Cette reconstitution de l'histoire de la célèbre agence de contre-espionnage américaine est inintéressante. Outre ses interminables scènes de palabres inutiles, sa narration anachronique parfois dur à suivre et le jeu totalement inexpressif de Matt Damon, son principal défaut provient avant tout de son scénario. Celui-ci ne semble n’avoir rien à nous apprendre sur l'influence de la CIA pendant la guerre froide mais préfère s’étendre sur la difficulté de mêler une carrière d'agent secret à une vie de famille saine. Robert De Niro a beau avoir réuni un casting prestigieux, il n’a rien d’un grand réalisateur et a raté son second film.
Un scénario minutieux, une réalisation maitrisée de De Niro et une interprétation parfaite des acteurs font de ce film d'espionnage l'un des meilleurs du genre.
Le premier film de Robert De Niro est un véritable coup de maître. Avec un casting assez impressionnant (Matt Damon, Angélina Jolie, Alec Baldwin et Robert De Niro), De Niro réalise un d’espionnage très surprenant. Entre coup bas et faits réels (l’arrivée de Castro au pouvoir montre les dessous de la CIA dévoilée au grand jour. Même si le film est un peu longué, le dénouement inattendu nous scotche, l’un des meilleurs films de l’année 2007
Trés bien réalisé et sans fausse note pour Robert de Niro. Mais le film manque cruellement de scénes d'espionnages. C'est trop basé sur la vie familiale.
Compliqué, le deuxième film de De Niro n'en demeure pas moins brillant en nous livrant une page personnelle et bien mystérieuse du gouvernement américain, qui s'apparente ici plus à une mafia qu'autre chose...
Passionnant de bout en bout, Raisons d'état est une incontestable réussite. Parfaitement documenté, De Niro rappelle certains passages plus ou moins glorieux de l'Amérique avec un sens du détail parfaitement stupéfiant. Les acteurs ne sont pas en reste, notamment Matt Damon, la bonne personne au bon endroit. On en redemanderait presque alors que le film dure quasiment trois heures..
Film long, sans action, et même un peu rasoir sur les bords. Le film devrait logiquement être un film à éviter. Mais non, ce flm est tenu de main de maître par De Niro qui a su tirer des leçons de ses grandes expériences cinématograhiques. En revenant après la réalisation de "Il était une fois dans le Bronx", De Niro revient plus affuté que jamais, son personnage principal, diablement bien interprété par Matt Damon, est un homme totalement patriotique et mort dans l'âme. Et l'acteur nous fait ressortir ces émotions de manière exceptionnelle, et la lenteur du film est essentiel à l'évolution de ce personnage.
Impressionnant de rigueur, de cohérence et de maîtrise, Robert de Niro refuse les effets du spectacle et du lyrisme. Matt Damon interprète magistralement le rôle d'Edward Wilson et Robert de Niro montre à nouveau qu'il sait ce que c'est que la direction d'acteurs.
Le grand Bob n'en est pas à son premier coup d'essai en matière de réalisation. En 1993 il réalisait "Il était une fois dans le Bronx", épisode mafieux pour le moins très inspiré du coté de chez Scorsese. Ici même si l'empreinte du maître parvient à s'estomper, cela demeure hélas la seule qualité du film. A force d'amasser encore et encore, le cinéaste n'en tire qu'un résultat trop sage, trop propret. Et quand on voit Matt Damon tirer toujours le même regard du début à la fin, on comprend tout de suite que même lui n'y croit pas. En fait De Niro s'est davantage préoccupé du détail et du collectage d'informations plutôt que de donner vraiment corps et ame à son projet. Et c'est d'autant plus regrettable car malgré la reconstitution si soignée, cette chronique retraçant la genèse de la CIA finit par lasser. Terriblement.
Quatorze ans après "A Bronx Tale", chronique New-Yorkaise, Robert De Niro signe un retour fracassant derrière la caméra avec le très attendu "The Good Sheperd", lorgnant quant à lui du côté thriller Hollywoodien. Changement total de cadre donc mais un génie intact. Dès le début, le cinéaste annonce la couleur : il n'est pas né de la dernière pluie et entend le prouver par l'intérmédiaire d'une véritable démonstration de force technique, usant très largement de toute la grammaire cinématographique possible : plongées, contre-plongées, panoramiques, amples mouvements de caméra, gros plans, travellings à 360 degrés, montage cut ou ralenti selon les situations, parfois même parallèle, intégration d'images d'archives... Tout y passe et avec grand brio car ne sombrant à aucun moment dans le trop-plein d'effets de style. De Niro a compris comment une caméra devait se placer et il le démontre admirablement. Autour d'un scénario béton, il orchestre non pas un film d'espionnage classique mais un drame humain à l'épaisseur psychologique remarquable. Dénuée d'action, son oeuvre conserve un rythme rapide et passionnant, ne comprenant ni superficialité ni longueurs. L'intrigue reste alambiquée et résulte d'une narration en flashs-backs à double tranchant : permettant à la fois une évolution logique dans le caractère des protagonistes, métaphore personnelle du réalisateur reposant sur de multiples sous-entendus, elle cède toutefois aux conventions démonstratives. Les liens du sang sont fouillés si bien qu'il se dégage parfois même une certaine émotion. Matt Damon impassible est excellent (et pas inexpressif), Angelina Jolie parvient à s'en sortir tandis que les seconds rôles savoureux affluent (Joe Pesci, John Turturro, Robert De Niro lui-même...) L'analyse politico-historique apparaît comme novatrice et nuancée, le final impeccablement amené... "The Good Sheperd" est une synthèse du cinéma selon De Niro.
De Niro était déjà un immense acteur, il s'impose désormais, et en très peu de films, comme un très grand réalisateur. Première raison d'aller voir Raisons d'Etat : l'ambiance du film. Seconde raison : l'histoire, passionnante, que l'on arrive à comprendre dans sa presque totalité (faut rester concentré qd même), au contraire des imbuvables événements du pourtant bon Syriana. Troisième raison : les acteurs, les seconds rôles notamment, dont les énormes William Hurt, Alec Baldwin, Angelina Jolie et Michael Gambon. Je reste plus modéré sur la prestation de Matt Damon. Quatrième raison : pour voir un film politique américain intelligent. A la limite, cette dernière raison pourrait suffire...
Film long (2h47 !!). Robert de Niro, derrière la caméra, aurait pu écourter qques scènes, car même si le scénario est interessant (la défense des interêts américains de Hitler à Castro) et parait être assez fidèle à la réalité, on est vite lassé de Matt Damon, bon dans son interprétation mais incarnant un personnage trop silencieux. Dommage, car qques clins d'oeil sont amusants (Joe Pesci en directeur de casino déchu) et les conflits d'intérêt (patrie/travail vs famille/amour) sont intéressants.
Deuxième passage derrière la caméra pour l'acteur mythique Robert De Niro en cette année 2007 et le constat est plus que mitigé. S'associant avec Eric Roth, déjà auteur du scénario plus que douteux du "Munich" de Steven Spielberg mais aussi de celui, brillant, de "Révélations" de Michael Mann, De Niro a malheureusement échu d'une histoire trop complexe, fonctionnant par bribes d'enquêtes et n'ayant véritablement aucune colonne vertébrale pour que le spectateur puisse s'intéresser à ce film d'une durée assez récalcitrante(pas loin de 3h). Du côté des protagonistes, le bilan est loin d'être positif. Certains bénéficient d'un traitement beaucoup trop important et d'autres, qui avaient pourtant du potentiel, sont négligés (Laura la malentendante, le personnage d'Alec Baldwin). Matt Damon, aussi artificiel que sa vie familiale, est quand même là pour relever le niveau. C'est surtout dans sa quête de véracité, de montrer aux spectateurs quelque chose de vrai qui a bouleversé le XXème siècle et qui n'a pourtant presque jamais était montré au cinéma que le film se révèle intéressant. Les recherches et l'aide d'un véritable agent de la CIA permettent à "Raisons d'état" d'atteindre le statut de documentaire honorable, long et parfois vain, mais on en ressort en ayant l'impression d'avoir appris quelque chose et le cinéma sert aussi à ça parfois.
Un film fort intéressant sur l'histoire de la CIA, même romancé. C'est long mais je n'ai pas du tout regardé ma montre. C'est fourmillant de détails qui sont mis en scène avec maestria. Et bien sûr fort bien interprété.