Génial ! Une claque comme je les aime...Steven Soderbergh réalise un premier essai...et un premier coup de maître ! Sexe Mensonges et Vidéo est un véritable chef d'oeuvre, qui mêle habilement dialogues croustillants et mise en scène virtuose. La grande force du film vient justement de la réalisation, ultra moderne pour l'époque: on a effectivement l'impression de voir un film des années 2000, le film de Soderbergh n'ayant pas prit une ride. Quant au propos, il est intéressant car il traite du sexe sans jamais tomber dans la salacité. Tout ici n'est que suggéré, au point de troubler profondément le spectateur lors de la dernière scène. Le réalisateur américain verbalise donc le sexe en posant des questions: le sexe est-il nécesssaire ou contingent ? Peut-on accéder au plaisir sans le moindre rapport sexuel ? Par ailleurs, l'interprétation et le casting sont impeccables ( surtout l'acteur jouant le rôle de Graham ). Un excellent film qui reçut la Palme d'Or en 1989. Sexe Mensonges et Vidéo serait-il le dernier chef d'oeuvre des années 1980 ?
Une excellente leçon de cinéma donnée par un réalisateur américain indépendant.
Un marivaudage qui tourne mal avec l'intrusion non pas d'un trublion mais plutôt d'un 5ème personnage qui a tous les pouvoirs : la caméra. Quelle anticipation sur notre époque !
Les acteurs sont très bons et l'intrigue nous donne vraiment à réfléchir, du très beau boulot.
Le premier Soderbergh auréolé d’une Palme d’Or est quelque peu surestimé. Il est certes sensible et réfléchi, mais aucun choc visuel digne de la récompense cannoise. Mais il a le mérite d’aborder la sexualité de manière inédite, par le biais de la confidence et de James Spader, envoûtant.
Jamais le voyeurisme et la frustration sexuelle n'ont été analysés psychologiquement de manière aussi subtile par le réalisateur Steven Soderbergh qui fait preuve d'une maestria absolue... Remarquable en tous points, "Sexe, mensonges et vidéo" est à ranger définitivement dans le registre des films cultes...
Ce film de Soderbergh qui a été Palme dOr à Cannes en 1989 le mérite amplement, cest un film de très bonne qualité. On se pose beaucoup de questions sur quest ce quest réellement le sexe ? Pourquoi tellement de gens en ont besoin pour être équilibré et pour avoir une vie épanouie ? Pourquoi dautres naiment pas ça du tout ou préfèrent même sen passer ? Toutes ou quasiment toutes ces interrogations trouvent une réponse grâce au film. On voit bien que le sexe nest pas quelque chose de facile, le mari de Ann Millaney (Andie McDowell) ne comprend absolument pas pourquoi sa femme ne veut plus faire lamour avec lui, il ne cherchera pas à comprendre et préfèrera la tromper en couchant avec la sur de celle-ci. Une façon de voir les choses qui semblent invraisemblables et terriblement immorales. Je ne comprends dailleurs pas comment il est possible davoir encore bonne conscience en agissant de la sorte. Graham Dalton (James Spader) est un homme qui est devenu impuissant en raison de nombreux problèmes dû au sexe qui lont complètement bloqué. Cette homme est comme lavenir de John Millaney qui ne cesse de mentir à sa femme lorsquelle lui demande où il était à telle heure et si il la trompait oui ou non. Ce film représente une palette de personnes qui ont un rapport totalement différent face au sexe, certains en ont perdu le goût et essaient de le retrouver par différents moyens (comme par exemple en filmant des femmes qui racontent leurs passés sexuels). Un film tout en finesse qui nous rend compte que tout le monde est différent et que chacun vit sa sexualité de manière différente et certains à cause de leurs partenaires sont malheureusement moins épanouis que dautres. Un film sensuel sans scènes torrides, ni gènantes. Une superbe démonstration de la complexité de la sexualité et de du comportement face à la sexualité qui est différent dune personne à une autre.
Assez expérimental, ce premier Soderbergh ne méritait pas sa Palme, pour l'ennui et l'incompréhension qu'il véhicule. A plus forte raison qu'Arcand, Imamura et plein d'autres concouraient cette année-là pour la récompense suprême.
Palme d'or à Cannes en 1989 ? Très étrange... Autant le dire tout de suite : je n'ai pas réellement accroché au premier film de Steven Soderbergh. Un scénario plutôt original, certes : un étrange personnage filme des vidéos de femmes en train de parler de leur sexualité, et tout ça sans raison précise. C'est sur que ce n'est pas ce que l'on voit tous les jours. On s'interroge donc sur le pourquoi, pourquoi cet homme fait-il ça ? Ca vient du passé ? D'une mauvaise expérience ? Autant le dire tout de suite : on ne sait pas vraiment l vérité. C'est un film plutôt flou sur la fin, je ne dirais pas Lynchien mais assez étrange. De plus, on croit les acteurs sortis d'une série télé. Seul James Spader s'en sort bien. C'est grâce à son personnage très intéressant dont on ne me pas s'empêcher de le questionner et que l'on ne peut pas s'empêcher d'aimer. Bref c'est le point positif du film. Un film original, flou et très divertissant.
On a beaucoup parlé de ce film.Je crois même qu'il a été récompensé...En tout cas, c'était le film à voir: un must obligatoire pour tous les intellos de la fesse, ou les bobo (on ne les appelait pas encore comme ça) qui voulaient être chébran...Que reste t il aujourd'hui? Quelques bons acteurs, pour un film un peu dépassé...
N'ayez pas peur ! Il y a très peu de scènes de sexe, et ce n'est ni cucu ni lourd. Thriller composé par l'introspection dans le vécu de la vie sexuelle de 4 personnages trés différents. L'intérêt du film n'est pas dans l'histoire, mais dans une suite de face à faces qui créent une bonne intrigue et des sentiments entre mal-à-l'aise, doute et séduction. Attendre quand même 10 minutes avant de juger si le film vous plaira, mais ça démarre assez vite et c'est homogène.