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Un visiteur
4,0
Publiée le 14 juillet 2012
Film qui traite plus de la liberté que de l'esclavagisme en lui meme. L'idée est interessante mais par contre le choix de la grece romaine ou le servage russe aurait été moins polémique sur la question raciale. Car la dernière phrase du film, avec la sensibilité de chaque personnes peut etre pris a double sens. Le doute de la démocratie (sans que le réalisateur partage la dictature) est vraiment exellent.
Un réalisateur très interessant mais mais moins de polémique et de double sens serait le bienvenu. Ces deux volets sur l'amérique sont très caractéristique.
Ce film souffre de sa comparaison avec Dogville. Premièrement, l'actrice n'a ni le charme ni la présence de Nicole Kidman. Ensuite, le discours est plus prévisible et beaucoup moins riche que celui de Dogville.
Mais Dogville étant un chef-d'oeuvre, ce film reste néanmoins honnête.
Evasion garantie, réflexion très intéressante, concept du decors qui se construit au fur et à mesure, tout est parfait. Du grand Lars Von Trier- et ici on peut dire, que pour un provocateur qui y'a pas longtemps a été qualifié de raciste, dépunt ici l'idée de condéscendence, et de dépendance à l'oppression, magnifique.Après, je sais pas ce que ferais ce type de cette description assez sociologique de la condition de l'esclave... A voir absolument.
Après Dogville, était-il possible de faire aussi bien, voire mieux, sans lasser le spectateur par l'absence de décors ? Hé bien oui, c'est fait. Encore une fois, la vertu découvre l'existence du vice... mais reste assez forte pour admettre ses erreurs et agir en conséquence.
Très peu médiatisée, donc peu connue, cette suite de Dogville surpasse - et de loin - le premier volume.
A sa sortie, certains critiques se sont lâchés, traitant le pauvre Lars de nazi; c'est montrer à quel point on est réticent à la réflexion sur certains sujets, et on refuse de comprendre lorsque l'analyse se fait en profondeur. Lars von Trier à dressé ici un sublime scénario sur la relation maître-esclave, sur la soumission, mais surtout sur le choc de cultures, d'éducations. Le sujet est donc beaucoup plus universel qu'il n'y parait : c'est le choc de l'altérité, et la manière dont on accepte ou non les différences de modes de vie. Les acteurs, moins connus que ceux du premier épisode, donnent tout, et on leur en est redevable. Quant à Lars, il signe ici une de ses plus belles mises en scène : plus sobre, plus maîtrisé que Dogville, Manderlay est un très grand film.
Lars Von Trier est un maître du genre, un film très bien réalisé avec une histoire vraiment très intéressante. Seul petit hic est le personnage de Grace qui malgré une belle prestation de l'actrice, n'arrive pas à la hauteur de Miss Kidman.
Suite officielle de Dogville, Manderlay souffre de la comparaison avec son prédecesseur. Gardant les mêmes principes et la même héroine (Kidman très bien remplacé par Bryce Dallas Howard), Lars von Trier conte l'histoire de Manderlay, une propriété ou existe encore l'esclavage, 65 ans après son abolition. Certes Lars Von Trier prouve de nouveau qu'il est un des plus grand metteur en scène actuelle, mais on le sent tourner en rond dans es propos et sa fable politique d'une remarquable pertinence, valait peut-être un peu moins le coup d'être contée que celle de Dogville. Malgré une remarquable dernière demie heure, on sent Lars von trier un peu absent de ses propos, un peu comme si lui aussi commençait à se lasser du dispositif mi en place dans Dogville. Il reste un bon film, quoique un peu décevant. Une oeuvre mineure dans la carrière du grand Lars.
Voila un film qui donne à reflechir! Excellent au niveau scenographie (rien de surprenant par rapport à Dogville, mais je me dois de rappeler combien cette scénographie est original et permet de servir au mieux les acteurs), scenario, et jeux d'acteurs. Il est triste de ne pas voir Nicole Kidmann dans ce film, même si Bryce Howard s'en tire très bien ! A voir absolument !!
L'interprétation est fabuleuse, Bryce Dallas Howard en tête, qui nous livre une Grace qui a évolué par rapport au premier volet, et n'a guère à lui envier. Le réalisateur danois traite le thème de l'esclavage sous un angle nouveau fascinant, doublé d'une mise en scène novatrice : la narration est toujours aussi bien pensée. Peut-être moins dérangeant, mais aussi efficace que "Dogville".
De la même veine que Dogville, traite de l'esclavage sans sombrer dans la niaserie. Le seul "inconvénient" est la mise en scène originale, mais on y prend vite goût. Tout comme Dogville, ne laisse pas indifférent.
Moins captivant et mois effrayant que le premier volet DOGVILLE, MANDERLAY ne bénéficie plus de l'effet de surprise théatrale. En revanche la direction d'acteurs est irréprochable et le discours donne encore à réfléchir.
Manderlay n'est pas un film séduisant. En témoigne la minimisation du décor, qui, pour certains, enlève déjà tout attrait esthétique. En réalité, elle permet de concentrer toute l'intensité du récit dans les personnages, car c'est bel est bien l'homme qui intéresse ici von Trier, et rien d'autre. Les mouvements de caméra viennent souvent aider le réalisateur : très gros plans ou, au contraire, vues aériennes (qui montrent un cadre plat et vide où le seul mouvement est celui des hommes) contribuent à faire de l'humain le centre du film. Manderlay est plus une lourde dissertation qu'un film léger et conventionnel. Une dissertation ? Non, une fable plutôt. Car c'est bien le récit que von Trier utilise pour donner matière à réfléxion, un récit par ailleurs remarquablement ficelé, avec des moments où la tension est au sommet (lorsque Grace doit tuer la vieille criminelle), de grandes surprises et révélations, des personnages aux multiples facettes, etc. Sujet de la fable ? l'idéologie. N'est-on pas mieux esclave que libre, puisqu'esclave c'est sur son maître qu'on peut rejeter la faute de sa condition, tandis que libre, on ne peut s'en prendre qu'à soi-même? Doit-on, dès lors, imposer la démocratie (dont le cinéaste montre habilement les limites et l'hypocrisie) ? Une fable politique, donc, et qui prend le contrepied du politiquement correct : les noirs, présentés au départ comme des opprimés, et Grace comme un messie, seront, les uns comme les autres, montrés à la fin comme des humains, avec des qualités et des défauts. D'où l'ambiguité du message du film. Vous cherchez des méchants et des gentils? Passez votre chemin : Lars von Trier déjoue le manichéisme du politiquement correct, pour mettre blancs et noirs sur un vrai pied d'égalité. Le film est-il vraiment une critique des Etats-Unis et de la condition des noirs outre-Atlantique? Je ne pense pas. Ce contexte ne sert que de support à une réflexion bien plus universelle. Beau film ? Non. Reflexion intéressante ? Oui !
Bien que pas peu motivé au début, j'ai été très agréablement surpris par cette mise en scène troublante, passionnante et magnifiquement interprétée entre autre par Bryce Dallas Howard. A voir
Entre le cinéma et le théâtre, sur un terrain aussi glissant que l'esclavage, Trier déploie une fable qui délivre des messages originaux. Mention spéciale à Willem Dafoe en figure paternelle.
Une suite à dogville, à la fois surprenante et émouvante sur une page sombre de l'histoire américaine et de l'esclavage. Du grand Larsvon trier. Bryce Dallas Howard reprend le role de nicole kidman avec talent.