Comme un torrent
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ProjecteurTemporel
ProjecteurTemporel

1 abonné 58 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 juin 2026
Avec Comme un torrent, Vincente Minnelli dépasse le cadre du mélodrame traditionnel pour dresser un portrait d’une rare acuité des frustrations, des illusions et des hiérarchies sociales de l’Amérique provinciale. Sous l’éclat du Technicolor et l’élégance de la mise en scène se cache une profonde mélancolie, nourrie par des personnages incapables de trouver leur place dans un monde régi par les apparences et les conventions. Frank Sinatra apporte une vulnérabilité désabusée remarquable à cet écrivain en rupture avec son passé, tandis que Shirley MacLaine livre l’une des interprétations les plus bouleversantes de sa carrière. Minnelli observe avec une grande finesse les mécanismes du désir, du mépris social et de l’autodestruction affective, sans jamais réduire ses personnages à de simples archétypes. Malgré quelques excès mélodramatiques assumés, Comme un torrent demeure une œuvre d’une richesse émotionnelle et d’une modernité psychologique impressionnantes.
Ifop
Ifop

3 abonnés 19 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 novembre 2025
Une fuite en avant pour un film tout en mouvement torride et pernicieux, quelque sorte,une course contre le temps;superbe.
Clntra
Clntra

41 abonnés 270 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 août 2025
Un des grands mélo du cinéma hollywoodien, ou tout est ajusté avec sensibilité, justesse. Les rapports de classe y sont présents avec une grande perspicacité Les acteurs sont magnifiquement dirigés.
NinaMyers
NinaMyers

18 abonnés 241 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 mars 2025
Mélodrame flamboyant qui vaut surtout pour la profondeur de ses personnages et l'interprétation au top. La dernière scène dans la fête foraine est très bien filmée. Un bon Minelli
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 831 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 avril 2024
Malgré quelques séquences superflues (à l'hôpital, les redites des parties de poker) le scénario montre avec habileté le heurt entre deux univers que le protagoniste tente vainement d'unir, oscillant entre le raffinement de la littérature et des hauteurs intellectuelles, et la médiocrité de salles de jeux et de soirées entre déclassés. Présentant des personnages denses, tiraillés entre émotions, morales ou désirs contraires, qu'ils s'agissent de bourgeois étouffés ou de solitaires désemparés, ce drame s'appuie sur un flamboyant casting où se distingue une bouleversante Shirley Mac Laine (malgré la misogynie latente). Face à la sobriété de la réalisation, la mise en scène scintille de couleurs, d'une bande-son virevoltante, de séquences marquées par une âpreté verbale ou psychique jusqu'à une ultime séquence digne d'un thriller. Un mélodrame qui manifeste le poids des choix individuels, de l'appartenance à un milieu mais aussi de l'universalité du sentiment amoureux.
Chaîne 42
Chaîne 42

221 abonnés 3 553 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 janvier 2024
Des acteurs célèbres, un bon réalisateur mais ce film de 1958 est dans la lignée d'un certain style hollywoodien qui joue d'une part sur le romantisme et d'autre part sur le côté mauvais garçon assez convenu avec en vedette Sinatra. Cela se laisse suivre mais rien de nouveau sous le soleil d'Hollywood dans cette forme de drame relativement soporifique très formaté. Ne vaut que si l'on apprécie vraiment les acteurs en question.
Y Leca
Y Leca

46 abonnés 1 174 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 23 décembre 2023
Film interminable ( 2h10), scénario improbable (la scène finale de la fête foraine), des acteurs qui surjouent (Kennedy, Mc Laine). Seuls Sinatra et Martin font preuve de sobriété (dans leur jeu pas avec la bouteille). Minnelli en fait des tonnes et c'est pesant.
ASSRANCETOURIX
ASSRANCETOURIX

25 abonnés 319 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 décembre 2021
Chef d'oeuvre du cinéma intellectuel Américain, une étude de moeurs passionnante qui décortique les relations hommes femmes de la bourgeoisie de Province. un panel d'actrices étonnant aux caractères particulièrement aiguisés en face des hommes qui les désirent ou pas et auxquels elle répondent ou pas, la situation Sociale étant un facteur éminent. Superbe.
Hotinhere

790 abonnés 5 464 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 février 2021
Un mélodrame poignant aux couleurs flamboyantes dans lequel Minnelli, à travers le portrait d'une galerie de personnages tourmentés, remet en cause l'American Way of Life des petites bourgades américaines. Quelques longueurs au scénario compensés par un casting immense et la sublime BO de Bernstein.
soulman
soulman

140 abonnés 1 401 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 décembre 2020
Un des plus beaux films de Minnelli et du cinéma américain de la fin des années 50. Une oeuvre faulknérienne, où le drame inéluctable se noue peu à peu, au rythme de la formidable B.O. Sinatra apporte une profondeur étonnante à son personnage d'ancien militaire à la dérive, incapable de revenir à la vie civile. Dean Martin est à la hauteur, imposant sa carrure et son charisme au service d'un joueur hédoniste, au stetson toujours vissé sur la tête. Quant à Shirley McLaine, elle se hisse au niveau de ses partenaires, donnant à son personnage de fille facile et nunuche la sincérité du désespoir, celui d'une femme amoureuse qui sait qu'elle ne doit pas laisser passer sa chance.
ronny1
ronny1

55 abonnés 913 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 18 décembre 2020
Lorsque finalement Bama Dillert (Dean Martin) enlève son chapeau, les gorges se serrent. Dernier mouvement de caméra de « Comme un torrent » (Some Came Running), beau à hurler et conclusion simple contrastant avec d’incroyables moments flamboyants dont le kaléidoscope coloré de la fête foraine (Vincente Minnelli disait s’être inspiré de l’intérieur d’un juke-box) entrecoupé de plans rouges sang, cadençant le drame à venir. Ce dernier mouvement est emblématique des petites scènes extrêmement soignées, car jamais gratuites ou hors propos. Film difficile d’abord (le faible succès et les commentaires désobligeant quant au scénario montrent à quel point) qui traite en parallèle la perte de confiance de Dave Hirsh (Frank Sinatra), écrivain en panne, de retour de l’armée, dans une petite ville qu’il pensait connaître. Attiré par une prude professeur de lettre (Martha Hyer), bourgeoise établie qui n’accepte pas sa manière de vivre et les fréquentations qu’elle entraîne et opposé à un frère (Arthur Kennedy) parvenu, devenu Le notable de la ville, mais, au delà de ses discours moralisateur, lâche et infidèle. Finalement collé avec Ginnie (Shirley MacLaine) une « poule » follement amoureuse de lui, jusqu’à la tragédie qui s’en suivra. Personnages incandescents, interprétés par des acteurs qui ne le sont pas moins, dirigés de main de maître par le cinéaste, dominés par le couple central. Franck Sinatra (malgré des frictions avec Minnelli) prouve une fois de plus quel acteur exceptionnel il était, même si dans la vie il était peu reluisant ce qui explique le mépris des critiques qui le rangèrent dans la catégorie des chanteurs (sirupeux, comme Julio Iglesias). Mais pour la petite histoire, c’est lui qui suggéra à Minnelli spoiler: "Let the kid take the bullet; maybe she'll get an Oscar." (Laisse la petite prendre la balle ; peut-être qu’elle gagnera un Oscar », car Ginnie ne devait pas sauter devant Dave pour le sauver.
Enfin, comme Joanne Woodward, initialement prévue, ne voulait pas travailler avec Sinatra, Shirley MacLaine obtint le rôle. Elle sera nominée pour l’Oscar de la meilleure actrice. Dans cette tension, au passage, Minnelli démolit soigneusement l’american way of life des petites villes avec leur carcan de conventions, entraînant hypocrisie et mensonges. Mais il traite aussi de la difficulté d’être un auteur, des doutes et des désarrois des personnages, certains comme Bama Dillert se réfugient dans l’alcool, le jeu et une éthique toute personnelle à base de cynisme d’égoïsme et d’un machisme affiché. Enfin, Vincente Minnelli oblige, les deux rêves se réaliserons, mais la tragédie de l’un montrera la relativité de la réussite de l’autre. Mélodrame aussi brillant que profond, maîtrisé jusque dans ses délires « Comme un torrent » reflet de l’angoisse existentielle du cinéaste, est avec « Tous en scène », le sommet de son œuvre.
JoeyTai
JoeyTai

25 abonnés 485 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 23 novembre 2020
Shirley MacLaine éclabousse ce film de son talent. Deux rivales au tempérament opposé se disputent le personnage incarné par Frank Sinatra, un homme instable qui doute de son talent d'écrivain. Livrant pourtant de bonnes prestations, les principaux acteurs semblent un peu insipides à côté de Shirley MacLaine, qui campe Ginnie, une prostituée délurée avec une grande justesse. Sa rivale, que joue Martha Hyer, ne cesse de se faire des nœuds au cerveau durant tout le film et finit par capituler. L'intrigue met en lumière les liens de nature différente qui existent entre individus : amitié, sentiments, désir, affinités intellectuelles... Le film a l'habileté de ne pas simplifier mais au contraire de montrer la complexité des rapports humains. Ici c'est donc Ginnie qui l'emporte. Prête à tout donner pour l'homme qu'elle aime, son vœu est assouvi au-delà de ses espérances... Dean Martin et Arthur Kennedy sont parfaits.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 2 février 2018
Comme un long fleuve… plus ou moins tranquille. Les drames réalisés par Vincente Minnelli semble posséder les mêmes qualités et souffrir des mêmes défauts. Tout comme dans Home from the Hill, les personnages de Some Came Running ont des enjeux existentiels profonds et entretiennent des relations troubles; cela suffit à chaque fois à donner de la matière et de l’intérêt au film. Le principal point d’achoppement se situe dans la construction dramatique. Certaines scènes s’étirent sans raison et cela brise le rythme. Dans ce genre de cinéma, les longueurs atténuent les tensions et risquent de faire basculer momentanément le film dans une facture téléromanesque. Une fois de plus, les actrices sont celles qui tirent le mieux leurs épingles du jeu. Shirley MacLaine offre une performance spectaculaire en prostituée romantique. Même si elle frise le cabotinage par moments, cela se perd dans l’exubérance sentie du personnage. Sa scène de confidences amoureuses avec la comédienne Martha Hyer interprétant sa rivale est le plus beau morceau du film. Elle incarne l’authenticité et l’espoir de s’en sortir au milieu des forces du mal. Entre les fêtards qui s’enlisent dans la bêtise et les bourgeois qui s’embourbent dans leurs préjugés et supposées bonnes mœurs, il y a Ginnie qui brille comme une perle. L’écrivain personnifié par Frank Sinatra le réalise et force son cœur à s’ouvrir afin de la cueillir. Mais il se la fera faucher par une autre part du démon, les exploiteurs de gens vulnérables prêts à tuer pour dominer. Cela l’incitera peut-être à se remettre à l’écriture…
Jean-Sébastien T.
Jean-Sébastien T.

29 abonnés 95 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 30 mai 2017
Bonne réalisation, bons acteurs, jolis couleurs. Le problème c'est que le scénario part dans tous les sens, en enfilant les clichés comme d'autres enfilent des perles. Le moralisme qu'il diffuse en est exaspérant. On a l'impression que le film n'a rien à dire. Quant on sait par ailleurs que la conclusion du film a été imposé par Sinatra, est-ce sérieux de parler de film d'auteur ?
Jrk N
Jrk N

48 abonnés 245 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 mai 2017
Le plus beau film de tous les temps à mon avis : avec Frank Sinatra -excellent acteur; Shirley McLaine -qui va parfaitement avec la direction ferme de Minnelli alors qu'elle peut parfois être brouillonne. Dean Martin -la bride a sur le cou également, ce qui lui convient parfaitement. Martha Hyers est comme toujours impériale. Arthur Kennedy parfait dans son fameux rôle du bourgeois américain de province. Nancy Gates toujours sublime. Excusez du peu. C'est une intrigue passinnante et passionnée d'après un roman du grand écrivain James Jones -inconnu en France, mais c'est presque un signe de qualité. La belle et discrète musique d'Elmer Bernstein et photo de William Daniels : c'est à dire grosso modo les deux meilleurs de l'histoire du cinéma. C'est le film préféré de Godard, le diamant qui contredit tout ce qu'on dit d'habitude sur Hollywood et la MGM; le romanesque fait film; juste le moment où le cinéma dépasse l'opéra
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