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Peter Franckson
80 abonnés
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4,0
Publiée le 23 septembre 2024
Il s’agit d’un conte, décrivant bien un pensionnat de garçons (pendant les vacances de Noël), bien dialogués et montrant les deux facettes d’un homme seul et borgne (suite à une blessure pendant la guerre de 14-18), Monsieur Blanchard (Henri Poupon, 51 ans), (dernier arrivé au lycée, comme répétiteur, mais ayant 24 ans d’expérience), surnommé Merlusse par les élèves qui le craignent, ainsi que les différentes classes sociales du lycée [proviseur, censeur, professeurs, répétiteurs (ou pions) et appariteur (personne chargée de la gestion du matériel)(Rellys)] et la dureté des élèves (qui a peu changé depuis !). Le film (1h12) est différent de « Zéro de conduite » (1933) de Jean Vigo (1905-1934) qui, en 42 mn, prend le parti des élèves et prône la révolte, tandis qu’il est à rapprocher des « Disparus de Saint-Agil » (1938) de Christian-Jaque (1904-1994), notamment par la similitude de Merlusse avec le professeur d’anglais joué par Éric von Stroheim (1885-1957).
Ce sujet tout simple de Marcel Pagnol fait un film court, qu'on jugerait plutôt anecdotique si l'auteur n'y invoquait pas le sacerdoce de l'enseignant qu'il fut. Rompant avec la comédie méridionale -même si l'accent du Sud subsiste avec Rellys notamment- Pagnol met en scène un petit groupe d'élèves disparates contraints, à la veille des vacances de Noël, de rester au pensionnat puisque leurs parents n'ont pas cru bon de les rappeler. Un professeur, Monsieur Blanchard, est commis à leur surveillance. Surnommé Merlusse par les élèves spoiler: -parce qu'il exhalerait une odeur de morue!- le professeur Blanchard est le mal-aimé de l'institution pour son caractère grognon, son physique ingrat et son apparence sévère. Mais, sous la carapace, Merlusse se révèle un brave homme. Précisément, la comédie et le personnage joué par Henri Poupon sont un hommage à la vocation, à l'attachement au métier d'enseignant, indissociable de celui voué aux enfants. "Merlusse", plus prosaïque que le singulier "Zéro de conduite" de Jean Vigo tourné deux ans auparavant, porte d'ailleurs un regard convenu sur l'enfant et l'élève, cancre ou pas, entre candeur et espièglerie. Au regard, de la filmographie de Pagnol, "Merlusse" est un film mineur à la sincérité et à la modestie revendiquées.
Quel joli film! Mais quel patience il faut pour en découvrir la substantifique moelle! Oui, pour un film d'1h03 minutes, il vous faudra attendre 45 minutes pour vous extasier devant cette fin pleine de bons sentiments. C'est admirable. A voir par tous, enfin, ceux qui ont un peu de patience tout de même ;-)
Beau conte de Noël avec fin consensuelle mais avant tout véritable documentaire sur le Lycée en 1925. Côté technique, la mise en scène est approximative et le jeu des jeunes acteurs perfectible.