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Lululouci
31 abonnés
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4,0
Publiée le 25 janvier 2013
Un film qui part ces scènes longues et son manque d'action finit par être assez ennuyeux mais des acteurs prodigieux, une mise en scène parfaite et un très bon scénario nous font tout pardonné. Dés son tout premier long métrage Steven Soberbergh était déjà un grand metteur en scène. A ne pas manquer !
Une excellente leçon de cinéma donnée par un réalisateur américain indépendant.
Un marivaudage qui tourne mal avec l'intrusion non pas d'un trublion mais plutôt d'un 5ème personnage qui a tous les pouvoirs : la caméra. Quelle anticipation sur notre époque !
Les acteurs sont très bons et l'intrigue nous donne vraiment à réfléchir, du très beau boulot.
Je me demande comment peut-on faire deviner ce film lors d'une partie de Taboo tant le titre correspond au contenu. Réalisé avec un petit budget (pour les États-Unis), Sexe, mensonges & vidéo sera le succès surprise de Cannes et lancera la carrière aujourd'hui bien remplie de Steven Soderbergh. Il s'agit d'un film dont on se souvient pour son ambiance et non pas une (ou des) scène(s) en particulier, tout comme Arizona Dream. Ici, l’érotisme est mis à l'honneur, avec une bonne pincée de calme et de douceur. L'histoire tourne autour de quatre personnages ayant tous un rapport à la sexualité différent. Ces points de vue vont se confronter à mesure que les héros discutent, évoluent et découvrent des choses sur eux-mêmes. Cela nous tient en haleine tout le long malgré un rythme assez lent. Les interprètes sont très justes, en particulier lors des interviews (les fameuses vidéos du titre). James Spader joue très bien la fascination grâce à ses regards. Sexe, mensonges & vidéo est une oeuvre particulière, un film presque sensoriel traitant du sexe, du moralement acceptable mais aussi des relations humaines.
Film original, parfaitement rythmé, d'une sensibilité rare dans le cinéma US, parlant crûment de sexe sans aucune vulgarité, porté par une Andie MacDowell au sommet de son charme, de même que James Spader. La direction d’acteurs sonne juste et les relations entre les personnages sont finement décrites avec des portraits psychologiques intéressants. Palme d’or à Cannes. Pourquoi pas?
"Sex, Lies, and Videotape", premier long métrage et premier grand succès d'un jeune réalisateur (26 ans) ambitieux et talentueux, Steven Soderbergh. Le film qui remporta la palme d'or en 1989 est un film presque expérimental, troublant et fascinant voyage plus psychique que physique sur le sexe. Le sexe, qui est toujours une source de maux pour le couple. Le film décèle une trame narrative simple mais amenée avec brio. Seule la fin est un peu trop prévisible au final. Mais l'histoire et les personnages sont toujours fascinant, surtout bien entendu le personnage interprété par James Spader, Graham. Très bien mis en scène, au montage intelligent et servi par des acteurs et actrices exceptionnels, "Sex, Lies, and Videotape" s'avère être un excellent premier film, premier film d'un réalisateur qui n'atteindra pas toujours la perfection. En revanche, son premier coup d'essai fut un coup de maitre.
Assez superficiel. Les personnages manquent quelques peu de profondeur et Soderbergh s'en remet à des ressorts dramatiques un peu usés. Malgré cela, la mise en scène de Soderbergh est épurée de tout effet et parfaitement maitrisée. Les acteurs sont parfaits et l'histoire assez prenante. Dommage que le film se résume à des monologues assez interminables et pas toujours passionnant. Le film finit par lasser. Dommage car le film reste original et peu commun et assez dérangeant dans sa manière de dénoncer une société où l'on a laissé l'image prendre une place pus qu'importante dans notre vie personnelle. Ambitieux mais pas complétement réussi.
5 étoiles évidemment pour cet OVNI. Malgré les thématiques abordées, c'est un film fin et délicat. C'est bien joué et Andie MacDowell est sublime. Le personnage principal malgré ses troubles et ses déviances est paradoxalement le plus honnête.
Tout le monde s'envoie en l'air avec tout le monde malgré les promesses de fidélité, ce qui crée des blessures dont chacun se sort comme il peut : ça, on le sait depuis la nuit des temps !!! Mais alors quel est le propos du film ? Où Soderbergh veut il en venir ? Tout cela est géré à vue, soporifique, long, bavard et totalement inintéressant. La fin est bien facile, mais quand on ne sait pas où on veut en venir, on arrête le film comme on peut ... Quel navet ! Ma demie étoile pour Laura San Giacomo qui incarne brillamment la plus salope des salopes !
Palme d'or à Cannes en 1989 ? Très étrange... Autant le dire tout de suite : je n'ai pas réellement accroché au premier film de Steven Soderbergh. Un scénario plutôt original, certes : un étrange personnage filme des vidéos de femmes en train de parler de leur sexualité, et tout ça sans raison précise. C'est sur que ce n'est pas ce que l'on voit tous les jours. On s'interroge donc sur le pourquoi, pourquoi cet homme fait-il ça ? Ca vient du passé ? D'une mauvaise expérience ? Autant le dire tout de suite : on ne sait pas vraiment l vérité. C'est un film plutôt flou sur la fin, je ne dirais pas Lynchien mais assez étrange. De plus, on croit les acteurs sortis d'une série télé. Seul James Spader s'en sort bien. C'est grâce à son personnage très intéressant dont on ne me pas s'empêcher de le questionner et que l'on ne peut pas s'empêcher d'aimer. Bref c'est le point positif du film. Un film original, flou et très divertissant.
un petit film fauché, mais avec un bon scénario et de grands acteurs, on s'ennuie un peu, la mise en abîme est intéressante mais de là à lui donner une Palme d'or...
Porté par une excellente prestation de James Spader, Sexe, mensonges et vidéo se révèle finalement étonnement sobre et prude dans sa manière d'aborder le sujet. En fait de film sulfureux, on a le droit à une histoire d'amour atypique qui n'a rien de si choquante, en tout cas à l'époque actuelle, peut-être en était-il autrement à l'époque. S'il faudra chercher ailleurs le sujet choc, on retiendra donc James Spader en jeune homme perdu et marginal, et la beauté de cette histoire, malgré des personnages à peine esquissés psychologiquement, excepté bien sûr Andie McDowell. La meilleure preuve que la simplicité est généralement payante.
Métaphore filée de la fertilité. Psyché sexualisante. Chuchotement d'une mise en scène aliénée. Sex, mensonges et vidéo, la douceur d'une ombre enlacé dans l'inconnu. Une ingéniosité à voir, et à entendre. "I thinks it's gonna to rain" "It is raining"
Ce film est un bijou de sensualité, d'intelligence, d'humilité, une véritable création cinématographique, avec une écriture filmique parfaite, un casting de rêve, tous les acteurs sont excellents et développent au maximum les facettes de leur personnage. La sexualité? un ratage au fond, pour ce qui est de la rencontre et de la communication, mais cela ne doit pas faire oublier que l'abstention comporte les mêmes écueils que la jouissance débridée: dans les deux cas, c'est l'autre que l'on rate et la solitude est la même. Que faire alors? Comme on veut, c'est à dire comme on peut. L'impuissant invente sa jouissance, de même pour la femme sans désir sexuel. Les deux sex addicts ont du mal à cacher leur misère avec des semblants de parade amoureuse (cadeaux plus ou moins cheap) Comment avec si peu de moyens, des décors sommaires, des dialogues d'une apparente simplicité, et un constat plutôt sombre, faire un chef d'oeuvre lumineux et sensuel, une merveille que l'on voit et revoit avec le même plaisir? Soderbergh nous fait tout simplement, à travers ses deux personnages phare, redécouvrir la dimension du manque, et donc du désir. Mac Dowell, rayonnante, Spader, électrisant dans sa quête pathétique, je pense qu'il n'a jamais été plus sublime (!) qu'ici. Chef d'oeuvre.
Comme souvent je ne suis pas du tout d'accord avec la critique. Ce film est une réussite, autant pour le sujet, qui n'est pas du tout aussi léger et pervers que le titre peut le laisser supposer, que pour le casting et la réalisation. Ce format d'1h40 correspond très bien au scénario au format 'nouvelle'. C'est court, frais, intelligent, efficace.