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djacno T.
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4,5
Publiée le 29 novembre 2013
Superbe reconstitution historique avec des acteurs convaincants. La cour et les intrigues sont superbement représentées. Le film est si bien réalisé qu'on regrette le manque de détails, en particulier sur les psychologies des personnages et sur leur motivation. Le film est bien supérieur à son remake raté "deux sœurs pour un roi"
Un des meilleurs films traitant d'Henri VIII et de sa liaison houleuse avec Anne Boleyn qu'il finit par faire décapiter. Certes, on peut regretter le côté trop romancé de la réalisation (la scène de la prison notamment), mais il faut reconnaître que le duo Burton/Geneviève Bujold fonctionne à merveille avec toutefois une mention très spéciale au premier qui montrait là quelle puissance et quelle force émanaient de son jeu d''acteur. Rarement en effet, Henri VIII n'aura été aussi bien interprété.
Une version de plus d'une histoire déjà mainte fois adaptée au cinéma. Ici c'est une vision fortement romanesque avec des nobles et grands sentiments mais l'obscurantisme de l'époque n'est pas pour autant dissimuler. Le couple vedette est bien formé par Burton et Bujold.
Un film historique sans passion, classique mais suffisamment dense pour que l'ennui ne pointe pas son nez. Sur le plan de la reconstitution, rien à dire l'ensemble est impeccable. De plus, le film a l'intelligence de ne pas chercher à idéaliser outrancièrement le personnage d'Anne Boleyn. Celle-ci est montrée comme douce mais aussi cruelle, manipulatrice mais aussi manipulée. Tout comme Henry VIII n'est pas montré comme un être totalement inhumain malgré la monstruosité d'une grande partie de ses actes. On peut louer la nuance qui est mise dans la présentation des personnages. Mais ce qui fait surtout l'intérêt de ce film sont les grandes interprétations que donnent de leurs personnages Geneviève Bujold et Richard Burton. Pas une immense oeuvre dans le genre historique mais sans conteste un film fortement appréciable.
La vie tragique d'Anne Boleyn est la source de nombreuses adaptations cinématographiques et télévisées et celle-ci, datant de 1969, est, on peut le dire, plutôt moyenne. Rien de bien réjouissant ni de repoussant à l'horizon donc. Sobre et classique dans son fond comme dans sa forme, ce long métrage historique souffre de plusieurs longueurs en raison d'une redondance dans son scénario, conjuguée à une durée excessive par rapport à ce qui est proposé. En revanche, les costumes et les décors sont un plaisir pour les yeux. "Anne des mille jours" n'est clairement pas une oeuvre mémorable mais n'en est pas pour autant honteuse.
Parce qu'elle ne lui a pas donné d'héritier, le roi d'Angleterre Henry VIII répudie son épouse, Catherine d'Aragon. Il la remplace immédiatement par Anne Boleyn... Il est bien dommage que le récit souffre continuellement de beaucoup trop de longueurs et que la mise en scène de Charles Jarrott ne soit pas non plus très inspirée. Bien regrettable en effet, car l'interprétation de l'ensemble du casting est de haute volée, notamment en ce qui concerne Richard Burton qui nous offre une bien belle prestation dans le rôle de Henry VIII, ou encore de la charmante Genevieve Bujold qui s'avère bien touchante dans celle d'une femme à fort caractère. A noter aussi des décors vraiment très soignée et une photographie bien appreciable, ce qui me fait d'autant plus regretter son histoire qui ne m'a jamais m'intéresser.
Charles Jarrott (1927-2011) est un réalisateur anglais aujourd’hui plutôt oublié alors qu’à l’orée des années 1970, il connut une courte période de gloire grâce à deux films en costumes de très haute qualité et reconnus par la critique. « Anne des mille jours » nommé pour cinq Oscars majeurs en 1970, s’inscrit dans le prolongement du très estimable « La vie privée d’Henry VIII » réalisé en 1933 par Alexander Korda avec le grand Charles Laughton dans le rôle d’Henry VIII, lui-même récompensé de la prestigieuse statuette lors de la cérémonie de 1934. Le scénario inspiré d’une pièce de Mawxell Anderson qui fut jouée off Broadway à 288 reprises, prend pour axe de narration principal la courte période où le monarque (Richard Burton) en rupture officieuse avec Catherine d’Aragon (Irène Papas) sa première épouse ne pouvant lui donner un héritier mâle, se prend de passion pour une de ses dames de compagnie en la personne d’Anne Boleyn (Geneviève Bujold). Une jeune femme au caractère bien trempé qui tout d’abord lui résiste pour finalement lui céder quand n’y tenant plus le roi lui promet le mariage et la couronne. Une couronne qui cernera son joli visage pour seulement 1000 jours (du 28 mai 1533 au 17 mai 1536) comme l’indique le titre du film. Une période totale de près de six ans englobant la lente et éprouvante séduction, les 1000 jours précités suivis de la disgrâce et relatant les rapports tumultueux entre un roi très instable sentimentalement et une jeune reine bien décidée à exister. Un Charles VIII prisonnier de ses foucades amoureuses et de ses pulsions sexuelles qui le mènent dans des impasses dont il ne pourra sortir que par desspoiler: répudiations expéditives voire sanglantes déclinées sous le mode du complot et du contournement des règles encadrant son statut de roi. C’est tout d’abord le Cardinal Thomas Wolsey (Anthony Quayle) qui se charge en coulisses des basses œuvres avant que disqualifié à son tour, il ne laisse la place à son propre conseiller Thomas Cromwell (John Colicos) qui parviendra à réaliser les exigences du roi en tordant le bras de la Papauté pour légitimer le divorce du monarque d’avec Catherine d’Aragon pour finir par ourdir le complot qui entraînera la chute d’Anne Boleyn. Le récit finement construit n’omet rien des jeux d’influence et de pouvoir ainsi que de la joute qui voit Henry VIII se liquéfier devant la jeune reine avant de se laisser à nouveau gagner par sa frénésie maritale et sa quête du jeune héritier mâle. C’est un Richard Burton au sommet de son talent lui aussi acteur anglais de théâtre shakespearien qui a la lourde tâche de remplacer Charles Laughton. Pour interpréter Anne Boleyn c’est la jeune et très gracile comédienne canadienne Geneviève Bujold, remarquée pour ses prestations sous la direction des réalisateurs français, Alain Resnais, Philippe de Broca et Louis Malle qui est choisie après que Olivia Hussey, Julie Christie, Faye Dunaway et Claude Jade aient été un temps, pressenties. Les deux acteurs (tous les deux nommés pour l’Oscar) parfaitement en harmonie sont entourés d’une pléiade de grands acteurs anglais au premier rang desquels Anthony Quayle nommé pour un Oscar du meilleur second rôle et Irene Papas au port royal incontestable. Pour ne rien gâcher, l’ensemble est magnifiquement photographié par Arthur Ibettson tant en décors naturels que dans les studios de Pinewood pour les scènes d’intérieurs. Enfin on peut que s’incliner devant la magnificence des costumes pour lesquels Margaret Furse a décroché un Oscar amplement mérité. On notera pour l’anecdote qu’Elizabeth Taylor alors en premières noces avec Richard Burton fait une très courte figuration quasi indétectable.
Un solide réalisation costumée où Geneviève Bujold fait merveille face à l'ogre Burton, alias henri VIII, jusqu'à attiser la jalousie d' Elisabeth Taylor. Enfin les seconds rôles assurent des partitions convaincantes et le tout est bien étayé par un scénario qui semble tenir la route sur le plan historique
Film très important du fait du contexte historique , des personnages hors du commun et des événements qui ont ébranlé l'Angleterre. Çela explique pourquoi les Anglais ne sont plus catholiques et donc le divorce du roi avec Catherine d'Aragon et son mariage avec Anne Boleyn en seconde noce .Aussi , un personnage clé de cette histoire qu'est Thomas Cromwell véritable conseiller maléfique du roi. Finalement , la descente aux enfers de la reine Anne car elle n'a pas engendré un héritier mâle.