L'Equipée sauvage
Note moyenne
3,5
610 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

65 critiques spectateurs

5
7 critiques
4
19 critiques
3
24 critiques
2
12 critiques
1
2 critiques
0
1 critique
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Tonay
Tonay

4 abonnés 4 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 avril 2026
(Disponible en streaming) Bikers contre milice d’autodéfense… Un drame social qui repose beaucoup sur le charisme de Brando mais comporte assez d’ambiguïtés pour le rendre intéressant.
GéDéon
GéDéon

133 abonnés 711 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 avril 2026
En 1953, László Benedek réalise une œuvre considérée comme culte en raison de son impact sur la culture américaine de l’époque. Avec les années qui passent, ce statut semble s’effriter même si le propos s’avère intemporel. Dans une petite ville des Etats-Unis, une bande de motards vient semer la zizanie. Malgré les beuveries et les bagarres, l’autorité locale peine à les chasser. Marlon Brando, dans le rôle du mauvais garçon refusant toute soumission à l’ordre, devient ainsi l’icône du parfait rebelle. La confrontation entre deux mondes qui se méprisent (les vieux conservateurs face à une jeunesse insouciante) reste bien entendu un fait de société sans cesse renouvelé. La morale finale, évitant toute prise de position, renvoie dos à dos cette opposition intergénérationnelle. Bref, un classique manquant juste de rythme.
Albertb
Albertb

19 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 janvier 2026
L’Équipée sauvage est un film américain culte réalisé par László Benedek en 1953, célèbre pour avoir imposé à l’écran l’archétype du rebelle en moto. Marlon Brando y incarne Johnny Strabler, le chef d’un gang de motards qui arrive dans une petite ville et déclenche chaos et incompréhension. Lee Marvin joue Chino, un des membres les plus redoutables du gang, dont l’autorité et la brutalité apportent une tension supplémentaire et contrastent avec le charisme rebelle de Johnny.
Ce film est souvent considéré comme le premier grand film de bikers, marquant profondément la culture populaire et l’imaginaire du cinéma des années 50. Brando, avec sa veste de cuir, son attitude nonchalante et sa célèbre réplique « Whaddaya got? », devient instantanément l’emblème de la jeunesse rebelle et insoumise, tandis que la présence imposante de Lee Marvin renforce l’intensité et le danger de la bande.
L’intrigue oppose sans concession la bande de motards à la communauté d’une petite ville américaine. Ce qui aurait pu n’être qu’un simple récit de vandalisme se transforme ici en une critique implicite des tensions sociales de l’époque : d’un côté, une jeunesse en quête de liberté totale ; de l’autre, des adultes pétrifiés par les conventions, prompts à répondre à la peur par la violence.
Sur le plan cinématographique, L’Équipée sauvage est sans doute plus important pour ce qu’il représente qu’en tant que film narratif parfaitement abouti. La mise en scène de Benedek est sobre et efficace, et l’histoire, inspirée d’événements réels survenus à Hollister en Californie en 1947, mêle action, tension et une touche de drame romantique entre Johnny et Kathie, la fille du shérif.
Ce qui distingue aussi ce film, c’est qu’il n’offre pas une fin pleinement rassurante ni une morale évidente : la violence et la révolte y sont présentées avec leurs contradictions, et le héros n’est ni complètement bon ni totalement un salaud.
En somme, L’Équipée sauvage mérite d’être vu non seulement pour le charisme inoubliable de Marlon Brando dans l’un de ses rôles les plus iconiques, mais aussi pour la présence impressionnante de Lee Marvin, et pour sa place dans l’histoire du cinéma et de la culture populaire, comme l’un des premiers portraits de la jeunesse en marge et de sa collision avec l’ordre établi.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

91 abonnés 4 230 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 juin 2025
La dramaturgie du film de Benedek rappelle constamment celle de nombreux westerns, dont elle s'inspire probablement. L'entrée dans la ville de mauvais garçons sur leurs motos est la réminiscence des chevauchées des bandits du western. Les notions de loi et de désordre, de lâcheté collective et de justice expéditive, sont des thèmes classiques du western qui réapparaissent ici, dans une forme moderne. A la différence que dans "L'équipée sauvage" -et c'est ce qui a pu apeurer l'Amérique bourgeoise- les voyous ne sont pas les incarnations du Mal servant l'idée du Bien dans une société en mutation et en cours de civilisation, mais assurément des composantes incontournables de la société contemporaine.
On conçoit que le film ait pu scandaliser car, à travers une forte symbolique sociale, le réalisateur justifie le malaise d'une jeunesse rebelle -et, pire encore, la séduction qu'elle opère sur une jeune fille- en dénonçant l'attitude frileuse, intolérante et lâche de ses concitoyens ainés dans une société malade de conformisme et d'ennui.
Avec "La poursuite impitoyable", Arthur Penn sera moins concis mais plus réaliste. Dans ce huis-clos au coeur d'une ville provinciale, les bad boys de Benedek ressemblent souvent à des garnements mal élevés et s'éloignent d'un réalisme pur et dur ; la violence des uns et des autres y est édulcorée et la production en appelle, comme inquiète du propos et s'excusant déjà de ses effets, à la sagesse. Ainsi cette prude annonce en exergue du film.
Mais la notoriété du film, au-delà de sa thématique, ne tient-elle pas aussi à l'incarnation sensuelle et charismatique, d'un Marlon Brando taciturne, en jean et blouson de cuir noirs?
Yves Echard
Yves Echard

1 abonné 97 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 9 août 2024
Film qui se veut la célébration de la revolte mais qui est beaucoup moins subversif aujourd'hui malgré Brando.
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 829 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 3 juillet 2024
Sans le magnétisme de Brando qui lança une mode voire un modèle de bad boy (avec toute la dimension positive qu'il ne devrait pas contenir) et la justesse de Mary Murphy, ce drame se réduit à peau de chagrin: le désoeuvrement d'une jeunesse agressive, irrespectueuse, bruyante pour se donner une (détestable) contenance; des seconds rôles stéréotypés; une bande-son assourdissante; une réalisation lisse (malgré quelques plans vrombissants); un scénario ténu, prétexte à la mise en avant d'un style rock n'roll revendiqué comme moderne, fascinant, décontracté; une morale très discutable. Un film intéressant par sa valeur culturelle mais fort dispensable d'un point de vue cinématographique.
videoman29

315 abonnés 1 921 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 septembre 2023
Réalisé en 1953 par Laslo Benedek (« Mort d'un commis voyageur »), « L'équipée sauvage » a fait scandale à son époque... avant de devenir culte avec le temps, sans doute grâce à la prestation parfaite du tout jeune Marlon Brando. Ce film, adapté d'une surprenante histoire vraie, représente un vrai baromètre de la société Américaine qui sortait alors tout juste de la seconde guerre mondiale. Le phénomène des bandes de motards (dont certains étaient des soldats récemment démobilisés) émerge dans les campagnes et on comprend très bien à quel point les autorités sont dépassées par l'insécurité que la situation engendre. L'affrontement entre la petite bourgeoisie, bien pensante et confortablement installée, et les jeunes « rebelles » est parfaitement présenté à l'écran et on comprend très bien les enjeux défendus par les différents protagonistes. A ce titre, il faut saluer la prestation du vieux shérif, bien conscient qu'il ne peut s'opposer aux « envahisseurs » mais qui tente tout de même de garder la tête froide et de gérer la situation avec impartialité. Certes, aujourd'hui l'ensemble a vraiment vieilli techniquement et visuellement... le noir et blanc, les effets spéciaux, la musique et le jeu des acteurs sont définitivement « marqués » années 50, mais l'intérêt de redécouvrir cette œuvre attachante reste entier.
Roub E.

1 306 abonnés 5 373 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 septembre 2022
J’ai vu ce film comme un prélude à la fureur de vivre qui marqua lui aussi son époque quelques années après. L’équipée sauvage est assez ambigu mais dans le bon sens du terme en annonçant vouloir dénoncer les agissements de cette bande de sauvageons à moto, il montre aussi en parallèle une jeunesse qui a soif de découverte et de liberté et qui ne veut pas suivre le chemin tracé par les braves gens. Alors oui cela a beaucoup vieilli par bien des aspects, mais cela reste intéressant à découvrir notamment pour la prestation de Marlon Brando dont le charisme éclabousse toutes ses scènes.
onsefaitunetoile
onsefaitunetoile

85 abonnés 1 487 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 janvier 2022
Le film montre la fracture entre deux Amériques, celle des anciens qui ne demande qu'à être paisibles dans leur petite ville et celle des jeunes qui veulent prouver leur valeur, qui sont en manque de reconnaissance, et dont l'ignorance les pousse à faire des choses idiotes et toujours dans la provocation. On voit les deux mondes se frictionner, se jauger, et, on s'aperçoit que la violence réelle ne vient pas de ceux que l'on croit. Le film est assez court et va droit au but, pas de philosophie de comptoir, pas de rédemption, juste un constat, un instantané sur cette époque et sur le tournant que la société est entrain de prendre.
Double_barre
Double_barre

11 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 mai 2021
Grand classique pour les amateurs de rock'n roll, rock, ... alors que paradoxalement la Bande Originale n'est pas dans ce style musical.
Même s'il serait malhonnête de ne pas être un peu critique sur quelques points, on ne peut pas oublier l'image incarnée par Marlon Brando ainsi que son jeu (même si ce n'est pas celui où il a le plus de présence) et celui de quelques autres ...
Avec du recul, on peut surtout regretter la fin obligée que la morale de l'époque obligeait pour satisfaire la génération aînée et qui tue un peu le reste; sans oublier l'avertissement au début du film. Au total, prenons plaisir à revoir ce film et oublions sa fin.
Rappelons nous que ça a eu un effet contraire à ce que désiré; une bonne part de la jeunesse allait s'identifier à ces jeunes pour l'envie de vivre sans pour autant, à de rares exceptions, tombé dans la délinquance.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 8 avril 2021
Même-si s'est 1 vieux film que l'histoire est bidon: Moi j'ai adoré, ne me suis pas ennuyé 1seconde et "Marlon Brando" a tellement le classe dans ce film que l'on ne peut qu'aimer tout le reste!!!! Après s'est sûr, faut aimer les films de :"Motos,picole et bagarre"...!!!!
Max Rss
Max Rss

252 abonnés 2 307 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 février 2021
La question mérite d'être posée : "L'équipée sauvage" est-elle, comme le disent certains, complètement dépassée ? Ce à quoi, je réponds non et oui. Pourquoi non ? Parce que le sujet qu'elle aborde est on ne peut plus universel. Que ce soit dans les années 50 ou maintenant, jamais la jeunesse ne s'est sentie à sa place dans la société dans laquelle elle vivait. Dans les années 50, comme maintenant, il y a toujours cette confrontation entre la jeunesse et une autorité solidement établie et appliquée par des gens leur rendant une trentaine d'année de plus. Quand la jeunesse ne se sent pas à sa place et qu'elle se désespère, c'est la porte ouverte à tous les débordements. Pourquoi oui ? Parce que la façon dont le montre Bedenek est dépassée. Les affrontements entre bande rivales de motards et ces mêmes bandes qui mettent les villes à sac, ça n'a plus court aujourd'hui. C'était vraiment un truc de l'époque. Si ça pouvait choquer le spectateur en 1953, ça ne peut pas le choquer en 2021. Et, quid de la qualité du film ? Pas mal, mais pas plus. L'histoire est très maigre. Elle l'était autant en 1953 qu'aujourd'hui. Le film a été entièrement taillé pour Marlon Brando. Lequel est en mode minimum syndical en terme de jeu, mais qui, de l'autre côté, dégage un charisme animal et un magnétisme sexuel encore bien au-dessus de ceux qu'il laissait échapper dans "Un tramway nommé désir". "L'équipée sauvage" fera de lui un sex-symbol en puissance et une figure de la rébellion des jeunes. Un destin que connaîtra également James Dean. Voilà un film qui, malgré des limites plus qu'évidentes, est à voir pour son impact cinématographique et sociétal, que l'on soit fan ou pas de Brando.
Eselce

1 621 abonnés 4 240 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 15 janvier 2021
Un indispensable de la filmographie de Marlon Brando. Deux bandes rivales, anciens alliés motards, se retrouvent dans un patelin et le mettent à mal. Ces jeunes s'ennuient et très vite la petite ville se trouve débordée. On retiendra surtout les blousons de cuir et les belles bécanes de l'époque. Le charisme de Brando, plutôt discret mais bien présent à l'écran. C'est aujourd'hui gentillet mais cela se regarde.
CH1218
CH1218

280 abonnés 3 232 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 12 octobre 2019
Cette peinture d’une jeunesse rebelle des années 50 ne vaut de loin pas sa renommée, d’autant plus que « l’Equipée Sauvage » a passablement mal vieilli. Le scénario se montre vraiment plat, un adjectif qui peut également servir à qualifier le jeu minimaliste de Marlon Brando. Il va sans dire que j’ai une nette préférence pour « la Fureur de Vivre » et James Dean.
Audrey L

806 abonnés 2 857 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 juin 2019
Une bande de voyous à motos qui mettent la pagaille dans une petite ville tranquille, une belle serveuse qui attire le regard du chef de bande, un accident malencontreux... L'équipée sauvage n'est pas un long film contemplatif (il dure à peine 1h10) mais au contraire il sait condenser ses thèmes en un drame efficace, dont la fin douce-amère laisse une bonne impression. Marlon Brando est impeccable dans le rôle de la petite brute, les retrouvailles avec d'anciennes connaissances qui se finissent entre baffes et rigolades est assez drôle, et l'on a quand même pitié pour cette jeune serveuse qui perd sur tous les tableaux, sans avoir jamais rien demandé... La mise en scène est bonne, la musique également (assez discrète pour se faire oublier, mais jamais gênante, de ce fait), et l'on retient surtout le jeu des acteurs qui est parfois caricatural (le second du chef, qui est le clown de service, qui en fait franchement trop, mais n'est pas désagréable à suivre dans ses facéties) et parfois juste (Marlon Brando et la serveuse). La fin mi-joyeuse mi-tragique termine de nous faire dire que L’Équipée sauvage est un classique à ne pas manquer !
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse