Sur la piste des Mohawks
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I'm A Rocket Man

390 abonnés 3 775 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 mai 2026
Je suis le plus heureux... et oui car ce western là c'est ma Lily qui me l'a dégoté et hier soir je l'ai déballé en famille, devant grand-maman et surtout grand-papa, grand amateur de westerns et ça a été un vrai beau moment de télé. Et oui car déjà le film en lui même est super bon mais en plus, vivre ça tous ensemble comme ça, j'en garderai un souvenir impérissable. Merci encore Lily d'avoir trouvé ce film sur la guerre d'indépendance et les Mohawks !
Ti Nou

624 abonnés 3 851 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 février 2026
Difficile de remettre en cause la capacité de John Ford à mettre en valeur les environnements et à créer le grand spectacle. Mais on est dans du western à l’ancienne qui a terriblement mal vieilli dans son discours.
CH1218
CH1218

280 abonnés 3 232 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 8 février 2026
On ne peut pas vraiment parler de western avec ce film de John Ford, le premier qu’il tourna en couleurs, mais plutôt d’historique, l’action de « Sur la Pistes des Mohawks » se situant en pleine guerre d’Indépendance. Orienté désavantageusement vers le mélodrame, le côté épique que cette fresque aurait dû insuffler fait ici défaut. De plus, les interprétations insipides de Claudette Colbert et, dans une moindre mesure toutefois du charismatique Henri Fonda, n’arrangent rien. Une déception pour ma part malgré quelques plans magnifiques et le rôle plein de vigueur d’Edna May Oliver.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 27 janvier 2026
John Ford nous retrace l'histoire de la lutte pour l'indépendance des États-Unies dans une contré éloignée de tout. On y découvre comment ces pionniers s'entraident dans le travail rude de fermier et la menace omniprésente des indiens manipulés par les royalistes du coin.

Il y a quand même des personnages loufoques comme la veuve qui recueille le jeune couple et Monsieur Lean. La bande son est constitué de classiques de country que j'avais découvert dans le jeu FALLOUT.

Toujours la scène finale est exceptionnelle et jamais la lutte pour l'indépendance des États-Unis est abordée mais seulement suggérée.

J'ai passé un bon moment et c'est un très bon John Ford.
Philippe C
Philippe C

126 abonnés 1 186 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 27 janvier 2026
Je vais me montrer indulgent car ce film date de 1939, début du cinéma en couleur, mais franchement outre que c'est un peu niais, pas toujours limpide, le film montre davantage les stéréotypes de la pensée américaine de l'époque sur les femmes ou les indiens que la guerre d'indépendance ou la conquête de l'Ouest
La fin fin (délivrance du fort) est bâclée
saluons quand même la qualité de la prise de vue et les paysages de l'ouest américain, et un Henri Fonda encore jeune qui tient à peu près la route
Patjob
Patjob

43 abonnés 755 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 janvier 2026
Plus qu’une évocation, ce film qui se déroule pendant la guerre d’indépendance contre les Anglais (ici nommés « royalistes ») et leurs alliés Indiens est une ode à la naissance de la nation Américaine. Alors il déborde des valeurs Fordiennes que sont la famille, la communauté, la solidarité et le patriotisme. Avec poncifs, naïveté et idéalisme, mais aussi sincérité dans la simplicité. Mais Ford ne cède pas à la tentation du « spectacle » ; il utilise pudiquement l’ellipse, par exemple pour la fin du triste et effrayant borgne Caldwell, ou pour la bataille centrale pour laquelle tous les hommes de 16 à 60 ans ont été réquisitionnés. Nous n’aurons pas une image de cette bataille, mais, dans cette scène absolument magnifique du retour sous la pluie et dans la nuit froide des enrôlés survivants fourbus (une scène récurrente chez Ford), nous en avons la narration par le récit d’un Gil hagard et traumatisé, qui en parle, halluciné, sans se rendre compte du va-et-vient de ses interlocuteurs. Le film prend alors, au-delà des bons sentiments et des images d’Epinal, une dimension émouvante, puissante et universelle dans la dénonciation de l’horreur de la guerre.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 29 avril 2021
Ce film réalisé par John Ford en 1939 n'a pas eu le succès qu'il aurait mérité car il est sorti la même Anne's que d'autres bons films. C'est pourtant un film intéressant qui nous plonge au cœur de la naissance des états Unis. Henry Fonda est particulièrement bon dans son rôle de fermier cherchant à s'implanter avec sa jeune épouse dans une région assez hostile
occupée par les indiens, puis ravagée ensuite par la guerre d'indépendance. Un film qui permet de passer un bon moment et qui nous entraine vers cette période d'indépendance souvent mal mise en valeur dans les autres Western.
Play it again, Sam
Play it again, Sam

13 abonnés 278 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 23 février 2021
Ce film de John Ford est, pour moi, une profonde déception. Là où on pouvait attendre un film au souffle épique, John Ford propose une vision synthétique, saturée d’ellipses, refusant les morceaux de bravoure et le côté aventure pour se focaliser sur le portrait d’un groupe de pionniers, ainsi qu’il aime souvent le faire. Si la formule fonctionne très bien par ailleurs, elle se révèle ici décevante. Le couple vedette formé par Henry Fonda et Claudette Colbert peine à susciter une véritable sympathie. Le personnage de Henry Fonda est trop neutre, trop naïf, trop tendre pour constituer une tête de gondole. Celui de Claudette Colbert en pleurnicheuse déconnectée de ce microcosme fordien n’est guère convaincante.
Les qualités du film reposent, du coup, sur deux éléments principaux : la beauté des images (Ford expérimente avec bonheur pour la première fois de sa carrière la couleur et joue à merveille de nombreuses flamboyances) dans de magnifiques paysages, et la description d’une communauté riche en couleurs avec son abondance de personnages secondaires truculents. L’histoire, quant à elle, se résume à des épisodes qui exigent une bonne connaissance de l’histoire des États-Unis. Le lien entre chacun d’entre eux n’est pas toujours évident, et l’absence totale (ou presque) d’action suscite, il faut l’avouer, un certain ennui.
On comprend vite que ce film historique veut présenter la naissance de la nation à travers la vie de cette communauté et que l’aspect spectaculaire sera absent de la pellicule. On n’est très clairement pas ici chez Cecil B. DeMille et les ambitions vont au-delà du spectacle. C’est tout à fait louable et la qualité du cinéma de John Ford n’est sûrement pas en question mais, à titre personnel, ce film aurait mérité un autre traitement pour être réellement passionnant. Trop lent, traversé de séquences trop mélodramatiques par rapport à ce qu’il donne à voir, il souffre aussi de démonstrations métaphoriques trop lourdement mises en avant.
Jack G
Jack G

12 abonnés 175 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 8 juillet 2020
1939, année marquante pour le cinéma américain, début de l’âge d’or hollywoodien mais aussi de celui du western, un genre cinématographique délaissé au cours des années 1930 mais de retour sur le devant de la scène grâce à l’un de ses réalisateurs les plus emblématiques : John Ford.
Au départ, Darryl F. Zanuck, patron de la Twenty Century Fox, pense à Henry King pour adapter librement le roman éponyme de Walter D.Edmonds, Drums along the Mohawk (1936). Mais Ford ayant une idée meilleure à ses yeux pour cette adaptation, c’est lui qui est finalement choisi.
Réalisé la même année qu’un autre western, La Chevauchée fantastique, modèle du genre également filmé par les caméras de Ford, Sur la piste des Mohawks réunit Henry Fonda, acteur encore peu connu malgré sa deuxième collaboration avec le réalisateur après Vers sa destinée, et Claudette Colbert, confortée par plusieurs grands rôles, dont celui de la sulfureuse Cléopâtre en 1934, dans le récit de la naissance de la nation américaine.
En 1776, Gilbert (Henry Fonda) et Magdalena (Claudette Colbert) Martin quittent la ville d’Albany pour s’installer dans la vallée de la rivière Mohawks afin d’y mener une vie paisible et bucolique. Mais le conflit entre les royalistes britanniques, alliés aux indiens Cherokee, et les colons américains, dans le cadre de la guerre d’indépendance, brise leur rêve et les emporte dans les tourments de la guerre.
Malgré ce résumé dramatique, John Ford fait plusieurs fois preuve d’un ton humoristique, comme il l’a déjà fait dans La Chevauchée fantastique, grâce à des comiques de situation et des personnages atypiques. On pense notamment à Mrs McKlennar, interprétée par l’énergique et incroyable Edna May Oliver (qui décèdera malheureusement trois ans plus tard), lors de l’invraisemblable scène où les Indiens tentent de mettre le feu à sa chambre, ou encore, à Christian Reall, joué par Eddie Collins (lui aussi décédé peu de temps après le tournage), lors de l’appel des villageois au fort.
Sur la piste des Mohawks, c’est avant toute la première rencontre entre John Ford et la couleur. Bien qu’au cours de cette prolifique année 1939, le réalisateur ait tourné pas moins de trois autres films (La Chevauchée fantastique, Vers sa destinée et Les Raisins de la colère), ces productions ont toutes affiché le noir et blanc sur leurs images, une préférence de la part du cinéaste. Mais c’est bien avec Sur la piste des Mohawks que Ford s’essaie avec succès au Technicolor, technologie qui en est encore à ses prémices mais qui a déjà fait ses preuves, notamment l’année précédente, dans Les Aventures de Robin des Bois aux couleurs vives et chatoyantes. Grâce à cette technique, le cinéaste en profite pour étaler une vaste palette de couleurs à travers les différents costumes et paysages, mais il s’en sert aussi pour magnifier le feu, élément au cœur de nombreuses scènes du film.
Le faible budget avec lequel Ford a du composer se voit dans le peu de décors et de figurants, mais aussi, dans le choix contestable d’une ellipse pour raconter l’affrontement entre les colons révoltés et les royalistes britanniques. Certes, être du côté des femmes qui attendent le retour de leurs compagnons peut être une approche intéressante, et le long plan-séquence où Fonda raconte les atrocités qu’il a pu voir la preuve d’un talent dans la mise en scène, mais quel dommage lorsqu’on voit la richesse et la maîtrise de l’assaut final sur le fort. On est alors en droit de regretter l’existence d’un budget supérieur pour voir encore plus de séquences de ce genre. De plus, le récit de Fonda aurait mérité d’être un peu moins statique, car le plan fixe pendant trois minutes sur le visage de Gilbert Martin en proie à la folie peut paraître un peu trop monotone.
Pour Ford, raconter l’histoire de la nation américaine ne peut se passer d’une ode à la communauté et au vivre ensemble, dans un contexte international où ces valeurs sont remises en cause par le déclenchement imminent de la Seconde Guerre mondiale. Cette déclaration d’amour à l’union et la diversité s’incarne d’une manière très symbolique dans les dernières minutes du film, avec trois plans présentant respectivement une femme noire, un forgeron américain et un indien, le tout sur fond d’hymne national et de lever de drapeau. Humaniste, patriotique, John Ford nous livre ainsi l’un des rares happy end de sa carrière.
Tourné dans l’Utah entre juin et août 1939, Sur la piste des Mohawks est le seul film consacré au thème de la guerre d’indépendance américaine dans la filmographie du réalisateur de westerns américains le plus célèbre. Pour construire cette œuvre méconnue de sa carrière, Ford s’entoure d’Henry Fonda, dont l’un des ancêtres a justement été l’un des premiers colons de la vallée Mohawks, mais aussi de Claudette Colbert. Mais si le premier nous convainc par sa sobriété, la seconde, consacrée par l’Oscar de la meilleure actrice en 1935 pour son rôle dans New York – Miami, est un choix qui laisse à désirer. Souvent dans l’exagération des gestes et des mimiques, l’actrice française semble avoir oublié qu’elle ne joue pas dans un film muet mais dans un western parlant. Sa prestation étant si décevante que John Ford ne l’engagera plus jamais par la suite.
A côté de cet attachant couple de colons, une galerie de plusieurs personnages secondaires correctement traitée consolide l’ensemble : Mrs McKlennar, Christian Reall, le révérend Rosenkrantz et même Caldwell, énigmatique espion à la solde britannique dont chaque apparition, dissimulée en arrière-plan ou dans l’obscurité, est une nouvelle preuve, s’il en fallait une, du talent de Ford pour introduire ses personnages, dont le meilleur exemple est l’entrée en scène de Ringo Kid (John Wayne) dans La Chevauchée fantastique. Ce personnage pittoresque et antipathique avec son bandeau noir aurait d’ailleurs mérité d’être encore plus présent dans le film, dommage de ne résumer sa présence qu’à quelques courts passages oppressants.
Lors de la cérémonie des Oscars de l’année 1940, Sur la piste des Mohawks est nominée dans les catégories de la meilleure actrice pour un second rôle (Edna May Oliver pour son interprétation de Mrs McKlennar) et de la meilleure couleur, mais face à la razzia d’Autant en emporte le vent, aucun trophée ne sera remis à cette modeste réalisation.
Malgré ses qualités, cette fresque historique aux moyens limités fait finalement pâle figure face aux autres réalisations de John Ford et souffre de plusieurs défauts : la prestation mal dosée de Claudette Colbert, le ton niais et insouciant des scènes du début où les deux amoureux se lancent dans leur nouvelle vie à la campagne avec des airs de Petite Maison dans la prairie, l’ellipse scénaristique frustrante qui débouche sur le long et ennuyeux monotone de Fonda, la faible diversité des décors. Un film à la limite du genre western en raison de ses bornes chronologiques mais qui, néanmoins, mérite quand même le coup d’œil afin de découvrir l’adaptation de Ford avec la technologie nouvelle du Technicolor.
Vincent D
Vincent D

6 abonnés 123 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 août 2019
e film se distingue d'un western classique en ce qu'il décrit la vie des pionniers dans le contexte de la guerre d'indépendance avec les anglais. les scènes de vie faites de moments de bonheur fugace et de moments tragiques ou on perd tout et ou on doit tout reconstruire sont assez bien restitués et il s' y dégage parfois une certaine sensibilité .Il y a presqu'un aspect documentaire et historique montrant comment les premiers colons se sont organisé en communauté pour occuper des nouvelles terres pour y planter du blé et faire face aux attaques des indigènes ( les mohawks) et à l'occupant anglais .Par contre on ne peut pas vraiment dire que dans ce film John Ford se révèle un grand metteur en scène comme dans d'autres de ses films.Certaines scènes frisent même parfois le ridicule comme quand traversant plusieurs paysages henry fonda tout frais et dispos fait un marathon pour rejoindre les renforts tout en étant poursuivi à vingt mètres de distance par trois indiens qui à la fois ne sont jamais distancés et en même temps n 'arrivent jamais à le rattraper .Les renforts qui doivent faire le chemin inverse arrivent pile poil quand les indiens atteignent la dernière pièce ou sont retranchés femmes et enfants. mais bon c'est la convention du genre qui veut cela.
Certes il y a quelques beaux plans en technicolor et quelques personnages secondaires réussis comme le révérend belliqueux et la femme maitresse âgée incarnée par Edna May Oliver et le film respire une certaine vie mais de là à dire qu'il s'agit d'un grand john ford il y a pour moi de la marge...
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

142 abonnés 2 053 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 août 2019
Sorti en 1939, ce film sur la thématique des pionniers américains est aussi le premier long-métrage en couleur de John Ford. Porté par des Claudette Colbert et Henry Fonda émouvants, mais aussi par une flopée de seconds rôles aux fortes personnalités, Sur la piste des Mohawks raconte la naissance des États-Unis à l’issue de la guerre d’Indépendance. Ici, les ennemis ne sont pas tant les Indiens que les royalistes britanniques qui utilisent ces derniers pour mettre des hameaux à feu et à sang. De nombreuses images sublimes.
 Kurosawa

674 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 14 février 2018
Au-delà des genres qu'il a pu aborder tout au long de sa carrière, le grand thème de John Ford, c'est la communauté. Que peut-elle faire face à la pauvreté et à la violence ? La réponse, simple, trace une narration portée vers le drame et l'action : résister et se battre. "Sur la piste des Mohawks" commence comme un mélodrame avec l'histoire d'un jeune couple qui part s'installer à la campagne, et ce malgré les appréhensions de la femme, jouée par une Claudette Colbert émouvante. Mais le film, en instaurant un conflit à travers la figure des indiens, se voit gagné par un registre guerrier, partagé entre une noirceur dominante et quelques parenthèses comiques. Il n'est alors plus seulement question du couple mais de tout un régiment – les militaires qui partent combattre, laissant femmes et enfants attendre leur hypothétique retour – qui finira recroqueviller dans son fort lors d'une bataille dont l'intensité est redoublée par un montage parallèle (la tentative de fuite de Gil). Rarement on aura vu un mélange de tonalités rendre aussi indécis le final d'un film de Ford, l'horreur et l'allégresse étant indissociables de l'évocation de la naissance des Etats-Unis.
Thibault F.
Thibault F.

83 abonnés 823 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 22 octobre 2017
Sur la piste des Mohawks est l'un des premiers films en couleurs de l'indémodable John Ford. On ne présente plus Ford, archétype du cinéaste américain, armé de son béret et de sa pipe. L'homme qui tua Liberty Valance est probablement l'un de mes westerns préférés. Une beauté paysagère et une réunion de 3 grands acteurs. John Ford parvient à réunir sous son oeil aiguisé, plusieurs monstres du cinéma. En 1939 sort un nouveau western, Sur la piste des Mohawks. Cette oeuvre présente plusieurs spécificités inédites pour l'époque ; intrigante dans un premier temps, sa scène d'ouverture qui peut indéniablement faire office de scène de fin : le mariage de 2 êtres qui vécurent heureux. Or, très rapidement, on voit que ce happy end va se transformer en véritable cauchemar pour la femme. En effet, celle-ci, issue d'une belle famille, décide, par amour, de tout quitter. Luxe et confort pour une simple cabane dans les bois. Le problème, c'est que les terres qu'elle occupe est directement revendiqués par une horde d'indiens sanguinaires. On fera fi de la nuance. John Ford parvient à réunir toute une palette de brillant acteur dont Henry Fonda est en tête de proue. Mais c'est surtout, Claudette Colbert qui porte à-elle seule le film. Livrée à elle-même dans un monde hostile, elle dispose d'une palette de nuance particulièrement remarquée dans ce film ; John Ford s'amuse avec la couleur. Et ça se voit. Lui qui voulait filmer le feu danser. On voit quasiment à chaque plan, les flammes. Certes, c'est joli mais rapidement on se lasse de la fascination du cinéaste (malgré la scène d'Halloween plutôt réussite). Néanmoins, Sur la piste des Mohawks se révèle être un western classique, sans grand moment et qui malgré quelques éclats scénaristiques, reste très linéaire. Pas folichon, folichon. Mais regardable.
Eselce

1 621 abonnés 4 240 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 11 janvier 2017
C'est lent et terriblement naïf, comme le voulait l'époque. Il vaut le coup d’œil pour les personnes désireuses de voir Henry Fonda jeune dans un film en couleur. Autrement, beaucoup d'effets spéciaux à l'ancienne, qu'on repère tout de suite, des actes suggérés, des dialogues convenus et des flots d'eau de rose concernant la romance du couple. Il y a tout de même un bon scénario mais les personnages manquent tous de charisme, bons et méchants !
this is my movies

823 abonnés 3 087 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 avril 2016
Premier film en couleur de J. Ford et un vrai choix artistique pour le maître qui en profite pour se livrer à un véritable déluge d'effets flamboyants, irradiant l'écran de couleurs voyantes et d'effets pyrotechniques au rendu saisissant. D'autre part, le film narre la naissance d'une Nation à travers le parcours d'un couple au sein d'une communauté et comme ce couple est incarné par H. Fonda et C. Colbert, ça pose ! L'acteur livre ici une prestation exceptionnelle et porte littéralement de nombreuses séquences sur ses épaules, s'avérant hyper convaincant de bout en bout. C. Colbert est un peu en retrait et se retrouve même éclipsée par un 2nd rôle savoureux, celle de la veuve qui recueille le couple. De son coté, J. Ford fait étalage de toute sa science du cinéma, magnifiant certaines séquences par son découpage et ses cadrages tout en optimisant du mieux possible un budget insuffisant pour boucler une telle fresque. Le film comporte ainsi de nombreuses séquences marquantes, sublimes et virtuoses qui démontre encore aujourd'hui toute la puissance narrative et visuelle du cinéaste. Du grand cinéma, écrit de manière virtuose par L. Trotti et qui peint le portrait idéalisé d'une Nation que Ford ne cessera jamais de décrire tout au long de sa carrière. D'autres critiques à lire sur
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