Le Samouraï
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zinjero
zinjero

28 abonnés 193 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 1 janvier 2012
Pour les acteurs, les bons points : Delon et son personnage désenchanté ; François Périer. Les mauvais : les deux actrices nullissimes (il aurait fallu une vraie pianiste, les scènes avec piano étant trop nombreuses on s'irrite de voir qu'elle fait n'importe quoi). La couleur (tons de gris) et la photographie en général, excellentes, contribuent fortement à l'ambiance. Malheureusement, le scénario est entaché d'incohérences et même pourrait-on dire de situations grotesques. spoiler: # Jeff bâtit un alibi soi-disant solide qui repose sur deux témoins : une femme et son mari. Pourtant Jeff se barre de chez sa maîtresse un quart d'heure avant le retour du mari qu'il rencontre dans le hall de l'immeuble un quart d'heure voire une demi-heure après... Désolé ça ne colle pas ! Avant cela, il a tué vêtu d'un trench-coat au beau milieu d'une foule de gens tirés à quatre épingles... et se retrouve au tripot vêtu du même accoutrement ! Lors de l'interrogatoire (dans une salle de conférence !) il y a quatre cents suspects mais Jeff passe en quatrième position. La plupart des témoins ne le reconnaissent pas alors que même Gilbert Montagné l'aurait reconnu ! # Plus tard, des flics placent un micro chez Jeff avec amateurisme mais passons. Jeff revient, trouve le micro et l'éteint. C'est stupide. Il aurait pu s'en servir pour donner une fausse piste aux flics et même les faire douter en donnant du poids à son alibi. # La fin confine à la pantalonnade. Jeff s'en retourne dans la boîte de nuit pour honorer un 2e contrat (tuer la pianiste devenue trop gênante). Les flics sortent de façon théâtrale et l'abattent de loin oubliant l'endroit bondé où ils sont. L'un des flics tout fier dit à la pianiste : "Si nous n'avions pas été là, il vous aurait tuer." C'est stupide évidemment. Ça n'a été dit que pour renforcer artificiellement la chute : en fait, Jeff n'avait pas de balles dans son chargeur. On peut alors s'interroger : qu'aurait-fait Jeff sans la présence des policiers ? # Ajoutons le coup du trousseau de clefs (3 fois), le coup du changement de plaques minéralogiques (2 fois, sans variations notables). #
Tout ça fait un peu trop pour un seul film. "Le Samouraî" est donc médiocre mais on doit reconnaître que Melville a apporté un certain style, une certaine ambiance et a su influencé pas mal de réalisateurs. Le "Ghost Dog" de Jarmusch suivra la même trame avec beaucoup plus de réussite.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 19 décembre 2011
Le Samouraï, ou plutôt dans ce cas précis, le Ronin.
Bon, deux étoiles, dans le doute car c'est censé être un film culte... Mais franchement... J'ai vraiment été très déçu. Si le jeu des acteurs est navrant, le "travail" des policiers est totalement grotesque, ridicule. Bon, je n'étais pas de ce monde en 1967, mais il me semble que l'on ne confond pas des criminels sans protéger les témoins... Bref.
Et à défaut d'avoir pu effectuer un montage correct, il me semble qu'un minimum de dialogue auraient pu rattraper l'affaire. En fait, c'est plutôt l'inverse, moins de maladresse au montage auraient pu surpasse l'absence de dialogues !
Préférez Bullit, même époque, mais techniquement et artistiquement supérieur, avec un scénario mieux ficelé, comme seuls les Américains savent le faire (OK, HS...). Pour ceux qui tiennent à consommer français, le Cercle Rouge fera tout aussi bien l'affaire.
soniadidierkmurgia

1 435 abonnés 4 337 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 16 décembre 2014
Avec « Le samouraï », première de ses trois collaborations avec Delon, Melville se réapproprie le film de gangsters pour en donner une vision très personnelle qui influencera de façon durable les générations suivantes de Quentin Tarentino à Johnny To. On peut apparenter la Melville’s touch à la révolution westernienne imposée à grand fracas par Sergio Leone trois ans auparavant, dont elle reprend une partie des concepts comme l’homme sans nom et le minimalisme des dialogues. Là où Leone destructure le western traditionnel pour en donner sa propre vision, Melville choisit de faire se marier deux genres cinématographiques qu’ils vénèrent , le film de samouraï japonais et le film noir américain. Chez Melville comme chez Leone les hommes se déterminent par ce qu’ils font et non par ce qu’ils pensent ou disent, d’où le très grand dépouillement de la mise en scène et du scénario qui laissent peu de place à la psychologie des personnages et par voie de conséquence aux dialogues. Pour fixer tout de suite le ton , Melville laisse passer les sept premières minutes du film sans qu’aucun dialogue ne soit échangé. Qui d’autre que Delon pouvait personnifier Jeff Costello ce tueur à gages à l’allure marmoréenne, transposition française du samouraï ? Melville n’a pas mis longtemps à convaincre l’acteur alors au sommet de sa gloire, d’endosser un rôle qui colle parfaitement avec l’image de froideur qu’il véhiculait dans le public. Costello d’abord samouraï devient un ronin quand il est trahi par ses commanditaires spoiler: qui lui reprochent d’avoir laissé un témoin dans un club de jazz après sa dernière mission
. Une faille irréparable s’est produite dans la mécanique de précision qu’est Costello, dès lors que la perfection l’a quitté et qu’il n’est plus infaillible. L’arme parfaite s’est subitement enrayée quand il a pris la décision de ne pas éliminer la jeune pianiste témoin de son dernier contrat. Ayant choisi spoiler: de l’épargner une première fois quand il aurait dû l’exécuter et fidèle au Bushido ,code d’honneur des samouraïs, il met en scène son sacrifice par un seppuku final dans le club de jazz où pour la première fois il a connu l’échec
. Avec ce film, Melville imprime à jamais un style qui sera la marque de fabrique du film noir français. Il approfondira sa recherche stylistique dans ses trois derniers films avant de partir rejoindre prématurément les étoiles. La vision du monde des truands selon Melville est loin des clichés véhiculés par les films dits de série noire des années 50. Le samouraï se meut dans une jungle où seule compte la loi du plus fort. Rien à sauver non plus du côté des flics avec un François Périer en commissaire obsédé par sa proie et ne reculant devant aucune bassesse pour l'attraper ou la tuer. Cette vision ultra réaliste du monde de la pègre fut très novatrice dans le cinéma français de l'époque. Derrière Melville, on ne fera plus les films policiers de la même manière. Une épure pour un cinéaste qui atteint là le sommet de son œuvre et qui s'il n'était pas mort à 56 ans aurait sans doute exploré d'autres voies. On peut le regretter.
wesleybodin

1 255 abonnés 3 864 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 décembre 2011
Jean-Pierre Melville signe un polar noir avec un semblant de facilité déconcertant. Bien entendu cette simplicité n'est qu'apparence et témoigne du talent du cinéaste. Ambiance, luminosité, acteurs, musique... tout est parfait.
Guillaume182
Guillaume182

148 abonnés 1 194 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 décembre 2011
Le Samourai.

Melville continue donc dans ce qu'il sait faire c'est à dire le film policier avec des influences très Américaines.

On y retrouve Delon dans un rôle de tueurs à gages qui va finalement se retrouver dans le pétrin.

Car quand les choses tournent mal il reste bien seul surtout que la police épie le moindre de ses gestes ne le laissant pas tranquille.

Delon joue un personnage que l'on retrouve souvent chez Melville, c'est un homme froid et lisse qui ne montre aucune émotion d'ailleurs ce rôle ressemble étrangement à celui de Belmondo dans le "Doulos" autres film de Melville, ce qui me fait penser que si les deux hommes ne s'était pas brouiller c'est surement Belmondo qui aurait eu ce rôle dans le Samourai vu le rythme ou ils enchaînaient les collaborations à l'époque, mais je m'égard un peu du sujet.

Ce film possède une mise en scène irréprochable avec une bonne intrigue pour un film noir à suspens qui comporte hélas quelques longueurs à mon goût.
El Wray
El Wray

65 abonnés 184 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 10 juin 2013
Avec un rythme très lent qui peut en irriter plus d'un dans les années 2010 - et certainement pas moi -, "Le Samouraï" met en scène un personnage dénué d'affection, n'ayant de coeur que pour son métier de tueur, qu'il exerce avec un professionnalisme sans faille (du moins pendant la majeure partie du film...). Quand, au feu rouge, une jolie fille lui fait un sourire charmeur, il s'en fout royalement, et détourne son regard glacial. Le physique parfait d'Alain Delon, qui maîtrise son rôle avec une justesse inquiétante, concorde à merveille avec la froideur de ce personnage. Film aussi mythique que son réalisateur, "Le Samouraï" est considéré par beaucoup (tout le monde ?) comme l'oeuvre la plus aboutie de Jean-Pierre Melville ; et une fois planté devant son écran, on comprend pourquoi : mise en scène d'un équilibre absolu, perfection du cadrage et des couleurs, musique discrète mais envoûtante, sens aigu de la tragédie et bien sûr un final éblouissant ; et, contrairement à de nombreux thrillers d'aujourd'hui qui se perdent dans des scènes d'action outrancières pour cacher un certain vide scénaristique ou dramatique, celles du "Samouraï" sont minimalistes, rendant le suspense plus efficace et le récit plus prenant (la belle et longue scène de la filature à travers les stations de métro n'aurait pas eu la même saveur avec des poursuites à cent à l'heure, des fusillades à gogo et une musique de blockbuster... mais il faut dire que, de toute manière, ce genre de procédés n'était pas très courant au beau milieu les années 1960...). Un éternel classique du polar noir à la française, dont nombre de grands cinéastes avouent s'être inspirés, à savoir Quentin Tarantino, John Woo, Martin Scorcese, Jim Jarmush (jolie petite liste, hein ?)... Bref, un chef-d'oeuvre comme le cinéma français en offre trop rarement, surtout de nos jours.
gimliamideselfes

3 433 abonnés 4 013 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 octobre 2011
La moindre des choses que je puisse dire c'est que je n'ai pas commencé Melville par ses films les plus connus, et sans doute pas par les meilleurs. Mais il fallait bien que je m'y mette un jour où l'autre. Je connaissais la fin du Samouraï avant de voir le film parce que Johnnie To voulait réaliser la suite de ce film dans son vengeance, et dévoilait la fin de celui ci. Bon c'est pas grave, ça ne m'a pas empêché de beaucoup apprécier. En effet on a là un pur personnage de cinéma, le type froid, méthodique, taciturne, c'est un personnage qui traverse le cinéma, et franchement c'est bien souvent un plaisir de le retrouver, Delon ici c'est le charisme incarné, il est impitoyable, violent.
Mais le film ne vaut pas que pour son personnage, Melville arrive à créer une tension tout le long durant, parfois juste avec un plan fixe sur le visage de Delon essoufflé et inquiet, essayant des clés les unes après les autres, on entend le bruit des clés et le souffle de Delon. C'est vraiment stressant. Toute la poursuite finale est de très haute volée, je me demande d'ailleurs si De Palma ne s'en est pas inspiré pour celle de l'impasse, c'est sous tension tout le temps, et puis on arrive à ce final, qui quelque part arrive à être beau, à humaniser ce personnage. En tous cas c'est un bon film, qui allie montage, mise en scène avec un personnage charismatique au possible.
Tout ceci me donne envie de voir les autres Melville les plus connus comme le cercle rouge.
bobmorane63
bobmorane63

246 abonnés 2 212 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 octobre 2011
Un jolie coup de maitre de Jean-Pierre Melville !!! Datant de 1967, ce film est une référence au niveau international auquel des séquences ont été copié sur beaucoup de longs métrages Américains et Asiatiques. Ca commence par un meurtre commis par un tueur à gages qui a tout organisé minutieusement pour aprés pendant l'enquete de police. Plusieurs témoins l'ont aperçu de profils mis à part une chanteuse de cabaret qu'elle l'a vu de prés. Enquetes, témoignages, indices, fillatures, changements de plaques de voiture, plus l'intrigue avance, plus ça se corsse pour le héros qui doit improviser tant devant la police et les gangsters qui l'ont engagé. Jean-Pierre Melville signe un film silencieux à l'ambiance froide avec un scénario béton et une trés grande mise en scène qui fascine. Ce film offre aussi l'un des meilleurs de la carrière d'Alain Delon qui brille par un jeu d'interiorité et de justesse. Les seconds roles sont excellents avec une palme pour l'actrice métisse mystérieuse qui joue la pianiste qui a tout vu. Un chef d'oeuvre.
Corenbobby
Corenbobby

55 abonnés 664 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 31 octobre 2011
cette oeuvre des plus spéciales, qui marqua les esprits lors de sa sortie en 1967, est devenu une source d'idée cinématographique inépuisable dont des réalisateurs tel que John Woo ou Quentin Tarantino se sont inspiré pour leur film. il serait difficile de ne pas avouer que ce film dépasse sa condition de film-culte, il est plus que ça, c'est un chef-d'oeuvre du cinéma français auquel aucune réalisateur ne se sent capable d'égaler. Jean-Pierre Melville, le réalisateur, signe là une oeuvre unique qui à défaut de ne pas être un film d'action, offre un film sur la réfléction de la solitude, particulièrement avec la petite citation du début. le Personnage principal, interprété d'une justesse incroyable par Alain Delon raconte les péripéties d'un tueur à gages qui se retrouve poursuivie par son commanditaire. Si il y a bien une chose qui frappe tout le long du film, c'est le souci du détail qui en devient presque maniaque. dans l'ensemble, c'est un film à voir parce que certainement un des plus grands film du septième art qui ait été tourné.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 5 mai 2011
le samourai represente un epoque revolue ou la france etait le pays ou les polars les plus ingenieux et fascinants voyaient le jour
Alain delon est aux summum de son art , la réal y est sobre et froide comm l'est le personnage , la musique de De roubaix est magnifique
Pour ce ayant vu ghost dog vous ne serez nullement surpris car cest une repompe plan par plan sur certaines scenes du samourai de Melville mais on n'égale pas le maitre aussi facilement....
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 21 mars 2012
Melville est un as on le sait. Avec "le Samouraï" il entame la trilogie Delon. L'ambiance est toujours la même, sombre, agrémentée de quelques rares dialogues hyper efficaces. encore une fois un chef d'oeuvre!
Buzz063
Buzz063

99 abonnés 919 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 1 février 2011
Sur les bases d'une histoire minimaliste et de relations entre les personnages qui restent troubles jusqu'au bout, Melville livre un film à la mise en scène dépouillée à l'extrême de tout artifice et d'une maîtrise impressionnante. Le cinéaste à toujours su se servir de ses décors urbains et le prouve encore une fois, en particilier lors de la séquence de filature dans le métro. Dans le rôle d'un tueur impassible, implacable et mystérieux, Delon trouve un de ses meilleurs rôles.
stebbins

563 abonnés 1 747 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 décembre 2010
Si l'on est en droit de lui préférer Le Cercle Rouge, force est de constater que Le Samouraï de Jean-Pierre Melville est un petit chef d'oeuvre d'agencement et de justesse. Au travers d'une lumière blême et hivernale les plans s'enchaînent de manière éloquente, pragmatique, épousant quelques rares répliques laconiques. Alain Delon trône tel un pacha au coeur de cette intrigue crapuleuse, incarnant un solitaire implacable et calcultateur que le brillant François Périer tente d'épingler dans la peau d'un flic matois et manipulateur. En bon cinéaste échiquéen Melville parle peu, privilégiant l'atmosphère et la structure narrative de son petit bijou... Le Samouraï est à ce point brillant qu'il est difficile au spectateur d'en perdre une miette, ce dernier se délectant d'un scénario virtuose et d'une musique signée François de Roubaix. L'apothéose se manifeste lors de la longue séquence du métro, modèle de suspense d'autant plus impressionnant qu'il n'opère pratiquement que par l'image et le découpage. Silencieux voire mutique, Le Samouraï est un film qui, loin de nous exclure, nous livre avec réserves sa beauté glaciale. Un incontournable.
benoitparis
benoitparis

142 abonnés 1 277 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 14 novembre 2010
Difficile de croire que l’originalité des films noirs de Melville ne vienne pas de son expérience dans la Résistance. Il y a trop de sens de la clandestinité, du danger, de la nécessité des gestes. La qualité du « Samouraï » vient en plus d’un sens du plan et du cadrage impressionnant et d’une photo magnifique. Le début, les séquences autour du meurtre, sont particulièrement réussis à cet égard. Le réalisateur stylise le genre avec le maximum d’ascétisme et se distancie de ses stéréotypes. Il accouche ainsi d’un chef d’œuvre inédit.
brianpatrick
brianpatrick

116 abonnés 1 864 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 septembre 2010
C’est un très bon film de Jean Pierre Melville, l'intrigue est simple et captivante, la réalisation est excellente. Alain Delon est exceptionnelle dans le rôle du tueur à gage froid et glacial, un film tout prit.
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