Bruce Willis, le come-back : c'est pas trop tôt ! Son dernier bon film remonte à Incassable, pour être gentil. Quant à ses derniers VRAIS films d'action, ils remontent, eux, à 1997 avec Le Chacal et Code Mercury, films plus ou moins mineurs, la fin des années 90 sonnant un léger glas pour l'acteur américain. Bref, quel plaisir de voir que cette adaptation du célèbre roman "Otages de la peur" de Robert Crais est une totale réussite mêlant habilement psychologie, suspense et scènes d'action sans oublier ce côté virulent voire même gore par moments. Jouant sur les expressions de son visage torturé et mélancolique, Willis nous fait revivre son jeu d'antan, convaincant, attachant, bouleversant, nous immisçant totalement dans l'intrigue. Réalisé par un pro du huis-clos, le réalisateur de l'excellent Nid de guêpes à savoir notre Florent Emilio Siri national, Otage nous submerge de son réalisme, de sa simplicité et de son excellente interprétation, les acteurs étant ici quasi-méconnaissables, du toujours aussi brillant Ben Foster au jeune Jonathan Tucker en passant par l'excellent Kevin Pollack. L'histoire est quant à elle prenante du début à la fin, Siri arrivant à proposant un, le scénario regorgeant de rebondissements et de séquences d'action haletantes. De l'impressionnant prologue à un final abasourdissant, le jeune metteur en scène déploie tout son talent Outre-Atlantique à travers une réalisation nerveuse et bigrement efficace, faisant également de la photographie et de la musique d'Alexandre Desplats des personnages à part entière. En somme, un excellent long-métrage sur une prise d'otage pas banale, bien sombre et suffisamment rythmée pour entrer au panthéon des films du genre.