Première apparition de Tom Ripley au cinéma sous les traits d'Alain Delon et mis en scène par René Clément. Cela donne un excellent thriller qui prend aux tripes et nous tient en haleine d’un bout à l’autre de l’intrigue. Entre le charisme de Delon, la magnifique photographie et une sublime partition musicale, « Plein Soleil » a tout pour plaire. On en oublierait presque les quelques défauts de rythme sur certains passages. Un classique du cinéma français qui a bien vieillit et conserve de nombreux attraits. A voir.
Le synopsis résume très bien les faits : "Philippe réapparaît". Si vous connaissez "le talentueux Monsieur Ripley" sorti en 1999, Plein Soleil en est l'insiration. J'avais beaucoup aimé la version américaine mais je dois reconnaître que la version française est la meilleure. D'autant que le final... spoiler: Grandiose !!
Première adaptation du roman Le Talentueux M. Ripley, Plein Soleil de René Clément s’avère être un thriller brûlant et assez sulfureux pour l’époque. Rappelons tout de même que l’on est en 1960 et ce film a quelque chose de très moderne, presque avant-gardiste, sa vision aujourd’hui n’en est que plus agréable. La réalisation est très sympa, en revanche la mise en scène n’est pas toujours très nerveuse, on le ressent d’autant plus que le métrage dure 2 heures. Côté casting, l’ensemble est sympa mais ce sont bien les superbes Marie Laforet et Alain Delon qui le dominent allègrement, leurs personnages sont électrisants notamment ce fameux M. Ripley, froid, arriviste et calculateur au possible. Il y a une belle atmosphère qui se tend au fur et à mesure que le scénario se déroule, malheureusement j’avais déjà vu le remake de 1999 avant, la surprise est donc bien moindre. Pourtant le final demeure très efficace, c’est en somme dommage que Plein Soleil soit si long avec de nombreux creux parce que l’ensemble est assez redoutable, je le mets au même niveau que son remake, ils ont tous deux de belles qualités et quelques défauts.
Quelques facilités scénaristiques (ne sachant pas si elles sont présentes dans le roman de Patricia Highsmith) dans ce film noir dont l'intérêt réside, outre la maîtrise technicienne et le décor italien, dans la prestation magnétique d'Alain Delon qui exprime brillamment les affres de l'envie et de l'ambition meurtrières. Je continue de déplorer dans le cinéma de l'époque l'image de la femme entre hystérie et masochisme (reflet de la société d'alors!?)...
Un film qui a bientôt 60 ans et se regarde toujours avec plaisir. Le roman de Patricia Higthsmith permet à René Clément de faire un film aux lumineuses couleurs italiennes avec deux très bons interprètes, Alain Delon et Marie Laforêt. L'intrigue, celle d'un meurtrier reprenant l'idendité de sa richissime victime et tentant de conquérir sa fiancé, donne lieu à ce qu'il faut de supspens jusqu'à la scène finale avec un dénouement qu l'on sent malgré tout venir.
Un très bon Thriller / polar à connaître au moins une fois, histoire de goûter à la tension et aux surprises de ce film. En plus de son histoire quelque peu hitchcockienne, on retrouve un environnement qui personnellement, m'a plu. C'est celui de la chaleur et de l'exotisme de l'Europe du sud ensoleillé, début des années soixantes. On respire le plein air, la liberté, les vacances. C'est particulièrement mis en valeur par le technicolor. On retrouve pcet aspect dans les balades espionnes de James Bond dans Docteur No de 1962 par exemple.
Dans la série je découvre mes classiques aujourd'hui Plein Soleil et je n'ai pas été déçu. C'est un thriller qui a su traverser le temps et s'avère être encore très efficace aujourd'hui. Sa mise en place est vraiment brillante, j'ai adoré la première partie avec ce jeu de dupes avec deux personnages qui ne le sont pas et le côté pervers de cette relation amicale biaisée. Le film connaît ensuite un petit coup de mou et quelques longueurs avant un final épatant. J'ai beaucoup aimé la découverte de Marie Laforet en tant qu'actrice excellente dans ce rôle à la fois innocente et avec un grain de folie. L'ambiance chaude de l'Italie est bien retranscrite et fais ressortir la fièvre d'argent que ressent le personnage d'Alain Delon, qui si j'ai toujours trouvé qu'il était un acteur limité à sa belle gueule de l'époque s'en sort ici très bien. Vraiment plein Soleil est un film qui n'a pas usurpé sa réputation.
Un récit que j'avais d'abord découvert par la version d'Anthony Minghella avec Matt Damon et Jude Law qui était plutôt bonne mais loin d'être inoubliable avant d'entendre parler d'une première adaptation du roman de Patricia Highsmith par René Clément. Un long-métrage qui porte autant la marque de la Nouvelle Vague italienne avec sa définition ensoleillée de la Dolce Vita que du film noir plus traditionnel pour un mélange surprenant, qui a pris un sérieux coup de vieux mais qui demeure diablement intéressant dans sa construction. Alors que je n'ai jamais été admiratif d'Alain Delon, j'ai découvert ici probablement l'une de ses prestations les plus abouties, à la fois séductrice et pleine d'ambiguïté. Un rythme prenant quoique assez lent, un suspense prégnant pour un long-métrage très agréable à regarder.
Alain Delon aura rarement été aussi troublant et malsain que dans ce film de René Clément, polar ensoleillé qui déploie lentement ses effets avec une précision diabolique. Encore à l'aube de sa carrière, Delon éclate face à un Maurice Ronet toujours aussi impeccable, dans une atmosphère étrange et éthérée à peine déchirée par les quelques éclairs de violence qui viennent secouer l'histoire. Le scénario est précis et affûté, on regrettera peut-être un tantinet que les seconds rôles ne soient pas plus intéressants (même Marie Laforêt n'est pas spécialement à son avantage), mais Plein Soleil demeure encore aujourd'hui une démonstration du talent de ses créateurs, réalisateur comme acteurs.
Patricia Highsmith, je connais. Je suis bien loin d'être un grand lecteur, mais j'ai lu un de ces romans : la cellule de verre. Très bon roman d'ailleurs. Bref, on s'en fout en fait. « Plein soleil » donc, grand classique du cinéma français. Grand classique oui, mais qui aurait la fâcheuse tendance à nous apparaître comme étant un peu surfait. Je m'explique. Si ce qui nous est proposé est déjà d'un niveau tout à fait acceptable, il est difficile de nous enlever de la tronche qu'il y aurait eu encore bien mieux à faire. Cette histoire d'usurpation d'identité (donc de double) était sujette au cynisme absolu. Clément aurait pu, ou aurait du, c'est vous qui voyez, faire vivre une véritable descente aux enfers à son personnage. Ici, on a vraiment l'impression (quoi que, il est fort possible que ça n'en soit pas une) que Ripley se sort du bourbier trop facilement à chaque fois. Semant flics ou je ne sais qui, à la dernière minute, sans se faire pincer. Dans un film d'action, ce genre de trucs on s'en fout, mais dans un thriller comme celui-ci, ça pose problème. Concernant le début du film, ça fout la trouille, on a droit à un bon quart d'heure, minimum, où ça parle, ça braille, où ça rigole pour pas grand chose. L'ombre du navet flotte au dessus du film. Mais après ce long retard à l'allumage, la mécanique se met en route et sait se faire plaisante, malgré son manque de profondeur et ses facilités. Mais le principal problème du film, c'est qu'il y a un rythme assez lent. S'il ne se fait pas ressentir pendant pas loin d'1h30, il pointe tout de même le bout de son pif lors de la dernière demie heure. Avec la conséquence suivante : la fin tire en longueur. Ne paraît pas interminable mais pas loin. « Plein soleil » (qui révélera un certain Alain Delon), ne manque pas de faiblesses, mais ce que j'ai pu y voir moi, m'a plutôt contenté.
En 1960, René Clément signe un thriller dans lequel la manipulation et la perversité sont les maîtres-mots. Le scénario, adapté du roman « Monsieur Ripley » de Patricia Highsmith, offre une histoire alambiquée dans laquelle un jeune imposteur va progressivement commettre les pires actes. Alain Delon profite de son statut de jeune premier pour assurer le rôle de cet homme machiavélique. Sa prestation peut aussi bien être considérée comme une performance électrisante ou simplement réduite à une beauté statique. Le réalisateur utilise d’ailleurs une mise en scène très colorée pour renforcer l’expression des corps au détriment d’une analyse psychologique des personnages. Bref, une œuvre qui souffle le chaud et le froid sans jamais procurer d’émotions.
La singularité de cette adaptation d'une série noire tient à la mise en scène en couleur, ensoleillée et radieuse, de René Clément. Le film se démarque ainsi de la sobre noirceur des polars d'une certaine époque. En préambule à l'intrigue ou au coeur du sujet, il y a le récit de l'amitié ambigüe entre Tom et Philippe, respectivement Alain Delon et Maurice Ronet -qu'on retrouvera très vite dans "La piscine" de Jacques Deray- deux jeunes aventuriers insouciants, superficiels, dont on devine que l'un, jaloux de la richesse et du pouvoir de l'autre, va commettre l'irréparable..spoiler: Le suspens s'appuie alors sur l'attitude du personnage de Delon, occupé à prendre la place du disparu. Toute l'intrigue est là: comment faire croire qu'un mort ne l'est pas?
C'est assez ingénieux et plutôt ludique, même si le récit de Clément ne parvient pas à être véritablement captivant.
Film redécouvert dans cette très belle version restaurée. Delon y interprète parfaitement le rôle de Ripley, dans sa complexité et sa noirceur, on y croise l'espace dune scène Romy Schneider, Jess Hann, Maurice Ronnet sont excellents et la caméra de René Clément joue admirablement des couleurs, des lumières et des paysages de l'Italie pour nous plonger totalement dans cet univers de ces jeunes oisifs bourgeois, rebelles de la rive gauche, ne sachant que faire du monde que leur laisse leurs parents de l'après-guerre et nentrevoyant pas encore quelle autre société les ados qui les suivent voudront promouvoir
Adapté du roman de Patricia Highsmith, Plein Soleil est un thriller dans la grande lignée des films à suspense érigés dans les années 60-70. Réalisé par René Clément, le film est, aujourd’hui encore, une référence de maîtrise stylistique, l’original qu’aucune copie n’a réussi à égaler. La marque d’une grande œuvre ? Assurément...