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Gonnard
288 abonnés
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1,0
Publiée le 17 janvier 2009
Mmm, comme ça sent bon les années 70, avec les 2Cv, les grands cols et vestes cintrées, les staches des messieurs, les lunettes-hublots... Soyons directs, le film est chiant. L'histoire est soporifique à souhait, on a du mal à suivre, heureusement qu'on nous raconte parallèlement la vie sentimentale du juge sinon ce serait cauchemardesque. En revanche, les rouages de la justice sont assez bien décris, avec les relations procureur de la République/juge d'instruction/police, par exemple l'emploi des commissions rogatoires pour les perquisitions.
Excellent film avec son juge rouge qui rentre dans le lard d'une société de notables corrompus qui se couvrent les uns des autres. Rien n'a changé. Et en plus il y a du sentiment.
Un polar politique 70's à la française. Pas toujours simple niveau scénario. Après la mise en scène de Boisset est comme toujours super efficace et Deweare est bon dans la rigueur et la simplicité.Bref sympa à défaut d'être quand même pas inoubliable.
Bon film de Yves Boisset..avec un Patrick Dewaere efficace en juge Fayard d'instruction sans concessions..bonne note pour Philippe Leotard en flic et Jean Bouise en magistrat.. Film parfois a pris un coup de vieux 1977..mais à voir quand même...pour les CX et Renault 8...
C'est une histoire courue d'avance, une variante du pot de terre contre le pot de fer qui confronte un "petit" juge (dont la modestie est symbolisée de façon un peu démagogique par son véhicule personnel, une 4L) à une mouvance criminelle de truands et de notables forte de complicités politiques autant que de la frilosité de hauts fonctionnaires de la justice et de la police. Entre intigue policière et pamphlet, Yves Boisset réalise un film solide, volontier manichéen et caricatural en raison de certains poncifs (ainsi la hiérarchie judiciaire timorée et aux ordres). Un banal braquage instruit par le juge Fayard (Patrick Dewaere volontaire et intègre) conduit ce dernier à découvrir un panier de crabes, spoiler: une mafia hétéroclite regroupant des petits voyous, des membres du SAC (nommément cité), des anciens de l'OAS, des élus et des industriels corrompus. Rien moins!
Dewaere, avec son tempérament de feu, est le porte-parole tout désigné d'un cinéaste fidèle à lui-même, accusateur dénonçant non pas tant le crime que les collusions et la corruption qui minent la société, etouffent la justice. Le juge Fayard mène l'enquête avec conviction -et avec le soutien de son alter ego policier Philippe Léotard- dans un récit animé et plutôt habile dans sa démonstration (l'interprétation d'ensemble est brillante) même si le film de Boisset, dans ce registre, parait inférieur aux meilleurs films politico-judiciaires italiens des années 60-70, à la façon d'un Francisco Rosi, auxquels on peut le rattacher.
Pas du grand cinéma, mais un bon polar politique "de gauche" assez typique des années 70. Assez bien fichu, notamment au niveau du rythme très rentre-dedans. Boisset touille les arrières-cuisines de la V e république post-gaullienne, et ce n'est pas très joli. Interprétation énergique de Dewaere et rassemblement d'acteurs à trogne pour les seconds rôles : Jean Bouise, Michel Auclair, Philippe Léotard, Marcel Bozzuffi, Jean-Marc Bory, Henri Garcin, Roland Blanche, Yves Afonso...
Avec Patrick Dewaere incarnant le juge Fayard, on ne pouvait avoir qu'un bon film! Et bien le pari n'est pas manqué puisqu'Yves boisset frappe fort, une fois de plus. Ce film policier, somme toute classique, est une dénonciation du système judiciaire et de ses défauts. La mise en scène est plutôt bonne et certaines scènes sont vraiment prenantes!
En 1975, le juge Renaud était assassiné. Sa dernière enquête cherchait à établir un lien entre de « gang des Lyonnais », le Service d’Action Civique (SAC) et des policiers d’extrême droite. Ni les assassins ni les commanditaires ne furent retrouvés. Boisset prend ces faits réels pour trame, les démarque et les prolonge. Nous sommes donc invité à suivre l’enquête menée par le juge d’instruction, tant dans ses aspects factuels, que dans l’entrelacs des relations entre autorités. Ce double aspect est montré de main de maître, Boisset décortiquant les mécanismes qui permettent aux pouvoir politique et au milieu de la haute pègre de tisser des liens, tout en centrant son propos sur la question de savoir jusqu’à quel point la liberté et l’indépendance du juge d’instruction sont assurées. Dans le rôle du jeune juge Patrick Dewaere est convainquant, mariant passion, audace et raison ; les autres acteurs ont aussi le ton juste, avec une mention spéciale pour le Procureur, joué par Jean Bouise. Le propos de ce film politique est clairement de dénoncer les dérives d’un régime ; le talent du metteur en scène permet de le faire à travers un polar aux rebondissements multiples dont l’intérêt ne faiblit jamais. Le fait qu’il suive assez étroitement la réalité de l’époque ne fait qu’accroitre le malaise.
Ouvertement inspirée par la vie de François Renaud, juge d’instruction assassiné à Lyon en 1975, cette plongée dans le système judiciaire tient en haleine, par les événements qui la jalonnent, mais aussi par la remarquable interprétation de Patrick Dewaere qui vit littéralement son rôle de magistrat incorruptible et sans concession. Loin d’opposer les bons et les méchants, le scénario met à jour l’imbrication des différents milieux, l’implication de notables, et lance une vraie réflexion sur l’indépendance de la justice.
Un bon film des années 70. Inspiré d'une histoire vraie et de la réalité d'un contexte politico mafieu, Boisset dépeint bien son époque. Deware est sobre mais toujours aussi bon. A voir.
Un juge incorruptible aux méthodes qui détonnent en proie à la corruption généralisée de la justice, du monde politique, de conflits d'intérêts mêlant notables, anciens barbouzes et petites mains Une enquête menée tambour battant, un casting somptueux, des dialogues forts de sens
Un excellent film de Yves Boisset à la frontière entre politique et policier. Patrick Dewaere y est fabuleux en juge casse-cou entouré de solides seconds rôles.
Ce film est inspiré par l'assassinat du juge François Renaud survenu à Lyon en juillet 1975. Ce polar d’Yves Boisset sorti deux ans après les faits, est d’une farouche efficacité. *Le Juge Fayard dit "Le Sheriff"* est fort car dénonciateur d'un pouvoir Français peu démocratique durant les années 70. On a affaire à un basculement concret où d'un simple braquage de station service on passe à une affaire d’Etat très compromettante et qui atterrit dans les mains du jeune et ambitieux juge Fayard qui découvre que les truands en question sont membres du SAC (Service d’Action Civique). Dès lors, Boisset dévoile un système prétendument démocratique, qui en réalité est trempé par la violence et la corruption, tout en mettant en avant la complicité de certains politiciens. Concernant Dewaere, malgré la pression permanente que subit son personnage, il trouve une fois de plus un rôle lui collant parfaitement à la peau et correspondant impeccablement à son jeu d'acteur fougueux et impétueux.