L'Argent de la vieille
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ProjecteurTemporel
ProjecteurTemporel

1 abonné 58 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 mai 2026
Avec L’Argent de la vieille, Luigi Comencini transforme une simple partie de cartes en une satire sociale féroce, où l’obsession de l’argent révèle peu à peu toute la misère morale des rapports humains. Le film avance dans un équilibre très italien entre grotesque et désespoir, porté par l’incroyable présence de Bette Davis, véritable figure monstrueuse et ludique dominant chaque scène avec un sadisme presque abstrait. Comencini excelle à faire sentir l’humiliation progressive de ses personnages, enfermés dans un jeu dont ils connaissent pourtant l’issue perdante. Pourtant, derrière la cruauté jubilatoire du dispositif et la richesse de son sous-texte social, le film finit parfois par étirer son principe jusqu’à une forme de répétition volontairement éprouvante. Une comédie noire brillante et corrosive, traversée par une profonde amertume politique, mais dont l’acharnement cynique limite légèrement l’impact émotionnel.
Alasky

454 abonnés 4 537 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 décembre 2025
Le cinéma italien dans toute sa splendeur, ici à la fois drôle et arcerbe, qui peint les travers de la société quand il s'agit d'argent et de pouvoir. Une sorte de fable, bien filmée, bien réalisée, bien interprétée.
GéDéon
GéDéon

133 abonnés 711 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 septembre 2025
En 1972, le réalisateur italien Luigi Comencini livre une comédie acerbe sur la lutte des classes. Une milliardaire âgée accueille chaque année un couple de prolétaires vivant dans un bidonville de Rome pour des parties de cartes où d’importantes sommes d’argent sont mises en jeu. L’une est là pour se distraire, tandis que les autres rêvent de faire fortune. Le scénario étudie avec une ironie cynique les rapports qu’entretiennent ces individus, rapports basés sur la docilité, le respect autant que le mépris, mais surtout l’espoir de gagner. Malheureusement, les ressources financières illimitées de la vielle femme lui permettent toujours de gagner. Cette parabole grinçante du pouvoir de l’argent et du sort irrémédiable des couches sociales les plus démunies est cruelle, d’autant plus qu’elle se déroule sans aucun manichéisme. Bref, une œuvre totalement décapante.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

91 abonnés 4 230 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 décembre 2024
La partie de cartes entre la vieille riche américaine interprétée par Bette Davis et le couple de chiffonniers Peppino et Antonia entraine, au-delà des péripéties et rebondissements du jeu de scopa, une réflexion philosophique plus générale bien que dans l'ensemble assez modeste. La vieille dame indigne, aux traits ridés et grossièrement maquillés, n'est-elle pas ce rêve argenté qui provoque et fuit les pauvres?
Cocasse, mais cruellement, la partie de cartes établit un rapport de forces malsain entre la rentière autoritaire et égoïste et ses challengers miséreux. Aussi, le dénouement, surprenant et édifiant, ne fait pas de doute: c'est le rêve inaccessible, illusoire, spoiler: dont se débarrasse définitivement, entre vengeance et résignation, l'ainée du couple.

Du bidonville romain, où les pauvres s'enflamment, à la villa, où se joue le destin de deux d'entre eux, il y a plus loin que la distance géographique qui les sépare. Cette dimension sociale qu'on attribue au film donne un peu plus de poids à la comédie, comédie à l'italienne dans le sens où la gravité se couvre de dérision. Ainsi, la fonction comique d'Alberto Sordi, en joueur bavard et fébrile, contraste-t-elle avec l'anxiété et la ténacité que caractérise Silvana Mangano.
Y Leca
Y Leca

46 abonnés 1 174 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 25 mai 2024
Satire sociale un peu longuette, datée et pas drôle. Un jeu de carte - auquel on ne comprend rien - oppose milliardaire et pauvres, palais et bidonville, capitalisme et prolétariat pauvre. La morale : les riches gagnent toujours à moins d'user de violence. Bons acteurs qui ne suffisent pas à faire un chef d'œuvre.
Yannickcinéphile

2 880 abonnés 4 582 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 mai 2024
L’Argent de la vieille, voilà un titre qui sent bon la comédie noire et satirique à l’italienne, et l’on se dit que ça ne va pas forcément vibrer de subtilité. Eh ben en vrai, cette comédie méconnue est une petite pépite à découvrir absolument. Ok, les premières images font un peu peur. La photographie du film est très laide, c’est clair. Le métrage n’a visiblement pas été restauré depuis sa sortie, et la photo en couleurs paraît limite en noir et blanc ! C’est assez gênant au début, mais en vrai, ensuite ça avantage plutôt le film lorsqu’il explore le bidonville, car ça en renforce le côté crasseux. C’est le seul petit défaut du film, et il est si minime par rapport à ses qualités que passées les premières minutes on l’oublie. La mise en scène virevoltante de Comencini, qui parvient à rendre nerveuse une partie de cartes, les décors judicieusement choisis, contrastant entre la maison hyper luxueuse de la vieille et les bas fonds de Rome rendus avec un réalisme cru mais toujours sensible, la bande son qui fleure bon le vieux film italien et nous plonge davantage dans l’ambiance, le soin apporté aux détails lorgnant vers le documentaire, sur la forme, le métrage est impeccable. C’est vibrionnant, c’est frais, c’est sensible, le film est transcendant.
Comencini aime filmer ses acteurs de près, et on peut le comprendre, il est particulièrement bien servi ici ! Le duo Sordi-Mangano fonctionne à merveille. Les deux acteurs sont mémorables, formant un couple contrasté, à la fois aimant et divisé, entourés d’enfants plus intelligents qu’eux à bien des égards, conscients qu’ils sont pas aidés, mais unis malgré tout par l’amour familial. Les deux acteurs apportent une réelle sensibilité au métrage et leurs réactions autour du jeu de cartes sont d’un réalisme bluffant. En face d’eux, Bette Davis prouve encore une fois son talent dans un rôle cousu sur mesure pour elle. Une vieille acariâtre, richissime, solitaire, addict au jeu, qu’on aime détester mais qui n’est finalement pas si détestable que cela, Bette Davis la campe à merveille. J’ai envie de dire, c’était pour elle, nulle autre n’aurait pu faire mieux. Autour de ce trio, il y a d’excellents seconds rôles. Joseph Cotten est l’anglais chic et riche idéal, et la galerie d’interprètes italiens est mémorable. Figures gouailleuses, volontiers caricaturales, gueules de cinéma, personnages loufoques, le film enquille tout un village et réussit l’exploit de donner une place à tous, jusqu’à finir dans un maelstrom impressionnant !
Ces acteurs sont au service d’une histoire remarquablement écrite. On se demande comment le film va réussir à avancer sur un postulat assez improbable (une milliardaire étrangère jouant aux cartes chaque année avec un couple d’un bidonville local !). On se dit qu’on va s’embêter avec des parties de cartes, un truc super ennuyeux à l’écran, des dialogues trainants, et puis surtout plein de clichés sur les riches et les pauvres, mais non. Le film réussit tout à la fois à jouer beaucoup sur la caricature, mais à être très subtil dans son appréhension des différentes classes. Si le message de Comencini est clair, l’approche est fine, et cela se retrouve aussi dans cette manière particulière de mêler l’humour le plus comique, à des faits beaucoup plus graves et sérieux sur cette famille à la lente descente aux enfers. Comencini nous montre la misère des bidonvilles, mais jette un regard tendre et amène beaucoup d’humour, qui s’aventure parfois, en particulier dans le final, vers l’humour noir le plus stimulant ! Comme je dis souvent, les meilleures comédies sont celles qui arrivent à introduire du sérieux dans leur propos, et L’Argent de la vieille entre dans cette catégorie. A la fois hilarante grâce à ses situations, ses dialogues et ses acteurs et grave pour les mêmes raisons, on passe par des émotions contrastées et toujours fortes.
Comédie incontournable du cinéma italien de mon point de vue, L’Argent de la vieille est un ravissement. Tout y est mémorable, et si vous arrivez à supporter les premières images fort inquiétantes par ces couleurs délavées très moches, vous allez passer un moment incroyable, dopé, de surcroît, par le plaisir ethnographique à voir l’Italie dans un cadre et une époque peu traitée de nos jours. 5
JMP
JMP

15 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 mars 2024
Ah ben ce film c'est le prémisse d' "affreux sales et méchants" mais avec un rapport possédants/pauvres bien plus riche et complexe. Que dire ? C'est absolument à voir, c'est un chef-d'œuvre absolu d'humour noir, de rancœur et de bassesse de classe.
C'est une comédie mais en fait tout ceci est dramatique et d'une noirceur absolue, fin magnifique, bravo fillette...
Le cinéma italien c'était vraiment quelque chose. C'était le meilleur cinéma, bien plus que l'américain et le français, à l'est il se passait aussi autre chose mais bon, c'était la guerre froide, donc on n'en a rien vu.
MARIE L
MARIE L

2 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 mars 2024
Bonjour,

Les décors sont magnifiques et nous mettent dans le bain immédiatement, par contre le pauvre couple désargenté s'agitent, voir trop pour compenser le côté statique de l'actrice principale.: l'écart est trop important. Dommage, petit après midi sympathique quand même; il faut faire un effort sur l'articulation et les voix de l'actrice principale ne porte pas toujours ce qui nous prive de certaines répliques.
Shawn777

805 abonnés 3 931 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 octobre 2023
Dans une Italie pauvre et morne, une riche américaine vient jouer chaque année à la scopa avec un couple d'ouvriers pauvres depuis huit ans. En réalité, cette "vieille" aime voyager et ne se confronter qu'à des pauvres dans chaque pays qu'elle visite, sûrement pour une y trouver une certaine satisfaction sadique. Car elle s'ennuie et elle prête à chacun un million de dollars à jouer, qu'elle reprend puisque même si ses adversaires gagnent, elle joue à quitte ou double jusqu'à récupérer toute la mise. Mais cette partie est peut-être loin d'être jouée. Comédie sur fond de réalisme, ce film, réalisé par Luigi Comencini et sorti en 1977, a la particularité de tenir son spectateur en haleine de bout en bout. Très surprenant, pour ma part, pour un film qui ne m'attirait pourtant pas plus que ça car je ne voyais en effet pas bien l'intérêt de faire un film de presque deux heures sur diverses parties de cartes. Mais le film est bien plus que ça, nous avons toute une parabole de l'Italie d'après-guère où la plupart des gens sont pauvres. Pour être franc, je ne m'y connais pas plus que ça dans l'Histoire de l'Italie et je n'ai ainsi pas pu saisir tous les enjeux et sous-textes du film mais on y voit en tout cas très clairement un satire tantôt drôle, tantôt méchante de la société italienne de l'époque. Et pourtant, le film n'est pas si caricatural que ça dans le sens où il n'est jamais manichéen, ce ne sont pas les riches contre les pauvres ni les gentils contre les méchants. C'est un film dans lequel tout le monde est finalement un peu méchant ou plutôt un film dans lequel tout le monde essaye de tirer son épingle du jeu au détriment des autres. Par exemple, la vieille se sert de ses "amis" pauvres pour s'en amuser, leur laisser toujours l'espoir (depuis huit ans quand même !) de remporter ne serait-ce qu'un seul million. Les "pauvres" ne sont quant à eux "amis" avec la vieille juste pour pouvoir lui tirer un maximum de pognon et où un petit village entier - très pauvre dans lequel la majorité est illettrée - compte sur le couple pour rapporter un maximum d'argent. On peut ainsi difficilement s'attacher aux personnages mais ils sont pourtant attachants, notamment ce couple dont on souhaite de tout cœur qu'il gagne au moins un peu de sous au fil des nombreuses parties. Le film a d'ailleurs cette particularité de jouer avec nos nerfs, en étant même presque malsain par moments. Concernant les acteurs, nous retrouvons principalement Alberto Sordi et Silvana Mangano qui sont très bons, de même que Bette Davis, affublée en VF d'un accent anglais des plus caricatural, qui est excellente. "L'Argent de la vieille" est donc une très bonne comédie, bien souvent amère, qui captive son spectateur du début à la fin.
Marty
Marty

22 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 octobre 2021
Tout ce que l'argent et le jeu peuvent provoquer .
Finesse dans les sentiments. Haine , amour , pardon .
On est tenu en haleine.
Biagio Roggia
Biagio Roggia

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 août 2021
C’est praticament impossible critiquer cette chef d’oeuvre surtout parce que les acteurs sont doublé en francais. Les voix de Sordi et Mangano sont extraordinaries et ils parlent aussi en dialect de Rome. Vous, francais, devez connaitre l’italiano pour bien apprecier ce film, autrefois on doit le voir sous-titrée; mais Je suis en france et Je l’ai vu à la tele hier soir et il etait doublé…
:-(
Musomuse
Musomuse

12 abonnés 237 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 août 2021
Grosse surprise, un film qui tourne beaucoup autour de la tension. L'histoire au final est centrale. Même si tout est alimenté surtout par la dite partie de carte.
Un film qui est donc intelligent et qui sait ce qu'il fait.
Alain D.

734 abonnés 3 445 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 novembre 2020
Une comédie De Luigi Comencini qui nous conte une belle histoire d'amour et de cupidité. Un film pas du tout drôle dans sa première phase mais qui prend ensuite un bel aspect social. On peut seulement regretter la répétition des scènes pour souligner très laborieusement l'enfer du jeu.
La réalisation nous offre de très belles images et une distribution grandiose avec Bette Davis assurant le rôle délicat de la millionnaire Américaine. Un couple de pauvres gens jouant une martingale de folie, interprété par un excellent Alberto Sordi dans le rôle de Peppino, le mari d'Antonia jouée par la non moins talentueuse Silvana Mangano.
pietro bucca
pietro bucca

90 abonnés 1 343 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 décembre 2017
Tous les espoirs d'une famille, mais aussi d'un bidonville est suspendu a des parties de cartes ou les enjeux deviendront colossaux. Entre une "vieille" plein aux as, qui part moment perd la boule, est au seuil de la mort, ou sont déclin est annoncé, il y a face a elle des miséreux aux dents longues, qui eux jouent leurs avenir, tutoient le soleil, et puis...... Les acteurs sont excellents de plus. L'humour noir a l'italienne.
soniadidierkmurgia

1 435 abonnés 4 337 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 11 septembre 2020
En 1972, Luigi Comencini est au zénith de sa carrière. Son éclectisme le situe à mi- chemin entre les réalisateurs de la pure comédie italienne que sont Dino Risi, Pietro Germi ou Mario Monicelli et les réalisateurs engagés tels Roberto Rossellini ou Francesco Rosi. Cette capacité à naviguer entre les différents courants du cinéma italien de son époque le rapproche sans doute davantage d'un Vittorio de Sica ou d'un Ettore Scola. En 1967 il a sorti avec "L'incompris" suivi de "Casanova, un adolescent à Venise (1969) deux films qui sont aujourd'hui considérés comme les sommets de son œuvre. Depuis "A cheval sur le tigre" en 1961, il n'a plus vraiment abordé le genre de la comédie grinçante. Il y revient de manière fracassante et pour le moins originale avec "L'argent de la vieille". Dans l'Italie des "années de plomb" minée par l'activisme sanglant des Brigades Rouges et une économie atone,le scénario écrit par Rodolfo Sonego met exactement le doigt là où ça fait mal en exposant au moyen d'une métaphore cruelle le mécanisme sur lequel repose l'indépassable lutte des classes. Une milliardaire américaine a pris la curieuse habitude au gré de ses pérégrinations à travers le monde de défier aux cartes les habitants des quartiers pauvres des villes où elle stationne en villégiature. Dino De Laurentiis a réussi à obtenir l'accord de Bette Davis habituée à ce type de rôles depuis "Qu'est-il arrivé à Baby Jane ?"(Robert Aldrich en 1961) et de Joseph Cotten qui tourne régulièrement en Europe depuis que son étoile a pâli à Hollywood. De passage à Rome, l'arrivée en fanfare de la milliardaire provoque l'effervescence dans les faubourgs où résident Peppino (Alberto Sordi) et Antonia (Silvana Mangano) qui depuis une dizaine d'années sont ses partenaires de jeu attitrés. Une nouvelle fois ils se prennent à rêver de remporter le magot. Comble d'ironie, la "vieille" défie les deux époux à la "scopa", leur jeu favori en parvenant toujours à remporter les parties. Pour pimenter l'affaire, celles-ci sont intéressées et les mises de départ importantes d'Antonia et Peppino sont gracieusement offertes par la "vieille" qui se fait un plaisir de récupérer à tous coups son don initial. Ce fol espoir de détrousser la capitaliste cacochyme est désormais partagé par tout le voisinage qui unit au couple par un réflexe de classe suit les opérations de très près, Peppino ayant déjà promis à chacun une part du magot qu'il ne tient pas encore. Cette année, la "vieille" est terriblement souffrante et la partie s'annonce enfin sous les meilleurs auspices. Peppino, archétype du miséreux sans recul sur sa condition croit dur comme fer en ses chances. La partie va prendre en effet une tournure inhabituelle. Comencini et Sonego font alors joyeusement monter un suspense qui n'en n'est pas vraiment un, tellement les dés sont pipés. Le film assène sans équivoque un certain nombre de vérités qui n'épargnent personne mais soulèvent aussi quelques questions notamment sur les motivations de chaque parti. Parvenue aux portes de la mort, la vieille femme ne tient-elle pas à se prouver que sa position dominante est due à une supériorité intellectuelle plutôt qu'à une situation peut-être acquise par héritage ? Antonia et Peppino sont-ils stupides au point de ne pas se satisfaire d'un gain substantiel plutôt qu'imaginer détrousser la vieille femme jusqu'à sa dernière lire ? Comencini propose une réponse sans compromis possible à ces dilemmes venant de la nouvelle génération représentée par la fille aînée qui semble avoir compris que ses parents sont comme deux papillons qui se brûlent les ailes à la lumière. On rit souvent mais presque toujours jaune face à cette peinture sociale lucide mais aussi désenchantée qui fait écho à toute l'histoire de l'humanité. Les acteurs sont bien sûr tous formidables avec à leur tête un Alberto Sordi tout bonnement inénarrable en pauvre bougre incapable de tenir sa langue. L'association de l'acteur avec Comencini était décidément féconde si l'on pense à "La grande pagaille" sorti en 1960 qui est peut-être le chef d'œuvre du réalisateur.
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