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Flotibo
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2,5
Publiée le 19 janvier 2009
soderbergh signe là son premier long métrage remportant la palme d'or. Il nous livre un portrait complexe des relations sexuelles et amoureuses. Avec une Andie Mac Dowell toujours aussi douée (comme les autres acteurs d'ailleurs), le film se résume en une séquence de psychanalyse pour chacun des protagonistes. Avec une mise en scène sobre mais efficace, le film ne laisse pas insensible mais pour ma part ne m'a pas passionné plus que cela...
Jeu de mensonges croisés réussi où le sexe, sans jamais être montré, devient le catalyseur des regrets, des errements narcissiques et des défauts de communication des individus qu'il hante. Chacun des personnage est habilement dépeint, habité par une forme de déni sous jacent qui lui permet à priori de fuir la réalité de sa vie ou la responsabilité de ses actes. Au delà de ce fond intéressant, on pourra cependant regretter une forme assez lisse et monotone et ce malgré de très belles performances d'acteurs, qui empêche selon moi le film de Steven Soderbergh d'atteindre des sommets.
Sexe, mensonges et vidéo est un film étrange, dont on ne sait quoi penser tant son atmosphère est ambigüe. Dénué de toute sensualité ou de tout érotisme, comme Graham (James Spader), Soderbergh nous parle de sexe, d’absence de sexe et de voyeurisme, avec quatre acteurs. Deux sont hyper sexualisés, couchent ensemble et n’ont rien à se dire, les deux autres ne font jamais l’amour. Aussi, avec une qualité de réalisation remarquable mais un statisme qui interroge, Soderbergh tente de nous faire comprendre le jeu du voyeurisme, la sensualité de l’absence de sexe… sans sexe. Hormis le fait que le film soit un ovni cinématographique, Soderbergh aurait sans doute gagné à exploiter d’avantage l’aspect sexuel de ses personnages plutôt que de ne parler que de ça. Peut-être alors aurait-on compris ce qui attire l’un vers l’autre les deux personnages à la sexualité inexistante… Un film flou qui n’en reste pas moins diablement intriguant.
Une réflexion intelligente sur la sexe dans laquelle Steven Soderbergh démontre tout son talent (de réalisateur et de scénariste)qui a mis du temps à être reconnu. Les acteurs sont bons et les dialogues intelligents. Palme d'Or méritée !
Film avec beaucoup de dialogues et peu de mouvements, sous forme d’une pièce de théâtre, et autour de quatre personnages censés représenter différentes approches de la sexualité : la perverse/nympho, la coincée/frigide, l’impuissant/sensible et le macho qui ne pense qu’à ça. Intéressant, pas ennuyeux, mais je reste un peu sur ma faim. Ce genre d’histoire est à réserver à Woody Allen. Ne mérite de loin pas une palme d'or.
Une oeuvre avant gardiste en son temps, première réalisation de Steven Soderbergh déjà très prometteuse ! Le sujet est bien traité, telle la gangrène qui s'installe et se développe pour ronger de ses maux. Avec beaucoup de sobriété et un rythme lent, l'intrigue en est décuplé. Très vaporeux et emprunt de mystère, le film s'avère très captivant, et sa psychologie générale en est prenante. C'est une expérience un peu troublante qui nous est proposée. Les personnages masculins sont très mystérieux et difficilement cernables. Cynthia est interprétée avec brio. Femme fatale assumée, son personnage arrive à être détonnant. Si l'impression générale reste timorée sur certains points et aboutissants, notamment par un petit manque d'inciative, cela n'est en rien gênant. A découvrir !
Resserré sur un quatuor de quatre personnages, filmé intégralement en intérieurs (sauf une première séquence qui filme l'asphalte d'une route goudronnée), porté par une mise en scène discrète et sans effets, Sex, lies and videotape apparaît d'une facture plutôt "théâtrale". Ce qui importe ici, c'est le texte. Un générique qui passe aussi vite que le vent, un traitement parcimonieux du filmage (à part quelques prises de vues audacieuses par-ci, par-là...), un usage économe de la musique, des acteurs au jeu sobre: tout est fait pour que nous nous concentrions sur les propos du films; sur ce qui est dit, comme sur ce qui est tu.
A travers ces quatre personnages qui ont tous un rapport complexé à la sexualité - Ann et John, mari et femme, n'ont pas fait l'amour depuis un bail, comme Ann le confie à son psy; Graham, impotent, se réfugie dans le voyeurisme en se masturbant devant les confidences sexuelles des femmes qui veulent bien lui révéler leur vie intime; Cynthia, la maîtresse de John, devient nymphomane - c'est en fait tout le portrait de l'Amérique de la fin des années 80 qui nous est peint. Il s'agit d'une Amérique sexuellement complexée à l'image de ces quatre personnages, et qui préfère se livrer aveuglément à des excès - abstinence et puritanisme d'un côté, voyeurisme et masturbation de l'autre - plûtot que de regarder sa vérité en face.
Selon cette ligne de conduite clairement déterminée, le film de Soderbergh est très bien mené. Il parvient à faire du tiraillement psychologique auquel sont soumis les différents personnages un véritable ressort de suspens - Ann va-t-elle se confier à Graham? John finira-t-il par avouer son infidélité à son épouse? Cynthia quittera-t-elle John? - tout en régalant le spectateur par des dialogues particulièrement soignés: "La dernière fois que j'étais heureuse, j'ai pris 12 kilos" dit Ann à son psy; "Les deux pires catégories de l'humanité sont les menteurs et les avocats" dit Graham à la table de son ancien "ami", John, et il se trouve que ce dernier peut aisément être rangé dans les deux catégories, ce que le spectateur sait déjà...
Si sa fin abrupte peut laisser le spectateur sur sa faim - même si elle reste séduisante ("Il pleut déjà") - le film de Soderbergh, tout en étant traversé d'un suspens psychologique particulièrement intense, a le mérite de pointer du doigt le rapport au sexe excessivement complexé d'une société qui fait le grand écart entre puritanisme et pornographie, sujet qui n'a pas perdu une ride et qui est encore aujourd'hui d'une sidérante actualité...
Nous voilà dans un genre de film style pièce de théâtre, il n’y a que 4 personnages. Un couple dont le mari a des relations sexuelles avec la sœur de sa femme. Anna est introvertie et très coincée à l’inverse de sa sœur Cynthia. Un jour un ancien ami de fac du mari vient perturber le quotidien de ce « trouple ».
Steven Soderbergh filme Graham Dalton comme le représentant des hommes, il est très bizarre, au début du film, on trouve ces films très immoraux jusqu’à ce que cet homme se découvre petit à petit comme le plus normal de tous.
Palme d'or méritée pour ce futur grand réalisateur par la diversité de sa filmographie et sa diversité technique.
Certes ce film à rafler une palme d'or, certes les acteurs font bien leur boulot, mais moi je me suis emmerdé. Je trouve le sujet très étrange et le film ne décolle jamais vraiment. Enfin bref, c'est long et je n'en ai tiré que peu de satisfaction. Uniquement si vous n'avez rien d'autres à regarder.
Un grand grand film à saluer d'autant plus que c'est un premier film ! Ca m'avait intiguée quando n m'a dit qu'un film de ce genre avait obtenu la Palme d'Or à Cannes, j'ai donc voulu à tout prixl e voir et je n'ai pas été déçue. Steven Soderberg nous offre une oeuvre, sensuelle, mysterieuse et captivante. Dès les premières minutes le personnage de Graham nous intrigue et l'interpretation de James Spader nous emballe ( très convaincant dans son rôle de "voyeur brisé" . Le film en lui même esy obsédant, tout du long, Andie Mac Dowell, et James Spader sont presque boulversants. Soderberg pour un film axé sur le sexe, aurait put inclure des scènes explicites mais il ne l'a pas fait, ce qui enlève toute vulgarité et gêne au film et qui au contraire lui offre un charme dépouillé, ou tout est suggéré. A voir absolument !
Un très bon petit film psychologique, fin, intimiste. Excellents scénario très réfléchi, personnages bien dessinés. Bon jeu d'acteurs. Simple mais très efficace. Un bon Soderbergh mais de là à lui octroyer une Palme d'Or il y a une marge...
Le premier Soderbergh auréolé d’une Palme d’Or est quelque peu surestimé. Il est certes sensible et réfléchi, mais aucun choc visuel digne de la récompense cannoise. Mais il a le mérite d’aborder la sexualité de manière inédite, par le biais de la confidence et de James Spader, envoûtant.
Splendide réussite tant au niveau de l'écriture que de l'interprétation. Le duo mac dowell / spader est absolument épatant . Pour une première , c'est un coup de maître . Si soderbergh réalisera de grands films par la suite ( traffic) , il ne retrouvera jamais plus la justesse et la maitrise totale d'un sujet (le voyeurisme) qu'il a obtenu sur ce film.