Si l'on enlève l'atout majeur de Laszlo Benedek incarné par Marlon Brandon ( mythe cinématographique qu'il n'est plus besoin de présenter, de développer ni même de vanter au risque d'énoncer des banalités... ) The Wild One reste un petit film sympathique, sans plus : une intrigue simple et rythmée destinée à toucher la jeunesse contemporaine, modestement servie par une mise en scène classique et sans transcendance ; des personnages typés évoluant dans un cadre intergénérationnel ( les années 50 ne sont finalement pas tellement différentes de nos années présentes, la jeunesse se confrontant à la vieillesse comme par provocation obligée ) ; une bande-son correcte, inutilement accompagnée d'une musique platement illustrative ; quelques séquences intéressantes mais aussi beaucoup de passages tournant à vide... Marlon Brando porte donc en grande partie la réputation de ce culte cinématographique un brin surestimé, mais sa présence et sa cinégénie incomparable à toute autre rendent le visionnage de The Wild One indispensable pour tout cinéphile digne de ce nom.
Une fois de plus, le jeu de Marlon Brando est impeccable. Il est captivant, il est tellement charismatique qu'on ne voit que lui. L'équipée sauvage a des scènes cultes, et je pense que la série Sons of Anarchy doit beaucoup à ce film. Elle s'inspire librement de cette bande de motard semant la pagaille dans une petite ville, sans compter l'histoire d'amour qui s'ajoute à l'histoire (j'aurais souhaité qu'elle parte avec lui à la fin, mais non...). Il y a ce côté rebelle qui ressort du film, cette jeunesse qui veut profiter à fond de la vie au volant de leur moto. Que dire également de ce look célébré grâce au film et dont beaucoup copient depuis : le perfecto, le jean retroussé, les bottes. L'équipée sauvage, le film le plus rock'n'roll des années 50.
Si le film promet beaucoup au commencement avec un Marlon Brando charismatique le film se perd dans des longueurs, à cause, certainement, d'un scénario plus adapté à l'écriture qu'à la mise en scène cinématographique. En effet, l'image parle très vite et la vie des jeunes motards de ce film semble bien vide quand on a fait le tour de leurs biens matériels et de leurs expressions favorites. Les personnages se perdent dans des aller-retours sans but sans âme. Cela pourrait être une expression en soi de la vie, des choses, une philosophie comme j'ai pu le lire dans certaines critiques, cependant, le film durant, le message étant passé, les minutes deviennent longues. Le vacarme des motos est lassant. L'opposition entre la jeunesse et les notables de la ville est vue de manière trop simpliste: les personnages étant trop caricaturaux. La fin du film sent quelque peu le travail bâclé, on aurait aimé autre chose. Le noir et blanc permet quelques très beaux gros plans, notamment sur le visage de Marlon Brando mais les plans d'ensembles sont souvent plats et sans intérêt. Un film qu'on aurait aimé plus court, à voir pour l'atmosphère essentiellement. PS: spoiler: C'est un peu ridicule cette histoire de statue non?
Un film de motards qui déclencha la mode du blouson en cuir, casquette et déguaine de rebelles chez les jeunes Américains dans les années 50 et la suite !! Ce long métrage de Laszlo Benedek est tiré de faits réels dans un patelin des Etats-Unis entre la confrontation des gangs à moto et les riverains. Le chef du clans tombe sous le charme d'une serveuse dont le père est policier, ce que le jeune homme hait plus que tout, et va l'assagir la défendant dans les dérives de toutes sortes à raison ou à tort. Sans ètre un chef d'oeuvre, "L'équipée sauvage" reste un film passionnant à regarder. Une réalisation qui vieillit plutot bien avec le temps avec les nombreuses chevauchées à motos. Marlon Brando, dans ses débuts prometteurs, livre une grande performance aux cotés d'excellents seconds roles dont Lee Marvin et mention aussi pour l'actrice qui joue la serveuse qui est jolie et talentueuse. Pas mal.
Film culte et emblématique de la filmographie de Marlon Brando, l'équipée sauvage connait une certaine notoriété. Pour ma part je n'ai pas été emballé plus que ça même si le film est de qualité. Il y a en fait un grand vent de liberté qui souffle sur ce film. Quelque part il reste assez représentatif des volontés et aspirations de la jeunesse des années 50, années qui sont connues comme étant celles où l'adolescence a vraiment pris la même dimension que l'on peut connaître aujourd'hui. Ici on sent l'engagement envers une libération de cette jeunesse dans une Amérique ultra puritaine.
Bon après cet aspect contestation reste très sage car le film l'est aussi. Peut-être qu'en 1953 ça a fait l'effet d'une bombe mais cet effet s'est un peu dissipé. On a cependant un résultat assez satisfaisant. La mise en scène est très fonctionnelle, très sobre mais bon ça reste propre hormis quelques passages qui ont pris un sévère coup de vieux. Le scénario se suit, c'est assez plaisant, l'histoire d'amour bien que classique reste efficace. Ce film manque peut-être d'enjeux, ou du moins n'approfondit pas assez son sujet. Marlon Brando dans l'un de ses premiers succès prouve déjà qu'il est un grand et le demeurera. Quel charisme! Son mythique personnage de Johnny est intéressant. Un jeune homme méprisant l'autorité et les préjugés de la société. L'absence de manichéisme de ce film fait plutôt plaisir. On note également la présence de Lee Marvin dans un rôle qui lui sied parfaitement. Dans son ensemble l'interprétation est solide. Comme je l'ai dit on regrettera un film un peu trop léger alors qu'il y avait sûrement pas mal de choses à dire mais vu la censure et le climat de paranoïa qui régnait à cette époque c'est déjà pas mal. Un film sympathique en somme mais pas vraiment marquant.
"L'Equipée sauvage" est un film qui m'a un peu déçu, malgré la prestation superbe de Marlon Brando, qui déballe ici tout son charisme. Le plus ennuyeux se révèle être cette histoire d'amour entre le rebelle et la fille gentille, dont les films des années 50 semblent ne jamais vouloir se détacher (cf "La Fureur de vivre"). La bande sauvage est de plus assez bruyante, cela afin mettre en avant l'effet de groupe. Cette anarchie dans les dialogues peut sembler lourde à la fin. Néanmoins, le fait d'avoir réalisé un film qui gêna la censure américaine mérite d'être salué, dans une Amérique des années 50 rétrograde et puritaine. Ce film brise les convenances, c'était nécessaire à l'époque.
Film mythique, l’Équipée Sauvage nous permet de voir Marlon Brando à ses débuts dans le rôle du chef d'une bande de loubards à motos qui sèment la terreur dans une petite ville de province. Sans être un chef-d’œuvre, ce film est rafraichissant.
Si ses performances dans Un tramway nommé Désir et Viva Zappata d’Elia Kazan ont imposé Marlon Brando, et avec lui les méthodes de jeu de l’Actor Studio, comme une valeur sûre du Hollywood d’après-guerre, c’est incontestablement son rôle de motard irrespectueux dans L’équipée sauvage qui fit de lui une figure de l’esprit de révolte de sa génération (un cliché qu’il partageait, à la même époque, avec James Dean) au point de faire de son look dans le film, composé d’un jeans et d’un blouson de cuir, un effet de mode, symbole de rébellion au sein de la culture rock. Et pourtant, hormis cette iconisation du personnage de Johnny Strabler, le film de Lazlo Benedek n’offre qu’un récit passionnel classique, celui de l’attirance d’un garçon qui, malgré son charisme magnétique, est froid et antipathique envers une fille qui, en tant qu’être candide élevée selon la philosophie communautariste de son village, représente son total opposé. Sur fond de rivalité brutale et mortelle entre les gangs menés par Brando et Lee Marin, cette bluette va leur permettre, à lui de s’humaniser (spoiler: en finissant par lui faire décocher, dans la scène de clôture, un petit sourire ), et à elle de gouter aux joies de la liberté (spoiler: en particulier lors de leur escapade en moto ). Malgré cette trame romanesque d’une extrême naïveté, L’équipée sauvage reste une histoire dont la violence s’éloigne de la candeur d’une industrie hollywoodienne sclérosée par le code Hayes et qui a surtout eu le mérite d’avoir pleinement participé au mythe de son acteur principal.
Un film mythique,par la présence animale de Marlon Brando et son look précurseur de motard au perfecto en cuir et au jean bleu.Tellement inspirant qu'il lança la mode du rock,d'un style de vie rebelle et anarchiste,et d'icônes telles que James Dean."L'Equipée Sauvage"(1953)est donc resté célèbre pour tout cela,et moins pour ses qualités intrinsèques.Finalement,la mise en scène est quelconque,les scènes redondantes de motos fumantes s'empilent,et la toute dernière partie s'offre une maladresse démonstration de tolérance.On lui préfèrera la partie initiale,où ces blousons noirs sèment la zizanie dans un petit village paisible,le shérif local étant incapable de les maîtriser.Marlon impose son magnétisme et son jeu hiératique,éclairé à la fin d'un unique sourire bouleversant.Son amourette avec une serveuse candide sonne feu,mais pas son désir de liberté éperdue.La rébellion se présentait comme un art de vivre,toute comme la vie communautaire et l'appartenance à un groupe.Il y avait aussi cette volonté de se sentir vivant,sans dépendre de quiconque.Dommage donc que le script soit si réduit,car pour la dimension mythologique,c'était parfait.
Un Marlon Brando impressionnant dans un rôle de bad boy qui lui sied à merveille. L'Equipée sauvage, en plus de seconds rôles efficaces et d'une ambiance réaliste, s'offre le luxe de livrer une analyse pessimiste de la société américaine qui semble entièrement réunie dans le film. A voir !
On sent dès le départ qu'on va arriver à un drame. Le climax est plein de tension, à peine relevé par des moments plus légers. Chaque sourire est immédiatement suivi d'un dialogue tendu ou d'une situation explosive. La prestation animale de Brando est pour beaucoup dans ce western motorisé, contrebalancé par la jovialité "virile" de Lee Marvin. Le film est court et prenant. A avoir vu assurément.
"The Wild One" a beaucoup choqué à sa sortie, s'inspirant d'un fait divers où des bikers ont mis à sac une petite bourgade. Avec l’œil d'aujourd'hui, le film apparait en avance sur son temps, annonçant déjà le côté rebelle de la fin des 60's. En conséquence, il a vieilli au niveau du fond, le comportement des voyous n'ayant rien d'inédit. Pourtant, la mise en scène assez inspirée n'a pris que peu de ride. Si le scénario est limité, c'est surtout à un jeune Marlon Brando que l'on doit le succès du film, électrique et charismatique dans le rôle d'un chef de gang complètement paumé.
Brando... Quel talent et quel magnétisme... Il est la principale raison de revoir se film autrefois en avance sur son temps mais qui semble aujourd'hui particulièrement bancal. Si "L'équipée sauvage" se conclu malheureusement sur une fin trop pleine de bons sentiments et peu convaincante dans son plaidoyer pour la tolérance, le début avec ses bikers mettant la pagaille dans une petite ville tranquille est assez réussi. L'opposition entre la jeunesse rebelle et la communauté d'adultes conservateurs est intéressante et bien menée. Mais comme je l'ai dit, la principale qualité du film reste Marlon Brando, viril, charismatique et magnétique comme pas deux. Si la réalisation est purement fonctionnelle et le scénario banal," L'équipée sauvage" n'en dégage pas moins un charme certain.