dans le déni, sincère dans son interprétation, il vit le personnage comme il vivrait dans sa vie. En cela, Fabienne Godet marque un point. Plus un, aussi, car la candeur d'Ariane Labed est saisissante. Le film marche sur ces deux rôles. Juste, contemplatif, le scénario n'abîme en rien la noirceur du film.
Au gré d'un scénario qui accumule beaucoup de défauts et de maladresses, une belle histoire prend forme : l'émotion monte crescendo et la sensibilité est exacerbée. Point d'orgue de l'œuvre, la prestation de Benoît Poelvoorde est bouleversante, il habite complètement son personnage à la personnalité complexe. L'ensemble reste très brouillon...
le talent de monsieur Poolevorde n'arrive pas a sauver ce film ennuyeux sans rebondissement , aux dialogues mal écrits et à la mise en scène trop froide.