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Attigus R. Rosh
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4,0
Publiée le 10 mai 2020
Fedora est un très bon drame de la part du réalisateur de Certains l'aiment chaud et de Sunset Boulevard. Le scénario est extrêmement séduisant dans le registre du film crépusculaire (et pour lequel Hollywood offre un décor parfait, un point commun avec Boulevard du Crépuscule) : les derniers jours d'une star ayant complètement disparu des radars et dont les circonstances de la mort demeurent extrêmement mystérieuses. On peut regretter que le plot twist spoiler: (le fait que le cadavre ne corresponde pas à la dénommée Fedora mais à sa fille) soit révélé très tôt (mais peut-être que dans le cas inverse, nous l'aurions trop facilement deviné et cela aurait annulé l'effet de la révélation finale). Les personnages sont bien interprétés : William Holden, Marthe Keller, José Ferrer, Hildegard Knef et même Henry Fonda et Michael York en caméo dans leurs propres rôles. Avec ce film et Sunset Boulevard, Billy Wilder prouve qu'il n'est pas qu'un très bon réalisateur de comédies mais également de drames puissants sur l'industrie d'Hollywood.
Beau film, agréable à regarder. Le mystère est présent mais le film ne prend jamais le spectateur pour un idi0t. Tout se déroule de manière très propre. La première moitié pose des questions et la seconde apporte les réponses. Je n'attendais rien de spécial et je ressors très satisfait. Fedoraaaaa !
Une belle œuvre dynamique spontanément pour ce classique du cinéma hollywoodien, il y a toujours quelque chose chez ses films brillants étoilés, tel le boulevard du crépuscule, le coucher du soleil s’est abattu sur la Star muette silencieuse has been. De la Croisette de Cannes à Deauville « Spécial hamburger French fries mayonnaise poivre aïoli béarnaise » américain voilà voici gala VSD magazine Paris Match dévoile les dessous de la decadence descendante démodée jeans Levi’s.
Le barbier et coiffeur d’un nouveau genre au XXème siècle décroissante, la folie des grandeurs précipite une retraite anticipée santé dégradée, Notre Dame of Paris immortalisée sur la pellicule anthologie dans un bistrot bar restaurant Francilien. Le Parisien œuf poché, plus l’on avance dans ce temps incliné 1978 avant dernière première réalisation déclinée comeback production d’actrice, l’Oscar affrété président du jury lui-même Fonda elle a eue et ne suffisait son égo démesuré.
La chirurgie ravage l’esprit dans un corps malade, délaissant les exercices pour l’occuper, par la célébrité démodée, certains l’aiment chaud écervelés imitent Marylin Monroe blondes artifices travesties, nous embarquons en Europe payée par cette diva Fedora. L’attrait sur-côté méditerranéen grec de son style, vous avez de beaux yeux foncés dans ce pays d’aristocrate national.....!!! Et un sens inné de la mise en scène, pour sa sortie du théâtre forum ancien hellène spectaculairement, une mort est la tragédie comptabilité.
A l’affût people interview médiatique, il fut une époque où la vulgarité pathétique acquise pourrie gâtée tirée par les cheveux potins à tout prix, monde des apparences show-business, dans la une des arènes à fauves journaux kiosques scandales ventes bénéfices. De vraie légende rien que d’y penser, Fedora la déesse panthère culte templier oracle Panthéon popularité avant-gardiste féministe, une personnalité célèbre qui en perd la tête du star system, à ne jamais oublier en ce jour du 5 mars 2020.
Distribution de chef-d’œuvre mortel éternel douceur amère sacrée, le début et la fin se rejoigne unis bien après et au-delà des âges immémoriaux, rien que du grand cinéma public connu connaisseur fan obsession tourment opération esthétique ratée.
Billy Wilder revisite le mythe perdu de la star déchue près de trente ans après boulevard du crépuscule Mais en faisant un film en 1978 de la même manière qu'il l'avait réalisé dans les années cinquante sans tenir compte des évolutions qu'a connu le cinéma et la société, il nous livre un film hors d'âge et à l'esthétique désuète. Marthe Keller en jouant notamment comme les actrices des années cinquante perd toute la vivacité qui caractérise habituellement son jeu et rend son personnage de star terne et sans charisme A l'image de ses personnages de stars vieillissantes et dépassées par leur époque , Billy Wilder, auteur de chef d'œuvres mythiques ,réalise son film de trop à une époque qui n'est plus la sienne. le film arrive cependant à nous toucher comme un chant funèbre (il s'agit je crois de son dernier ou avant dernier film)
On peut préférer Wilder dans des sujets plus légers, on se demande d'ailleurs au début dans quoi il nous embarque avant de se laisser emporter par ce style si raffiné, un peu thriller, un peu drame, film sur le folie, l'auteur nous embarque sur une vision cauchemardesque de l'envers du star système. C'est bien fait, bien interprété, c'est du Billy Wilder, ça se déguste.
On est loin du chef-d'oeuvre Sunset Boulevard du même réalisateur, mais ce film y fait écho et on retrouve avec plaisir William Holden et le Hollywood fascinant, la touche mélancolique et nostalgique de toute une époque, le tout dans de supers décors.
Malgré le soin et la qualité de la mise en scène, c’est un des 27 films de Billy Wilder parmi les moins enthousiasmants. Le scénario et le coté sombre du jeu des acteurs en sont les premières causes. Vient ensuite le choix des flashbacks fort réussis du point de vue cinéma mais qui rendent la partie finale du présent d’une lourdeur inhabituelle. Cette histoire est trop compliquée, elle est pire que la réalité ce qui est extrêmement rare en dehors des films fantastiques. Ce huis clos entre les 5 personnages importunés par Barry Detweiler a tout de kafkaïen et sied mal à Wilder. De plus, William Holden 59 ans prématurément vieilli, est dérangeant pour ses admirateurs car il est impossible d’oublier ses 32 ans de ‘’Sunset Boulevard’’. Je suis surpris que Wilder qui fait attention à tout n’est pas pensé à cela.
Avant-dernier film de Billy Wilder, "Fedora" peut se voir comme le prolongement de "Boulevard du crépuscule" dans lequel William Holden tenait également le rôle principal masculin. Ici, il est question d'un producteur de cinéma débarquant à Corfou pour proposer à la célèbre actrice Fedora de reprendre les chemins des studios de cinéma pour jouer dans une nouvelle adaptation de "Anna Karénine". Mais Fedora semble enfermée sur une île avec une comtesse inquiétante, un médecin alcoolique et une gardienne autoritaire. Pourquoi donc tout ce mystère autour d'elle ? Que lui est-elle arrivée ? La vérité, cruelle, sera bien évidemment exposée plus tard. Avec ce film, Billy Wilder se pare du cynisme mordant qu'on lui connaît et dénonce avec force le star-system et les stars qu'il forge, avec leurs rêves, leur vanité et leur course contre le temps pour rester au firmament. Tout en crachant sur le nouveau cinéma qui émergeait à l'époque, critiquant ces "barbus et leurs caméras légères" (autrement dit Scorsese, De Palma, Spielberg et compagnie) puisqu'avec son talent et sa filmographie conséquente, il pouvait se le permettre. Récit cruel paré de mélancolie, charge féroce contre ces actrices prêtes à tout pour assurer leur mythe, "Fedora" est une œuvre peut-être trop cruelle pour être autant appréciée que "Boulevard du crépuscule", délaissant l'ironie pour mieux appuyer son propos. Mais l'ensemble ne manque pas de qualité, regard lucide sur le monde d'Hollywood (Mankiewicz et sa "Comtesse aux pieds nus" ne sont pas loin) et son star-system qui fascine autant qu'il repousse. Du grand art que Wilder maîtrise parfaitement, glissant toujours quelques jolies piques çà et là.
Le dernier film de Billy Wilder est un nouvel hommage au cinéma dont l'intrigue rappelle étonnament celle de "Boulevard du crépuscule". Une fois encore, le réalisateur d'"Irma la douce" ou d'"Assurance sur la mort" revisite l'envers du décor du cinéma hollywoodien. Certes, tout cela passe par une flopée de bons sentiments, mais l'ensemble peine à convaincre véritablement, la faute à un scénario mal maîtrisé et à une intrigue mal ficelée.
Fedora est un grand film, voire peut-être même un chef d'oeuvre. Sous prétexte d'un immense flash-back rappelant la grandeur d'une star fictive, le scénario revisite l'âge d'or d'Hollywood. Tout est là : le drame de cette femme prisonnière d'un visage, la mélancolie d'une époque perdue, les souvenirs d'un amour éphémère mais inscrit à jamais, l'égoïsme d'une star, les difficiles conciliations entre sa carrière et sa fille. Le scénario est superbe. Billy Wilder s'en est parfaitement accommodé et nous propose une narration morcelée entre présent et passé, où tout finit par s'articuler autour du corps défunt de l'éphémère mais éternelle Fedora. Les décors et l'interprétation sont fantastiques, et Wilder signe son départ avec un quasi chef d'oeuvre dont plus d'un cinéaste aurait rêvé. A voir absolument.
excellent film de Billy Wilder, l'un de ses derniers films, ici le mythe de Greta Garbo y est traité sous le couvert d'une grande star d'Hollywood qui se retira loin des projecteurs et qu'un vieux producteur veut ressusciter sans savoir ce que cache cette retraite ; tout comme dans Sunset Boulevard, Wilder rend hommage aux stars déchues du cinéma que tout le monde a oubliées une fois sorties du faisceau des projecteurs
Billy Wilder revisite le mythe perdu de la star déchue près de trente ans après boulevard du crépuscule Mais en faisant un film en 1978 de la même manière qu'il l'avait réalisé dans les années cinquante sans tenir compte des évolutions qu'a connu le cinéma et la société, il nous livre un film hors d'âge et à l'esthétique désuète. Marthe Keller en jouant notamment comme les actrices des années cinquante perd toute la vivacité qui caractérise habituellement son jeu et rend son personnage de star terne et sans charisme A l'image de ses personnages de stars vieillissantes et dépassées par leur époque , Billy Wilder, auteur de chef d'œuvres mythiques ,réalise son film de trop à une époque qui n'est plus la sienne. le film arrive cependant à nous toucher comme un chant funèbre (il s'agit je crois de son dernier film)
Billy Wilder réalise son avant dernier film,son sujet est le même que celui de Sunset Boulevard. Deux films qui présentes certaines similitudes mais qui ne sont pas traité d’identique façon. Si Wilder à gardé son regard acide il est moins ironique et les répliques sont moins drôles. Quand à l'image c'est celle d'une autre époque,elle est nettement moins soignée et belle que dans les grandes heures du cinéaste. Fedora démonte le star système et sa course à l'éternel jeunesse à la manière du polar. Sans être le meilleur film de Wilder le réalisateur n'a rien perdu de son efficacité à raconter un récit,c'est bien là l'essentiel.
Bien que culte, le film m'a légèrement déçu. Certes tout au long, il pousse le spectateur à la réflexion sur l'usine à rêves hollywoodienne. Arrivé au crépuscule de sa carrière, Wilder véritable panthéon du 7ème art, nous convie aux funérailles du cinéma de manière assez originale. La première partie est amusante et intrigante, la structure narrative est bien travaillée. William Holden est excellent et interprète un personnage fascinant, c'est réellement le véritable point fort du film. La deuxième partie, plus convenue, se base sur des flash-back intéressants mais qui constituent à eux-seuls cette dernière partie qui se veut logiquement plus ennuyeuse. Dommage que l'on s'ennuie alors que l'argument était intéressant. A film à voir tout de même.
Cette Fedora n'a rien à voir avec la pièce de Victorien Sardou, adaptée au cinéma en 1916 et 1942. Le film s'inspire d'une nouvelle de Tom Tryon, ex-acteur devenu écrivain, dont la littérature avait déjà inspiré Robert Mulligan, en 1972, pour la réalisation de L'Autre (The Other). Billy Wilder a probablement vu dans la nouvelle de Tryon une occasion de raviver les thématiques de son chef-d'œuvre, Boulevard du crépuscule (Sunset Boulevard), et ainsi de relancer sa carrière plutôt en déclin. Comme dans Boulevard du crépuscule, il est en effet question ici d'une ancienne star hollywoodienne, de sa grandeur et de sa décadence, de son âge... Mais autant Wilder avait réussi, en 1950, à ruser pour produire sa première satire d'Hollywood au sein même d'Hollywood, autant, en 1978, il n'a pas pu refaire le coup. Faute de financement aux États-Unis, il s'est appuyé sur une coproduction franco-allemande pour critiquer, à distance, l'univers du cinéma états-unien et son star-system. Un univers de faux-semblants, de fausse magie, de fausses légendes, qui fabrique des idéaux impossibles (l'éternelle jeunesse) et des monstres à la fois égocentriques et schizophréniques. En témoigne l'histoire de cette Fedora, marquée par quelques excès en matière de chirurgie esthétique et quelques abus dans sa relation avec sa fille. Manipulation, illusion médiatique, piège identitaire... Le scénario est assez mystérieux et maintient la curiosité en éveil tout du long. La mise en abyme s'avère elle aussi intéressante, mais sans renouer complètement avec la subtilité cinglante et la puissance dramatique de Boulevard du crépuscule. Quelques éléments romanesques tirés par les cheveux (concernant le physique et l'âge des protagonistes), quelques maladresses de narration (rien n'oblige le personnage de la comtesse à se confesser au producteur de cinéma) et quelques effets mélodramatiques appuyés (notamment via la musique) font de cette Fedora une œuvre inférieure à son aïeule de 1950. Cet avant-dernier long-métrage de Wilder (avant Buddy Buddy, 1981) mérite cependant le coup d'œil pour son regard critique, associé à une élégance de toujours en matière de réalisation.