Vu et revu tant de fois, ce film est pour moi un des meilleurs films français, parfait en tous points. Le scénario est remarquablement bien ficelé, la mise en scène est géniale, le casting est excellent et les décors sont magnifiques. On sent la chaleur de l'Italie et on se souvient encore du bruit des vagues longtemps après le visionnage...
Encore une fois dans ces films, Alain DELON n'est qu'un sex symbole... Il y aura forcément, comme dans la piscine par exemple (Romy et Jane), une longue séquence de zoom sur les visages et les yeux (idem pour LAFORET ou RONET). Le reste n'a que peu d'importance. Les scènes sont bâclées (cf. le coup de la chaloupe avec René CLEMENT à bord) et DELON à la barre. Le jeu de Marie LAFORET est tellement risible (elle cache son visage à chaque fois que l'émotion la gagne). Certaines séquences sont inutilement longues (ficelage du corps de RONET) ou inexplicablement courtes (poignard dans la poitrine de RONET). Bref un coup de génie à l'époque, un coup dans l'eau cinématographique à notre époque...
Est-ce le choix de Visconti d’en faire le héros de Rocco et ses frères ou celui de René Clément de lui faire le personnage de Tom Ripley, tiré des romans de Patricia Highsmith, qui fit de 1960 l’année qui propulsa la carrière d’Alain Delon à celle d’une star incontournable ? Les deux sans doute. Toujours est-il que dans le Plein Soleil, le charme magnétique du jeune acteur en vient à éclipser tout le reste du casting, et ce malgré la présence d’une actrice telle que Romy Schneider dans un petit rôle. La façon dont Clément adapte le récit est très littérale, préférant nous émerveiller avec de belles images ensoleillées des côtes italiennes que de développer l’ambiguïté psychologique de ses personnages, faisant disparaitre beaucoup des enjeux à la base de l’intrigue mais aussi la tension sexuelle entre Ripley et sa cible, interprété par un Maurice Ronet un peu lisse. L’élégance visuelle et le suspense n’en restent pas moins omniprésents du début à la fin et garantissent à ce thriller estival sa modernité et son charme machiavélique.
Tiré du roman de Patricia Highsmith « Monsieur Ripley », ce film est une histoire de convoitise aboutissant sur une usurpation d’identité. Envieux, le modeste Tom Ripley l’est de Philippe un jeune bourgeois riche et méprisant. Entre eux deux, une relation maitre-valet ; mais le valet a bien l’intention de prendre la place de son maître ; l’argent mais aussi la fiancée. René Clément, grand réalisateur français, se démarque du roman en brossant le portrait d’une génération désabusée et dépravée, là où Highsmith montrait plutôt en Ripley un héro mythomane. Le remake de Minghella est plus proche de cela : « le talentueux Monsieur Ripley ». Nous montrant Philippe du côté hautain et désagréable ; René Clément décide d’associer le spectateur aux crimes multiples de son héros ; nul doute que tout le monde espère que Ripley s’en sorte. Mais comme Icare, Ripley ne s’approchera-t-il pas trop du plein soleil au point de se brûler les ailes ? Le suspense est total et le thriller bien monté. L’étau se resserre au tour de Ripley et nous, complices, espérons une issue positive. L’intérêt majeur de ce film est surtout la naissance d’un monstre du cinéma mondial : Delon. Sa beauté irradie la pellicule. Son élégance désinvolte deviendra sa marque de fabrique. Ce regard clair énigmatique et profond va se révéler bien souvent effrayant. Cette beauté sauvage sera exploiter 4 fois par Clément mais surtout offrit un début de carrière monumental à Delon : Visconti (« Le guépard », « Rocco et ses frères ») ; Melville (« Le samouraî ») ; Losey (« Monsieur Klein ») ; … Et dire que René Clément auditionnait Delon pour le rôle de Philippe, il a eu le nez creux de lui proposer l’autre rôle, celui d’une bête froide et calculatrice. Alors que la nouvelle vague déferle, on peut tout de même dire que le cinéma de Clément est vieillissant pour l’époque… Dans quelques scènes aussi le jeu très théâtralisé de Marie Laforêt est inadapté. Et pour finir une anecdote sur le film- A ne pas lire si vous ne connaissez pas le film- La séquence qui suit l’assassinat de Philippe. La mer se déchaîne ? Clément décide d’en profiter : à toute vitesse, il descend du voilier, saute sur une chaloupe avec son chef opérateur Henri Decaë et laisse Alain Delon se débrouiller seul à la barre ! Il le filme de loin, luttant pour de vrai, et avec rage, contre les éléments. Voilà comment on boucle en quelques minutes une scène qui devait nécessiter une semaine de tournage, et que l’on en fait un sommet de tension ! A voir absolument pour la naissance d’un monstre du cinéma… Et les gros plans plein de tension sur les regards : une belle réussite du film… Et ces gros plans sont légions et toujours à propos
1959, les débuts de la Nouvelle vague. René Clément, l'un des plus grands touche-à-tout du cinéma français ne pouvait décemment pas rester à quai. Il va donc s'immiscer dans cette nouvelle vague en réalisant un thriller machiavélique avec dans le rôle principal un acteur encore peu connu à l'époque : Alain Delon. "Plein Soleil", c'est l'histoire d'un génie du crime, Thomas Ripley qui, sans en avoir l'air, va réaliser un plan des plus audacieux en s'appropriant la vie et surtout la fortune du fils d'un milliardaire américain. Ce qui débute comme une oeuvre assez légère va vite sombrer dans le polar sombre. Clément le caméléon réussit parfaitement son coup. En offrant le rôle d'un psychopathe génial à Delon, le réalisateur français ne s'est pas trompé. Inquiêtant et sûr de lui, Delon incarne un personnage déroutant qui passe du statut de faire-valoir minable à celui de tueur diabolique et calculateur. Maurice Ronet et Marie Laforêt, pour sa première apparition à l'écran, sont les deux acteurs principaux du dessein abominable de Delon et, bien que l'immense talent de ce dernier s'accapare tout les regards, l'étrange couple Ronet/Laforêt ne démérite absolument pas et parvient à s'extirper d'un rôle qui le condamnait presque à n'être qu'un pion dans la démarche de Ripley. Son thriller, Clément le soigne avec une très grande attention. Il ne se presse pas pour nous montrer Ripley organiser les multiples facettes de son plan et chaque séquence semble être destinée à glorifier le génie du faussaire jusqu'à un final troublant qui semble mettre à bas la moindre petite erreur de Ripley. Au milieu d'une Italie typique et magnifique se déroule une histoire sinistre mettant en scène l'un des rôles les plus mythiques de Delon : Thomas Ripley, escroc, parasite et meurtrier.
. Il faut attendre 40 minutes avant que l'action ne commence ! Heureusement le gag de la canne blanche dans la calèche avec Viviane Chantel nous permet de tromper l'ennui. Marie Laforêt est carrément une erreur de casting, ne sachant pas jouer. De plus les dialogues sont parfois curieux comportant des répliques où le langage parlé est remplacé par du langage écrit. Si l'on ajoute que l'histoire n'est pas des plus passionnante, il ne va pas rester grand-chose, une bonne séance maritime, quelques bons rebondissements, une bonne fin. Bref tout cela est bien moyen et ne mérite pas sa réputation.
Plein Soleil a très mal vieilli et m'a laissé de glace. Le film est lent et ennuyeux et jamais je n'ai réussi a rentrer dans cet univers aussi sublime que vide. La psychologie des personnages est inexistante et l'intrigue n'est donc pas très engageante. A cela on peut ajouter que le jeu des acteurs n'a pas passé l'épreuve du temps. En effet ces derniers sont souvent catastrophiques. Heureusement ils sont beaux mais après un moment ça ne suffit pas pour tenir le spectateur en haleine. Et ce n'est pas non plus une Italie touristique de carte postale qui réussit a sauver l'ensemble. Restent la musique et l'apparition surprise de la sublime Romy Schneider. Cette dernière apparaît a l'écran une vingtaine de secondes. C'est peu mais c'est ce que le film recèle de meilleur.
Plein soleil est un film qui a marqué son temps. En effet, le scénario repose essentiellement sur une psychologie formidablement cadenassée par des facettes multiples, dont le duel tranchant et vedette de l'affiche, composé par Maurice Ronet et le nouveau talent, Alain Delon. René Clément dirige ses acteurs à la baguette, avec talent et rigueur. Pour un résultat propre, sans bavure. Certes, l'ensemble arrive tout de même à nous retenir, ne serait-ce que pour sa performance d'acteurs remarquable et ses numéros de hautes volées. Cependant, l'oeuvre elle-même a perdue l'essence de ce qui a fait sa renommée. Le cavenas y est convenu. La ficelle s'épuise par son jeu de chat et de la souris, naviguant en eaux sûrs pour le cinéaste mais sans surprise pour le spectateur. La banalité prédit la sensation de lassitude, malgré le charme entier des comédiens et de la narration. Ce genre de film s'est construit avec le temps et par le biais de la reconnaissance de sa qualité une étiquette, le regard et le reconnaissance. Ils marquent un début important d'un moment cinématographique. Mineur dans ce cas là, Plein soleil mérite le coup d'oeil pour les débuts d'Alain Delon et, évidemment, pour l'honorabilité de l'ensemble. Néanmoins, faute de pouvoir trouver un second souffle et à continuer à ouvrir des portes toujours en réflexions jusqu'alors inaboutie par la voie de l'interprétation, le long-métrage trouve sa place dans les mémoires du cinéma. Et sans pour autant nous bouleverser ou nous faire réfléchir, il ne peut alors se poser qu'une seule question pour un débat toujours aussi actuel : qu'est-ce qu'un Classique ?
Ce que je préfère dans Plein Soleil, c'est sa fin : elle sauve le film du naufrage. Non pas que le film soit mauvais, car on survit à ses deux plombes sans s'en apercevoir réellement mais j'ignore quel est le pire des deux maux : la mise en scène amorphe ou la piètre performance d'Alain Delon. Sans doute les deux, mon Général !
Evidemment Alain Delon reste le même personnage dans tous ses films, il ne joue pas, il est Alain Delon et paradoxalement cette absence de talent lui sert dans Plein Soleil puisque naturellement le spectateur met sa gaucherie sur le compte de son personnage sociopathe. On sent Maurice Ronet sur la réserve, il lève le pied pour le petit Alain toujours à la traîne alors que la délicieuse Marie Laforêt (elle me fait penser à sa contemporaine Catherine Spaak) se trouve inexorablement attirée vers les bas fonds de la médiocrité delonienne. Elle est si charmante qu'on peut lui trouver une excuse !
A noter sur le DVD, l'interview d'Alain Delon, Alain Melon pardon, qui ne faillit pas à sa réputation. C'est un cadeau bonus hilarant, au même titre que les meilleures répliques de Jean-Claude Van Damme. Il faut le voir et l'entendre pour le croire, d'ailleurs je n'y croyais pas jusqu'à ce que je l'entende. Inouï.
Plein Soleil est donc lent et maladroit mais reste (belle consolation) bien meilleur que le pathétique remake américain avec le très mauvais Matt Damon.
Beau film mais certainement pas un chef-d'oeuvre, Plein Soleil est la réponse de Clément à la Nouvelle vague qui méprisait ses films notamment Truffaut ; Plein Soleil est un thriller assez sulfureux adapté d'un roman de Patricia Highsmith (d'ailleurs elle s'est attachée à son Ripley que l'on retrouvera dans d'autres histoires mais aussi au cinéma et récemment j'ai appris avec surprise que Dennis Hopper était aussi Ripley dans L'Ami Américain) et c'est aussi un des rôles les plus marquant d'Alain Delon qui incarne un escroc tueur assez attachant malgré son cynisme. Il est bien secondé par Maurice Ronet et Marie Laforêt, l'histoire est bonne et Plein Soleil se suit avec intérêt cependant je m'attendais à un thriller plus intense et peut-être encore plus sombre de plus quelques légères longueurs se font parfois ressentir (mais c'est vraiment infime). Donc un véritable bon film que je reverrais sans doute un jour mais sans qu'il soit non plus si happant que cela.
Le film de René Clément, malgré un scénario séduisant au potentiel intéressant, est d'un ennui assez mortel. Le long métrage ne vaut que pour la plastique d'Alain Delon, tandis que René Clément ne parvient pas à mettre en valeur les paysages italiens à la manière de Godard. Plein Soleil est soporifique au possible malgré son postulat de départ au fort potentiel psychologique et à son ressort scenaristique twistique de thriller mal exploité.
Quel plaisir de voir les débuts d'acteur d'Alain Delon. On en prends plein les yeux, avec l'Italie comme décor. C'est magnifique ! Un démon dissimulé, sous une gueule d'ange. Une histoire machiavélique et efficace. Pas mal de bo plan rapproché, fo en profiter, y'a du potentiel... . À l'époque les figurants n'étaient pas aussi bien contrôler, bon merci au plan de coupe ! Une brève apparition de Romy Schneider. Il ne faut pas oublié, les autres acteurs : Marie Laforêt sublime, et Maurice Ronnet avec des faux-air de Delon ou inversement. Un film à voir absolument !
Milieu richards, play boys, yachts, nanas pomponnées... Film sans rythme, lent, ennuyeux. Univers aussi friqué que vide.
Maurice Ronet est admirable comme dans tous ses rôles. Delon, tout jeune qu'il est, a déjà les tics de Delon... Évidemment Delon est beau. Comme une médaille. Romy entrevue est magnifique! Comme une Venus. Est-ce suffisant?
Cette HISTOIRE glauque qui se déroule sur la Riviera est, à mon avis, INSIGNIFIANTE... Si ce n'est politiquement... Ces parasites mondains friqués sont vraiment la plaie de notre société! Je préfère, de loin, ceux qui se tordent les doigts pour faire correctement ce qui sert à tous (ouvriers, artisans, fonctionnaires....). Les humbles!
Tom Ripley est né de l'esprit de la romancière Patricia Highsmith.Dandy manipulateur,faussaire de pointe,c'est un personnage troublant,mystérieux et insondable.Dans l'adaptation de "Plein Soleil"(1959),le débutant Alain Delon lui donne toute sa séduction animale et sa noire intériorité.Eh oui,il s'agit bien du rôle qui fit connaître Delon!L'histoire est aussi machiavélique que feutrée.Ripley,lassé de se faire humilier par le fils à papa qu'il chapeaute,le tue d'un coup de poignard.Il s'évertuera ensuite à le faire disparaître,et à prendre son identité.Duplicité et orgueil sont les traits essentiels de Ripley.René Clément,navigateur émérite,orchestre de belles vues sur le bâteau voguant dans la Mediterranée.Et il n'a pas son pareil pour dépeindre une Italie littorale de carte postale,en opposition à la noirceur du drame qui se joue.La musique de Nino Rota participe aussi à cette immersion dans la dolce vita,où le farniente et l'argent,font oublier jusqu'aux évidences.A ce jour,le film souffre d'un manque de rythme gênant et surtout d'une caractérisation psychologique un peu mince(où est passé la bisexualité de Ripley?).Un intéressant film de moeurs,cependant.