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Un visiteur
5,0
Publiée le 27 octobre 2009
Voilà l'illustration d'une résolution parfaite de l'équation "comment réalisé un très bon film avec un petit budget". Pas d'effets spéciaux, de décors somptueux ou de mise en scène gigantesque, on est proche de la pièce de théâtre. Les comédiens sont très justes, tout particulièrement Andy McDowell, mais il faut souligné que leur personnage sont très bien écrit à la base; le récit est ainsi fluide, on ne cherche pas à deviner la fin, on se laisse simplement porter par l'histoire et les problèmes des protagonistes, qui font écho à nos propres tourments ou à ceux des gens de notre entourage (problème de couple, de sexualité, étiolement des relations amicales ave le temps,...) en nous les montrant sous un jour plus éclairé voir plus compréhensif que dans la vie quotidienne. On ressort donc du film avec la sensation d'avoir appris quelque chose de plus sur l'existence, tout en ayant été diverti. Que demande le peuple ?
Ce film aurait pu être beaucoup mieux si la mise en scène était moins molle et les personnages moins étranges. Le thème est intéressant mais il aurait gagné à être davantage approfondie car on reste sur notre faim
Film étrange et plat... dommage car les acteurs sont très bons et la psychologie du personnage très intéressante, mais elle a plutôt mal été abordée et il reste beaucoup de zones d'ombres.. cependant, l'intensité des personnages et finalement leur part mystérieuse sauve le film, à voir pour ceux qui aiment beaucoup se creuser la tête pour comprendre les agissements et les pensées des protagonistes...
Un film intéressant par son sujet déroutant, mais cependant un peu long et un peu étiré.. Cette obsession maniaque est bien décortiquée..Les acteurs sont bons et la réalisation est assez brillante quoique toute en légèreté et simplicité, avec ce coté voyeur , utilisant l'outil vidéo..
Un grand film sur la sexualité et la communication. Si la part réservé à l'érotisme s'avère très troublante (les confessions, scène du baiser) bien aidée par une belle B.O., c'est visiblement la communication auquel s'intéresse Steven Soderbergh du haut de ses 26 ans, et qui est aussi au coeur du problème des 4 citadins de son histoire. Chacun porte des secrets qui vont peu à peu se réveler au contact de l'étranger Graham, héros distancié incarné avec naturel par James Spader. Le problème du héros peut se voir comme une métaphore des difficultés à s'inscrire dans la société. 20 ans plus tard, le film n'a rien perdu de sa force et demeure même plus pertinent encore, Soderbergh pointant du doigt le matérialisme et l'"ulta-moderne solitude" de nos sociétés. Le magnifique plan final de Graham/Ann enfin réunis à l'écran dissertant sur l'état du ciel, peut se voir comme un retour au naturel et à la simplicité.
Sulfureux sans être putassier, voilà comment je pourrais résumer mon adoration de ce film. Au-delà de ça, les mots me manquent. Pour moi c’est un chef d’œuvre.
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3,0
Publiée le 27 novembre 2022
Les problèmes du couple moderne selon Steven Soderbergh qui devient avec ce conte moral le plus jeune rèalisateur à obtenir la Palme d'or! Mensonges amoureux et confessions intimes en vidèo avec un excellent quatuor d'acteurs où se dètachent Andie Mac Dowell, et surtout James Spader (primè à Cannes) en jeune homme affligè d'impuissance qui filme qui filme qui filme! Allez un thè glacè sans citron pour les dètracteurs car "Sex, Lies, and Videotape" (1989) est devenu aujourd'hui une oeuvre culte alliant trouble des comportements et dèsarroi des couples entre attirance et refus! Une Palme contestèe...
Assez superficiel. Les personnages manquent quelques peu de profondeur et Soderbergh s'en remet à des ressorts dramatiques un peu usés. Malgré cela, la mise en scène de Soderbergh est épurée de tout effet et parfaitement maitrisée. Les acteurs sont parfaits et l'histoire assez prenante. Dommage que le film se résume à des monologues assez interminables et pas toujours passionnant. Le film finit par lasser. Dommage car le film reste original et peu commun et assez dérangeant dans sa manière de dénoncer une société où l'on a laissé l'image prendre une place pus qu'importante dans notre vie personnelle. Ambitieux mais pas complétement réussi.
soderbergh signe là son premier long métrage remportant la palme d'or. Il nous livre un portrait complexe des relations sexuelles et amoureuses. Avec une Andie Mac Dowell toujours aussi douée (comme les autres acteurs d'ailleurs), le film se résume en une séquence de psychanalyse pour chacun des protagonistes. Avec une mise en scène sobre mais efficace, le film ne laisse pas insensible mais pour ma part ne m'a pas passionné plus que cela...
Premier film de Steven Soderbergh, «Sex, lies and videotape» (France, 1989) propose trois pistes de lecture, offre trois façons d’épouser l’œuvre. Chacune de ses optiques est résumée dans le titre. Le film «Palmé» de Soderbergh étudie la place du sexe dans le rapport des femmes aux hommes. Entre les discours tacites que s’échangent les femmes et les hommes sur leur sexualité et les relations brutales qu’entretiennent le corps de deux êtres, le sexe occupe une importance que les comportements taisent ou révèlent de plein front lorsque les mots sont captés par un caméscope. L’autre objet du film est la vidéo, autrement dit l’influence qu’elle a sur les apparences. «Quand on s’empare d’une caméra, on ment» avoue Soderbergh. Cet apport de la vidéo induit en suite la troisième composante du film : les mensonges. Entre ces trois possibilités de lecture, le sens du film circule. Dans cette fluctuation du sens, Soderbergh révèle une dominante de la révolution numérique portée par les années 90 : l’effritement du vrai. En révélant leurs secrets intimes devant la caméra d’un inconnu, les femmes jouent au jeu du mensonge et de la vérité, confiant seulement ce qu’elles souhaitent, mélangeant selon leur volonté les faits et les fantasmes. Le ton mineur avec lequel Soderbergh met en scène cette fable du mensonge moderne renvoie davantage au cinéma européen qu’à celui des grands studios. Le cinéaste conservera cette héritage européen, ainsi qu’en témoigne la majorité de ses films, notamment son suivant «Kafka». Cette influence européenne se retrouve notamment dans le jeu troublant de calme de Peter Gallagher. L’absence d’expressions histrioniques chez les acteurs, la dominante d’une atmosphère étrange, que certains qualifient de «perverse» s’offre en heureux contre-champ d’un cinéma né à la même époque, celui de Quentin Tarantino. Tous deux fils du festival de Sundance et recycleurs d’un cinéma suranné, Soderbergh privilégie le trouble intime où Tarantino repose sur l’effusion.
Ambiance intrigante dans laquelle nous emmènes Soderbergh. On accroche jusqu'au bout, notamment grâce au parfait jeu des acteurs, alors que l'intrigue est des plus minces, au point de légèrement décevoir.
Intéressant de voir comme Soderbergh pose un univers si singulier dans tant de régularité. Les deux soeurs correspondent aux deux hommes, des êtres spirituels et réflexifs contre d'autres excités par l'instinct. Le psychologue très terre et terre prouve lors des entretiens (exemple de la masturbation) qu'il s'attarde sur des sujets totalement méprisés par l'héroïne, non qu'ils soient refoulés, mais davantage car le besoin de cette dernière est à rechercher dans un accomplissement différent. Sorte d'immaculée conception, dans les dernières scènes, amenant le jeune intellectuel à se débarasser de ses attaches morbides. Andie McDowell campe un personnage qui semble dépassée mais qui finalement résoud chacun des problèmes en fuyant les corps. Eloge chrétien donc s'il en est.
Une réflexion intelligente sur la sexe dans laquelle Steven Soderbergh démontre tout son talent (de réalisateur et de scénariste)qui a mis du temps à être reconnu. Les acteurs sont bons et les dialogues intelligents. Palme d'Or méritée !