Un grand film de 1978, coécrit et magnifiquement mis en scène en couleurs par le réalisateur mythique Billy Wilder. Fedora est une ex star du cinéma hollywoodien, elle a 60 ans et vit sa retraite sur l'ile greque de Corfou. Barry Detweile producteur américain, vient voir la vedette dans sa villa pour lui proposer un scénario qu'il va remettre en scène Fedora : le premier rôle illustre de Anna Karénine de Tolstoï. Barry va découvrir une Fedora recluse auprès de gens étranges qui séquestrent la star. Ce scénario trouble et fantastique va nous révéler une histoire tragique, un drame émouvant interprété de très belle manière par Barry Detweiler dans le rôle de Barry Detweile et la merveilleuse Marthe Keller dans celui de Fedora.
Quelle déception! Non seulement le twist peine à convaincre, non seulement le rythme manque de tempo, non seulement les acteurs (à l'exception de l'élégant Peter Fonda) surjouent, non seulement les personnages, dénués de consistance, n'avivent aucune empathie, mais la réalisation est d'une fadeur effarante! Bien que l'intrigue dénonce le rejet (à Hollywood) de femmes ayant dépassé un certain âge, on ressent surtout le dépit voire l'aigreur d'un vieux cinéaste, perdu face aux nouveaux modes de création et face à une génération de jeunes talents qui le rendent démodé (et pourtant, que de grands films à l'actif de Billy Wilder!). En outre, le monde du cinéma (existant uniquement par des souvenirs) semble surtout le prétexte à une histoire abracadabrantesque au sein d'une famille manifestement dysfonctionnelle où la matriarche, égoïste, vaniteuse, a perdu le sens des réalités. Laborieux!
Avec moins de talent et de percussion que pour son célèbre « Sunset boulevard », Billy Wilder signe tout de même une critique amère du monde d’Hollywood. Dans ce film, sorti en 1978, le réalisateur américain offre un thriller presque psychologique dans lequel une ancienne célébrité du cinéma tente de conserver sa jeunesse d’antan. En additionnant les intrigues et les changements de rythme, le scénario reste rocambolesque mais conserve une certaine ligne directrice. En effet, l’auteur retrace avec cynisme l'histoire d'une star déchue. Bref, une œuvre sombre dans laquelle les chemins conduisant à la gloire sont tous hantés par un revers de la médaille.
Avec "Fedora" Billy Wilder prouve encore une fois l'excellence de son cinéma qui repose pour beaucoup sur la qualité d'écriture du scénario. On retrouve un peu les thèmes déjà développés dans le très bon "Boulevard du crépuscule" de 1951 avec une dimension hitchcockienne en plus. La deuxième partie du film, après le point de bascule de l'histoire auquel je ne m'attendais pas, est toutefois moins prenante puisqu'elle va expliquer les choses et que le suspense et la tension vont du coup en disparaitre. "Fedora" n'en demeure pas moins un très bon film.
Je n’ai pas accroché, à cause d’une large première partie un peu indigeste : Fedora est enfermée dans une villa de Corfou, surveillée en permanence, et on ne comprend pas cette paranoïa qui éloigne un producteur américain, incarné par William Holden, qui cherche à faire revenir en pleine lumière la grande Fedora. Puis tout s’éclaire, après un long moment, et le film devient intéressant. On ne dévoilera pas ici les ficelles, mais la fin mérite un « pas mal » voire « bien » après une première partie plutôt mauvaise. J’ai bien aimé retrouver Marthe Keller.
Un film formidable sur une actrice recluse et toute la vérité sur sa vie. Tout Hollywood est évoqué mais on y reste intimiste dans cette île où le secret ne tarde pas à éclore. Un drame subtil et en même temps passionné.
Fedora est l’un des derniers films de Billy Wilder, et ce qui frappe en le voyant, c’est qu’on ne le croirait pas de la fin des années 70. Pour ma part je l’aurais facilement replacé dans les années 50 ou 60, car il en conserve l’esthétique. Ce charme un peu désuet fait qu’il est peut-être mal aimé, moi, je trouve que le film est très réussi formellement. Les décors sont superbes, luxueux, authentiques, la photographie est lumineuse, la réalisation pleine d’application, franchement, pour ma part il n’y a pas de loupés sur la forme. Je note d’ailleurs que les costumes sont également très réussis et que la bande son qui accompagne l’ensemble est parfaitement choisi. De même, je ne peux nier que l’interprétation de Fedora tient la route. Face à un William Holden très investi dans son rôle, on retiendra surtout la prestation subtile d’une Marthe Keller qui avait la difficile tâche de jouer aux limites de la folie sans basculer complètement. On pourra parfois trouver les revirements de son personnage assez factices, mais quand même, l’actrice s’en sort bien. Reste que c’est Hildegard Knef qui est la plus impressionnante en vieille comtesse aigrie et acariâtre, sûre de sa noblesse et en même temps, dotée de cette dignité aristocratique. Elle est exceptionnelle pour le coup. A noter dans les petits rôles l’amusante prestation de Mario Adorf en hôtelier. Maintenant, il faut en venir au point qui fâche, le scénario. Le souci de ce film, c’est qu’il repose sur un suspense assez rapidement éventé (très sincèrement, on comprend assez vite ce qui se passe), et surtout sur un concept branlant ! A la limite, ils auraient pris deux actrices, je ne dis pas, si à l’écran ça avait fait illusion, j’aurais pu y croire, mais là, non, désolé, c’est trop gros ! A la limite pour une scène, chapeau, lunette, maquillages, pourquoi pas, l’illusion est là, mais pour tourner, carrément ? Non, là ça ne tient pas, et même si l’idée est alléchante, on ne peut pas y croire. Puis il y a quand même des choses pas expliquées. Dans la vraie vie, votre dentiste se trompe de dent à arracher, vous l’engagez comme médecin personnel ? Clairement pas pour moi ! Ces problématiques de scénario sont quand même très ennuyeuses, car par ailleurs le film est plutôt divertissant et sans temps mort (la fin reste toutefois très abrupte), mais il y a un problème de crédibilité qui, très honnêtement, m’a quand même amené à me questionner tout le film durant et à me dire : « il y a un truc qui cloche ». Après, le film reste de solide facture, mais voilà, ça ne suffit pas. 3.5
L'avant-dernier film de Billy Wilder retrace la mystérieuse vie de Fedora, star hollywoodienne vivant reclue sur une petit ile Grecque, avant son décès tragique (présenté dès la 1ère minute du film). L'occasion de profiter de la magnifique localité : une plongée dans les années 70 dans un écrin on ne peut plus photogénique. A travers les pérégrinations d'un producteur déterminé à faire sortir Fedora de sa retraite, on découvre une situation complexe et troublante : de quel mal souffre la star ? Est-il libre de ses mouvements ? Quel est le secret de sa jeunesse quasi-éternelle ? Des questions qui trouveront leur réponse dans de longues séquences de flashback qui ont assez mal vieillies. Le film et sa narration ont pris un sacré coup de vieux, et même l'interprétation laisse parfois à désirer. Fedora se réserve donc à un public averti et aux fans du légendaire réalisateur.
Un film qui nous replonge dans les années 70 : décors, costumes. Une intrigue qui tient la route. Fedora, avec son léger accent, est une actrice bien mystérieuse. J'ai aimé les flash-back, les fleurs à profusion dans le dernier quart du film. Des acteurs un peu figé sans doute, sans grandes expressions sur leur visage. Mais le décor chargé prend le relais. Un personnage, Fedora, que l'on n'oublie pas. Un film sur la célébrité et la jeunesse.
Trente ans après “Sunset Blvd”, Billy Wilder signe un nouveau drame romanesque (mais moins fou) qui jette un regard cinglant sur l’obsession Hollywoodienne de la jeunesse éternelle, à travers le destin tragique de Fedora, dont la figure est influencée par Greta Garbo.
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1,5
Publiée le 30 avril 2021
Il est embarrassant de voir un ancien maître comme Billy Wilder créer une petit film superficiel comme celui-ci. Son personnage principal est un cinéaste qui cherche désespérément à retravailler et qui poursuit une star de cinéma vieillissante pour son film. Il s'insurge contre les nouveaux venus qui prennent le contrôle de l'industrie cinématographique avec leurs caméras portatives rejetant d'un coup toute une nouvelle génération de cinéastes. L'histoire repose sur les idées les plus minces Holden a l'air d'avoir la gueule de bois dans chaque scène et l'odeur du désespoir plane sur toute l'entreprise. Nous avons tous vu trop souvent la triste histoire de l'ancien grand qui tente un retour et qui fait un flop parce qu'il n'a plus de courage. Voilà qui résume bien ce film c'est une œuvre triste qui nous rappelle qu'il faut savoir tirer sa révérence avec élégance...
Quelle déception ! Les miracles – son précédent film sur le même sujet, Boulevard du crépuscule – n’ont lieu qu’une fois. Ce remake n’a rien de son frère aîné, un des chef-d’œuvre de Wilder. L’histoire est d’autant plus abracadabrante que le casting n’est absolument pas crédible mais ce n’est pas de la faute des acteurs, qui essayent de sauver le film. C’est curieux comme les critiques (français) ont été indulgents avec ce film médiocre ! Ils ont dû confondre avec l’autre ! Vingt-huit ans entre les deux… tout se fane !
Un scénario à la Hitchcock, un "décor" magnifique en Grèce, une île mystérieuse, c'est un très bon moment de cinéma. En revanche le jeu des acteurs n'est pas au top: William Holden et même Marthe Keller en font trop sur certaines scènes, pas assez sur d'autres.. Etonnant à ce niveau, mais globalement un très bon film.