Rue Barbare
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Alasky

464 abonnés 4 736 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 septembre 2025
Film noir, violent et politiquement incorrect, le cinéma français dans ce qu'il a de plus sordide pour l'époque.
L'ambiance est ultra pessimiste, le décor est sobre, froid, glauque.
Très années 80 en ce qui concerne la mise en scène et la musique, qui ont énormément vieilli, mais Giraudeau porte le film et est bien entouré.
Un film qui vaut le coup d'oeil.
CH1218
CH1218

286 abonnés 3 307 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 28 novembre 2024
Combat de coqs entre Bernard Giraudeau et Bernard-Pierre Donnadieu. Pour ceux qui ne le connaissent pas, « Rue Barbare » peut être vu comme une curiosité, tant son climat à la fois glauque, malsain, sauvage, violent et désespéré, est peu courant dans le cinéma français. Dirigé par Gilles Béhat et mis en musique par Bernard Lavilliers, le film n’a pas si bien vieilli que ça. J’en gardais en effet un bien meilleur souvenir par rapport à ce que j’ai (re)vu dernièrement.
cinéman
cinéman

53 abonnés 946 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 30 septembre 2024
Un peu kitsch avec du sang rouge vif comme on n'en fait plus et des voyous qui surjouent. On a l'impression qu'ils ont loué une rue, pour y installer leur propre décor et leurs acteurs, car rien n'est vraiment comme dans la vie réelle (sauf dans de rares scènes). Mais on a tout de même le plaisir de retrouver le tandem Bernard Giraudeau/ Bernard-Pierre Donnadieu, deux acteurs charismatiques, et la musique de Bernard Lavilliers. Trois Bernard ! L'histoire simple sert de prétexte à créer cet univers spécial, fait de misère sociale et de bagarres des rues.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 11 février 2007
Aussi un de mes films préférés mais aujourd'hui disponible en DVD.

C'était juste pour laisser cette info car ce serait dommage de ne pas le mettre dans la biblio avec les Tim Burton, David Lynch, Tarentino etc..
Nicolas Métrich
Nicolas Métrich

43 abonnés 801 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 juillet 2023
Excellent film dramatique , avec beaucoup d'émotions , de tensions , de suspens .
Pas beaucoup d'action , mais la bagarre à la fin du film , à coup de poing américain contre bracelet de force en en cuir clouté , dure longtemps , est trés impressionante , spectaculaire et violente ( Pas pour les âmes sensibles , d'ailleur ce film a été interdit au moins de 13 ans , lors de sa sortie au cinéma , en 1984 ) .
RochéDavid57
RochéDavid57

11 abonnés 235 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 décembre 2024
"Voilà sans doute un des plus beaux fleurons de "film culte" à la française. Un chef-d'oeuvre du genre!
RUE BARBARE a déjà plus de 40 ans, mais il fascine toujours autant. Beaucoup diront qu'il a vieilli. Et alors? Tant mieux même, serais-je tenté d' ajouter! Car ses images qui sentent le poussiéreux et le défraîchi font aussi tout son charme. On n'est pas ici dans un Marvel sous cellophane, noyé dans des effets spéciaux dernier cri, mais dans un bon vieux produit à la française, tourné avec trois francs-six sous, au début des années 80. RUE BARBARE est un film brutal, poisseux, cradingue, qui sent le sexe, la sueur et le sang à plein nez, C'était le but recherché. Comme quoi, c'est souvent avec des budgets de misère qu'on réalise des pépites. Et ce film-là en est assurément un des plus parfaits exemples.
Adapté (librement) du roman "Epaves" de David Goodis, Gilles Béhat réalise avec RUE BARBARE le seul film notable de sa carrière. C'est son bébé, son chef-d'oeuvre! L' histoire? Dans une cité ouvrière française, sans doute dans les années 70-80, on ne s'occupe jamais des affaires des autres ("j'ai rien vu, j'ai rien entendu"). Daniel Chetman dit "Chet" le sait, mais il enfreint cette règle une nuit, en portant assistance à une jeune chinoise battue et violée par Mathias Hagen, chef du "gang des Barbares" auquel Chet a appartenu autrefois. Les fauves sont lâchés, plus rien ne sera jamais comme avant.
Tous les personnages de RUE BARBARE sont des épaves, comme le titre français du livre de Goodis ("Street of the Lost" dans sa version originale). Seul Chet (impeccable Bernard Giraudeau) tente de garder la tête hors de l'eau et de maintenir un semblant de cap dans sa vie. Pour lui-même, et pour sa femme surtout, Eddie (Corinne Dacla), victime elle aussi, il y a des années, du "gang des Barbares". Mais en secourant la jeune chinoise, Chet voit resurgir Hagen (impressionnant Bernard-Pierre Donnadieu en parfait psychopathe) qui ne lui pardonne pas son geste. Il s'ensuit alors un déferlement de violence dont personne ne sortira indemne. RUE BARBARE possède une galerie de personnages, souvent complètement barges, à l'image de Paul dit "Rocky Malone" (Jean-Pierre Kalfon), rockeur raté, et frère de Chet. Les autres, à des degrés divers, ne valent pas mieux. Mais inutile de rentrer ici dans le détail de cette véritable cour des miracles. RUE BARBARE se déroule dans un monde dystopique, qui n' est pas sans rappeler le nôtre, celui de 2024; violence quotidienne, trafic de drogues, monde de la nuit, sexe, prostitution, jeunesse destructrice, folie...Je ne sais pas si Kubrick a vu le film en son temps, mais il aurait pu y déceler parfois comme des airs de son "ORANGE MECANIQUE".
Les personnages du film ne sont au final que des désespérés qui n'attendent rien de la vie, qui la traversent en spectateurs, plutôt qu'acteurs, résignés. Ont-ils d'ailleurs espéré un jour quoi que ce soit? La musique de Lavilliers ("Midnight Shadows") apporte beaucoup à l'ambiance glauque et crépusculaire, qui culmine dans l'affrontement final. D'une violence inouïe, et peut-être sans précédent dans le cinéma français, au moins jusqu'en 1984, date de la sortie de RUE BARBARE sur nos écrans.
Pour la petite histoire, Giraudeau et Donnadieu connaîtront un destin tragique similaire, décédant tous les deux d'un cancer en 2010; à l'âge de 63 ans pour le premier nommé, et 61 ans pour le second. Le film de Gilles Béhat se termine avec la chanson de Lavilliers "Y'a peut-être un ailleurs", qui sonne comme une conclusion parfaite de sa partition barbare. Peut-être Giraudeau et Donnadieu se sont-ils posés la même question au crépuscule de leur existence? Qui sait?"
.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 24 septembre 2015
Trente ans après, ce film reste pour moi un must, qui m'a durablement marqué. Je l'ai revu il y a très peu de temps, avec un plaisir intact. Tous les acteurs sont formidables, Giraudeau, bien sûr, et Donnadieu - mais aussi tous les autres, Jean-Pierre Kalfon, Christine Boisson (sa voix me donne encore des frissons !), Michel Auclair, Jean-Pierre Sentier, Pierre Frag... qui, tous, donnent chair à leur personnage. C'est profond, intelligent, très bien filmé, les scènes de combat sont fantastiquement chorégraphiées (Giraudeau y utilise à plein ses talents de danseur). C'est sombre, violent et en même temps plein d'humanité (merveilleux Temporini)... Rajoutez à ça la musique du grand Lavilliers et vous obtenez le film parfait.
A voir absolument.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 6 mai 2013
Bien évidemment, il est difficile d’apprécier ce film si l'on n'a jamais vécu une pareille ambiance et/ou à cette époque. Je vois pourtant bien des similitudes entre des faits divers et des comportements bien actuels et l'atmosphère de ce film. Ce film n'est peut-être pas un chef-d'oeuvre et il est sans doute, pour certains, très "daté", mais il est sans nul doute réussi et j'ai eu plaisir à le revoir.

Une question pour les spécialistes: Qui est l'actrice qui fait une apparition dans la scène d'ouverture du film ? Elle est enceinte, rentre chez elle en portant ses courses et prend bien soin d'éviter le café "Au Bon Accueil" et de ne pas répondre aux appels au secours de la petite fille chinoise.
Gassman Vitorio
Gassman Vitorio

3 abonnés 15 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 août 2025
Le film de Gilles Béhat, sorti en 1984, est souvent présenté comme un polar urbain, violent et noir, typique de la France postindustrielle. Patrick Norbert, ancien voyou devenu respectable, voit son passé ressurgir quand son ancien quartier et ses codes barbares le rattrapent. C’est une histoire de territoire, de clans, de survie dans une ville qui ressemble à une jungle.

Mais pour ceux qui, comme moi, avaient 17 ans dans ces années-là, *Rue barbare* n’était pas qu’une fiction. C’était une résonance. La bagarre, à l’époque, avait une liturgie : poings américains pour certains, sport de rue pour d’autres. On se retrouvait en bande, dans des terrains vagues, cercle formé, et chaque groupe désignait ses champions. Le combat se faisait **un contre un**, devant tous. L’honneur n’était pas une abstraction, il se mesurait dans la sueur et les coups.

Les batailles rangées existaient, certes, mais elles naissaient de l’urgence : un copain à protéger, une embrouille qui dégénérait. Alors oui, ça pouvait virer à la mêlée générale, mais ce n’était pas la règle. Contrairement à aujourd’hui, où la violence est souvent lâche, armée, numérique même — nous, c’était une discipline sauvage, une école paradoxale de respect.

*Rue barbare* exagère parfois, dramatise à l’écran ce que nous vivions dans la poussière. Mais il reste ce rare film français à avoir capté la **sauvagerie urbaine** sans la transformer en caricature comique. Il restitue une époque où la rue forgeait des caractères, où l’on apprenait à perdre, à gagner, et parfois à se faire un nom.

Aujourd’hui, ce film a vieilli, mais il garde cette odeur âpre de bitume, de sueur et de loyauté cabossée. Pour moi, il reste comme une archive sensible : non seulement du cinéma français des années 80, mais aussi de nos adolescences perdues — celles où la bagarre n’était pas un crime, mais un rite de passage.
dominique Manesse
dominique Manesse

7 abonnés 153 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 21 octobre 2024
J'ai beaucoup aimé ce film déjà pour l'interprétation des acteurs et actrices . pour les années 80 c'était pas mal . une occasion de revoir ces grands acteurs disparu Bernard Giraudeau . et Bernard pierre Donnadieu
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 3 juin 2018
Mitigé. Il y avait moyen de faire mieux, beaucoup plus cru et réaliste surtout. Je lui donne juste la moyenne, pas plus. spoiler: Note à cause de la fin, car franchement la baston de fin, même pour 1983 est ridicule, sa femme qui meure juste car elle s'est cognée contre un mur : n'importe quoi., mais toute la fin globalement est ratée.
Dommage, la BO est très bonne, il y avait les éléments pour faire bien mieux !
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 7 janvier 2014
Comment peut on trouver un intérêt à ce genre de film, cela me dépasse. Tout y est volontairement choquant, aussi bien le scénario que les dialogues volontairement vulgaires. Tout n'y est que sensationnalisme et obscénité.
Ce film fait l'apologie de la violence sous toutes ses formes et me laisse franchement septique.
J'ai connu Bernard Giraudeau beaucoup plus inspiré que dans ce très mauvais film.
Bref, je déconseille ce film et ceux qui ne l'ont pas vu sont les plus chanceux.
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