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Un visiteur
3,5
Publiée le 28 août 2024
Un début inquiétant, qui laisse penser qu'on va assister au cabotinage de deux olibrius machos en vacances. Heureusement, cette mouture méditerranéenne n'est que l'enluminure d'un film noir plus tourmenté. Clément capture d'abord la complicité envieuse de Tom, puis l'isole en pleine mer, avec Philippe et marge, sous un soleil cuisant qui fait perdre la tête aux protagonistes.
Le désir transclasse de Tom le conduit à spoiler: usurper l'identité de Philippe, allant jusqu'à porter ses habits, imiter sa signature et adopter ses attitudes bourgeoises. Inévitablement, il s'enferre dans son mensonge .
Clément angle son film sur un personnage froid et condamnable. De cette façon, il nous permet de ressentir la frustration de Tom, de voir la difficulté de tenir l'arnaque, tout en nous laissant réfléchir à l'immoralité de la démarche. Le soleil, qui l'éclairait d'abord, l'aveugle et le brûle.
Le spoiler: cadavre de Philippe , en métaphore rabattue de la vérité, remonte à la surface. Proverbe qu'on pourrait étoffer – avec toutes les réserves qu'on leur porte – de deux autres pour synthétiser le film : la caque sent toujours le hareng ; bien mal acquis ne profite jamais.
la disparition d'alain m'a fait découvrir ce grand classique, après avoir vu il y a quelques temps déjà l'excellente version de minghella. que dire de ce film ? bah pour commencer, alain est beau ! parfait pour jouer l'ordure sans scrupule, la petite frappe intrigante qui déambule les sourcils froncés sur les places de naples ! et puis marie laforêt est jolie comme un coeur, belle ingénue qui s'accroche comme elle peut à son amour ! il y a aussi maurice ronet spoiler: (qui plus tard se refera assassiner par delon, mais c'est une autre histoire) et surtout il y a l'italie... ischia, procida, naples, rome... le soleil et les merveilles, il m'en fallait pas plus pour me rappeler ma lune de miel et me convaincre !
Très bon film qui a 64 ans maintenant. Suspense garanti. Un Delon merveilleux. Film qui l’ a fait connaitre à découvrir absolument. Fin surprenante au top
Un thriller de classe internationale et classique du cinéma, orchestré par le grand René Clément. Un Alain Delon envoûtant et vénéneux au sommet de son charme. Du GRAND cinéma !
A l’heure où le « monstre sacré » rejoint sa dernière demeure, c’est un délice de revoir « Plein soleil », film de René Clément adapté d’une nouvelle de la grande romancière anglaise D'abord, le film en lui même est un modèle de maîtrise stylistique et sa modernité est frappante (1960) Ensuite, sa puissance, c’est Delon jeune, son regard, sa beauté sauvage qui signe ses débuts de star. Le charme vénéneux de Delon et le soleil éclatant de l’Italie au centre d’une sombre histoire d’escroquerie et de meurtre en font un opus haletant, qui rend le spectateur complice consentant du meurtrier A revoir encore et encore
J'ai regardé ma montre ! Je mets quand même 2 étoiles pour la beauté et, quand même, un talent d'acteur indéniable d'Alain Delon, les 20 secondes de sainte apparition de Romy Schneider (intérêt historique, l'"éternelle fiancée"), le talent de Maurice Ronet, les belles images de navigation et de l'Italie du Sud, la fin "ultra morale" du film (qui diffère du roman originel de Patricia Highsmith), les beaux yeux de Marie Laforêt, mais tous ces éléments suffisent-ils à faire un bon film ? Psychologie quasi inexistante sauf Maurice Ronet, scénario filandreux, personnages mal joués, il paraît que le remake américain "Le talentueux Mr Ripley", avec Matt Damon et Cate Blanchett est bien meilleur....
Pas mal cette adaptation solaire du roman psychologique de Patricia Highsmith ( la fin du film se démarque du roman de Highsmith..), pas mal mais un peu moins bonne que l'autre thriller vénéneux de René Clément avec Alain Delon : " Les Félins". La faute peut-être au rythme un peu languissant d'un film qui vaut surtout pour le suspense psychologique, les failles psychologiques de Ripley et la relation dominant-dominé entre Delon et Ronet ( les deux acteurs retrouveront d'ailleurs quelques années plus tard, dans "La piscine", des personnages aux mêmes rapports troubles..) Assez vite, on comprend que ces deux là sont de faux amis et que Philippe-Ronet, riche oisif et fils à papa méprise socialement Ripley-Delon qui le jalouse et rêve de le supplanter. Delon révélait qu'il avait réussi à convaincre producteurs et réalisateur de jouer Tom Ripley, faussaire et bientôt assassin, rôle au départ prévu pour Ronet, qui aurait fait lui aussi un excellent Ripley, tant il excellait dans les rôles ambigus de séducteurs cruels. " Plein soleil", un film qui porte bien son nom, sous le soleil écrasant et le bleu de la méditerranée, comme le bleu azur sur la peau bronzée de ses interprètes, que Clément s'attache à filmer au plus près : le bleu des yeux de Ronet et Delon ; les yeux bleu-vert de Marie Laforêt : un vrai concours !
Un intrigue bien ficelée, Alain Delon et Marie Laforêt magistraux. Ajoutez à cela un voyage dans l'Italie du début des années 60'. Une belle peinture où se mêlent voitures anciennes, vespas, l'élégance des tenues de l'époque, et la vieille pierre italienne chauffée par le soleil Napolitain. J'ai beaucoup aimé ce film.
Juste magnifique Le trio d’acteurs est troublant. Marie Laforet entre deux eaux et deux hommes. Ronet tellement credible entre agacant et attachant. Delon en manipulateur trouble Les images sont belles Un film essentiel.
Film culte qui révéla la beauté féline et inquiétante de Delon qui irradie la pellicule. Ronet n'est pas mal non plus ! On passe outre les facilités de l'intrigue car l'époque était moins contrôlée qu'aujourd'hui. La photo et la mise en scène sont superbes à quelques loupés près (spoiler: Delon au marché au poisson, le plan fixe qui prévient que le vase va servir au crime ). Un classique qui se revoit avec plaisir.
Film toujours très fort. Réalisation, Delon, Ronet, le scénario… On pourra toujours regretter que Romy n’y ait pas tenu le rôle de Marge, vu qu’elle était dans les parages… Elle aurait donné beaucoup plus de teneur que Marie Laforêt qui est assez tarte je trouve. Mais elle ne parlait pas encore assez bien le français.
Encore une fois dans ces films, Alain DELON n'est qu'un sex symbole... Il y aura forcément, comme dans la piscine par exemple (Romy et Jane), une longue séquence de zoom sur les visages et les yeux (idem pour LAFORET ou RONET). Le reste n'a que peu d'importance. Les scènes sont bâclées (cf. le coup de la chaloupe avec René CLEMENT à bord) et DELON à la barre. Le jeu de Marie LAFORET est tellement risible (elle cache son visage à chaque fois que l'émotion la gagne). Certaines séquences sont inutilement longues (ficelage du corps de RONET) ou inexplicablement courtes (poignard dans la poitrine de RONET). Bref un coup de génie à l'époque, un coup dans l'eau cinématographique à notre époque...
Ce film de René Clément prend un relief particulier grâce au jeu d'acteur d'Alain Delon. Il incarne magistralement Tom Ripley, ce personnage inventé par Patricia Highsmith, prêt à tout pour prendre la place d'un fils de millionnaire. Il est fascinant dans sa capacité à anticiper les problèmes et à concocter des fausses pistes. La musique et le cadre naturel de l'Italie, complètent un tableau d'excellence.
Après "les félins" de 1964 c'est "plein soleil" de 1960 : la série René Clément avec Alain Delon se poursuit en remontant le temps. On est très loin de "jeux interdits". Il n'y a pas de style Clément bien défini. Les félins étaient un mix de Lautner, Polanski et Verneuil. Ici c'est plutôt Fellini, Hitchcock, et Wilder. Tout cela est très bien filmé, bien cadré, bien monté. Le Delon de 24 ans est le type même de l'ange déchu criminel et il a eu raison de réclamer ce rôle fait pour lui. Je n'en dirai pas autant de Marie Laforêt, bien terne et légèrement hébétée. "J'aime Marge" clame l'agaçant Ronet, alors qu'il pourrait dire "j'aime à la marge" car on n'est pas loin, en ce qui concerne ses sentiments, du roman original de Patricia Highsmith. Les scènes sur le voilier sont spectaculaires et je pense qu'il fallait pour les réussir une bonne dose de virtuosité cinématographique. En revanche, les scènes d'intérieur, dans les hôtels et autres, son longues et lourdingues, au sens propre et au sens figuré, en particulier celle ou Delon transporte le cadavre de l'ami américain de Ronet. Clément aurait dû pour cela mieux observer les films de Hitchcock. Alors "plein soleil" ou "les félins"? Le premier a un scénario mieux structuré et des scènes nautiques exceptionnelles : je lui donne 1/2 point de plus. Toutefois les félines américaines dont Jane Fonda m'ont plus accroché que la gentille Laforêt.