16 164 abonnés
13 120 critiques
Suivre son activité
3,0
Publiée le 9 mai 2013
L'ècole est depuis fort longtemps un dècor apprèciè par les cinèastes! Avec "Merlusse", Marcel Pagnol fait ses premières armes derrière la camèra, avant les grosses cylindrèes que sont "Regain", "Le Schpountz" et "La femme du boulanger". il n'est pas question de raconter ici l'intrigue de ce film un peu oubliè aujourd'hui qui est soulevè par une même passion gènèreuse pour les petites gens (Merlusse, nom d'un vieux pion borgne, terreur des èlèves, mais qui se dèguise en Père Noël, une nuit de Noël) et par un amour profond - non de la Provence ici telle qu'elle ètait chantèe par Jean Giono - de l'èducation! Dans le rôle titre, le marseillais Henri Poupon donne beaucoup de vèritè à ce personnage qui s'avère avoir un coeur gros comme ça! Un Pagnol à (re)dècouvrir...
Film de Marcel Pagnol, de 1935 D'après une de ses oeuvres, Pagnol a réalisé un film sans prétention mais profondément humain. C'est l'histoire d'un surveillant (surnommé Merlusse) qui doit rester pour s'occuper des élèves qui ne rentrent pas chez eux le soir de Noel. Filmé simplement, sans trop de moyen, mais dans des vrais locaux (lycée de Marseille), ce film est un vrai document d'époque sur les internats, les relations maîtres-élèves. Pagnol a bien su susciter l'émotion en racontant son histoire, aidé bien sûr par des acteurs élèves non professionnels, et surtout par l'acteur Principal Henri Poupon. Le film date un peu, il est vrai, mais il reste néanmoins un bon film dans la mesure où Pagnol a fait beaucoup d'effort pour trouver des effets esthétiques dans son écriture cinématographique : clair-obscur, longs couloirs, escaliers, grande salle...
Joli film de Pagnol plutôt d'un style plutôt inhabituel qui nous fait penser plus aux "400 coups" avec un côté plus gentillet. L'interprétation est bonne et le tout assez sympathique. Mais l'ensemble reste un peu trop fade, trop lisse. Ce film aurait mérité un travail plus approfondit.
Adversaires en apparence, les élèves du collège de Marseille dépeignent celui qu’ils surnomment Merlusse - Morue -, et qui leur inspire tant d’antipathie, comme un malfaisant prof laid, sévère et méritant tous leurs tours pendables. Bourru, borgne, célibataire, hirsute, ténébreux et facilement rouspéteur, celui-ci se retrouve contraint de surveiller les internes durant les fêtes de Noël, et de rejoindre dans cette punition circonstancielle un groupe hétéroclite de jeunes que les parents n’ont pas pu ou voulu accueillir chez eux. Révélations de drames sociaux ou familiaux, infortunes touchantes, rivalités sympathiques et organisations solidaires prennent peu à peu le pas sur les velléités habituelles et évaporent pour tous le voile des apparences et des postures en un authentique, mutuel et insolite esprit de Noël. Ce conte sensible de Marcel Pagnol, qu’il mit lui-même à l’écran en ce film court de 1935, bouleverse les fonctions sociales coutumières et illustre bien sa sensibilité sentimentale et populaire. Il nous embarque à l’intérieur d’un registre rustre et traditionnel méditerranéen, où l’humanité sait transcender les conditions malheureuses pour accoucher d’une fable généreuse et d’une grande tendresse.
Bien que d'une noirceur un peu inhabituelle pour un film écrit et réalisé par Marcel Pagnol (La femme du boulanger, César), on reconnait sa verve inimitable. Les pensionnaires de Pagnol passeront un Noël magique avec ce Merlusse au visage balafré. Un film étonnant.
Plutôt déçu, le film est court et pourtant traine en longueur, on croirait un court-métrage étiré. La fin vantée ne m'a pas touchée (on est loin d'un "Choriste" par exemple). Le côté que j'ai bien aimé est le côté devenu documentaire sur la vie d'un collège-lycée, vie qui a tellement changée (pourtant dans des bâtiments encore existants partout en France), comme le film a désormais 90 ans d'âge!
Ressorties en salles de six opus de Marcel Pagnol, dont " Merlusse" qui inspirera le récent et excellent " Winter break " d'Alexander Payne.
"Merlusse" (1935 ) c'est le portrait d'un professeur mal aimé de ses élèves et de ses collègues, qui se révèle être une personnalité exceptionnelle de bonté.
On se souvient de Bergson et de son fameux : " n' écoutez pas ce qu'ils disent, regardez ce qu'ils font " ici ce sera le personnage du censeur archétype du manipulateur ( sympathique apparemment mais sournois et méchant quand on lui tourné le dos ) et celui de Merlusse qui feront finalement effet de révélateur de la citation.
Il manque peut-être au scénario, un peu court (72 mn), une étude plus poussée de la psychologie des personnages pour hisser le film au rang de chef d'oeuvre. Cependant, ce que nous montre Pagnol est suffisamment fin pour que Merlusse soit passé au rang de classique du cinéma français d'avant guerre.
Henri Poupon qui tient le rôle titre fait partie des acteurs du premier cercle des amis de Pagnol. Ami à la ville de Raimu, il tient le haut du pavé au sein d'une distribution formidable.
Mignon. Oh, rien d'extraordinaire, l'intrigue avance à rythme d'escargot. Mais l'histoire est belle. Marcel Pagnol réussit à nous toucher. Les dialogues, portant sur tout et rien, sont eux-aussi sympathiques. Bravo.
Un très beau film de Marcel Pagnol. Une histoire simple d'enfants dans un pensionnat qur les apparences et la generosité. Marcel Pagnol est probablement le plus grand conteur du cinéma de tous les temps.
Un film sympathique mais un peu trop naïf et avec trop de bons sentiments. On a l'air de croire que les adultes et les enfants sont en définitive tous bons.
« Les livres c’est plus fort que toi! La preuve c’est qu’ils peuvent t’emmerder et toi tu peux rien leur faire »! Ce sont les bons mots, entre autres, des jeunes dans l’internat que décrit Pagnol dans ce film plutôt attachant où les jeunes reçoivent à Noël le matin des paquets de cigarettes !!!! Incroyable !!!! Un petit bijou désuet mais vraiment beau sur l’attachement, la solitude et la sollicitude. Les jeunes peuvent blesser par leur mépris sans s’en rendre compte mais ici le film montre autre chose. C’est beau et émouvant. Pagnol et sa poésie pure.
"Conte de Noël parfois méconnu dans la filmographie de Marcel Pagnol, Merlusse explore avec justesse les nuances de l’enfermement, entre bienveillance et dureté. Pagnol y filme un huis clos touchant, dans le lycée même où il a étudié, transformant l’établissement en un véritable personnage, empreint de la mémoire de ses occupants, aussi fugaces soient-ils."
"Il adapte librement L’Infâme Turc, un texte qu’il avait publié en 1922 dans la revue Fortunio. Dans un internat vidé pour les vacances, une poignée d’élèves « orphelins » passent la veille de Noël ensemble. Ils échangent des souvenirs familiaux, commettent quelques bêtises pour tromper leur solitude, et découvrent peu à peu une chaleur humaine inattendue. À travers ces personnages venus d’horizons divers, Pagnol recrée une atmosphère bon enfant, où chaque fissure dans les murs, chaque gravure sur les tables, chaque trait de craie sur le tableau semble porter une histoire. Il convoque ses souvenirs d’enfance comme un spectre revenant hanter son ancien établissement scolaire."
"Le film se présente alors comme un vibrant hommage aux « seconds parents » que rencontrent les enfants au fil de leur scolarité – celles et ceux qui, souvent dans l’ombre, contribuent à forger leur sensibilité, leur respect, leur reconnaissance. Avec sobriété, Pagnol livre une leçon simple à l’enfance : il l’invite à affronter ses peurs et à dépasser ses préjugés. Cette sincérité rare a d’ailleurs inspiré Alexander Payne dans Winter Break, qui reprend ce mélange de mélancolie et de chaleur humaine propre à Merlusse."
Retrouvez ma critique complète sur Le Mag du Ciné.
Belle restauration en 4K pour un film quasi centenaire. C'est l'histoire un pion d’internat acariâtre sentant la morue, contraint de surveiller des enfants abandonnés par leurs parents la vielle de Noël . Une ode inspirée à l’enfance et à la solitude des êtres qui permet aussi de se faire une idée des internats et de l'école de l'entre deux guerres. A voir en famille.
Il s’agit d’un conte, décrivant bien un pensionnat de garçons (pendant les vacances de Noël), bien dialogués et montrant les deux facettes d’un homme seul et borgne (suite à une blessure pendant la guerre de 14-18), Monsieur Blanchard (Henri Poupon, 51 ans), (dernier arrivé au lycée, comme répétiteur, mais ayant 24 ans d’expérience), surnommé Merlusse par les élèves qui le craignent, ainsi que les différentes classes sociales du lycée [proviseur, censeur, professeurs, répétiteurs (ou pions) et appariteur (personne chargée de la gestion du matériel)(Rellys)] et la dureté des élèves (qui a peu changé depuis !). Le film (1h12) est différent de « Zéro de conduite » (1933) de Jean Vigo (1905-1934) qui, en 42 mn, prend le parti des élèves et prône la révolte, tandis qu’il est à rapprocher des « Disparus de Saint-Agil » (1938) de Christian-Jaque (1904-1994), notamment par la similitude de Merlusse avec le professeur d’anglais joué par Éric von Stroheim (1885-1957).