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Enarpilod
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5,0
Publiée le 21 février 2012
Robert DeNiro signe un excellent film d'espionnage porté par un casting efficace qui se prête pleinement au jeu. Sa longueur peut décourager d'aller jusqu’où bout mais ça serait une belle erreur car Raisons d’État est instructif.
Un film qui demande un peu de concentration, et qui s'adresse aux gens ayant un minimum d'intérêt pour l'histoire politique mondiale. Les acteurs sont excellents, mais le problème est qu'ils ne sont pas à leur place. Matt Damon, avec sa tête d'adolescent surdoué, n'est absolument pas crédible en chef du contre-espionnage. A mon avis, il n'a pas encore la maturité et l'étoffe pour jouer ce genre de rôle, et c'est encore plus évident dans les scènes où il affronte son homologue russe, qui lui ravie littéralement la vedette. Quant à Angelina Jolie en épouse délaissée, on y croit encore moins. Le scénario, quant à lui, est confus à souhait. On a parfois de la peine à suivre, tant certains éléments sont amenés maladroitement, dans le seul but d'éviter une histoire linéaire. Cela ne fait que compliquer la tâche au spectateur, sans que cela enrichisse de quelque façon l'action. On met beaucoup de temps à en arriver au seul élément dramatique du film, la confrontation en Edward Wilson et son ennemi... C'est un peu tard et un peu court! Je comprends que le réalisateur ait voulu illustrer l'impassibilité de son personnage principal en fuyant toute émotion et toute tension dramatique dans sa réalisation, mais le résultat est ennuyeux et accumule les longueurs. Un film ambitieux et méticuleux, mais qui rate son objectif.
17 ans après son premier (et déjà très réussi) long-métrage Il était une fois le Bronx, Robert de Niro repasse derrière la caméra pour nous livrer un chef-d'oeuvre intemporel, une perle de classicisme. Le film est à l'image de son réalisateur, tout entier placé sous le signe de la discrétion et de la sobriété. Il était évident que De Niro a toujours été un des plus grands acteurs de sa génération, mais le bougre nous prouve là qu'il a bien retenu la leçon de ceux avec qui il a tourné. Tandis que sa première oeuvre lorgnait du côté du cinéma de Scorsese, The Good Shepherd l'impose comme le fils spirituel de Francis Coppola.
Ce récit-fleuve porté par un souffle, par une envolée dramaturgique dense et pleine de vie, nous entraîne dans les tréfonds des contradictions de notre personnage et, toujours à la manière de Fincher pour Zodiac, ne cesse de questionner sa propre histoire, celle de la jeune nation américaine. Le film est nourri de références majeures, de Coppola à Kubrick, en passant par Scorsese et le film noir américain (on appréciera le remarquable travail d'ombres et de lumières, comme pour mieux marquer les démons intérieurs du protagoniste). Cette filiation n'est toutefois pas écrasante à une époque où il faut toujours aller plus vite. Bien au contraire, De Niro prend son temps, écoute ses acteurs et choisit ses cadres. Cette histoire avec un petit "h" dans celle avec un grand "H" est époustouflante, inspirée et menée de main de maître par un caïd du 7e art : De Niro a imposé sa griffe et perpétue le grand Hollywood, cet esprit fait de glamour et de faux-semblants. Un grand et grandiose film, tant par son ambition (alliant démesure et intimisme) que par le souffle qui le porte. Chapeau-bas !
Après "Il était une fois le Bronx", De Niro retente un long métrage, mais nettement moins bien que le précédent! Ce film manque sérieusement de rythme! Il est plat, long, parfois même soporifique. Pendant 2h30, c'est gros plan sur les grosses lunettes de Matt Damon, qui détourne le regard, une fois à gauche, une fois à droite, et qui dit trois phrases dans le film.
Très bon film, très belle chronique. L'interprétation est excellente: matt damon campe à merveille cet homme très froid et angelina jolie est très touchante. Seul bémol: c'est un peu long et un peu complexe par moments.
Un réalisation a l'ancienne c'est un choix,qui n'ai pas très bien mené puisque De niro n'arrive pas a captiver son spectateur.C'est lent oui mais dans quel but,car il n'y a pas vraiment de finalité a cette histoire alambiqué.On se demande si De niro sait vraiment ou il veut emmener le spectateur.
Les films d’espionnage, ce n’est pas vraiment mon truc. Alors, un film d’espionnage de 2h45, c’est vous dire si j’ai hésité avant de me décider ! Et bien, j’ai eu tort d’hésiter, je ne me suis pas ennuyée, je n’ai pas (trop) été larguée, et j’ai repris mine de rien repris un petit cour sur l’histoire américaine, l’immédiat après-guerre et le début de la guerre froide… Les coups tordus de la CIA, les élections truquées en Amérique du Sud, les coup d’état arrangés, les assassinats, les méthodes brutales (torture, utilisation du LSD comme sérum de vérité, le recrutement discret des scientifiques nazis, toutes ces choses, on les connait déjà, pas de scoop dans ce film ! Mais c’est fait sans idéologie marquée (pas de bons, pas de méchants, c’est interprété et réalisé avec beaucoup de sobriété, on peut même parfois parler d‘austérité, surtout pendant les 10 premières minutes. Le personnage principal n’est pas franchement attachant, parfois même assez détestable. L’intrigue oscille en permanence entre 1961 et le passé, mais on suit facilement. On se laisse prendre au jeu de ce monde où tout le monde suspecte tout le monde, où on se trahit, où on ne se dit jamais clairement les choses. Les séquences les plus intéressantes étant celles se déroulant à Berlin en 1945, où les soviétiques et les américains se côtoient, jouent au chat et à la souris et… se battent pour s’octroyer les dignitaires nazis à grand coups de visas de réfugiés !
13 ans après "Il était une fois le Bronx", Robert de Niro passe de nouveau derrière la caméra... Et avec quel bonheur ! Empruntant aux grands qui l'ont fait tourner (on reconnaît ici Coppola, Scorsese ou Michael Mann), De Niro signe ici un film noir palpitant, profond, dérangeant, politico schizophrénique... Et là où d'autres auraient sombré corps et âme, De Niro parvient à maintenir le cap grâce à l'exigence et à l'intelligence d'un scénario qui ne laisse jamais rien au hasard. Servi qui plus est par un casting de rêve où brille de mille feux le désormais incontournable Matt Damon, "Raison d'Etat" est une œuvre forte et envoûtante. Un grand film
Un sens précis du détail, des documentaires à l'appui, des acteurs talentueux, des dialogues savoureux, une mise en scène de qualité, une réalisation assez minimaliste, RAISONS D'ETAT, qui en plus d'être réussi, à comme bonne idée de nous faire découvrir la naissance de la C.I.A. mais aussi les conséquences de celles-ci, les valeurs humaines remises en causes et l'impact du service secret le plus controversé qu'ai connu les Etats-Unis. Elle a engendré des tourments certes, mais au profit d’un cinéaste qui en a fait une œuvre du 7ème art de qualité en sachant exploiter chaque information et en ayant respecté l’authenticité, apparemment, sans sombrer dans un profond mélo américain. Du très bon cinéma, appréciable et parfaitement réalisé. De Niro devrait nous étonner plus souvent...
Pour retracer les débuts de la CIA, Robert De Niro a habilement utilisé la technique du destin individuel comme représentation du destin collectif. C'est pour cela que j'ai fort envie de comparer "Raisons d'Etat" à "Munich" de Steven Spielberg où un israélien quittant pays et famille symbolisait ces quelques hommes partis venger la prise d'otage tragique de 1972. Ici, c'est le talentueux Mr. Damon qui s'y colle en incarnant les fondateurs de cette controversée agence de renseignements. Le réalisateur en dénonce d'ailleurs les coups tordus dans une épopée historique brillante. Il faut dire que De Niro a pu s'appuyer sur une flopée d'acteurs prestigieux (dont lui-même). Au débit de ce film, je porterais cependant un scénario avec quelques zones d'ombre (mais tout comprendre du premier coup serait définitivement trop simple !) ainsi qu'un discours un brin manichéen. Mais je préfère ne pas en dire plus, peut-être que la CIA me surveille...
Film tellement long et ennuyeux qu'on finit par en perdre le sens de l'histoire. On ne peut en outre pas reprocher la prestation de Matt Damon qui a bien étudié la vie d'Edward Wilson.
Robert De Niro signe un film dans la tradition des grandes fresques ambitieuses sur l’Amérique, réelle ou fantasmée. On pense à Coppola, Scorsese ou Sergio Leone, pour ce qui est de la volonté de traiter d’un aspect général de la culture américaine par le biais d’un récit centré sur le destin personnel d’un héros typiquement américain, cinématographiquement parlant. Il ne s’agit donc pas d’un homme ordinaire, mais d’un pionnier, décrit avec ses qualités, ses défauts, sa grandeur et sa décadence. Ici, le pionnier en question est l’un de ceux qui sont à l’origine de la CIA, née des suites de la seconde guerre mondiale. On retrouve tout ce qui fait la qualité de ces films qui mêlent adroitement l’Histoire et le destin de quelques hommes et femmes, tour à tour acteurs influents de la vie de leur pays ou bien broyés par les événements, ou par plus puissants qu’eux. La reconstitution est impeccable, l’image ultra-léchée, la musique parfaite, le montage est accrocheur, le rythme soutenu, et les deux heures quarante passent sans ennui, malgré la quasi-absence de scènes d’action proprement dites. Comme il s’agit d’espions qui passent leur temps à mentir, à ne pas faire ce qu’on pense qu’ils étaient censés faire croire qu’ils allaient probablement faire (...), tout n’est pas exactement limpide, certains aspects du récit échappent au spectateur très légèrement distrait, mais ces manques n’altèrent pas le plaisir que l’on prend à suivre la terrible, magnifique et lamentable histoire d’un homme qui a sacrifié sa vie privée pour des valeurs bien éloignées de l’amour et de l’amitié... L’ensemble ne révolutionnera pas le cinéma mondial, loin de là, mais on ne peut que s’incliner devant ce savoir-faire, désespérément américain !
Robert de Niro s'attaque à un sujet passionnant: le contre espionnage américain entre 1935 et 1965. Il sait donner à ce sujet ambitieux plusieurs lectures et points de vue: un point de vue historique avec des évènements comme la baie des cochons, un point de vue Romanesque avec les tenants et aboutissants et les dommages collatéraux de cetrtains évènements, un point de vue intimiste avec les conséquences familiales et psychologiques sur les personnages principaux. En plus de cela , raisons d'état est servi par un casting exellent formidablement bien dirigé (Matt Damon est epoustouflant dans un role très complexe). Certaines scenes sont poignantes et visuellement extraordinaires. Si Robert de Niro est un acteur de génie, il n'est en revanche qu'un très bon réalisateur. On se dit que si ce script avait échoué dans les mains de scorcese ou que si Coppola ne s'etait pas contenté d'etre le producteur executif, raisons d'état aurait pu etre un film du niveau du Parrain, de Casino ou des Affranchis. Le film aurait gagné à etre plus clair dans sa compréhension. Une meilleure utilisation de la musique aurait pu magnifié certaines scènes. Mais ne boudons pas notre plaisir: Raisons d'etat reste un des meilleurs films de l'année mais il lui manque la grace qu'aurait pu lui apprter un metteur en scene de génie.