La vie d'un jeune couple nouvellement marié au milieu d'une guerre sanglante entre les indiens et les américains. C'est un Western initiatique de haute volée. La magnifique histoire tragique de fermiers traqués par les indiens: les malheurs, les bonheurs, la souffrance, la mort, la vie. Quel beau film. C'est superbe.
A partir d'une histoire assez simple, John Ford propose un western assez réussi, se déroulant pendant la Guerre d'Indépendance américaine. Cela manque parfois un peu de rythme, mais l'ensemble est très plaisant.
John Ford retrouve Henry Fonda pour "Sur la piste des Mohawks", qui est aussi son premier film en couleur. Au passage, c'est aussi là que l'on peut voir tout son génie à Ford dans le choix des couleurs selon ses films et ses sujets (il tournera après d'autres films en noir et blanc, notamment pour certain contraste comme dans les Raisins de la Colère). Ici, c'est la symbolique des races qui va être représenté, entre la famille modèle Américaine, les Indiens. Ici Ford dresse un portrait d'un couple que va s'installer vers la rivière Mohawks, et les Anglais vont "utiliser" les Indiens pour les chasser. Usant d'un cadre se rapprochant parfois du documentaire, il montre un bon côté des Américains et met en scène la manipulation des Anglais sur les Indiens, contre les colons. L'oeuvre n'est pas désagréable à suivre mais n'est pas vraiment passionnante et, si l'on excepte une ou deux scènes, il manque du lyrisme, de la vrai dramaturgie ou même de beaux moments épiques. Une étude plus approfondis des personnages auraient pu être intéressant aussi alors qu'Henry Fonda n'est pas vraiment au top, sans être honteux, on l'a connu dans de meilleurs jours.
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3,0
Publiée le 9 octobre 2013
Les guerres d'Indèpendance sont l'objet d'une sèrie de films, fertiles en action! Mais John Ford fut sans doute celui qui sut le mieux nous restituer cette èpoque, avec notamment "Drums Along the Mohawk" qu'il signe en 1939 dans un superbe technicolor! il dècrit l'arrivèe d'un couple (Henry Fonda et Claudette Colbert) dans un village perdu de la vallèe du Mohawk, la lutte entre miliciens amèricains et Anglais alliès aux Indiens, l'assaut du fort (spectaculaire) et la victoire finale! Ford fait vivre avec bonheur des colons dans ce film remarquable de justesse et de prècision! On soulignera d'ailleurs l'excellence des seconds plans tels que Ward Bond en « bonne patte » et surtout Edna May Oliver en patronne dèterminèe d'une ferme qui recevra une nomination à l'Oscar (il faut la voir gifler un Mohawk parce qu'on veut la chasser de sa chambre. Les deux Mohawks prendront finalement son lit). Kurt Neumann rèalisa un remake de ce film, "Mohawk", en 1956, mais il ne possèdait pas la grandeur èpique de Ford! Pas un chef d'oeuvre cependant du maître du western qui signe là son premier long en couleurs mais un bon film qui nous parle de la colonisation de l'Est où les Anglais sont encore plus dangereux que les Mohawks! il ne faut pas oublier de souligner que l'action de "Drums Along the Mohawk" se situe sur la totalitè du territoire des Etats-Unis, et pas seulement à l'Ouest...
D'accord c'est le premier film de John Ford en couleurs, d'accord c'est très bien de le regarder si comme moi vous tenez à vous faire un maximum de films du réalisateur et d'accord ce film bien que méconnu traîne une très bonne réputation, mais pour ma part après "The Black Watch" et "Upstream" c'est le plus mauvais film du cinéaste que j'ai vu...
Les personnages et les interprétations d'abord : - Henry Fonda ne fait rien, c'est juste une silhouette qui traverse l'écran, ne dégageant pas la moindre parcelle de profondeur, étant incroyablement transparent. Et pourtant merde c'est Henry Fonda, le même que le même John Ford a admirablement dirigé la même année dans "Vers sa destinée", qu'il dirigera l'année suivante tout aussi admirablement dans "Les Raisins de la colère", et je ne parle même pas du "Massacre de Fort Apache"... Donc ce n'est pas n'importe qui dirigé par n'importe qui, merde... ; et pourtant... - Quand on pense à Claudette Colbert, on pense à des femmes au caractère trempé et débrouillarde comme dans "New York-Miami" ou encore dans "La Baronne de minuit" et comme en plus les épouses de pionnier étaient généralement fortes, logiquement... eh ben non, la comédienne joue certainement le rôle le plus insipide de sa carrière. Elle semble tout le temps branchée à une boîte avec les fonctions "pleurnicherie", "hystérie", "évanouissement" et "inquiétude parce que son mari est parti au lion"... John Ford n'a plus qu'à appuyer sur les boutons... - Je préfère passer sur le personnage de méchant borgne joué par John Carradine, qui fait juste sa tronche de méchant très méchant borgne les rares fois où il apparaît, et sur celui encore plus stupide de l'indien chrétien... Seule la veuve bourrue au grand cœur jouée par Edna May Oliver est un peu attachante, et le révérend aux sermons plus belliqueux que saints peut faire sourire une ou deux fois. Et en plus c'est réalisé la même année que "La Chevauchée fantastique", remarquable pour la profondeur psychologique des personnages...
Pour le scénario, on passe d'un rebondissement à l'autre sans qu'aucun d'entre-eux soit réellement approfondi donc impossible de se passionner pour l'histoire.
Pour les grandes scènes de cinéma, on s'attend à un moment à une scène de bataille marquante or elle est juste platement racontée par le personnage joué par Henry Fonda. A un autre instant, ce même personnage ne sait pas si sa femme est toujours vivante et s'apprête à traverser un hôpital de fortune... préparez les tambours, grand lyrisme à la "Docteur Jivago"... ah ben non elle est juste au fond à gauche... Seule la scène finale de l'attaque du fort est à sauver ainsi que quelques beaux plans en Technicolor dont un sur un coucher de soleil lors de la course-poursuite.
Pour moi, c'est incontestablement un gros ratage dans la carrière d'un grand réalisateur.
Si l'histoire est simple ce film n'est pas le meilleur western de Ford,il manque tout un tas de choses pour le mettre à coté des meilleurs films de Ford. Tout le coté humain des personnages si présent d'habitude chez Ford,n'est tout simplement pas là c'est l'un des plus gros problème du film. Ford déroule son histoire sans réel intérêt pour ses personnages,donnant lieu à tout un tas de longueurs. Sans être une catastrophe le film se regarde mais ne marque pas,Ford à fait nettement mieux que sur la piste des mohawks.
Le ressort dramatique de cette aventure est très Fordien, on se demande si un happy end est encore possible, les horeurs de la guerre sont déjà bien présents, les traumatismes, les plaies qui ne se referment pas si facilement, les bleus à l'âme. Des décors magnifiques pour ce premier long métrage en couleur de Ford. Une fresque presque parfaite. En peu de temps, on en découvre beaucoup, ce n'est pas un western proprement dit, juste une tranche de vie dans la naissance d'une nation. On retrouve avec plaisir tous ces caractères facétieux que Ford aime tant à mettre en avant, c'est simple, mais pas simpliste, le bon cinéma est là, il ne reste qu'à en profiter.
Ce film n'est pas l'archétype du western selon John Ford car l'histoire se déroule à l'époque de l'indépendance en 1776 et il y a assez peu de scènes d'actions (sauf dans les 30 dernières minutes). Le film est plutôt axé sur la vie d'un couple dans les alentours d'un fort et c'est bien fait. Personnages pas trop caricaturaux et l'intrigue est agréable.
Ne vous fiez pas au titre, les indiens occupent une place secondaire dans ce film de John Ford. Loin d'un western classique comme il y en eu tant quelques années plus tard, le réalisateur, signant ici son premier film en couleur, traite du quotidien des colons durant la guerre d'indépendance américaine. "Sur la piste des Mohawks n'a rien de véritablement génial à part un bon casting et un visuel avancé pour son époque. On a plus l'impression de regarder un film des débuts des années 60 plutôt qu'un film de 1939. Je reproche toutefois la présence de quelques longueurs ainsi que des transitions trop brutales entre les scènes, brouillant l'indice temporel. Ce n'est pas une oeuvre inoubliable mais elle se visionne tout de même sans déplaisir.
Faux westerns, véritablement trahit par son titre,car ici ce ne sont pas les indiens le thème centrale, mais l'épopée d'une famille de pionniers américains...le film aurait plutot du s'intituler : "La petite maison dans la vallée" ! D'autres parts, je pense qu'il s'agit vraiment d'un Ford mineur, tant l'interprétation est sur-joué, les scènes tirés en longueur (ou le cinéaste préfère le bavardage interminable de Henry Fonda raconta la bataille plutôt que de la filmer) ou encore une scène incongru ou Fonda a du mal à retrouver sa femme dans une salle du fort, alors qu'elle est juste dans le coin de la pièce !!! Ce n'est pas pour rien que ce Ford là, n'est pas entré dans l'histoire du cinéma comme "La prisonnière du désert" ou "My darling Clémentine" !
Les aventures et mésaventures d'une famille de pionniers au temps de la guerre d'Indépendance... Pour son premier long métrage tourné en couleur ( d'ailleurs la photographie est vraiment réussi ), John Ford nous offre un western d'excellente facture et assez riche en rebondissement. Henry Fonda et Claudette Colbert sont excellent et forment un couple de fermiers particulièrement attachant, tandis que le toujours efficace John Carradine campe un britannique royaliste qui utilise des indiens Cherokee pour chasser les colons américains. La mise en scène est bien maîtrisée et propose certaines séquences assez marquantes - notamment vers le début du film pour la séquence où apparaît l'indien Blue Black qui montre une Claudette Colbert complètement hystérique. A noter également une très belle musique d'Alfred Newman et quelque second rôle bien sympathique, notamment celle concernant Edna May Oliver. Il s'agit donc d'un western qui est sans doute rester un peu dans l'ombre dans la filmographie de ce réalisateur, mais il n'est vraiment pas à négliger en ce qui me concerne.
Peu engageant au premier abord le film s'avère vite plus vivant et moins politiquement correct que certains westerns tournés 10 ou 20 ans plus tard. Avec une part d'Histoire et des personnages hauts en couleurs on ne s'ennuie pas, seule Claudette Colbert nous rappelle lourdement que l'on visionne un film d'avant guerre
Pas tout à fait un western comme ceux en couleurs qui suivront...Le mythe est absent, ce qui ne nuit en rien.Le coté document doublé par des images composants des tableaux en fait une oeuvre un peu à part dans la filmographie de Ford.C'est particulièrement vrai dans l'attaque finale des indiens...On se croirait entre des Gericault ou des Delacroix.L'émotion est permanente, comme d'habitude, et les scènes d'humour ne manquent pas.La prise du lit de Mrs.McKlennan par deux indiens ivres en étant l'exemple le plus évident.Pour une première, Ford a bien maitrisé la couleur mais il a eu tendance à trop en mettre,c'est souvent comme cela la première fois.De ce coté "la prisonnière du désert" sera plus parfaite.Claudette Colbert n'est pas vraiment un personnage fordien mais ici,elle dégage un véritable amour pour Henry Fonda ce qui constitue l'essentiel.A noter qu'il est difficile d'oublier la poursuite finale ou, tel un marathonien, Gil finit par lasser ses poursuivants.C'est avant tout un film pour les inconditionnel de Ford qui comme moi admirent chacun de ses choix visuels et respirent à son rythme.Les spectateurs qui ne recherchent que l'intérêt du scénario risquent de s'ennuyer.
Un des classiques de Ford... Pour la critique sans doute. A mes yeux, il en va tout autrement. La faute sans doute à la grande erreur de casting de ce film, à cette pauvre Claudette Colbert, qui par ses mimiques et ses exagérations, oublie un tant soit peu que depuis 10 ans et le "Chanteur de Jazz", le cinéma n'est plus muet. Chacune de ses apparitions vient détruire le travail de mise en scène de Ford. Heureusement, par la force de l'histoire, et certainement par la volonté de Ford lui-même qui avait pris le train de ce film en marche (et Claudette Colbert avec), celle-ci va peu à peu disparaître du premier plan pour laisser le premier rôle féminin à Edna May Oliver, qui va, dieu merci, lui ravir la vedette féminine ! Le talent de cette dernière associé au charisme naturel d'Henry Fonda feront le reste. Quel dommage tout de même ! Car l'histoire peu commune, et rarement abordée par le cinéma américain, méritait un autre traitement. Ford donne le meilleur de lui-même, mêlant le petite à la grande histoire, mais Claudette vient décidément tout gâcher !
Réalisé juste après Young Mister Lincoln, Drums Along the Mohawk test une uvre particulière dans la cinématographie de John Ford même sil continue dy explorer la voie de la poésie bucolique du film précèdent. Cest lun des rares scénario de lépoque dont laction se situe au dix-huitième siècle, ainsi la Fox navait ni costumes ni armes en stock. Les uns seront créés de toutes pièces et les autres sont des armes dépoque. Cest aussi le premier film de John Ford en couleur, et nombre de plans ont une qualité picturale évidente, avec une richesse chromatique inattendue. Il est vrai que son style est fait à la fois dune cette foule de détails et danecdotes qui font vrais et de l'idéalisation du réel. Cette description en tableaux successifs ne brise jamais les lignes de force du récit, mais lenrichit. Et si la fin ne manque pas de suspens et parfois dampleur (par contre lassaut final des Indiens fait un peu série TV à deux dollars), lessentiel ne se trouve pas là, mais plutôt dans ce style inimitable pour décrire les tâches quotidiennes, les bonheurs et drames de la vie. Une fois de plus sa galerie de personnages (et comme toujours, quel casting ! avec une mention pour Edna May Oliver) est bien cernée, chacun avec leur psychologie et leurs sentiments. Fermeté et tendresse, tristesse et joie, malheur et bonheur... Bref, lhistoire individuelle des êtres humains qui forment une société. Au regard de luvre du cinéaste, ce film peut sembler mineur, il reste néanmoins un excellent moment. Quant à Henry Fonda (dont ma nana narrête pas de me dire « quil était beau dans ce film ») vous ne le trouvez pas un peu maigre ?