A quelques jours, de « The dark knight rises », vu à sa sortie et revu en DVD : le « Batman » de Tim Burton. Je craignais, pour tout avouer de le revoir, surtout depuis les deux belles œuvres de Christopher Nolan. J’avais peur de le trouver un peu niais, dépassé, poussiéreux, presque insipide. Et ben non ! J’ai été vite rassuré même si la première apparition de Batman m’a paru légère. Il est vrai, qu’il arrive ailes déployées et atterrissage léger comme une plume. Mais hormis cette figure, « Batman » est une grosse bédé super sympathique et efficace. Et je n’ai aucune raison de le dénigrer, moi qui l’ai aimé. Tim Burton s’inscrit dans une bédé alors que celui de Christopher Nolan est ancré dans le réalisme. Si Burton a imposé à la Warner, Michael Keaton, il reste que le nom premier au générique est Jack Nicholson. Et celui-ci campe un Joker déjanté à souhait, donc imprévisible et cependant inquiétant. Ce Joker-là correspond à l’univers de Tim Burton, comme celui de Heath Ledger correspond à Christopher Nolan. Il n’y a pas de faute de goût, de hors sujet. Et les deux Joker s’inscrivent parfaitement dans chacun des univers et dans chacune des visions des metteurs en scène. Voilà pourquoi ce Batman qui pourrait faire pâle figure après celui de Nolan ne peut être dénigré. Il peut sembler avoir vieilli mais sa charge « burtonienne » en fait un film sympathique. On ne met pas en balance une super bédé et un super roman. Ici, Gordon est quasiment transparent et Vicky Vale, malheureusement passe son temps à crier comme Willie Scott (Kate Capshaw dans « Le Temple maudit ») Enfin, quant à l’intéressé (inscrit au générique en deuxième position), Michael Keaton, est largement crédible dans son personnage. Il a su s’imposer et imposer son Batman. Certes, Bruce Wayne est moins torturé que celui de Nolan, Il faut reconnaître qu’il manque d’épaisseur. Etait-ce vraiment l’angle qu’avait choisi Tim Burton ? Je ne crois pas. Et pour terminer, je salue le thème musical, il s’intègre bien dans les mouvements de Batman.