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kray
68 abonnés
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4,0
Publiée le 18 septembre 2010
Les jolies colonies de vacances chantait pierre perret , mais içi elles n'ont rien de jolies , la faute à des "monos" quelque peu tordu pour ne pas dire abjects . Miller signe un véritable coup de maître qu'il confirmera par la suite avec des joyaux tel garde à vue ou le terrible mortelle randonnée.
l'ambiguïté est à la fois la force et la relative faiblesse du film. par moment, elle semble une facilité pour justifier quelques actions mal rattachées à la trame narrative; souvent, elle donne ce sentiment de malaise constant que l'on peut ressentir à la vision de ce film bizarre. Car en vérité, l'apparent manichéisme du duo Dewaere - Bouchitey est sans cesse mis à mal par le charisme de dewaere et le manque de séduction, à contrario, de bouchitey. Comme dit dans le bonus du dvd, le personnage de bouchitey n'a pas d'humour, est exaspérant, ne suscite pas la compassion et c'est finalement notre jugement moral qui s'en trouve gêné. un film étrange, perfide, parfaitement mis en scène par claude miller qui, s'il fera encore mieux après (mortelle randonnée), livre une oeuvre sans équivalent dans le cinéma français.
A M B I G U I T E. Des personnages, d'abord. Une ambiguïté réalisée avec beaucoup de finesse. Patrick Bouchitey est extraordinaire, et son alter-ego, Dewaere, également. L'intrigue se déroule avec fluidité et tension. Un huis-clos réussi, et une fascination pour les vices des personnages s'installe. Mais, l'ambiguité réside également en la nature du film. De nombreux moments frôlent le génie ; pensons notamment à la présence latente de la piscine. Néanmoins, certains aspects sont parfois trop emphatiques, et la scène du bal a ...mal vieilli. Ce qui empêche l'effet initial de prendre toute sa puissance. La meilleure façon de marcher, la meilleure façon de faire un film, c'est sans doute celle de Claude Miller ; à condition de s'éloigner du sentier de temps en temps...
Claude Miller filme une confrontation de deux caractères assez troublante. Acteur fascinant, Patrick Dewaere impose sa présence, son naturel et sa bestialité face au vassal Bouchitey.
"La Meilleure façon de marcher" est un film accès principalement sur les rapports humains, en particulier les facettes les plus détestables de la nature humaine : humiliations, moqueries, insultes, bizutages, chantages, provocations. Tout y passe ou presque. Sauf le meurtre. Quoique, ce dernier point de la face noire de l'homme a failli être atteint. C'est donc l'histoire d'un jeune animateur de colonie de vacances, magnifique Patrick Bouchitey, qui devient une cible et un sujet de moquerie pour son collègue, le génial et feu Patrick Dewaere, à cause de certains de ses penchants, pas en phase avec l'idée que l'on a de l'homme... . Heureusement pour lui qu'il a comme soutien la feu et ravissante Christine Pascal pour l'aider à supporter et à surmonter cette adversité. Et la fin du film es tout simplement surprenant et encore plus délectable que tout le film lui-même. A voir absolument.
Le thème du harcèlement déjà en 75. Belle distribution, belle pléiade d’acteurs au jeu parfois appuyé, mignonne histoire d’amour, retournement final vengeur mais peu crédible. Avec Christine Pascal, Claude Piéplu.
J'avais beaucoup aimé ce film à sa sortie, mais il a très mal vieilli. A voir comme un documentaire sur la beaufitude et l'homosexualité dans les années 70.
Un duo d’acteurs époustouflants et très convaincants, Dewaere est superbe comme à son habitude, Bouchitey est étonnant et troublant. Une relation passionnelle entre deux mecs en forme de corrida où l’ambiguïté est omniprésente (le contexte de l’époque n’était certes pas favorable à l’homosexualité), et qui connaîtra un dénouement explosif… On peut à mon avis parler de thriller psychologique. UN MUST.
C'est terrible d'tre l'enfant harcelé, des l'adultes emmerdés par le groupe de mono également. Marc est dur avec Phillipe, ça fait mal surtout la scène du diner et de la blague ou l'on pense qu'il a dévoilé le secret dérobé. Je ne me suis pas empêchée de rire pour autant. Par je n'ai pas compris la fin, c'est Tenet.
très déçu par ce film considéré comme un chef d'oeuvre. Aucune situation entre ces deux hommes n'est vraiment réaliste et je n'ai du coup pas réussi a rentrer dans le film.
C'est, avec Garde à vue, le meilleur film de Claude Miller. L'affrontement Dewaere/Bouchitey est époustouflant et le sujet (délicat pour l'époque) est traité avec beaucoup de sensibilité. Un excellent film.
Pour sa première mise en scène Claude Miller frappa très fort avec un des films les plus juste, les plus ambigu, les plus dérangeant, les plus émouvant et les plus drôles des années 70. Oeuvre profondément humaine et en partie autobiographique, La Meilleure Façon de marcher n'en demeure pas moins un film sur l'acceptation de soi et des autres, sur l'humiliation et le manque total de tolérance envers ceux qui ne respectent pas les règles établies. Le génial Piéplu reste cet acteur ahurissant de cocasserie et de perfection. 3 scènes suffisent à la lumineuse Christine Pascal pour insuffler chaleur et tendresse à son personnage d'une justesse triomphante. Patrick Bouchitey est est absolument remarquable et reste la révélation du film tandis que Patrick Dewaere y confirme juste après Les Valseuses son immense talent.
Débuts très difficiles, voire impossibles, d' un jeune chubby "encadrant" et de son "chaser efféminée" amouraché, dans une colonie de vacances française des années 60. Miller signe un film parfait sur la meilleure conduite à tenir en cas de 'litige amoureux homosexuel, entre le code d'honneur de l'homme, dans toute son intégrité d'homme, jusqu'à son stéréotype d'"homme", face a un Patrick Bouchitey en "drag queen flamboyante" a ses heures éperdues et transies d'amours perdus pour le très mâle et très testostéroné Patrick Dewaere. A voir comme une "colonnie de vacances aux effluves perverses (mais n'est-ce pas le parfum doux-amer de toutes bonnes colonies qui se respectent..?), avant la "déflagration"..
Comment faire domelette sans casser des ufs ? Barricadé par des façades infranchissables de pudeur, Miller parle, motus et bouche cousue, dhomosexualité avec une incertitude vissée. Miller scinde deux moniteurs de colo par de fortes dissimilitudes de tout propos. Philippe, fils du directeur, muet et sage comme une image de garçon bien-élevé, mange sans bruit et donne son avis en dernier. Bouquineur, il forme ses gosses au théâtre, connaît des problèmes de communication avec sa fiancée et découvre son histoire à travers une petite nature à lunettes. Né aux antipodes de Marc, pile électrique doublement musclée, grande gueule sans-gêne rentre-dedans, Marc mène son groupe militairement. Il découvre Philippe faire le travesti en secret. Les rapports entre les deux mecs se taisent en malaise incurable sustenté de non-dits et dinsinuations perverses. Marc conçoit que Philippe est homo. Marc lest peut-être aussi, mais se voile la face en martyrisant Philippe comme un malpropre, le miroir qui lui reflète ce quil nose pas derrière ses trucs virils. Miller a décortiqué les poncifs désuets comme des appâts pour distraire, afin de tirer choses au propre entre les hommes, dans un affrontement final dapparence et de manière. La meilleure façon de marcher, secret qui unit deux hommes par une ambivalence tabou, alliance de respect efforcé et dincompréhension persévérante.