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    Plein soleil
    note moyenne
    4,0
    3300 notes dont 146 critiques
    répartition des 146 critiques par note
    35 critiques
    55 critiques
    35 critiques
    12 critiques
    5 critiques
    4 critiques
    Votre avis sur Plein soleil ?

    146 critiques spectateurs

    soniadidierkmurgia
    soniadidierkmurgia

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    5,0
    Publiée le 11 septembre 2020
    En 1961 c'est bien un metteur en scène français qui réinvente le film noir tombé en désuétude depuis une dizaine d'années après sa période dorée à Hollywood dans les années 1940. René Clément que l’on n’attendait pas dans cet exercice bouleverse complètement les archétypes picturaux du genre en abandonnant les décors urbains et nocturnes des grands films noirs des Siodmak, Lang ou Preminger directement inspirés de l'expressionnisme allemand. C'est en "plein soleil" comme le dit explicitement le titre du film que l'action va se jouer. Drôle de pari quand on y pense. Idem pour l'éternelle femme fatale qui laisse sa place à un mano à mano masculin où la tentation homosexuelle est à peine voilée. L'entreprise était donc plutôt périlleuse. René Clément qui comme Hitchcock avant lui (« L’inconnu du Nord Express »1951) adapte Patricia Highsmith s’en sort comme le maître qu’il était à coup sûr. La mise en scène de Clément laisse voir derrière l’intrigue à suspense une peinture au vitriol de l’éternel affrontement des classes sociales. Le choix des acteurs est très révélateur de cette volonté et l'on se dit que Bella Clément a eu une intuition de génie en convaincant son mari de confier à Delon le rôle de Ripley plutôt que celui de Philippe Greenleaf auquel son physique de jeune prince le prédisposait de prime abord. La performance de Maurice Ronet est en tout point remarquable et retranscrit parfaitement cette supériorité immanente des gens bien nés. La scène où ce dernier en compagnie de Ripley vient au guichet d'une banque chercher l’argent quotidien utile à sa vie de jeune riche héritier en vacances romaines nous dit tout de ce qui va se passer par la suite. Ripley comprend très vite que l’égalité affichée lors des scènes de débauche de l'entame du film ne sera jamais que de façade, l’argent et le rang reprenant toujours leur impitoyable droit. Une seule issue possible pour celui qui n’a rien et qui aspire à tout, prendre la place de celui qui possède. C’est vraiment le tour de force réussi par le scénario (Clément s’est adjoint la collaboration de Paul Gégauff) que de réussir à mener conjointement le suspense et le drame intime qui se joue en chacun des deux hommes. Dans cette histoire sordide et pathétique on se demande dans quelle mesure le drame qui se joue ne revêt pas une dimension sacrificielle chez Greenleaf après sa confession morbide à Ripley sur le bateau. Dans quelle mesure Ripley qui croit s’émanciper de son statut n’est-il pas jusqu’au bout le jouet de celui qui est né plusieurs étages au-dessus de lui ? Toutes ces questions sont admirablement portées par les regards des acteurs que la caméra de Clément fixe dans de nombreux gros plans. Cette pulsion de mort se retrouvera un peu plus tard dans les films noirs de Jean-Pierre Melville qui comme Clément fera de Delon son Stradivarius. C'est ainsi un pont qui se tend entre deux metteurs en scène aux partis pris esthétiques assez divergents. On admirera au passage la virtuosité technique d’Henri Decaë, directeur de la photographie attitré de Jean-Pierre Melville lors de la scène de tempête ensoleillée qui constitue l’acmé de la tension qui règne entre deux hommes qui ne parviennent pas à concrétiser la pulsion charnelle qui les pousse l’un vers l’autre. Rarement l’ambiguïté aura été aussi palpable que dans ce film à facettes multiples où la frustration semble être le seul moteur d’action des protagonistes. Un mot enfin sur Marie Laforêt qui pour son premier rôle parvient à se faire une place au milieu de deux géants qui se jouent l’anthropophagie.
    septembergirl
    septembergirl

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    3,5
    Publiée le 29 juin 2013
    Un drame franco-italien lent, au suspense omniprésent. Un film qui brille avant tout par le jeu d’Alain Delon, assez magistral dans son rôle de manipulateur. Malgré quelques longueurs, le scénario est également bien ficelé et, la musique, l’atmosphère envoûtante et le cadre italien des années 1960 sont d’autres atouts de la réalisation. Première adaptation du livre de Patricia Highsmith, "Plein Soleil" se présente donc comme un bon film policier, au charme certain !
    Misoramengasuki
    Misoramengasuki

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    4,5
    Publiée le 13 août 2013
    A star was born. Les débuts fracassants d’Alain Delon comme acteur de premier plan, sous la caméra d’un réalisateur de haut vol qu’il retrouvera par la suite à plusieurs reprises. Delon incendie littéralement l’écran par son physique extraordinaire, le magnétisme de son regard et l’ambiguïté géniale qu’il parvient à instiller à son personnage. Mais il le doit aussi à René Clément, qui lui offre un rôle d’une grande richesse en même temps qu’un écrin inoubliable. Ah, la lumière du sud de l’Italie, formidablement captée par Henri Decae ! Les décors marins d’Ischia (où furent tournées les scènes de Montebello), les appartements imprégnés d’âme italienne, la mer d’un bleu aussi mortel que les yeux de Delon, les rues de Rome,et de Naples ornées d’une touche fellinienne (la partition de Nino Rota)… Clément ne se contente évidemment pas de produire de belles images : souvent inspiré (on passera sur quelques maladresses, comme la caméra qui s’arrête sur le Bouddha vert quelques instants avant qu’il ne serve au deuxième meurtre, genre : « ce truc là, vous allez le revoir dans pas longtemps »), il signe quelques magnifiques moments : le meurtre à bord du yacht, sorte de tempête de soleil balayée par les vents marins, la visite par Delon du marché aux poissons… De quoi faire taire définitivement les porte-flingues de la Nouvelle Vague qui l’avaient pris pour cible. Au côté de Delon, Maurice Ronet signe également une prestation remarquable, ange déchu à mi-chemin du Claude Rich des « Tontons flingueurs » (le mélange de légèreté et d’arrogance) et du Henry Fonda de « Il était une fois dans l’ouest » (le sourire et le côté inquiétant). Marie Laforêt est un ton en dessous, en dépit de ses grands yeux dorés : elle a du mal avec les dialogues, il est vrai souvent empesés, qui constituent la seule vraie faiblesse du film. Cela s’oublie vite : cinquante ans après, « Plein soleil » reste une référence incontestable - d'autant, on oublierait presque de le signaler, que son intrigue est palpitante de bout en bout.
    Angela Ki La
    Angela Ki La

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    5,0
    Publiée le 24 février 2012
    Chef-d’œuvre du thriller à l’ancienne, et petit classique du genre. Histoire écrite avec intelligence, scénarisée avec soin, et interprété de main de maître, avec un casting superbe. La complexité du film est resserré autour du personnage de Ripley, qui manipule tout son monde avec la maestria d’un joueur d’échecs aux mains sales. Clément orchestre cela comme un jeu de piste excitant et mortel. D’ailleurs le jeune Alain Delon a l’assurance d’un vieux brise quart, et la beauté de la jeunesse, qui nous prend nous aussi dans sa toile d'araignée. Réné Clément n’a rien à envier au maître du suspense, Alfred Hitchcock, il mise un peu plus sur la psychologie des personnages, et pourrait même se demander si Tom Ripley n’a pas de problèmes d’ordre mentaux quand on pense à l’effarante scène qui suit le deuxième meurtre. Il y a différents niveaux de lecture ce qui désamorce l’effet conclusif du terrible final, un magnifique coup de théâtre comme il en arrive très peu; une sorte de coup du sort, coup du destin, effet de surprise, à tomber par terre à la première vision, à étudier à la deuxième. Et puis il y a ce soleil brûlant, les paysages du sud de l’Italie. Les couleurs sont vraiment éclatantes,(la copie DVD a été très bien restaurée!), un rien de mysticisme qui tranche avec une mise en scène très moderne et méthodique, sans aucun hasard, ni faiblesse, au contraire, variété et richesse des plans du maestro, et des situations qui brouillent les pistes du labyrhinte. A mettre d'urgence dans sa DVDthèque!
    Caine78
    Caine78

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    3,0
    Publiée le 30 septembre 2010
    Considéré par beaucoup comme un grand classique du cinéma français, ce "Plein soleil" peut apparaître aujourd'hui un peu surfait. Cela est sans doute dû à un scénario étiré de manière un peu trop évidente sur 110 minutes, et ce sans que l'intrigue ne le justifie à aucun moment. On aurait ainsi aimé plus de complexité, René Clément ayant il est vrai quelques difficultés à rendre fascinant ce cadre italien qui paraissait pourtant propice à de belles possibilités. Néanmoins, force est de reconnaître qu'on ne s'ennuie en définitive pas devant ce spectacle somme toute bien réalisé et disposant de suffisamment d'ambiguité et de talent humain pour nous faire passer un bon moment. De plus, le personnage de Tom Ripley, malgré son manque de motivation quelque peu gênant, réussit à bien des instants à se faire des plus intrigants, le charisme d'Alain Delon lui apportant qui plus une dimension toute particulière. A défaut donc d'est être le chef d'oeuvre attendu, "Plein soleil" n'en demeure pas moins un bon policier, disposant de suffisamment d'atouts pour vous séduire et vous faire passer un bon moment.
    Roy Batty
    Roy Batty

    Suivre son activité 90 abonnés Lire ses 215 critiques

    5,0
    Publiée le 5 octobre 2014
    "Plein soleil" est adapté d'un roman de Patricia Highsmith et s'intéresse aux agissements de Tom Ripley (Alain Delon), un jeune homme ambitieux et manipulateur qui s'est immiscé dans le quotidien de Philippe Greenleaf (Maurice Ronet), le fils d'un milliardaire américain, et de sa compagne, Marge (Marie Laforêt). Ce long-métrage de René Clément est un grand film à l’atmosphère très hitchcockienne. L’histoire est passionnante à suivre et fait du spectateur un "témoin" des agissements criminels de Tom Ripley, qui veut devenir "calife à la place du calife". Le suspense est omniprésent (notamment dans la scène incroyable où Ripley descend un cadavre de sa chambre d'hôtel à sa voiture) et la fin, bien que différente de celle du livre, est plutôt réussie de par son côté directe et inéluctable. Premier grand rôle d’Alain Delon (avec "Rocco et ses frères", sorti la même année), l’acteur incarne à la perfection toutes les facettes de son personnage sombre et calculateur. Face à lui, on retrouve le grand Maurice Ronet, qui fait preuve de sa classe et de son charisme habituels, et Marie Laforêt, qui s’en sort plutôt bien pour un premier rôle au cinéma. Quant à la musique de Nino Rota, elle est superbe. Signalons enfin le remake américain réalisé par Anthony Minghella, avec Matt Damon et Jude Law, qui, sans atteindre la qualité du film de Clément, s'avère de bonne facture.
    SpiderBaby
    SpiderBaby

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    4,0
    Publiée le 30 novembre 2013
    Il y a eu Gainsbourg et Gainsbarre, Belmondo et Bébel, Renaud et Renard... ainsi qu'Alain Delon et Alain Melon. Le film de René Clément met heureusement en scène la première facette du comédien, impressionnant de magnétisme et de présence physique. Les autres acteurs (Laforêt, Ronet) soutiennent avec force son regard et lui rendent la réplique parfaitement. Plein Soleil est également muni d'autres atouts : qualité de la mise en scène et du jeu des lumières qui rend justice au titre, ambiguïté troublante tant au niveau des relations entre les personnages que dans les motivations de leurs actes. Bon film.
    gimliamideselfes
    gimliamideselfes

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    4,5
    Publiée le 4 novembre 2019
    Quel film ! Je dois dire que je ne m'y attendais pas forcément, je ne savais pas de quoi ça parlait et je l'ai juste regardé parce que l'actrice Marie Laforêt est décédée et je voulais me renseigner sur sa carrière. Et franchement le film est formidable. Ce qui frappe de prime abord c'est le charisme de Delon à vingt-cinq ans, enfin tous les acteurs sont beaux et le début du film semble s'orienter vers une histoire d'amis, avec de la drague, de l'adultère... Tout le monde rigole tout le temps, tout le monde s'amuse... Il y a une sorte d'innocence de la part d'une jeunesse dorée élevée avec le fric de papa et d'un pauvre qui vient faire un peu le pique-assiette. Puis ils montent sur ce fameux bateau et le ton change drastiquement. Le spectateur est un peu perdu, est-ce-que cette histoire d'amitié qui traverserait les classes sociales serait du bidon ? Que peuvent bien avoir les différents personnages derrière la tête ? La tension monte d'un cran. Tout ça se complique très vite et le film devient réellement fascinant. Il y a ces corps sous le soleil, leurs jeux dont on ne sait pas trop s'ils auront des conséquences ou non... Et puis soudain il y a le point qui fera basculer tout le film... J'aime vraiment comment René Clément sexualise ces corps, que ça soit Delon ou Laforêt, comment il les sublime sous ce soleil de plomb. Mais surtout il sait faire monter la tension au fur et à mesure. Le personnage de Delon joue un jeu dangereux et sacrément tordu, mais ça fonctionne vraiment bien à l'écran car il y a toujours quelque chose pour mettre la pression et à chaque fois c'est vraiment moins une. C'est réellement un film fascinant et assez stressant. Car mine de rien, Delon a beau être un salaud de première, il se met dans de beaux draps et malgré tout j'avais envie qu'il s'en sorte. C'est lié à son charisme, mais surtout à la tension continue qui pèse sur lui, c'est le seul personnage auquel on peut se raccrocher et on ne veut pas qu'il lui arrive du mal. Clairement il y a une fascination autour de son personnage qui s'en sort malgré ses plans tordus, malgré ses actions pour le moins délictueuses... C'est un film qui se regarde avec les yeux grands ouverts pour ne pas en perdre une miette. Un régal. Dans le genre du thriller psychologique c'est clairement un modèle. Disons que le déroulé de l'intrigue est vraiment inattendue, que le personnage principal est juste parfait avec son côté mystérieux bien que l'on suive tous ses faits et gestes. Il fallait réussir à le faire ça, avoir un personnage principal qui reste une énigme pour le spectateur. Surtout que le film n'explicite pas tout par des dialogues. On comprend ses intentions, ou plutôt on les devines, tandis que Delon fait toujours plus ou moins la même tête, excepté quelques rares sourires. En tous cas j'en suis ressorti comblé... surtout que la fin est parfaite. Comme un coup du sort au moment où Delon et le spectateur pensaient enfin pouvoir se détendre. Je dois le dire c'est brillant et glaçant à la fois. Vraiment je me suis régalé.
    Santu2b
    Santu2b

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    4,0
    Publiée le 20 avril 2010
    Un des plus grands films sur le thème du double et de l'identité. Même cinquante ans après sa sortie, il a plusieurs aspects absolument fascinants qui demeurent dans le film de René Clément. Tout d'abord ce soleil chaud et omniprésent illuminant la peau d'Alain Delon, il y a la Toscane belle et mystérieuse, puis les douces et stressantes mélopées de Nino Rota. Clément s'est totalement approprié puis immergé dans le roman de Patricia Highsmith et nous en livre une adaptation magistrale avec un Delon magnifique. Surement l'un de ses meilleurs films.
    selenie
    selenie

    Suivre son activité 2345 abonnés Lire ses 5 140 critiques

    5,0
    Publiée le 24 septembre 2013
    Devant les attaques violentes et incompréhensibles de la Nouvelle Vague René Clément se défend de la plus belle des manières, en offrant un pur chef d'oeuvre. D'après Patricia Highsmith ce roman est adapté par Paul Gégauff, auteur attitré de Claude Chabrol (pourtant réalisateur de la Nouvelle Vague !). Un superbe film où Delon impose sa beauté incandescente et sa jeunesse. Beau et machiavélique, tout en nuance (Damon en 1999 sera moins subtil) Delon est un Ripley vénéneux, ange de la mort mené par la convoitise et la jalousie. Escroquerie, meurtre et autres vices au rang d'art pour un énième chef d'oeuvre de René Clément... N'en déplaise à la Nouvelle Vague... Maurice Ronet est au sommet de son art tandis que les magnifiques paysages d'Italie font un contraste saisissant avec le drame qui se joue.
    GabbaGabbaHey
    GabbaGabbaHey

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    4,0
    Publiée le 4 octobre 2011
    Un grand film de René Clément, un de ses meilleurs... Un film policier très original, d'une intensité exceptionnelle, développant étrangement ses personnages, les rendant fascinant et très intrigant, et notamment le personnage central, joué par Alain Delon, tuant un de ses amis et lui volant son identité, jouant tout au long du film deux rôles, et parfois a l'insu des mêmes personnes. Une atmosphère poignante et une histoire passionnante, entretenues brillamment a travers une mise en scène sublime, très colorée (de magnifiques paysages donnent un coté ensoleillé presque en contradiction avec le reste du film -sauf son titre) et la bande-originale est d'une grande beauté !
    chrischambers86
    chrischambers86

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    4,5
    Publiée le 1 avril 2020
    Echec totalement injustifiè lors de sa sortie en salles, le "Plein soleil" de Renè Clèment reste pourtant le meilleur film de son auteur! En 1960, le rèalisateur de "Jeux interdits" faisait la nique aux hommes de la « nouvelle vague » en montrant qu'il savait aussi se servir de toutes les astuces d'une camèra et raconter une histoire atroce à la Hitchcock, qui sombre dans la folie! Le soleil tape très fort dans la « Provincia di Napoli » où les magnifiques prises de vues fusent, signèes par l'immense Henri Decaë qui nous règale! Ambigu et machiavèlique à souhait, Alain Delon (ce n'est pas possible d'être aussi beau, charismatique et talentueux) trouve à seulement vingt quatre ans le rôle de sa vie, à ègalitè peut-être avec "Le samouraï" de Melville! Tom Ripley est-il obsessionnel, ou est ce Philippe Greenleaf ? En tout cas l'identification fonctionne à plein! Le film donne aussi l'occasion à Maurice Ronet et Marie Laforêt de briller même si Delon emporte tout sur son passage! Quand à la musique de Nino Rota, elle est aussi inoubliable que le twist final! A noter la petite figuration de Romy Schneider...
    titusdu59
    titusdu59

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    4,5
    Publiée le 2 janvier 2012
    Ce qu'il manque peut-être à "Plein soleil", c'est une scène finale. Non pas que le final soit mauvais, loin de là, puisqu'il est même excellent, dans la lignée du film. Mais c'est justement qu'il est trop dans la lignée du film, il manque véritablement une dernière petite poussée d'adrénaline avant la fin. Mais hormis cela, "Plein soleil" est un thriller absolument remarquable, superbement réalisé dans des magnifiques décors d'Italie, et qui tient de bout en long de par son suspense implacable, de par sa tension suffocante. Le scénario, inspiré d'un roman de Patricia Highsmith, est plein de malice, les rebondissements sont nombreux, la psychologie de Tom Ripley est rendue de manière brillante et claire... Mais "Plein soleil" est aussi un film qui fera connaître une star du cinéma français: Alain Delon. Un film brillant.
    chamallow
    chamallow

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    4,5
    Publiée le 26 juillet 2013
    Pour comprendre la différence entre un "acteur" et un "comédien" - La naissance d'un "acteur" de ciné né: Alain Delon. Son 1er rôle: il a 25 ans. Un félin tout en ambiguité et sous-texte… du grand art. Une beauté du diable doté d'un talent hors-norme. Il est ici comme une anguille dans l'eau… est filmé comme Greta Garbo. Une crapule machiavéliquement séduisante. Pour la beauté du soleil italien.. la musique de Nino Rota qui donne à tout ceci un faux-air de "Dolce Vita". La mise en scène est simple..d'une perfection hitchcockienne classique. C'est sa force. L'Estamancolor restauré est rutilant. Romy Schneider fait une brève apparition. Elvire Popesco est géniale. Le trio Delon+Ronet+Laforet fonctionne à merveille. Petite déception tout de même: le jeu des acteurs (Ronet et Laforet surtout) a un peu vieilli. ils ne parlent pas toujours juste. Certaines scènes de suspense tirent inutilement à la ligne. spoiler: La fin choisie par Clément est moins immorale que celle du roman. "Le talentueux Mr. Ripley" sera plus fidèle. Je me suis empressé de le voir à la suite. Les deux versions sont complémentaires.
    cinema76
    cinema76

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    4,0
    Publiée le 8 août 2013
    Vu et revu Plein soleil, magnifique film, pour l'Italie des années 60 et un Alain Delon à ses débuts plus que prometteurs, là je l'aimais....
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