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Fryzer
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4,0
Publiée le 4 septembre 2024
Alain Delon en Tom Ripley c’est +1000 d’Aura et QI. J’ai vraiment aimé cette œuvre de la première minute à la dernière avec une vraie écriture qui tient en haleine, à chaque moment du récit, Alain Delon est tellement à l’aise à la caméra, j’ai beaucoup aimé également Maurice Ronet, la dynamique entre lui et Delon était excellente. La bande sonore avec cette fin, magique !
Particulièrement retors, Plein soleil débute de manière assez banale pour progressivement instaurer une atmosphère torve qui crée finalement un véritable malaise. A la fois revanche d’un jeune homme pauvre sur une classe aristocratique arrogante, mais aussi film de la substitution d’une personnalité par une autre (on n’est jamais loin de la schizophrénie), Plein soleil expose en pleine lumière – magnifique photographie de Decae – des comportements qui tiennent au contraire de la zone d’ombre. Le coup de génie de ce bijou de Clément vient de ce hiatus entre une forme lumineuse et une histoire extrêmement sombre. Et puis il y a Alain Delon. Pas étonnant que le jeune débutant soit devenu immédiatement une star tant il émane de lui une stature immense. Comme souvent dit dans les différents commentaires, la caméra semble irrémédiablement amoureuse de lui. D’une beauté solaire transpirant à chaque mouvement, l’acteur incarne à merveille ce personnage ambigu. La réalisation rigoureuse et inventive – on tourne ici en décors naturels comme dans la Nouvelle Vague – vient apporter un supplément d’âme à ce polar brillant qui mérite largement le regain d’intérêt qu’il suscite depuis quelques années.
“Plein soleil” est la première adaptation sur grand écran du roman “Mr Ripley”, avant celle américaine “Le talentueux Mr Ripley”. Celle-ci est peut-être plus fidèle puisque bien qu’elle laisse sous entendue la relation homosexuelle entre Tom et Philippe, elle ne fait pas passer le meurtre pour un accident comme dans la version américaine. La prestation d’Alain Delon est sombre et subtile, on ne voit sa culpabilité que dans ses yeux. La musique de Nino Rota présage déjà celle du parrain avec cette fraîcheur italienne glauque.
un classique du genre avec Delon sublime de beauté et maurice Ronet , plus Marie Laforêt. le thriller parfait sous la lumière italienne. les années soixante commençant ; musique de Nino Rota comme dans la Dolce Vita sortie la même année.
Pas mal cette adaptation solaire du roman psychologique de Patricia Highsmith ( la fin du film se démarque du roman de Highsmith..), pas mal mais un peu moins bonne que l'autre thriller vénéneux de René Clément avec Alain Delon : " Les Félins". La faute peut-être au rythme un peu languissant d'un film qui vaut surtout pour le suspense psychologique, les failles psychologiques de Ripley et la relation dominant-dominé entre Delon et Ronet ( les deux acteurs retrouveront d'ailleurs quelques années plus tard, dans "La piscine", des personnages aux mêmes rapports troubles..) Assez vite, on comprend que ces deux là sont de faux amis et que Philippe-Ronet, riche oisif et fils à papa méprise socialement Ripley-Delon qui le jalouse et rêve de le supplanter. Delon révélait qu'il avait réussi à convaincre producteurs et réalisateur de jouer Tom Ripley, faussaire et bientôt assassin, rôle au départ prévu pour Ronet, qui aurait fait lui aussi un excellent Ripley, tant il excellait dans les rôles ambigus de séducteurs cruels. " Plein soleil", un film qui porte bien son nom, sous le soleil écrasant et le bleu de la méditerranée, comme le bleu azur sur la peau bronzée de ses interprètes, que Clément s'attache à filmer au plus près : le bleu des yeux de Ronet et Delon ; les yeux bleu-vert de Marie Laforêt : un vrai concours !
Transposant à l’écran le roman de Patricia Highsmith, René Clément s’est complètement approprié l’histoire : l’Italie, Ripley, ses obsessions, ses manipulations tortueuses, son charme. Alain Delon désarçonne par la beauté réservée qu’il donne à son personnage, épris d’une personnalité, d’un charisme qu’il envie jusqu’à la confusion. Le cinéaste tisse un piège troublant, toujours plus étroit dont l’issue a disparu dès le fatal coup de couteau. Magistral !
Le vieux cinéma français aussi a du bon parfois, et plein soleil en est le parfait exemple. Drame (tragédie ?) franco italienne, le film «brille» avant tout par le jeu de ce jeunot de Delon, magistral assassin manipulateur. On retiendra aussi un scénario, malgré quelques longueurs, relativement bien ficelé ainsi qu’un thème de fond d’une justesse irréprochable, collant parfaitement à une Italie brûlante des années 60… Une surprise de classique donc, et surtout le film qui vous fera penser à autre chose qu’aux bonshommes jaunes lorsque désormais vous entendrez le nom de Marge…
Première adaptation du roman de Patricia Highsmith « le Talentueux Mr. Ripley ». Avec une intrigue prenante mais sans réelle suspense et assez lente, René Clément nous offre un classique du cinéma français qui a un peu vieilli. Maurice Ronet et Marie Laforêt se laissent séduire puis manipuler (et plus encore...), comme le spectateur, par un personnage mystérieux, froid et plein d’ambiguïté, interprété par un excellent Alain Delon, alors jeune débutant de 25 ans. Rien que pour lui, «Plein Soleil » mérite d’être vu au moins une fois
Un bon film français, à voir notamment pour l‘atmosphère envoutante, la musique sympathique de Nino Rota ou encore pour voir Alain Delon à ses débuts. Scénaristiquement c’est très bon, il n’est pas du tout étonnant de voir que les américains ont fait un remake de ce film. La distribution est bonne, Alain Delon, encore très jeune joue le second grand rôle de sa carrière après celui de Rocco dans le film de Visconti, son personnage est très intéressant et le grand magnétisme de l’acteur font de ce Tom Ripley un personnage culte, qui sera joué par la suite par des acteurs tels que Dennis Hopper, Matt Damon ou encore Maurice Ronet. Ce dernier à l’affiche de ce film retrouvera quelques années plus tard Alain Delon et Romy Schneider (qu’on aperçoit très brièvement au début) pour le célèbre « La piscine », similaire sur plusieurs points à ce film de Clément selon moi, et encore meilleur.
Un début inquiétant, qui laisse penser qu'on va assister au cabotinage de deux olibrius machos en vacances. Heureusement, cette mouture méditerranéenne n'est que l'enluminure d'un film noir plus tourmenté. Clément capture d'abord la complicité envieuse de Tom, puis l'isole en pleine mer, avec Philippe et marge, sous un soleil cuisant qui fait perdre la tête aux protagonistes.
Le désir transclasse de Tom le conduit à spoiler: usurper l'identité de Philippe, allant jusqu'à porter ses habits, imiter sa signature et adopter ses attitudes bourgeoises. Inévitablement, il s'enferre dans son mensonge .
Clément angle son film sur un personnage froid et condamnable. De cette façon, il nous permet de ressentir la frustration de Tom, de voir la difficulté de tenir l'arnaque, tout en nous laissant réfléchir à l'immoralité de la démarche. Le soleil, qui l'éclairait d'abord, l'aveugle et le brûle.
Le spoiler: cadavre de Philippe , en métaphore rabattue de la vérité, remonte à la surface. Proverbe qu'on pourrait étoffer – avec toutes les réserves qu'on leur porte – de deux autres pour synthétiser le film : la caque sent toujours le hareng ; bien mal acquis ne profite jamais.
Mieux que la version américaine avec Matt Damon (le talentueux Mr.Ripley) qui m'a donné envie de voir la première version française (avec quand même une approche et conclusion bien différentes). Un excellent Alain Delon, charismatique dans le rôle de Tom Ripley, un être manipulateur et cynique. Un très bon film à voir ou revoir.
En 1960, le cinéma français envoie Alain Delon au rang de star. Dans "Plein soleil", il crève l'écran dans son rôle de manipulateur. Même si le film possède quelques longueurs, il reste vraiment très bon. Le casting fonctionne à merveille, le scénario original pour l'époque est efficace et le suspens reste tout le long du film.
Un joyaux du 7ème art,traité avec rigueur,intelligence,maîtrise,sobriété... Un scénario excellent (P. Highsmith); une direction d'acteurs excellente ; Une interprétation excellente ; Des paysages magnifiques,baignés de lumière,de chaleur,d'immensité... Très supérieur au remake de A.Minghella... Le meilleur film de R. Clément. A signaler,vers la fin du film,l'apparition du comédien Pierre Zimmer,dans le rôle d'un aristocrate... 6 ans plus tard,il réaparaîtra dans un autre chef d'oeuvre : "le deuxième souffle" (JP Melville / J. Giovanni),sous les traits d'un aristocrate de la pègre,prénommé Orloff, personnage d'exception, insolite,classieux,atypique,stylé,mythique,suréaliste !...
L'histoire de Ripley bien rendue dans un film jeune plein d'action imprévisible. D'ailleurs une scène du bateau a été improvisée par une petite tempête. Un vieux bijou.