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soulman
141 abonnés
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4,5
Publiée le 19 avril 2017
Près de 30 ans après sa réalisation, "Mystery Train" reste une oeuvre sacrément attachante, en premier lieu pour tous les amateurs de rock'n'roll. La mise en scène de Jarmusch était déjà très soignée et la qualité du cadre, dans chaque plan, permet de mesurer à nouveau la différence entre un film de série et un film d'auteur. Que dire du bonheur de revoir - plus ou moins longuement - les inoubliables Rufus Thomas, Screamin'Jay Hawkins et Joe Strummer, entourés entre autres par Steve Buscemi et Nicoletta Braschi, remarquables. La BO est bien entendu de très bon goût, tout comme la musique originale du compère John Lurie.
quel delire ce film,au rythme d' un train les acteurs evoluent sans se poser de question,on dirait qu'ils improvisent au fur et a mesure de ce qu'ils leur arrivent.jarmush est decidement trop fort.et toujours quelles musiques!!
Un film déjanté certes, mais un des films les plus aboutis de Jim Jarmush ! Certes, tout paraît comme un miracle tant Jarmush semble improviser au fur et à mesure de sa réalisation.. Mais le miracle s'accomplit et, comme par enchantement, tout finit par retomber sur ses pattes et à se remettre en place quand on croit que tout va partir à vau-l'eau !
Dans l'ensemble ça décolle jamais. J'adore Steve Buscemi et il fait ce qu'il sait le mieux faire ce qui rend le film valuable. Pour le reste j'ai trouvé l'exercise de style un peu vain même si la direction d'acteur est sympa et la ville de Memphis présentée sous une lumière assez glauque. Donc a recommander aus fan de Steve Buscemi.
Une sorte de film a sketchs autour d'Elvis. Pas franchement exaltant. Déjà la ville ne donne pas envie de la visiter. Les histoires ne sont pas non plus très intéressantes et on passe très vite d'une histoire à l'autre sans en garder grand chose en mémoire. Bof....
À travers 3 histoires qui s’entrecroisent, Jim Jarmusch nous entraîne dans l’errance désabusée et sans grand intérêt de personnages improbables à Memphis, hantée par le fantôme d’Elvis.
A travers l'histoire de trois errances transitoires en un motel miteux, le réalisateur déconstruit l'image mythique de Memphis, filmant des rues sales, des personnages malaisants, une atmosphère glauque qui ne rendent pas hommage au King dont le fantôme plane (littéralement!) sur cette ville accrochée à un passé idéalisé. Même si le rythme manque de dynamisme et que le propos se fait vaporeux, une certaine poésie désenchantée se dégage de l'ensemble, bien que les héros ne soient guère attachants voire carrément fatigants ou détestables - malgré (ou à cause?) des interprétations impeccables (notamment de la part de cet incomparable Steve Buscemi). Une proposition à laquelle on adhère...ou pas!
Je découvre le cinéma de Jim Jarmusch à travers la rétrospective d'Arte et ce second film que je regarde me déçoit beaucoup par rapport au premier. Si Dead Man raconte l'histoire d'un homme, ici on a une succession de trois histoires banales. Le fait que ces personnages soient des fans d'Elvis Presley ne les rendent pas pour autant intéressants. Bref, un film long, plat et ennuyeux.
Ce que j'aime bien chez Jim Jarmusch c'est la forme de ses films : la musique blues rock, ces personnages un peu looser mais plein de charme. L'idée amusante de ce film et d'avoir voulu raconter trois histoires sur la même journée dans un Memphis déserté et un peu cracra . Le film comporte quelques longueurs mais ces longueurs esthetisent l'ensemble. Bref joli film.
Qui est le film ? Après l’ascèse radicale de Stranger Than Paradise et l’élargissement narratif de Down by Law, Jarmusch affine ici une forme chorale qui lui permet de penser l’Amérique non plus depuis un point de vue unique mais depuis une constellation de présences disjointes. Le film se situe à Memphis, ville saturée de mythes musicaux, mais choisit délibérément de filmer ce lieu après la légende, quand il n’en reste que des traces, des sons résiduels, des silhouettes en transit.
Par quels moyens ? Mystery Train ne raconte pas une histoire mais en raconte trois, qui se déroulent dans le même laps de temps, dans les mêmes lieux, sans jamais vraiment se rencontrer, reliés par des motifs secondaires, des objets, des sons et des événements périphériques. Aucun récit n’est central. Aucun personnage ne domine. L’Amérique que filme Jarmusch est une juxtaposition de trajectoires qui se frôlent sans se rejoindre. Le temps lui-même n’est orienté vers aucune résolution. Il fonctionne comme une sorte de boucle molle. Le coup de feu entendu à la fin du premier segment devient un point de départ ailleurs. Les événements se rejouent sous des angles différents sans produire de transformation.
Ce morcellement s’inscrit dans la manière dont Memphis est filmée. La ville apparaît comme un espace vidé de sa vitalité créatrice. La musique y est omniprésente, mais toujours déjà passée. Elvis, le blues, le rock’n’roll surgissent sous forme de souvenirs, de disques, de radios, parfois même de fantômes. Memphis devient une ville hantée par ce qu’elle a été, incapable de produire autre chose que la répétition de son mythe.
Le motel constitue le point de convergence spatial du film. Pourtant, il n’est jamais un lieu de rencontre véritable. Les personnages y occupent des chambres à un même moment. Jarmusch y construit ainsi sa poétique de la cohabitation fantôme. Les individus partagent des lieux mais pas des expériences. Les figures étrangères jouent un rôle essentiel dans ce dispositif. Ils ne parlent pas la langue mais reconnaissent les signes. Leur fascination pour Elvis et Carl Perkins révèle la dimension artificielle de la mythologie américaine. Ce qu’ils admirent avec ferveur n’est plus réellement habité par ceux qui y vivent.
Quelle lecture en tirer ? Jarmusch filme une Amérique devenue un lieu de passage, plus qu’un territoire à habiter. Le film regarde le mythe américain se dissoudre lentement, par répétition, par usure, par circulation vide. C’est un film sur ce qui persiste après la légende. Sur ces vies qui passent à côté de l’histoire officielle, et qui, précisément pour cette raison, en révèlent l’épuisement.
En 1989, Jim Jarmusch livre son quatrième long-métrage. Avec une unité de temps et de lieu, le scénario développe trois histoires parallèles mettant en scène des personnages échoués ou en transit. Même si l’on retrouve notamment les musiciens Joe Strummer et Screamin' Jay Hawkins ou bien les comédiens Nicoletta Braschi et Steve Buscemi, l’acteur principal reste la ville de Memphis avec un visage non fardé et bien éloigné des images d’Épinal. Le réalisateur met ainsi en avant la cité d’Elvis dans sa dimension la moins glamour pour mieux décrire l’isolement et la solitude des êtres humains. La bande originale enrichit cette œuvre planante non dénuée d’humour. Bref, un film d’atmosphère qui selon les cas peut constituer une invitation au voyage.
Un de ses meilleurs films, jim jarmusch dans ce film au-delà de 3 histoires qui s imbriquent très bien entres elles retranscrit très bien l errance de ses personnages, dans une ville certes célèbre grâce à elvis mais profonde et pauvre, Memphis. Les nombreux travellings nous laisse découvrir des décors qui s apparentent à des tableaux de hooper qui traduit exceptionnellement l l'atmosphère du film pleines de poésie et d étrangeté Un très beau film