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3,0
Publiée le 9 octobre 2013
Les guerres d'Indèpendance sont l'objet d'une sèrie de films, fertiles en action! Mais John Ford fut sans doute celui qui sut le mieux nous restituer cette èpoque, avec notamment "Drums Along the Mohawk" qu'il signe en 1939 dans un superbe technicolor! il dècrit l'arrivèe d'un couple (Henry Fonda et Claudette Colbert) dans un village perdu de la vallèe du Mohawk, la lutte entre miliciens amèricains et Anglais alliès aux Indiens, l'assaut du fort (spectaculaire) et la victoire finale! Ford fait vivre avec bonheur des colons dans ce film remarquable de justesse et de prècision! On soulignera d'ailleurs l'excellence des seconds plans tels que Ward Bond en « bonne patte » et surtout Edna May Oliver en patronne dèterminèe d'une ferme qui recevra une nomination à l'Oscar (il faut la voir gifler un Mohawk parce qu'on veut la chasser de sa chambre. Les deux Mohawks prendront finalement son lit). Kurt Neumann rèalisa un remake de ce film, "Mohawk", en 1956, mais il ne possèdait pas la grandeur èpique de Ford! Pas un chef d'oeuvre cependant du maître du western qui signe là son premier long en couleurs mais un bon film qui nous parle de la colonisation de l'Est où les Anglais sont encore plus dangereux que les Mohawks! il ne faut pas oublier de souligner que l'action de "Drums Along the Mohawk" se situe sur la totalitè du territoire des Etats-Unis, et pas seulement à l'Ouest...
Au-delà des genres qu'il a pu aborder tout au long de sa carrière, le grand thème de John Ford, c'est la communauté. Que peut-elle faire face à la pauvreté et à la violence ? La réponse, simple, trace une narration portée vers le drame et l'action : résister et se battre. "Sur la piste des Mohawks" commence comme un mélodrame avec l'histoire d'un jeune couple qui part s'installer à la campagne, et ce malgré les appréhensions de la femme, jouée par une Claudette Colbert émouvante. Mais le film, en instaurant un conflit à travers la figure des indiens, se voit gagné par un registre guerrier, partagé entre une noirceur dominante et quelques parenthèses comiques. Il n'est alors plus seulement question du couple mais de tout un régiment – les militaires qui partent combattre, laissant femmes et enfants attendre leur hypothétique retour – qui finira recroqueviller dans son fort lors d'une bataille dont l'intensité est redoublée par un montage parallèle (la tentative de fuite de Gil). Rarement on aura vu un mélange de tonalités rendre aussi indécis le final d'un film de Ford, l'horreur et l'allégresse étant indissociables de l'évocation de la naissance des Etats-Unis.
Sorti en 1939, ce film sur la thématique des pionniers américains est aussi le premier long-métrage en couleur de John Ford. Porté par des Claudette Colbert et Henry Fonda émouvants, mais aussi par une flopée de seconds rôles aux fortes personnalités, Sur la piste des Mohawks raconte la naissance des États-Unis à l’issue de la guerre d’Indépendance. Ici, les ennemis ne sont pas tant les Indiens que les royalistes britanniques qui utilisent ces derniers pour mettre des hameaux à feu et à sang. De nombreuses images sublimes.
Pas tout à fait un western comme ceux en couleurs qui suivront...Le mythe est absent, ce qui ne nuit en rien.Le coté document doublé par des images composants des tableaux en fait une oeuvre un peu à part dans la filmographie de Ford.C'est particulièrement vrai dans l'attaque finale des indiens...On se croirait entre des Gericault ou des Delacroix.L'émotion est permanente, comme d'habitude, et les scènes d'humour ne manquent pas.La prise du lit de Mrs.McKlennan par deux indiens ivres en étant l'exemple le plus évident.Pour une première, Ford a bien maitrisé la couleur mais il a eu tendance à trop en mettre,c'est souvent comme cela la première fois.De ce coté "la prisonnière du désert" sera plus parfaite.Claudette Colbert n'est pas vraiment un personnage fordien mais ici,elle dégage un véritable amour pour Henry Fonda ce qui constitue l'essentiel.A noter qu'il est difficile d'oublier la poursuite finale ou, tel un marathonien, Gil finit par lasser ses poursuivants.C'est avant tout un film pour les inconditionnel de Ford qui comme moi admirent chacun de ses choix visuels et respirent à son rythme.Les spectateurs qui ne recherchent que l'intérêt du scénario risquent de s'ennuyer.
Les aventures et mésaventures d'une famille de pionniers au temps de la guerre d'Indépendance... Pour son premier long métrage tourné en couleur ( d'ailleurs la photographie est vraiment réussi ), John Ford nous offre un western d'excellente facture et assez riche en rebondissement. Henry Fonda et Claudette Colbert sont excellent et forment un couple de fermiers particulièrement attachant, tandis que le toujours efficace John Carradine campe un britannique royaliste qui utilise des indiens Cherokee pour chasser les colons américains. La mise en scène est bien maîtrisée et propose certaines séquences assez marquantes - notamment vers le début du film pour la séquence où apparaît l'indien Blue Black qui montre une Claudette Colbert complètement hystérique. A noter également une très belle musique d'Alfred Newman et quelque second rôle bien sympathique, notamment celle concernant Edna May Oliver. Il s'agit donc d'un western qui est sans doute rester un peu dans l'ombre dans la filmographie de ce réalisateur, mais il n'est vraiment pas à négliger en ce qui me concerne.
La vie d'un jeune couple nouvellement marié au milieu d'une guerre sanglante entre les indiens et les américains. C'est un Western initiatique de haute volée. La magnifique histoire tragique de fermiers traqués par les indiens: les malheurs, les bonheurs, la souffrance, la mort, la vie. Quel beau film. C'est superbe.
Ce film n'est pas l'archétype du western selon John Ford car l'histoire se déroule à l'époque de l'indépendance en 1776 et il y a assez peu de scènes d'actions (sauf dans les 30 dernières minutes). Le film est plutôt axé sur la vie d'un couple dans les alentours d'un fort et c'est bien fait. Personnages pas trop caricaturaux et l'intrigue est agréable.
A partir d'une histoire assez simple, John Ford propose un western assez réussi, se déroulant pendant la Guerre d'Indépendance américaine. Cela manque parfois un peu de rythme, mais l'ensemble est très plaisant.
Faux westerns, véritablement trahit par son titre,car ici ce ne sont pas les indiens le thème centrale, mais l'épopée d'une famille de pionniers américains...le film aurait plutot du s'intituler : "La petite maison dans la vallée" ! D'autres parts, je pense qu'il s'agit vraiment d'un Ford mineur, tant l'interprétation est sur-joué, les scènes tirés en longueur (ou le cinéaste préfère le bavardage interminable de Henry Fonda raconta la bataille plutôt que de la filmer) ou encore une scène incongru ou Fonda a du mal à retrouver sa femme dans une salle du fort, alors qu'elle est juste dans le coin de la pièce !!! Ce n'est pas pour rien que ce Ford là, n'est pas entré dans l'histoire du cinéma comme "La prisonnière du désert" ou "My darling Clémentine" !
John Ford retrouve Henry Fonda pour "Sur la piste des Mohawks", qui est aussi son premier film en couleur. Au passage, c'est aussi là que l'on peut voir tout son génie à Ford dans le choix des couleurs selon ses films et ses sujets (il tournera après d'autres films en noir et blanc, notamment pour certain contraste comme dans les Raisins de la Colère). Ici, c'est la symbolique des races qui va être représenté, entre la famille modèle Américaine, les Indiens. Ici Ford dresse un portrait d'un couple que va s'installer vers la rivière Mohawks, et les Anglais vont "utiliser" les Indiens pour les chasser. Usant d'un cadre se rapprochant parfois du documentaire, il montre un bon côté des Américains et met en scène la manipulation des Anglais sur les Indiens, contre les colons. L'oeuvre n'est pas désagréable à suivre mais n'est pas vraiment passionnante et, si l'on excepte une ou deux scènes, il manque du lyrisme, de la vrai dramaturgie ou même de beaux moments épiques. Une étude plus approfondis des personnages auraient pu être intéressant aussi alors qu'Henry Fonda n'est pas vraiment au top, sans être honteux, on l'a connu dans de meilleurs jours.
Premier film en couleur de J. Ford et un vrai choix artistique pour le maître qui en profite pour se livrer à un véritable déluge d'effets flamboyants, irradiant l'écran de couleurs voyantes et d'effets pyrotechniques au rendu saisissant. D'autre part, le film narre la naissance d'une Nation à travers le parcours d'un couple au sein d'une communauté et comme ce couple est incarné par H. Fonda et C. Colbert, ça pose ! L'acteur livre ici une prestation exceptionnelle et porte littéralement de nombreuses séquences sur ses épaules, s'avérant hyper convaincant de bout en bout. C. Colbert est un peu en retrait et se retrouve même éclipsée par un 2nd rôle savoureux, celle de la veuve qui recueille le couple. De son coté, J. Ford fait étalage de toute sa science du cinéma, magnifiant certaines séquences par son découpage et ses cadrages tout en optimisant du mieux possible un budget insuffisant pour boucler une telle fresque. Le film comporte ainsi de nombreuses séquences marquantes, sublimes et virtuoses qui démontre encore aujourd'hui toute la puissance narrative et visuelle du cinéaste. Du grand cinéma, écrit de manière virtuose par L. Trotti et qui peint le portrait idéalisé d'une Nation que Ford ne cessera jamais de décrire tout au long de sa carrière. D'autres critiques à lire sur
Si l'histoire est simple ce film n'est pas le meilleur western de Ford,il manque tout un tas de choses pour le mettre à coté des meilleurs films de Ford. Tout le coté humain des personnages si présent d'habitude chez Ford,n'est tout simplement pas là c'est l'un des plus gros problème du film. Ford déroule son histoire sans réel intérêt pour ses personnages,donnant lieu à tout un tas de longueurs. Sans être une catastrophe le film se regarde mais ne marque pas,Ford à fait nettement mieux que sur la piste des mohawks.
Ne vous fiez pas au titre, les indiens occupent une place secondaire dans ce film de John Ford. Loin d'un western classique comme il y en eu tant quelques années plus tard, le réalisateur, signant ici son premier film en couleur, traite du quotidien des colons durant la guerre d'indépendance américaine. "Sur la piste des Mohawks n'a rien de véritablement génial à part un bon casting et un visuel avancé pour son époque. On a plus l'impression de regarder un film des débuts des années 60 plutôt qu'un film de 1939. Je reproche toutefois la présence de quelques longueurs ainsi que des transitions trop brutales entre les scènes, brouillant l'indice temporel. Ce n'est pas une oeuvre inoubliable mais elle se visionne tout de même sans déplaisir.
Sur la piste des Mohawks est l'un des premiers films en couleurs de l'indémodable John Ford. On ne présente plus Ford, archétype du cinéaste américain, armé de son béret et de sa pipe. L'homme qui tua Liberty Valance est probablement l'un de mes westerns préférés. Une beauté paysagère et une réunion de 3 grands acteurs. John Ford parvient à réunir sous son oeil aiguisé, plusieurs monstres du cinéma. En 1939 sort un nouveau western, Sur la piste des Mohawks. Cette oeuvre présente plusieurs spécificités inédites pour l'époque ; intrigante dans un premier temps, sa scène d'ouverture qui peut indéniablement faire office de scène de fin : le mariage de 2 êtres qui vécurent heureux. Or, très rapidement, on voit que ce happy end va se transformer en véritable cauchemar pour la femme. En effet, celle-ci, issue d'une belle famille, décide, par amour, de tout quitter. Luxe et confort pour une simple cabane dans les bois. Le problème, c'est que les terres qu'elle occupe est directement revendiqués par une horde d'indiens sanguinaires. On fera fi de la nuance. John Ford parvient à réunir toute une palette de brillant acteur dont Henry Fonda est en tête de proue. Mais c'est surtout, Claudette Colbert qui porte à-elle seule le film. Livrée à elle-même dans un monde hostile, elle dispose d'une palette de nuance particulièrement remarquée dans ce film ; John Ford s'amuse avec la couleur. Et ça se voit. Lui qui voulait filmer le feu danser. On voit quasiment à chaque plan, les flammes. Certes, c'est joli mais rapidement on se lasse de la fascination du cinéaste (malgré la scène d'Halloween plutôt réussite). Néanmoins, Sur la piste des Mohawks se révèle être un western classique, sans grand moment et qui malgré quelques éclats scénaristiques, reste très linéaire. Pas folichon, folichon. Mais regardable.
e film se distingue d'un western classique en ce qu'il décrit la vie des pionniers dans le contexte de la guerre d'indépendance avec les anglais. les scènes de vie faites de moments de bonheur fugace et de moments tragiques ou on perd tout et ou on doit tout reconstruire sont assez bien restitués et il s' y dégage parfois une certaine sensibilité .Il y a presqu'un aspect documentaire et historique montrant comment les premiers colons se sont organisé en communauté pour occuper des nouvelles terres pour y planter du blé et faire face aux attaques des indigènes ( les mohawks) et à l'occupant anglais .Par contre on ne peut pas vraiment dire que dans ce film John Ford se révèle un grand metteur en scène comme dans d'autres de ses films.Certaines scènes frisent même parfois le ridicule comme quand traversant plusieurs paysages henry fonda tout frais et dispos fait un marathon pour rejoindre les renforts tout en étant poursuivi à vingt mètres de distance par trois indiens qui à la fois ne sont jamais distancés et en même temps n 'arrivent jamais à le rattraper .Les renforts qui doivent faire le chemin inverse arrivent pile poil quand les indiens atteignent la dernière pièce ou sont retranchés femmes et enfants. mais bon c'est la convention du genre qui veut cela. Certes il y a quelques beaux plans en technicolor et quelques personnages secondaires réussis comme le révérend belliqueux et la femme maitresse âgée incarnée par Edna May Oliver et le film respire une certaine vie mais de là à dire qu'il s'agit d'un grand john ford il y a pour moi de la marge...