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4,0
Publiée le 28 novembre 2025
Vittorio Gassman est « Il Mattatore » de Dino Risi! L'artiste au pied fin et distinguè, le baratineur nè, la fripouille magnifique! Et qui d'autre que lui pouvait incarner cet « homme aux cent visages » qui a la technique de la transformation et des combines qui vont avec! Très efficace, le film projette les spectateurs dans les folles aventures de l'escroc Gerardo, habituè à faire face à toutes les situations malhonnêtes! Gassman est suffisamment drôle pour mèriter un large dètour par le « Cinèma de minuit » ne serait-ce que pour voir son numèro èblouissant de Marc Antoine! Bref, nouvelle grande rèussite en noir et blanc de Risi dans lequel se glisse pourtant une scène finale en couleurs! A signaler aussi la formidable musique de Barzizza que l'on peut facilement fredonner dans la rue ou sous la douche en repensant à tous les visages de Gassman...
Une comédie d’arnaque légère et fort sympathique qui repose avant tout sur la virtuosité de Vittorio Gassman et ses 17 personnages de composition dans le film !
Délicieuse comédie à l italienne avec Vittorio Gassman irrésistible dans le rôle d un escroc aux cent visages. Je n ai pas beaucoup rit mais il y a quand même quelques situations amusantes qui rendent le film agréable à regarder. Le film est peut-être un peu trop long à mon avis, mais j ai quand même passé un bon moment.
Un comédien désoeuvré raconte comment il est devenu un escroc de haut-vol et comment il y a trouvé ses meilleurs rôles de petits larcins en coups toujours plus audacieux. Les escroqueries sans états d'âme, comme un mode de vie, de Gerardo aux dépens de bourgeois crédules ne disposent pas pour autant la comédie de Dino Risi à prendre le sens d'une satire sociale. Réalisé assez platement, le film est avant tout une farce qui sert brillamment-et inversement- le truculent Vittorio Gassman. Annonçant "Les monstres", le film est une succession de scènes qui permettent à l'acteur de composer toutes sortes de figures cocasses, des sketches en somme où la personnalité, le baratinage et la verve, de ses personnages font merveille. A lui seul, Gassman compense les petites facilités d'un scénario plus ou moins rigoureux composé pour l'essentiel des arnaques de Gerardo. On est en plein dans la comédie à l'italienne, très expressive et volubile. De fait, le film est un divertissement bien amusant.
Même s'il est évident que tous les grands cinéastes italiens de l'époque ne faisaient jamais de films pour rien, il faut, selon moi, quand même faire gaffe à ne pas leur prêter des intentions. Comme "Il mattatore" par exemple. Souvent présenté comme une critique de la médiocrité des petits bourgeois italiens. Il n'y a rien de tout cela ici. C'est un film parfaitement immoral puisqu'il semble être comme une réjouissante provocation et comme une sorte de déclaration d'amour aux voleurs et aux voleuses en tous genres. Tout comme il semble être une déclaration d'amour au talent de Vittorio Gassman. Lequel interprétant 17 (oui, oui) personnages différents avec une apparence différente à chaque fois. Pas besoin d'aller chercher un quelconque message ou une quelconque critique. Juste apprécier une comédie d'une bien belle eau
Première collaboration entre Dino Risi et Vittorio Gassman , le film s'il ne brille pas pas son homogénéité, s'apprécie comme une suite de sketches dans lesquels Gassman rivalise de virtuosité autour de ce personnage de raté magnifique . magnifique de rouerie , de labilité , d'ingéniosité là ou l'escroquerie meme à la petite semaine peut prétendre au statut d'oeuvre d'art. Si le film semble se contenter d'enregistrer La performance de son interprète, Risi parvient parfaitement à lui donner le rythme idoine et a adapter sa mise en scene à la matérialisation presque chorégraphique du personnage.
J'ai eu raison de dénoncer la superficialité comique dans les films de Risi en cette fin d'années 1950, car il a dû m'entendre : Il Mattatore, c'est l'Italie dans une coquille de noix, avec son histoire écrite en sketchs et de bons gags pour rythmer les pérégrinations criminelles qui fascinent les foules – et participent incidemment à faire passer (encore plus ?) l'Italie pour un pays de malandrins à l'étranger.
Assistée notamment au scénario par un Scola pas encore révélé comme réalisateur, c'est un des meilleurs scénarios ayant pour thème l'arnaque dont on puisse rêver à Cinecittà – faisant toujours regarder de l'avant à des personnages à l'avenir incertain, il se sert du crime pour repousser les barrières professionnelles qui découpent impitoyablement la vie à l'époque. À la fois rétrospective et visionnaire pour la pègre italienne, le film la montre sous un jour amusant mais loin de la frivolité qu'on a connue chez le réalisateur précédemment. Immanquable si on arrive à supporter quelques épisodes très similaires les uns aux autres dans la vie d'un délinquant.
L'homme aux cents visages permet à l'immense Vittorio Gassman toute la mesure et l'ampleur de son talent. Dino Risi profite de son acteur fétiche pour réaliser un film sur l'escroquerie et comment on tombe dedans dans l'Italie de l'après guerre. Une dénonciation de l'appât du gain chez nombre de personnes qui veulent toujours plus mais en cachette et les escrocs en profitent.... c'est jouissif et talentueux.
Quand il entame sa collaboration avec Dino Risi en 1959, Vittorio Gassman a une trentaine de films derrière lui. Mais il vient tout juste de trouver sa voie avec deux films de Mario Monicelli, "Le Pigeon" (1958) et "La grande guerre" (1959), qui en même temps qu'ils ont lancé le mouvement dit de la "comédie italienne" ont révélé le talent comique de l'acteur de théâtre classique qu'il avait été jusqu'ici et dont la carrière cinématographique relevait plutôt de l'accident alimentaire. En effet, uniquement utilisé dans des rôles de bellâtres en raison de son physique avantageux et imposant, le beau Vittorio avait même tenté avec désinvolture une carrière à Hollywood entre 1952 et 1955 qui en dehors de quelques films obscurs lui avait permis de convoler pour une courte période avec la très pétulante et peu conventionnelle Shelley Winters. Dans les deux films de Monicelli, il devait toutefois partager la vedette avec ses camarades de promotion Alberto Sordi, Renato Salvatori ou Marcello Mastroianni. De son côté, Dino Risi sent qu'il doit creuser le versant satirique de son art qu'il n'a fait qu'effleurer dans les petites comédies pittoresques qu'il met en scène depuis le début des années 1950. Proche de par leur tempérament et leurs intérêts mutuels, il était fatal que ces deux là se rencontrent un jour ou l'autre. C'est chose faite avec "Il matamore" ou "L'homme aux cent visages" en français. Pour l'occasion, Risi délaisse sa collaboration à l'écriture avec Pasquale Festa Campanile et Massimo Franciosa pour rejoindre le tandem Age et Scarpelli qui règne en maitre sur le cinéma italien depuis près de dix ans. A leurs côtés, on retrouve le fidèle Rugero Maccari qui jusqu'à son décès en 1989 ne lâchera plus Risi. Sans doute désireux secrètement de poursuivre sa collaboration avec Gassman, il offre un rôle sur mesure à celui qui est déjà un monstre sacré du théâtre après avoir travaillé sous la direction de Luchino Visconti, dirigé sa propre compagnie, mis en scène Peter Gynt d'Henrik Ibsen et enfin fondé son propre théâtre (Teatro d'Arte Italiano) où il se consacre au répertoire shakespearien. La spécificité de Gassman par rapport à ses tout aussi talentueux contemporains (Sordi, Tognazzi, Manfredi ou Mastroianni) se situe incontestablement dans son incomparable abattage et sa formidable propension histrionique à sortir de lui-même à tout bout de champ. Le scénario de "L'homme aux cent visages" va être une aubaine pour Vittorio Gassman qui va pouvoir donner libre cours à son tempérament volcanique comme il le fera à de nombreuses autres reprises sous la direction de Risi mais aussi derrière la caméra des Monicelli, Corbucci, Scola et autres Fondato ou Camerini. Gerardo Latini (Vittorio Gassman), tout d'abord présenté comme un époux modèle coincé dans un petit appartement de la banlieue romaine se révèle à l'occasion de la visite d'un escroc au porte-à-porte comme un ancien prince de la carambouille repenti qui va doctement narrer son étonnant parcours à celui qu'il vient de démasquer. Par le moyen du flashback c'est alors une suite de petits sketches drolatiques que nous propose Risi, laissant s'ébrouer un Gassman en roue libre dans le numéro qu'il affectionne le plus : le transformisme. Capable d'offrir une caricature impayable de chacun des personnages dont il endosse la pelisse, le génial acteur alterne avec un rythme dont lui seul connaissait la mécanique, le sérieux le plus auguste rappelant le grand Louis Jouvet et la bouffonnerie débridée telle que la pratiquait un Michel Simon ou un Jules Berry. Gassman est tout et partout, vecteur de la dérision acide et parfois mélancolique qui sera désormais la marque de fabrique du cinéma de Dino Risi, prenant toute sa mesure dans des chefs d'œuvre comme "Le fanfaron" (1962) , "Les monstres" (1963), "Parfum de femme" (1975) ou encore le trop méconnu "Âmes perdues" de 1977. Car il ne faut pas s'y tromper derrière la faconde et le trop plein d'énergie se cachait chez Gassman une profonde tristesse qui transparaitra davantage dans ses derniers rôles. Mais avec "L'homme aux cent visages" nous sommes en 1959 à l'entame de deux décennies magiques pour les deux hommes qui démarrent sur les chapeaux de roue une des plus harmonieuse collaboration entre un réalisateur et un acteur. Il ne faut donc surtout pas bouder le plaisir de voir et revoir ces grands enfants s'amuser à nous faire croire que la vie est un immense terrain de jeu où même les victimes des arnaques de Girardo Latini le grand escogriffe, ne semblent pas mécontentes d'avoir été si lestement dupées.
Du savoir-faire italien dans la plus belle tradition. Raconté par le héros en personne, ce qui en renforce l'aspect conte, ce sont des histoires de filouteries par paquets de douze, de la ruse, des déguisements, et toujours un coté beau joueur comme si le plus important était avant tout de s'amuser, de se lancer des défis. Un " Attrapes-moi si tu peux" avant l'heure et en plus réussi ou Victorio Gassmann a aussi un coeur qui peut lui joue des tours.
LE FANFARON. L'attraction de la vedette italienne avec de bonnes idées d'arnaque, de naïveté et de distraction. La canaille Vittorio Gassman dans le roman d'un tricheur. Le parcours des stars nous dit quelque chose du cours du monde.
j' adorais la comédie italienne de cette époque avec comme référence le formidable film de monicelli , le pigeon avec ce même gassman , un film drôlissime que je n'ai pas oublié . il mattamore est de cette lignée avec un gassman dans un rôle qui lui permet de montrer l'étendue de son talent ( de ses talents !!! ) , on rit beaucoup , les personnages , des petits escrocs , sont immoraux mais sans méchanceté et avec une telle mauvaise foi "innocente " et la courte séquence finale ( en couleurs ! ) conclut le film en beauté !
C’est la première fois que Risi et Gassman collaborent dans une comédie typiquement italienne des années soixante, avec au scénario un certain Ettore Scola. Le résultat : une dynamique de tous les instants, même si les sketchs s’empilent un peu trop les uns sur les autres, au détriment d’une histoire solidement ficelée. Mais l’équipe ici constituée par un talent bienveillant suscite malgré tout jusqu’au bout le plaisir et la convoitise des bons mots. Les dialogues sont bien souvent savoureux, les réparties, des instants de grâce cinématographique. C’est frais, vivifiant et annonciateur d’un cinéma qui dans le domaine de l’absurde et du loufoque ne s’en laissera pas compter. Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
C'est vrai que Gassman parlant français dans le magasin de chaussures, chantant allemand à Noël pour les enfants et utilisant force déguisements et accents est assez irrésistible!!! Toutefois le film souffre un peu de l'accumulation de sketchs avec un fil conducteur plutôt mince. Sympathique quand même car souvent drôle.