Starship Troopers
Note moyenne
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Flo B.
Flo B.

95 abonnés 760 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 1 août 2021
Il y a des films qui marquent une génération, qui marquent le cinéma de leur empreinte. Et Starship Troopers en fait partie. Irrésistiblement captivant, et visuellement époustouflant, Starship Trooper ne prend pas une ride et reste toujours d'actualité. De gros moyens pour l'époque, qui lui permet de se bonifier avec le temps, un peu comme du bon vin.
Le tout réalisé par un grand réalisateur, Monsieur Verhoeven, ne manquant pas d'apporter une certaine critique acerbe de la supériorité militaire américaine. Un film incompris en 1997 mais un film culte aujourd'hui.
videoman29

316 abonnés 1 925 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 avril 2013
Un film de guerre qui se cache derrière un film de science-fiction (ou l'inverse), déjà il y avait tout pour me séduire. Mais rapidement on se rend compte que « starship troopers » est bien plus que ça ; Il s'agit en fait d'un plaidoyer contre la guerre, très proche dans la construction et la philosophie de Platoon. Les ressemblances entre les deux films sont tellement nombreuses qu'il ne sert à rien de les comptabiliser, mais on retrouve la même machine à « broyer » les jeunes recrues afin de les préparer aux horreurs qu'ils (elles) vont vivre plus tard. Une large place est également laissée aux techniques d'embrigadement dénoncées avec talent par P. Verhoeven qui s'en donne à cœur joie pendant toute la première partie du film. Ensuite place à l'action et, là encore, c'est superbement réussi. Les scènes de combat sont titanesques et les effets spéciaux n'ont pas pris une ride. L'action (purement américaine) est en permanence mêlée à l'ironie grinçante (très européenne) du réalisateur. Le résultat est simplement bluffant. J'adore ce film, le discours est universel et intemporel, c'est un chef-d’œuvre sans aucun doute !
septembergirl

667 abonnés 1 070 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 août 2012
Très bon et très ironique, ce film nous embarque dans une guerre futuriste. Les scènes d'action et les effets spéciaux sont très réussis. Une épopée intergalactique satirique !
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 27 février 2013
Ce film aurait pu devenir culte si il n'était pas ennuyeux à mourir. Il dure 2h15 pourtant il ne se passe rien d'intéressant pendant la moitié du film! Sinon les effets spéciaux sont assez bon pour l'époque mais on mal vieillies, ils ressemblent maintenant aux effets spéciaux des téléfilms foireux que l'on voit souvent sur Syfy.
THE-CHECKER
THE-CHECKER

125 abonnés 713 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 juin 2017
Quand Paul Verhoeven sort son Starship Troopers en 1998, difficile d'imaginer à quel point celui-ci est visionnaire tant ce qu'il dépeint dans cette guerre intergalactique fictionnelle va trouver son écho dans le monde réel dès le début des années 2000. Conspué quasi unanimement par la critique (certaines désignant le film comme fasciste!), Starship Troopers n'en demeure pas moins un chef d'oeuvre du cinéma politique, tant son analyse mi goguenarde mi satirique reflète à la perfection la folie belliqueuse d'une Amérique obligée d'entretenir une guerre à la terreur, pas tant motivée par la défense d'idéaux de civilisation que pour le maintient d'une hégémonie de plus en plus contestable (et contestée) en plus d'être extrêmement meurtrière et mortifère.

Conçu comme un gigantesque Molard craché à la face de l'hypocrisie bien pensante de tout un système bâtit sur la spoliation et le racisme, le film débute en présentant une société idéalisée au possible (glissant l'air de rien quelques notions d'eugénisme à la Huxley avec son casting de jeunes premiers aussi narcissiques que stupides, véritable précurseur de la génération Face de bouc et autres je te raconte ma vie pleine de trous.com) tout en évoquant un système fédéral globalisé aux dirigeants interchangeables (pas si éloigné que ça des velléités mondialistes promues par les médias dominants) Starship Troopers expose un péril permanent en la menace Arachnide (soit la représentation. parfaite de l'ennemi laid, uniforme et déshumanisé) dont l'existence entrave la libre exploitation par les humains des ressources de la planète Klendatu.

Foudroyant de lucidité, Verhoeven dézingue tous azimuts non seulement en limitant la conscience politique de ses personnages à sa plus simple expression (la notion de citoyenneté réduite au consumériste), mais également en démontrant à quel point la logique ultra libérale et son corollaire capitaliste n'ont jamais engendré autre chose que la guerre (le conflit armé n'étant que le paroxysme du conflit économique, que ce soit pour produire de nouveaux marchés ou simplement éliminer la concurrence). Car si le film démontre bien une chose, c'est à quel point le système est régit par ces enjeux extrêmement simples, qu'il s'évertue à complexifier pour noyer dans le vain et le faux (tout en brossant l'ego dans le sens du poil) l'existence précaire individuelle de la masse uniformisée au possible en dépit des différences objectives quelles soient sociales ou autre (le sang versé de la chair à canon ayant de tout façon la même couleur sur le sol...).

"L' ennemi est bête : il croit que c'est nous l'ennemi, alors que c'est lui !" Cette citation de Desproges ne saurait mieux illustrer le fond thématique de ce chef d'oeuvre, les méchants de l'affaire n'étant pas bien différents de ceux qu'on nous présente chaque jour (choc des civilisations) eux aussi réduits à d'ignobles cancrelats tout juste bons à être écrasés pour que prévale notre société que le manichéisme le plus abjecte aura érigé au range de norme universelle. Pas étonnant donc de voir débarquer des officiers en tenues nazis dans un final à haute teneur subversive (puisqu'on vous dit que les méchants c'est eux!!) le manne financière issue de la guerre à la terreur (argument commercial imparable) s'auto alimentant à l'instar des spots de propagande militaire diffusés dans le film (la mort dans les tripes et le sang devenant sacrifice héroïque propre à susciter de nouvelles vocations dans la société du mimétisme...), où quand la fiction prophétise la réalité (Buenos Aires/11 septembre - tête pesante extra terrestre qu'on sort de sa grotte pour exhiber et étudier/Saddam Hussein qu'on sort de son trou pour lui faire passer des examens médicaux face caméra comme un animal sauvage

Tu m'étonnes que certains aient grincé des dents...
 Kurosawa

674 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 7 avril 2018
Film d'une redoutable malice, "Starship Troopers" égare plus d'un spectateur sur sa route. Ce que tout le monde voit, c'est un divertissement gore et hyper-spectaculaire, empreint d'un humour bien gras; ce que chacun aurait dû voir, c'est l'ironie permanente qui règne. Elle ne réside pas simplement dans la parodie des spots publicitaires propagandistes du gouvernement et dans le grinçant "Do you want to know more ?" mais également dans le rapport des terriens aux arachnides et, en allant encore plus loin, dans la soi-disant amitié entre les personnages. "Un bon insecte est un insecte mort" : cette phrase terrible en rappelle une autre bien triste prônée par le régime nazi, dont la métaphore insistante (le symbole de l'aigle) aurait dû ouvrir les yeux aux producteurs du film, de même que l'opposition flagrante entre l'armée et la science est une composante essentielle de la dénonciation à l'oeuvre. Alors que les hommes pourraient tenter d'étudier – au sens de comprendre – les arachnides, ils préfèrent éviter tout rapport altruiste et restent obsédés par un besoin stérile de domination. Ainsi, il ne faut pas prendre au sérieux "l'amitié" entre les principaux personnages, dont les liens sont écrits de manière purement caricaturale et sont interprétés par des acteurs tous coiffés comme des poupées Barbie, une manière très drôle de surligner leur dévouement bête et absolu à une idéologie qui réclame avant tout le sacrifice et la discipline. L'ironie de Verhoeven doit donc nous faire réfléchir au statut des images à première vue sensationnelles et démonstratives; sa valeur est de laisser au spectateur un espace de liberté réflexive raccord avec le sujet même du film : être capable de prendre de la distance, de ne pas être leurré par l’agressivité d'un montage qui vomit ses plans dans un flux continu et étourdissant mais comprendre la puissance corrosive d'un cinéaste qui fait mine de faire corps avec ses personnages alors qu'il ne cesse de s'en écarter.
elbandito

392 abonnés 994 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 31 juillet 2011
Sous de faux airs de divertissement, Starship Troopers est un pamphlet anti-militaire corrosif et engagé, curieux mélange de genre ou des jeunes patriotes BCBG se font dépecer par des arachnides féroces. Les effets spéciaux des créatures sont incroyables de réalisme, en revanche les scènes dans l’espace et les vaisseaux spatiaux ont très mal vieilli. Mais l’atout principal du film de Paul Verhoeven est de dénoncer violemment la propagande des médias et la censure hypocrite de la société américaine qui utilise sa puissance de feu quand une situation d'opposition ne peut se résoudre démocratiquement.
Ricco92
Ricco92

287 abonnés 2 337 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 mai 2016
L’échec public et critique de Showgirls marque une brisure dans l’enchainement de succès qu’avait connu Paul Verhoeven jusqu’à présent aux États-Unis. Reformer l’équipe de Robocop (Verhoeven à la réalisation, Edward Neumeier, cette fois sans Michael Miner, au scénario et Basil Poledouris à la musique) pour un nouveau film de science-fiction pouvait sembler un gage de succès. Mais cela ne fut pas le cas : une fois encore, Verhoeven signa un film trop ironique envers la société américaine pour être accepté par le public et la critique locaux : il sera beaucoup mieux accueilli en France par exemple.
Ainsi, Starship troopers (adapté très librement du livre de Robert A.Heinlein, Etoiles, garde-à-vous !) présente une société humaine (les pays semblent plus ou moins inexistants), fortement inspirée de la civilisation américaine (les personnages principaux viennent de Buenos-Aires mais ne sont pas du tout typés latinos), prônant le militarisme (elle se sépare entre les civils et les citoyens qui sont plus valorisés car ils ont été à la guerre ; les publicités télévisées et les journaux, rappelant tous deux ceux de Robocop, vantent de manière caricaturale l’effort de guerre...). Ainsi, après des premières minutes parodiant le genre purement américain du film de lycée (l’intellectuelle qui aime le mauvais élève, rivalités amoureuses, thématique du premier rapport sexuel, bal de fin d’étude…), Verhoeven s’amuse à jouer avec les codes du film de guerre. Il débute ainsi avec l’entrainement militaire fortement inspiré du Full metal jacket de Kubrick (la reprise du fameux « Sir ! Yes ! Sir ! ») pour enchainer, comme dans le film précédemment cité, par des séquences de guerre (contenant la fameuse séquence de l’homme gravement blessé qui se sacrifie avec une bombe pour pouvoir sauver ses co-équipiers).
Le film porte indiscutablement la patte du cinéaste hollandais par son ironie : les personnages sont incroyablement respectueux du gouvernement et ne remettent jamais en cause la justesse de leur combat (une phrase d’un journal télévisée évoque juste le fait que certains pensent que les arachnides ne font que répondre à une tentative de colonisation des humains) : ce sont des personnes mutilées au combat qui vantent le plus l’armée ! De même, le manteau et la casquette que porte Carl une fois devenu colonel font énormément penser aux tenues nazies : Verhoeven reconnait lui-même s’être inspiré de l’iconographie du Troisième Reich et plus particulièrement de Leni Riefenstahl pour représenter cette société militaire ! Pour bien insister sur le recul qu’il porte sur cette société fascisante, Verhoeven montre également des dirigeants militaires n’hésitant pas à sacrifier volontairement une partie de leurs hommes pour s’assurer de l’emplacement de l’ennemi. Enfin, même si cela est très minime, on retrouve toujours l’attrait que possède Verhoeven pour la sexualité, avec certaines allusions à double sens (Ibanez qui fait une course pour être la première à « tenir le manche »), et son rapport très naturel et très nordique à la nudité (la séquence de la douche collective mixte faisant écho à celle des vestiaires de Robocop, toutes deux impensables de la part d’un cinéaste américain).
Cette vision très critique apparait plus dans la première partie spoiler: (la formation)
que dans la seconde spoiler: (le combat et que l’on peut faire débuter avec la mort des parents de Rico, rappelant celle des parents de Leia dans Star wars, film également inspiré par la Seconde Guerre mondiale)
, qui est contient beaucoup plus d’action (très violente, cela va sans dire de la part de Verhoeven) mais où l'ironie reste malgré tout très présente.
Les acteurs (parmi lesquels on retrouve Michael Ironside qui avait déjà joué pour Verhoeven dans Total recall) interprètent leurs personnages avec le recul nécessaire qui sera hélas parfois assimilé à du mauvais jeu : comme pour Elizabeth Berkley avec Showgirls, cela n’a peut-être pas été si bénéfique pour ces jeunes têtes d’affiche qui ne connaitront pas particulièrement de grandes carrières suite à ce film (même Denise Richards était plus célèbre pour sa plastique que pour ses films, à l’exception de Sexcrimes et du James bond Le Monde ne suffit pas). Visuellement, Verhoeven est toujours aussi à l’aise derrière sa caméra et les effets spéciaux sont extrêmement réussis, conservant toutes leurs forces vingt après. Quant à la musique de Basil Poledouris, elle est très adaptée au film mais, à l’exception de son thème principal, est moins marquante que sa composition pour Robocop.
Une fois encore, Paul Verhoeven signe une belle réussite mais celle-ci, comme son film précédant, ne fut que très moyennement comprise à sa sortie, subissant des accusations de fascisme (alors que c’est justement ce qu’il dénonce), et le poussa à s’orienter vers un film plus commercial et portant un peu moins sa marque pour son dernier film hollywoodien : Hollow man, L’Homme sans ombre.
Le Guerrier
Le Guerrier

97 abonnés 566 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 mai 2020
Starship trooper est sans doute le film que je préfère, en tout cas le film que j'ai le plus vu (une dizaine de fois sur une vingtaine d'années, depuis mes huit ans)...Le film est en effet exceptionnel dans le sens où il s'agit en réalité (et on le voit par pas mal de détails disséminés tout le long du film) d'un immense film de propagande à destination des habitants de la Fédération, cette immense empire stellaire centré sur la Terre et dirigé par une dictature militaire. Le film a donc un coté transgressif évident. Mais ce n'est pas vraiment ce qui me plait dans ce film: en soi, on peut tout à fait prendre le film au mot, et se laisser embarquer dans l'histoire de ce jeune lycéen qui après avoir eu son bac devient un des héros d'une lutte sans merci contre les arachnides. Une bonne partie du trauma lié à la guerre est effacé; les soldats ne soufrent pas de stress post-traumatique; il n'y a pas vraiment de dilemme moral: les arachnides semblent être dénués de conscience et les soldats incarnent le camp du Bien (l'agresseur c'est bel et bien les arachnides avec le météore); la guerre et l'armée sont des outils de promotion sociale; les généraux quand ils font des erreurs les assument avec courage; les officiers sont proches de leurs hommes...C'est une vision presque romantique de la guerre, vue comme quelque chose de beau...(à noter d'ailleurs que c'est la définition même du fascisme...). Le soldat Rico et les autres militaires sont des soldats courageux et irréprochables...Enfin, pour enfoncer le clou, les effets spéciaux sont impeccables, et n'ont pas vieillis (hormis peut être un peu pour les vaisseaux spatiaux), les arachnides sont toujours aussi impressionnantes, voire même belles d'une certaine façon...Le cadre des Badlands où a été tourné une partie du film est magnifique et on vogue de planètes en planètes, de la Terre de l'an 2300 (où l'on voit la vie de Rico en tant que lycéen) jusqu'au fin fond de l'espace, dans d'immense vaisseaux et bases spatiales en passant par une base avancée encerclée d'arachnides (dans laquelle les vaillants soldats défendent chèrement leur peau)...Et puis la BO est tellement belle (voir par exemple au moment du débarquement). Le film est donc crédible, et il est fort probable qu'en voyant ce film de propagande le spectateur de l'an 2300 aura envie de s'engager dans l'armée...Donc un immense film...
Dawasta
Dawasta

78 abonnés 635 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 février 2014
Un classique signé Verhoeven, avec toujours autant de cynisme et d'humour noir. Cette fois il tacle l'armée et les médias (les débuts d'Internet) dans ce film à prendre au second degré, dont les scènes d'action sont aussi très réussies. (Bien)
Akamaru

3 508 abonnés 4 339 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 janvier 2008
Paul Verhoeven se fait volontairement plaisir avec cette parodie de science-fiction."Starship Troopers"dénonce la bétise du militarisme à tout prix,le tout avec beaucoup d'humour.Il faut prendre le film au 2nd degré,et sous son apparente limpidité,beaucoup de messages sont recensés.De plus les combats contre les arachnides sont impressionnants,voire gores.Les effets spéciaux ont peu vieillis.Décapant comme l'ironie d'un système auto-destructeur,qui est une métaphore de la folie des hommes.Subversif comme Verhoeven sait le faire.Message d'actualité.Film culte donc,unique par son traitement et avec de jeunes acteurs issus de séries qui s'amusent bien.
RealPrime
RealPrime

128 abonnés 2 042 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 octobre 2018
Un classique des 90 porté par un très bon visuel et de superbe effets mécaniques, de l’action sanglante sans compter, un casting très bon et 2 actrices superbes, sa célèbre scène de la douche collective qui nous met tous d’accord. Un -12 Ans parfaitement respecté, des insectes tonitruants, globuleux, visqueux et sanglants. Des scènes de guerres intenses contre des centaines d’arachnides assoiffées et des insectes volants géants, des entraînements militaires parfois drôles pour nous montrer la dureté du front…Un régal.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 12 mai 2013
Starship Troopers est le genre de film culte qu'on adore ou qu'on déteste, politiquement incorrect vis à vis des USA, donc vivement critiqué à sa sortie dans ce pays. Pourtant la caricature du "Engagez-vous" martelé par l'Oncle Sam, du fiasco du Vietnam et des parfaites marionnettes façon Ken et Barbie aux dents blanches reste jouissive, au milieu d'un bain de sang bien dirigé. Les effets spéciaux sont plutôt réussis pour un film de 1997, ce qui nous immerge un peu plus dans cette boucherie pour rire (et réfléchir ?) où les États-Unis ont comme souvent le dernier mot.
CH1218
CH1218

282 abonnés 3 270 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 février 2015
Peter Verhoeven nous plonge avec une certaine perversité dans une guerre intergalactique où de jeunes volontaires des deux sexes – sorti tout droit d’une sitcom américaine – s’engagent dans une lutte sans merci pour combattre une invasion d’arachnides. Estampillé culte, « Starship Troopers » est un film de SF vraiment fun, d’une violence trash et gore excessive, à prendre au second degré bien sûr. La mise en scène est soignée et les scènes d’actions sont soutenues par des effets spéciaux maîtrisés. Une œuvre à part, ouvertement antimilitariste, doublé d’une critique cynique pour le moins originale de la puissante Amérique.
Yannickcinéphile

2 889 abonnés 4 582 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 avril 2013
Starship troopers, est l’un des films de SF les plus marquants des années 90, et il continuera de marquer les esprits longtemps. Il s’agit clairement d’un des films de Verhoeven les mieux maitrisés, et dans lequel on retrouve toutes ses obsessions.
Je vais commencer par le casting. Celui-ci a subi une malédiction, tout les acteurs principaux de ce métrage pourtant génial, ayant menés des carrières de seconde zone, à commencer par le premier, Casper Van Dien. Mais comment donc a-t-il pu passer à coté après une telle interprétation ? Bon il n’est pas époustouflant, mais il s’avère très solide dans son rôle de Johnny Rico, et est indéniablement photogénique. Il marque les esprits, c’est certain. A ses cotés deux brins de femmes qui sont aussi tombées dans les abysses : Dina Meyer d’abord, dans un rôle musclé dans lequel elle assure sans faillir, et Denise Richards, ma foi très convaincante en officier de vaisseau. Les deux passent aussi bien à l’écran que leur collègue Van Dien. Dans les seconds rôles, Patrick Muldoon, lui aussi abonné aux séries B de seconde zone. Il est ici un peu décontracté, mais ma foi cela colle assez au personnage, donc ca passe. Michael Ironside, vieux routard pour sa part (et qui a déjà joué devant la caméra de Verhoeven) est très efficace dans son rôle de vétéran. Il habite son personnage et ses apparitions sont mémorables.
Pour le reste c’est pas mal du tout, même si Neil Patrick Harris est un peu agaçant.
Le scénario est plutôt linéaire, mais s’avère redoutable. Ressemblant un peu à un Full metal Jacket dans l’espace (avec notamment le passage entrainement), Verhoeven donne à son film un rythme ahurissant, enchainant dialogues hauts en couleur, scènes d’action, moments de bravoures et moments torrides, le tout en rajoutant quelques spots publicitaires à l’humour noir décapant. Il y a une maitrise absolument réjouissante. On ne s’ennuie jamais, et l’histoire développe quand même un arrière plan très intéressant, avec cette société futuriste assez particulière. Celle-ci sera approfondie un peu plus dans le 3ème épisode. Le fait que Verhoeven ne porte pas sur ce fond de jugement de valeur, est bienvenu, car je trouve que cela laisse le spectateur encore plus songeur et interrogateur. En gros le spectateur n’est pas pris pour un imbécile.
Mais Starship troopers impressionne surtout visuellement. La mise en scène de Verhoeven est magistrale. Sa caméra est vraiment digne de l’épopée qui se passe sous nos yeux, donnant à chaque plan une dimension visuelle redoutable. Le débarquement des soldats, les attaques des Aliens (notamment dans le fort), les scènes spatiales, Verhoeven maitrise tout de bout en bout, et c’est très agréable. La photographie est du même tonneau, avec un travail sur les scènes nocturnes excellent. Les décors sont grandioses (sans artifice la planète Alien est ultra-crédible), les effets spéciaux n’ont simplement pas vieilli ! Rare sont les films de l’époque qui n’ont pas pris quelques rides en la matière, et Starship troopers et de ceux-là ! Il en jette à tous les niveaux. Si les scènes spatiales sont éblouissantes, le travail sur les extraterrestres est hallucinant ! Leur design d’abord est superbe, leur incrustation est sans aucune bavure, et quel travaille sur l’animation ! Il y a un réalisme éblouissant qui tient compte, et c’est assez rare pour être souligné, des problématiques physiques (les monstres gros bougent moins vite que les petits, la pesanteur est prise en compte…). Ceux qui compare les fx de ce film aux The Asylum de Syfy, ont du prendre des champignons hallucinogènes ! Au-delà de cela il y a des effets gores redoutables, et c’est très plaisant d’avoir enfin un film de ce genre aussi explicite. C’est cru, c’est brutal, c’est sans concession, et c’est réjouissant. Je termine par la musique, épique à souhait, on sent la pâte de ce regretté Basil Poledouris.
Pour conclure voilà un film à voir absolument pour tout amateur de SF. Histoire d’être parfaitement objectif j’ai lu quelques critiques bien négatives, pour voir les arguments. C’est juste pathétique de mauvaise foi ! Il est clair qu’il faut aimer la chose militaire pour adhérer au métrage, mais en dehors de cela c’est un chef d’œuvre à déguster sans modération !
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