Les Parapluies de Cherbourg
Note moyenne
3,6
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177 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 9 janvier 2018
Un chef d’œuvre marquant et incontournable du cinéma français avec une histoire remarquable, des musiques splendides, une mise en scène originale et audacieuse, des décors magnifiques, des couleurs d'une beauté sans égale et des acteurs excellents.
guifed
guifed

75 abonnés 286 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 19 juillet 2014
Ridicule palme d'or, avec le recul des années je suppose. Je vous déconseille, vous perdrez votre temps à voir des niaiseries voltiger entre ces pauvres acteurs interdits d'être bons. Une étoile et demi pour le bon fou rire qu'il m'aura arraché au début.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 30 janvier 2016
quel film monumental!! bouleversant, émouvant, avec des acteurs grandioses et une musique simplement sublime! je le recommande a tous!
christine D.
christine D.

36 abonnés 52 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 9 janvier 2015
Si au moins la musique était bonne, Ce film a quand même réussi l'exploit de faire croire à toute une génération de cinéphiles que mièvrerie et poésie, c'était la même chose. La guimauve, chez le confiseur, je veux bien, au cinéma, j'évite !
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 25 juillet 2013
Les films de Jacques Demy sont si particuliers qu'on ne peut selon moi que les aimer profondément ou les détester sans appel. J'ai choisi mon camp.
De ses films je dirais surtout qu'ils sont libres, dans le sens où toute concession (à la mode, à ce que l'on imagine être le goût du public, ou autre...) semble être totalement exclue. L'univers de Demy ne se discute pas; c'est un tout, qui se répond de film en film et qu'il faut accepter dans son ensemble, avec ses obsessions, ses couleurs éclatantes, sa noirceur mélancolique et bien sûr la musique de Michel Legrand.

Les parapluies de Cherbourg, c'est le nom d'une boutique tenue par une veuve et sa fille de 17 ans, Geneviève. La jeune fille fréquente Guy, un mécanicien de 20 ans: tous deux s'aiment passionnément et veulent se marier. Mais le garçon doit partir pour la guerre en Algérie et Geneviève découvre qu'elle est enceinte. Et leur vie ne sera pas telle qu'ils l'avaient imaginée.

Les parapluies de Cherbourg est un film entièrement chanté, y compris quand deux ouvriers portant une très lourde machine à laver apostrophent un importun: "Ben pousse ta viande !" Mais contrairement aux Demoiselles de Rochefort, il n' y a pas de scènes dansées.
Alors un film en-chanté, comme le mentionne malicieusement une affiche d'époque ? Oui, il y a de cela, car les mélodies enveloppent le spectateur et l'entraînent à la manière d'un sortilège. Cependant, cette forme musicale n'arrache pas au réel, qui est toujours présent, qui a même le dernier mot si l'on peut dire; la musique et les couleurs pop avant l'heure créent une forme d'attention plus soutenue et la réalité, somme toute banale et partagée, apparaît au final beaucoup plus âpre et plus tragique. Car chez Demy, toujours la gaieté côtoie la tristesse.
Les couleurs éclatantes, absolument magnifiques, qu'il affectionne tant, nous décrivent une France de la fin des années 1950, joyeuse, prospère, déjà loin de la guerre et de ses privations, prête aux révolutions sociales de la décennie suivante. Mais derrière apparaît noire et menaçante la guerre d'Algérie.
L'amour aussi est joie, promesse et tourbillon, mais se dressent très vite l'absence, l'angoisse et l'heure des choix.

La dernière scène, dans la station service sous la neige, où les anciens amants se recroisent par hasard, m'a bouleversée aux larmes. Dans Les parapluies de Cherbourg, on ne meurt pas d'amour, on continue à vivre et c'est cela qui est terrible. Perdre un amour est une chose, tragique en soi. Mais derrière cet échec, c'est aussi une part de soi-même à laquelle il faut renoncer. Cette part de nous, colorée et enchantée, capable de promettre et de croire, capable de mourir d'amour.
Max Rss
Max Rss

252 abonnés 2 307 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 5 septembre 2014
Je ne dis pas le contraire, « Les parapluies de Cherbourg » était sans aucun doute un film très original pour son époque, donc sortant des sentiers battus tracés par les comédies musicales traditionnelles. Mais en 2014, ce film de Jacques Demy est quasiment impossible à regarder à moins d’être dans super bonnes conditions ou d’avoir quatre grammes de pinard dans chaque bras. Pour moi, ces « Parapluies de Cherbourg » ont pris la forme d’une vraie torture, d’un chemin de croix. Déjà que je n’aime pas les comédies musicales, là ça m’a vacciné pour un sacré bout de temps. Je crois que j’aurais préféré me rouler nu dans un champ d’orties ou me frotter le dos contre des cactus. En dehors d’un kitsch des feux de Dieu, d’une niaiserie abominable ou d’une histoire aussi creuse, je crois que ce sont les dialogues qui m’ont agacé le plus. Déjà parce qu’ils sont d’une pauvreté hallucinante et en plus parce qu’ils sont chantés tout le long du film. Je ne sais pas si vous imaginez le résultat que ça peut donner ! Un petit exemple: Je t’aime - ne pars pas - je ne pourrai pas vivre sans toi - mon amour je t’aime ne me quitte pas ! Des dialogues comme ça, prononcés de façon normale foutent déjà la migraine, alors quand c’est chanté, c’est encore pire. C’est comme si on vous écrasait la cervelle dans un étau. Bon j’extrapole un peu, mais on est pas loin de ça quand même. Quant à la musique, elle vaut pas un sou, et pourtant elle est signée Michel Legrand. Et Michel Legrand, c’est pas n’importe qui. Mais là elle vaut rien. Et en plus, elle est tellement omniprésente qu’elle finit par taper sur le système. Je ne dirai rien en ce qui concerne les acteurs, je dirai rien, car je risquerai d’avoir la main lourde, très lourde. Je vais pas y aller par quatre chemins, « Les parapluies de Cherbourg », c’est pas pour moi. Je zappe.
totoro35
totoro35

122 abonnés 1 787 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 21 mai 2011
Palme d'or à Cannes, ce classique du cinéma français, entièrement chanté, peut exercer un certain pouvoir d'attraction grâce à sa mise en scène et à sa jolie tenue visuelle mais peut aussi et surtout franchement agacer et laisser de marbre par la niaiserie de ses dialogues.
🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

8 850 abonnés 8 175 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 29 décembre 2024
A Cherbourg en 1957, la guerre d’Algérie sépare deux amants qui se sont déclaré un amour éternel. Guy part au front et Geneviève se retrouve seule, enceinte de son premier enfant. Sous l’influence de sa mère, elle va se marier à un autre homme…

Auréolé d’une Palme d’or en 1964, ce film culte pour toute une génération est clairement un OFNI dans le paysage cinématographique français. A mi-chemin entre la comédie-romantique et la comédie-musicale, le film se démarque avec ses dialogues intégralement chantés (les acteurs chantent littéralement leurs dialogues). Comme le disait Michel Legrand, il s’agit ici d’un film « en chanté, comme on dit d’un film en Scope ou en couleur ».

Trois ans avant son intemporel Les Demoiselles de Rochefort (1967), Jacques Demy réalisait ici un film très particulier, tant dans le fond que dans la forme. Si bien que si l’on n’y adhère pas dès les toutes premières minutes, il vous sera difficile de pleinement l’apprécier à sa juste valeur. Sous couvert de réaliser une comédie-musicale qui n’en est pas une (les acteurs ne dansent pas et il n’y a aucune chanson), on ne peut qu’être déstabilisé dès les premiers dialogues chantés qui surprennent et peuvent parfois laisser dubitatif. Si l’on n’est pas familier des films de Demy, un certain lâcher-prise sera nécessaire pour pouvoir réellement y adhérer, ce qui ne fut pas mon cas, m’empêchant de pouvoir ressentir la moindre émotion à travers des dialogues chantés d’une banalité confondante (les acteurs auraient tout aussi bien pu chanter l’annuaire téléphonique, une notice de médicament ou la recette d’une tarte aux endives, le résultat aurait été le même).

Malgré cela, il faut néanmoins reconnaître que Les Parapluies de Cherbourg (1964) est une oeuvre flamboyante tant les couleurs y sont omniprésentes, aussi bien en intérieur qu'à l’extérieur. Impossible de ne pas succomber aux mélodies envoûtantes de Michel Legrand et aux superbes comédiens (Catherine Deneuve & Nino Castelnuovo).

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soniadidierkmurgia

1 435 abonnés 4 337 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 9 décembre 2017
"En-chanté". Telle fut la grande trouvaille de Jacques Demy et Michel Legrand pour ce premier film musical qui fit l'effet d'une bombe à sa sortie en 1964, récoltant après le prix Louis-Delluc, la Palme d'or à Cannes. Très influencé par la comédie américaine hollywoodienne de Vincente Minnelli et Stanley Donen (allusion directe à "Un jour à New York" de Stanley Donen dans "Lola"), le jeune réalisateur qui a du patienter pour mener à bien son projet jugé trop coûteux au vu du peu de succès des comédies musicales en France, décide de proposer au public français une autre approche. La comédie musicale américaine du second âge d'or (1943-1964) repose essentiellement sur des ballets effectués par des duos de danseurs virtuoses, le tout reposant sur des intrigues légères servant surtout de prétexte à introduire les numéros de danse. Ces intermèdes parfois un peu longs et sans grand intérêt expliquent sans doute le peu d'entrain des spectateurs français à se déplacer en salle. Sans doute conscient de cet écueil, Demy prend le parti extrême de faire chanter tous les dialogues en doublant les acteurs. S'inspirant davantage de l'opéra, il construit son intrigue en trois actes (Le départ - L'absence - Le retour). Si la comédie musicale mise sur la virtuosité de ses danseurs (Fred Astaire, Gene Kelly, Ginger Rogers, Rita Hayworth, Cyd Charisse) et l'opéra la puissance des voix d'or pour compenser la platitude récurrente des intrigues, Jacques Demy s'en remet à la plastique visuelle pour accompagner les sentiments qui animent une intrigue des plus convenues. Les décors et les costumes sont travaillés avec un soin extrême pour mettre le spectateur en symbiose avec les états d'âme des personnages. De ce point de vue le pari est sans aucun doute réussi mais le procède fait long feu et surtout ne parvient pas à combler l'agacement qui peut monter à force de voir les pauvres acteurs s'époumoner à déclamer en playback les plus grandes banalités. Les admirateurs du film peut-être conscients du manque de consistance du procédé ont tenté d'affubler le film d'un sous-texte politique, lui décernant la palme du premier film à dénoncer la Guerre d'Algérie. Tout d'un coup voilà Jacques Demy désigné comme le courageux précurseur des René Vautier ("Avoir vingt ans dans les Aurès", 1972) et Yves Boisset ("R.A.S" en 1973). Pas sûr que Demy lui-même approuverait cette comparaison audacieuse tellement il est visible que l'allusion au conflit ne lui a servi que de prétexte à la justification du deuxième acte de son film (l'Absence). Si "Les parapluies de Cherbourg" peut-être apprécié c'est dans sa démarche esthétique radicale qu'il faut en chercher les causes. C'est à chacun d'apprécier selon sa sensibilité et sa définition de l'art cinématographique. Quand la forme l'emporte à ce point sur la forme, les avis sont forcément tranchés et sans aucun doute Demy en avait accepté l'augure.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 2 octobre 2011
Ode à l'amour, majestueuse et originale. Du grand Demy.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 11 juin 2013
Chef-d'œuvre absolu... Mais si l'on veut se persuader que l'on vit une époque de merde, il suffit de lire les mauvaises critiques publiées ici... Voir ce film pour certains est ce que l'on appelle communément "donner du lard aux cochons"... Film sublime, sidérant de beauté et d'émotion qui raconte une histoire d'amour éternelle... Certainement l'un des plus beaux films du monde...
Starwealther
Starwealther

107 abonnés 1 319 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 novembre 2009
Ce film est magnifique, Jacques Demy m'a emporté dans ce film coloré, très esthétique. J'ai été très émue et touché.
weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 728 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 janvier 2015
Une merveille de cinéma. Une superbe œuvre subtile et tellement belle. Car ici c'est bien la beauté qui compte. L'histoire, les acteurs, la romance, le malheur, la musique, l'émotion. Quelle splendeur, et quel déchirement sur le quai de la gare. Un critique un jour de 2014 disait qu'on pouvait critiquer les films selon les scènes d'adieu sur les quais de gare. Ici on a la note maximale possible
ferdinand75

723 abonnés 4 462 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 décembre 2024
Un très beau film de Jacques Demy, d’une perfection remarquable, plein de maturité surtout si l’on pense que c’est son 1er film entièrement chanté. Une histoire d’amour classique mais transposée à l’époque de la guerre d’Algérie , ce qui permet de mêler la grande histoire à la « petite » histoire : départ à la guerre pour les appelés du contingent, pour une absence de 2 à 3 ans , mœurs des années 60, de la vie sociétale, de la vie des jeunes filles et de leur liberté encore restreinte et balbutiante . Mais bien sûr c’est surtout la qualité esthétique qui est remarquable, qui va en faire un film culte, vénéré par toute une lignée de cinéastes hollywoodiens ( i.e. tout dernièrement le « Barbie » de Greta Gerwig ) : des décors coloriés , de vrais tableaux, tour à tour ; abstrait, art déco, on a du Klee , du Vasarely ,du Mondrian, des couleurs roses bonbons , des pastels, des chamarrés, les robes des femmes sont très souvent en adéquation, avec les papiers peints muraux , ou des façades des rues ( studio) , créant une superposition féerique. Chaque plan est une merveille picturale. Une direction d’acteur exceptionnelle : Catherine Deneuve est formidable, avec déjà une palette de jeu surprenante, beaucoup d’émotion, qu’elle ne retrouvera pas de sitôt. La maman, Anne Vernon, actrice un peu oubliée aujourd’hui ,livre une prestation remarquable , jouant avec beaucoup de finesse, de fraîcheur et de délicatesse , cette mère qui veut protéger sa fille et veut le mieux pour elle ,très pragmatique .La musique de Michel Legrand enfin une merveille, le thème principal est admirablement remodelé , adapté selon les circonstances .Très belle morale de l’histoire dans la dernière scène : dans cette station- service , sous une tempête de neige intense , ( superbe reconstitution de studio) , où les amoureux se retrouvent , pour un ultime rendez-vous « raté ». Non le destin ne reviendra pas en arrière, pas de rattrapage, la vie décide parfois dans un sens qui n’est pas celui attendu : le hasard et la destinée. C’est un message très fort ;
Jipis
Jipis

44 abonnés 360 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 juin 2012
Ils sont bien émouvants ces parapluies de Cherbourg répartissant leurs décibels mélodieux dans des intérieurs aux couleurs courageuses par leurs différentes associations dont la complémentarité s’avère parfois douteuse.

Il en a brisé des histoires d’amour ce maudit service militaire élaborant en temps une longue et laborieuse peau de chagrin non perceptible encore dans ces deux années qu’un arbrisseau en pleine émoi amoureux doit offrir loin de ses terres à une nation procédurière.

Ce film concept dispose dans ces mélopées quelquefois un peu statiques tout les atouts d’une alliance passionnée naturelle détruite par les contraintes citoyennes brisant un branchement inconditionnel entre deux êtres à la base fait l’un pour l’autre.

Le fait de rebondir à l’aide d’autres connexions tout en redéployant un mécanisme éternel de sentiments n’efface nullement une voie royale avortée.

La magnifique scène finale des retrouvailles ou l’on a pratiquement plus rien à se dire est l’exemple parfait de la pire et de la plus merveilleuse des conclusions.

On se construit avec d’autres personnes certes mais les visages sont devenus fades, impersonnels dilués dans de la fourrure et du patrimoine.

Deux anciens adeptes d’un amour pur et éternel se séparent sans un regard en gratifiant orgueilleusement les bontés de solutions de rechanges incapables de gommer une aventure d’origine somptueuse uniquement managée par les sens.

Un traitement réaliste sur un temps dénonçant en parallèle une domination matriarcale étouffante ainsi qu’une époque ou la nation impose sacrifice et contribution individuelle sans battre un cil sur toutes ces idylles anéanties par le devoir.

Une vision pessimiste de la vie autant que ces meubles et ces papiers peints dont l’essence colorée n’est qu’une fausse protection empêchant l’envol de toute liberté individuelle.
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