5372 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
331 critiques spectateurs
5
54 critiques
4
128 critiques
3
57 critiques
2
46 critiques
1
24 critiques
0
22 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Un visiteur
2,5
Publiée le 31 juillet 2008
Hors norme de ce qui se fait habituellement dans la production française, Le Convoyeur est un film qui impose son style, avec élégance et conviction. On est alors extasié de voir enfin un petit film de genre qui se démarque réellement de ses concurrents. En outre, le surprise s'accroît de plus lorsque l'on se rend compte de la splendeur du casting, pour la plupart tous excellents. Le scénario lui, même s'il n'a rien d'extraordinaire, arrive à nous immerger facilement dans une ambiance glaciale et sourde. Le film se veut étrange. Et Nicolas Boukhrief y arrive fortement. Mais malheureusement, le film perd progressivement de sa pertinence. Et l'ambivalence des personnes devient aussi clair que de l'eau de roche. Et au fur et à mesure que l'intrigue avance, l'explicite domine sur l'ambiguïté, ne laissant plus de mystères et de doutes aux spectateurs. De plus, le final est une véritable catastrophe. L'esthétique est un échec complet, utilisé avec une maladresse aussi inexpressive qu'artificielle. La contradiction étant que le réalisateur voulait tourner un film sur la vie d'entreprise. Et de ce fait, on a bien du mal à comprendre cette utilisation abusive et inutile d'effets spéciaux en tout genre. En bref, le film ne convainc pas. Néanmoins, il reste une belle petite production, assez rare aujourd'hui pour la blâmer gratuitement, et dont les acteurs inspirés aident grandement à l'atmosphère de ce scénario original. Pour un potentiel total. On garde l'espoir de voir encore mieux dans l'avenir du réalisateur Nicolas Boukhrief.
Outre un casting impressionnant, ce film est une véritable oeuvre d'art. Film simple, mais fort, à la mise en scène très personnelle. Une poésie sur la vie humaine et sur ce qu'elle vaut dans ce monde où tout semble mort. Ni trop laid, ni trop beau, ce chef d'oeuvre réussit à émouvoir sans artifices. Surement un des meilleurs films français de la décennie.
Un très bon polar, noir, prenant et oppressant. L'ambiance, étouffante, prend aux tripes pendant toute la durée du film. On plonge directement dans le quotidien angoissant des convoyeurs de fond interprétés avec justesse par Albert Dupontel, Jean Dujardin, François Berléand ou encore Julien Boisselier, tous excellents. Un film sombre où les scènes violentes trouvent parfaitement leur place.
Un thriller sur fond dramatique réussi. On ressent bien vite cette ambiance peut-être un peu morte mais très paranormale et vite prenante au sein de cette petite entreprise. Les rôles sont de qualité, à commencer par Dupontel qui campe parfaitement le rôle d'un personnage qui semble toujours dans le doute et un peu dérangé. Ensuite, il y a bien-sûr Dujardin remarquable et très présent malgré son second rôle. En plus de maîtriser le polar, le réalisateur sait créer des surprises et imposer son style très spécial.
"Noir, c'est noir. Il n'y a plus d'espoir". Citation qui convient parfaitement à ce nouvel opus de Nicolas Boukhrief. Après deux films plutôt ratés, le cinéaste décide de redonner vie à un genre qui a disparu depuis longtemps : la série noire. Il y parvient plutôt bien grâce à un vrai sens de l'atmosphère, très tendue pendant tout le film et grâce à une volonté de décrire une profession rarement mise en avant au cinéma. Le cinéaste a clairement pour ambition de rendre hommage aux films américains des années 70 et notamment à Scorsese. Même si Boukhrief n'a pas l'étoffe de ses maîtres, il réussit néanmoins à susciter notre curiosité pendant tout le film. Le jeu de Dupontel est encore une fois halluciné et décalé, mais cela finit par servir son personnage pour le moins ambigu. Le final est, par contre, un peu moins réussi. La dernière image du film permet de compléter le tableau d'un film noir, très noir, implacable et à tendance nihiliste.
Je m'attendais pas du tout à un film aussi noir et aussi réaliste. Albert Dupontel et Jean Dujardin sont franchement bluffants. A voir d'urgence pour les amateurs de film noir qui ne pourront que se régaler devant la réalisation de Nicolas Boukhrief.
Comme dans tous les films avec Albert Dupontel, il y a une ambiance assez étrange. Il se trouve que dans ce film, c'est parfait pour le climat de mystère entourant le personnage que joue Albert, dont on se sait pas grand chose au début de l'histoire, puisqu'il apparaît comme renfermé, convoyeur de fonds débutant, et le métier qu'il joue crée du suspens, puisqu'on peut penser qu'il se fera attaquer. Le film est intéressant de ce point de vue. Le réalisateur ne nous ménage vraiment pas quand au suspens, et c'est ce qui fait l'un des intérêts de ce film. Néanmoins, certains passages sont un peu brouillons, et des intrigues débutent mais ne sont pas suffisamment exploités. La fin est également décevante concernant le personnage que l'on a suivi depuis le début. Jean Dujardin, un acteur que j'adore, n'a pas un rôle aussi important que je le pensais, ce qui m'a un peu déçu, mais de toute façon le rôle et le genre de ce film ne lui permettait pas de révéler tout son talent.
Depuis l'excellentissime Va Mourire, Nicolas Boukhrief prouve à chaque nouveau film qu'il a mine de rien de belles choses à dire et une voix singulière à faire entendre. Evidemment Le Convoyeur est assez court, of course il est ultra balisé et reprend les codes du film noir avec des figures forcément imposées... Mais il le fait tellement bien, avec tellement de coeur et d'honnêteté, de simplicité aussi qu'on ne peut que s'incliner devant le résultat : une vraie réussite et un Dupontel qui aura rarement été aussi physique et inquiétant !
Porté avec force et conviction par Albert Dupontel, ce film, malgré un scénario pas toujours réaliste, reste néanmoins un bel exemple de polar à la française plutôt réussi. Il se laisse regarder avec plaisir.
Pour une fois qu'un polar français moderne peut tenir la dragée haute aux productions américaines, il ne faut pas bouder son plaisir. Alors si l'aspect social du film est baclé, grossièrement caricaturé et quelques passages qui en font trop pour entretenir l'atmosphère opressante. Le Convoyeur est un polar à la française qui ne plagit aucunement les meilleurs idées américaines et qui va chercher une intrigue et des personnages pouvant s'associer au décors parisien. Enfin sa proche banlieux. Berléand, Dujardin, Dupontel mais aussi Boissellier et consort campent des personnages réalistes, un brin caricaturés mais qui se distinguent tous à leur manières et cela rappelle avec plaisir ses polars français des années 1930, 1940. Ce sont surtout les rapport de forces entre les personnages qui empêchent de décrocher qui sont je le répète bien représentés par des acteurs en formes. L'intrigue et bien construite même si j'ai été déçue par la résolution et le personnage d'Aura Attika ne sert à rien et ne fait qu'effet de remplissage et enfin les petits hommages par çi par là a Taxi driver sont aussi bancales.
un bon polar noir et efficace qui surprend et dérange pour une petite production francaise. Casting fort réussi, intrigue et scénario palpitant, réalisation et mise en scéne rithmée. Une pointe d'humour avec des personnages et des situations quelque peu exagéré , un surprenant Desjardins aux deux facettes et un Dupontel géant. A découvrir
Ancien journaliste, Nicolas Boukhrief réussit là un bon polar complétement maitrisé qui prouve que la France peut produire autre chose que des comedies sur des trentenaires. Avec un casting en or et un scénario solide, Boukhrief arrive à instaurer une vraie folie latente à travers un Dupontel en transe jusqu'au final apocalyptique transcendé par une réalisation enfievrée qui utilise parfaitement son petit budget.
D'une belle noirceur , le convoyeur est une incontestable réussite permettant à albert dupontel de démontrer une autre facette de son talent d'acteur. Dommage que le final de ce long métrage, malgré son incroyable intensité, paraisse avoir été un peu bâclé .
Film sombre interprété avec sobriété et talent par un Dupontel qui sort un peu du registre qu'on lui connait habituellement. Une quête d'un homme détruit, qui se dévoile à nous petit à petit, laissant toujours cette part de mystère et d'élaboration de différentes thèses quant au pourquoi du comment. Car des le début, si nous pouvons cerner quelque chose de louche dans le comportement du personnage, les indices apparaissent petit à petit pour reconstruire ce terrible passé et comprendre la motivation de l'individu. Entouré de personnages caractériels dans un univers particulier, violent et totalement déluré, le film se trouve être plutôt efficace.
Boukhrieff dresse un tableau froid et réaliste d'un monde paradoxal dans lequel un prolétariat désenchanté et sous-payé transporte des millions d'euros à longueur de journées. Il se révèle assez habile pour tenir un discours orienté sur notre monde libéral, à égratigner quelques-uns de ses représentants, tout en évitant de trop caricaturer. Albert Dupontel, impressionnant, incarne un personnage énigmatique, qui d’ailleurs restera mystérieux jusqu’au terme de l’histoire. "Le convoyeur" est une oeuvre pour le moins schizophrène, à l’image de son personnage principal. Plutôt réussi dans sa première heure, entremêlant avec justesse une tension âpre et une atmosphère poisseuse, le film sombre ensuite dans le thriller convenu avec un braquage et son cortège de violences comme si le réalisateur craignait d’ennuyer le spectateur et sacrifiait la peinture sociale d’un milieu méconnu sur l’autel du spectaculaire. Pour sa portée sociale, pour le jeu de Dupontel, le film mérite le détour, malgré peut-être une scène finale de braquage qui lorgne trop vers Hollywood sans parvenir à vraiment s'en départir.