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Peter Franckson
80 abonnés
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4,0
Publiée le 24 mars 2019
Même si l’histoire se déroule dans le monde du cinéma (François Favart est aussi scénariste), le film est bien différent de « La nuit américaine » (1973) de François Truffaut (même si les premières images y font référence implicitement) ou « Les ensorcelés » (1952) de Vincente Minnelli. Il explore les rapports entre une actrice connue, sans problèmes d’argent (bel appartement ayant vue sur la Tour Eiffel), Elisabeth Becker (Agnès JAOUI, 40 ans), égocentrique (pléonasme) et Claire Rocher, vivant modestement (en colocation, rue Bichat dans le 10e arrondissement), à la personnalité terne, n’hésitant pas à rendre service même à ses dépens et pigiste dans un journal féminin (Karin VIARD, 38 ans). spoiler: Cette dernière, grande admiratrice de l’actrice, devient son factotum et parfois, s’immisce, involontairement, dans sa vie privée [Arnaud, ex-amant jaloux (Laurent LAFITTE), Mathias, amant jardinier, frustration de ne pas être mère à 38 ans]. L’interprétation est juste, les dialogues excellents (« spoiler: Une étoile peut cacher un trou noir »). Leur relation est plus complexe que celle du « maître à esclave » car les 2 femmes ne sont pas vraiment dépendantes l’une de l’autre : spoiler: Elisabeth Becker a déjà « usé » d’autres femmes à tout faire et Claire Rocher n’hésite pas à démissionner quand elle s’aperçoit, d’une part, qu’elle est une béni oui-oui et d’autre part, qu’Elisabeth n’est pas vraiment une amie. Sans être aliénée et d’une grande lucidité sur elle-même, spoiler: ce départ lui permet d’être plus libre et d’avoir le temps d’écrire son 1er recueil de nouvelles [qui sera publié et dont un extrait lu dans une librairie est tiré du livre « De petits enfers variés » (1989) de Christine Jordis, livre sur les romancières anglaises contemporaines] . C’est aussi un film (cruel mais d’une grande justesse) sur la solitude (des 2 femmes mais aussi du jardinier).
Quel plaisir de voir un film aussi intelligent, drôle et grave, sensible et tout simplement ...beau. On en ressort un peu différent, ému et bouleversé. Bravo à tous les comédiens, épatants, et bien sûr à Agnès Jaoui et Karine Viard qui arrivent à nous faire passer du rire aux larmes avec talent. Un film humain, à voir sans hésiter...un petit chef-d'oeuvre.
Le film se répète, se répète ou met du temps à exprimer ce qu’il avait à exprimer. Il réussit au moins à dresser un très bon portrait de la personnalité d’Agnès Jaoui, qui tient bien la note tout au long du film. Karin Viard la tient bien aussi mais devient assez énervante par moment. Au rythme d’une intrigue un peu déconstruite, l’histoire s’éloigne de son genre comique pour entrer dans la bagarre psychologique entre les deux actrices, une relation de domination féroce. Les dialogues sont percutant mais la fin est prévisible.
Mouais. Ce n'est pas un très grand film, mais l'idée générale est vraiment bonne. Le scénario qui manque de ressort est pourtant porté par les brillantes Karin Viard et Agnès Jaoui qui forment un duo explosif. Cela dit, on s'ennuie beaucoup et on regrette le manque de subtilité du film. Les rebondissements sont tellement prévisibles. C'est bien dommage. Mieux écrit et mieux traité ça aurait été un grand film.
Le 1er long métrage de François Favrat est une chronique douce-amère, qui vaut pour le face-à face entre Karin Viard et Agnès Joui, aux personnalités en apparence très dissemblables, l'une introvertie et frustrée, la seconde ouverte et épanouie... Deux grandes actrices pour deux beaux portraits de femmes contemporaines, dont la dualité et la fascination réciproque évoquent d'ailleurs Joséphine et Iris, les soeurs antinomiques du récent "Les yeux jaunes des crocodiles". Des héroïnes et des problématiques d'aujourd'hui auxquelles de nombreuses femmes devraient pouvoir s'identifier. En tout cas, bien avant le très bon "La sainte victoire" sorti en 2009 (axé sur les personnages masculins), François Favrat prouvait déjà qu'il est un auteur méconnu mais doué pour embrasser son époque avec ce subtil "Rôle de sa vie" (2004).
On pense immanquablement à " All about Eve " en voyant ce film. Il est même étonnant de voir que 50 après, les choses ont peut évoluer dans le petit monde du star–system. Les rapports de force entre les personnages sont juste un peu plus subtil, un peu plu sournois aussi. Et, contrairement au " Eve " de Mankiewicz, le personnage joué par Karine Viard est tout de suite attachant. Reste la mise en scène un peu pâlotte de Favrat. N'est pas Mankiewicz ou Wilder qui veut.
Oui pour un premier film François Favrat ne s'est pas trop mal débrouillé : la réalisation est aérée, sobre et les choix de plans sont très bien adaptées au situations (plan large, à plat dans l'appartement d'Elizabeth Becker, caméra à l'épaule au moment où Matthias se jète sur Claire...). De plus, le film commence par une mise en abîme (que l'on avait tout de même deviné soit dit en passant), qui annonce l'un des grands drames de la vie de l'actrice... En ce qui concerne le fond, ce film est censé être une comédie mais pour moi le rire n'est pas trop au rendez-vous, on trouve tout d'abord Elisabeth Becker exécrable et Claire potiche à souhait et aucune sympathie ne s'éveille pour elles. Le personnage central est Claire, mais rien à faire elle fait tellement pitié qu'on se range du côté d'Elizabeth, tant elle nous exapère. A noter cependant les écrits remarquables de Claire où l'on sent les sentiments du réalisateur s'exprimer clairement... ce film reste cependant assez mineur et s'oublit très vite, attendons l'étincelle de géni pour son prochain film.
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4,0
Publiée le 30 octobre 2020
Voici une tranche captivante de la vie des célébrités parisiennes superbement réalisé, photographiée et brillamment édité. Le jeu d'acteur est si fidèle à la vie que vous devenez partie intégrante du film et vous y disparaissez. Jonathan Zaccaï est très bon dans son rôle. L'attirance sexuelle entre son personnage et ceux de Jaoui et Viard est brûlante et elles le jouent à la perfection. L'attraction sexuelle est ce qu'est une comédie romantique doit être et Le Rôle de sa vie la livre entièrement habillée. Le thème présente les styles de vies différents qui caractérise ce film cultivé et profondément savant...
De(ux) très bonnes actrices, des dialogues soignés et parfois brillants; de bons ingrédients. Mais trop d'insistance sur des rapports Élisabeth-Claire transparents fait que très rapidement seule la relation Claire-Mathias garde un peu d'intérêt.
Une actrice avec des problèmes d'actrice rencontre une jeune journaliste effacée. Deux personnalités diamétralement opposées qui pourtant se lieront d'amitié. Une amitié bizarre, parfois malsaine, qui ne durera qu'un temps mais qui bouleversera les vies de ces femmes. Jaoui et Viard sont grandioses. Dialogues pertinents. Film conseillé!
Vu par hasard hier, en Juillet 2018, un film d'il y a 15 ans en arrière tout de même... Quelques fois, ça ne vieillit pas toujours très bien... Et bien ça passe tout seul !!!
L'histoire est très sympa, et les deux actrices sont parfaites de justesse... Vraiment, très bonne soirée, je n'ai pas vu le temps passer...
D'une justesse inouïe et d'une rare intelligence, Le Role De Sa Vie donne à réfléchir et ne peut laisser indifférent. Aidé dans sa réflexion psychologique par deux actrice absolument extraordinaires, cette comédie dramatique est le meilleur film Français depuis "Les Sentiments". Un pur chef d'oeuvre, et je pèse mes mots.