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belo28
87 abonnés
1 130 critiques
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5,0
Publiée le 4 août 2012
Un excellent film! Tout d'abord par son scénario qui ne vieilli pas et plus encore maintenant que la crise le réactualise! Ensuite pour ses acteurs: George C. Scott en tête suivi de Paul Newman! Pour finir visuellement le film est très aboutit et très réussi!
16 199 abonnés
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5,0
Publiée le 5 janvier 2010
Imaginiez vous qu'un jeu aussi inoffensif que le billard puisse être aussi dangereux! Superbement mis en scène par Robert Rossen qui a su reconstituer avec brio l'atmosphère tendue et enfumèe des salles de billards, les ruses et les combines des adversaires, "The Hustler" bènèficie d'un jeu d'acteurs remarquables et revient aux frèmissement obscurs de "Body and Soul" avec John Garfield mais avec en plus une touche rèellement sentie dans l'intimisme et la direction d'acteurs: Paul Newman y trouve l'un de ses meilleurs rôles en jeune prodige et Jackie Gleason, extraordinaire et laconique en champion de billard, ne s'en laissant pas conter par Newman, recevra l'Oscar du meilleur second rôle pour sa performance! Quant à Piper Laurie, enfermèe dans son alcoolisme, elle se dèpasse en paumèe boiteuse et suicidaire! A noter que Martin Scorsese a mis à nouveau en scène le personnage d'Eddie, toujours interprètè par Paul Newman, dans le superbe "The Color of Money", où ce dernier passe le relais à Tom Cruise! Un film admirable et très pessimiste avec de spectaculaires plans panoramiques en noir et blanc...
De ce film mythique, une suite sera faite en 1986, "La Couleur De L'Argent" de Scorcese, où Newman, reprenant son rôle culte d'Eddie Felson, croisera le fer du billard avec le jeune Tom Cruise. En attendant, ce premier film est assurément un des plus grands films de Newman. A ne pas confondre, bien sûr, avec "L'Arnaque" (heureusement, les titres originaux sont totalement différents des titres français). "L'Arnaqueur" est un film immense sur le billard, un chef d'oeuvre à voir absolument.
Un film magistral, inégalé dans le genre. Robert Rossen signe de loin son meilleur film, grace à une brillante mise en scène donc, mais aussi grace à une atmosphère particulièrement bien rendue. Il faut dire que le noir et blanc donne un relief assez incroyable à ce film. Les personnages sont quant à eux brillamment campées par des acteurs en état de grace, à l'image de Piper Laurie et surtout Paul Newman, qui tient ici le rôle de sa vie. Un chef d'oeuvre!
L'Arnaqueur est une fresque de la modernité vue à travers le prisme du jeu : il dévoile les masques des "pervers, sournois et estropiés" animés par le pragmatisme de l'argent, met la notion de "talent" à l'épreuve... Nous sommes devant toute l'intelligence de l'oeuvre, concise dans l'intrigue, bien développée. Cependant, et ce malgré une esthétique intéressante et de belles performances d'acteurs, elle a une certaine aridité dans les émotions ; et ainsi ne soulève pas vraiment les passions.
Un excellent film sur la psychologie du jeu, ou Paul Newman excelle comme toujours dans son personnage trop fougueux. Un classique qui aura droit à une suite réalisée par Martin Scorsese.
Le rôle, pour moi, le plus marquant du grand Paul Newman, grand, beau, classe, élégant en toute circonstance. Dans ce film il est plus que sincère dans son rôle d'Eddie Felson (qu'il retrouvera plus tard chez Scorsese). Le film lui bénéficie d'une chouette ambiance, de très beaux plans lors des parties de billards, ce film est un vrai plaisir. Même si l'histoire d'amour en second plan aurait pu ne pas figuré du tout dans le film, mais bon, il fallait bien placer ça dans un film avec un personnage tel que le personnage de Felson.
« L’Arnaqueur » réalisé par Robert Rossen en 1961 à partir d’une nouvelle de Walter Tevis parue en 1959 était dès le départ prévu pour Frank Sinatra dans le rôle d’Eddie Felson dit « le rapide ». Le projet n’aboutissant pas et après que Jack Lemmon soit un temps envisagé, Martin Baum l’agent de Paul Newman saute sur l’occasion pour mettre son poulain sur les rangs. Celui-ci n’a qu’une nuit pour se décider. Sans avoir fini de lire le scénario Paul Newman sent instinctivement qu’il tient là peut-être l’occasion de sortir des rôles de beau gosse qui commencent à le fatiguer. Robert Rossen revenu en grâce après avoir témoigné devant la commission d’enquête sur les activités anti-américaines boucle en six semaines le tournage dans le studio new yorkais de la Fox. Paul Newman qui est alors en pleine ascension après des réussites notoires comme « Marqué par la haine » (Robert Wise en 1956), « Les feux de l’été » (Martin Ritt en 1958), « Le gaucher » (Arthur Penn en 1958) ou encore « La chatte sur un toit brûlant » (Richard Brooks en 1958) va profiter de l’occasion pour livrer la prestation la plus convaincante de sa jeune carrière qui lui vaudra sa seconde nomination pour l’Oscar du meilleur acteur. Le film qui bénéficie de la présence d’Eugen Schüfftan le chef opérateur mythique des « Nibelungen » et de « Metropolis » (Fritz Lang dans sa période muette), immerge le spectateur dans l’univers assez méconnu des salles de billard américain et de sa cohorte d’arnaqueurs qui arpentent le pays en quête de petits joueurs à plumer après leur avoir fait croire que leur adversaire d’un jour sera à leur portée. La scène d’ouverture voulue par Rossen expose la farce de manière assez docte mais aussi un peu caricaturale . Eddie Felson jeune prodige cherchant à s’affirmer choisit d’aller défier sur son terrain Minnesota Fats, champion blanchi sous le harnais invaincu depuis quinze ans, réputé pour sa stature pachydermique et son flegme à tout épreuve. Par une mise en scène virtuose des parties de billard dans les salles enfumées du New York populaire, Rossen fascine le spectateur qui se délecte des « coups de queue » exécutés en rythme ainsi que des regards échangés entre les spectateurs captivés, les joueurs qui se jaugent et leurs managers qui arbitrent le risque financier encouru. Pour donner un écrin de choix à l’esthétique de son film, Rossen a choisi à dessein un noir et blanc crasseux et des angles quelques fois expressionnistes expliquant la présence de Schüfftan à ses côtés. On n’a guère fait mieux depuis et l’efficacité de « L’Arnaqueur » est toujours intacte plus de soixante ans après sa sortie. À tel point que la partie dramatique qui se joue tout au long du film entre Eddie Felson et Sarah (Piper Laurie), une jeune femme désœuvrée rencontrée dans un bar à plus d’heure doit pour la plupart des spectateurs être redécouverte à chaque vision. Cette intrigue parallèle qui alterne avec les scènes de billard éclaire la personnalité d’Eddie Felson qui en dépit du charisme indéniable de Paul Newman apparaît souvent comme dénué d’empathie, arrogant et parfois même un peu méprisant (la scène du renvoi de son fidèle manager interprété par Myron McCormick pour sa dernière apparition à l’écran). Le rôle de Sarah interprété par Piper Laurie, jeune starlette un peu en manque de repères suite à un début de carrière prometteur mais ne lui apportant que des rôles mineurs va lui permettre d’exposer toute la sensibilité et la variété d’émotions que contient son jeu. La jeune femme visiblement de bonne famille empêtrée dans l’alcoolisme va espérer un moment trouver une issue à son mal-être en conjuguant son spleen à celui d’Eddie qui malheureusement n’a pas grand-chose à lui donner. Piper Laurie qui paradoxalement délaissera le grand écran pendant seize ans après ce film qui la gratifiera d’une nomination à l’Oscar de la meilleure actrice est tout simplement confondante de sincérité, offrant au spectateur son visage encore juvénile sur lequel l’impassibilité de façade a laissé s’inviter les marques d’une grave fêlure. Revu plusieurs décennies après sa sortie sur les écrans le 25 septembre 1961, « L’Arnaqueur » s’avère être un très grand film qui s’est bonifié avec le temps dévoilant toute sa modernité et le grand savoir-faire d’un Robert Rossen qui a brassé bien au-delà des parties de billard virtuoses qui en font le sel immédiat. Les acteurs sont bien sûr formidables. Jackie Gleason « petit frère » du Orson Welles « falstaffien » des années de l’âge mûr, alliant bonhomie, élégance, grâce (on pense à la danse des hippopotames dans le fameux « Fantasia » de Walt Disney) et flegme à toute épreuve. George C. Scott encore débutant impressionnant d’autorité et de cynisme dans ce rôle de requin assoiffé d’argent et du pouvoir qu’il exerce sur les joueurs qu’il cornaque. Tous les deux ont été fort justement nommés pour l’Oscar du meilleur acteur dans un second rôle. Le film récoltera 7 nominations et deux statuettes dont une pour Eugen Schüttan qui verra ainsi son prestigieux parcours récompensé. Quant à Robert Rossen il signera là son avant-dernier film avant « Lilith » qui restera incompris juste avant que le réalisateur peu prolifique déjà malade décède à seulement 57 ans.
Robert Rossein parvient à filmer le monde du jeu avec un ton si pessimiste que sa vision du monde des paris et des salles de billards semble parfaitement adaptée à son film noir. Au-delà de la photographie très obscure et de la prestation pleine d’intensité du casting, dans lequel George C. Scott m’a davantage impressionné que Paul Newman, la puissance du film me semble provenir de la tension ressentie au cœur des interactions entre les personnages d’où naissent la passion, le suspense et même certaines interrogations philosophiques sur l’honnêteté et le triomphalisme facile.
Le grain sec et lumineux, l'image nette et le son parfait, le cadrage inouï, la direction d'acteurs et la musique sans faute... Robert Rossen fait ici plus qu'adapter le roman de Walter Tevis sur grand écran, il propose un voyage visuel des plus éblouissants. Les scènes sont lentes, intenses, travaillées, reposant complètement sur les épaules du fantastique Paul Newman et des impressionnants Jackie Gleason et George C. Scott. Newman, c'est Eddie Felson, le frimeur, la belle gueule toujours souriante, le jeunot qui porte bien son nom, rapide comme l'éclair pour défier les plus grands mais qui tombe de plus belle. Scindé en trois parties, L'arnaqueur propose une belle leçon de vie, celle de la jeunesse insouciante et irrespectueuse mais aussi sur l'art de se remettre en question, de se relever d'un échec, de se battre pour une passion, une passion qui n'est nulle autre que le billard ici bien sûr, et par conséquent à travers ces parties magnifiques, au suspense parfois insoutenables quant à la tension dramatiques qui en ressort.
Robert Rossen met remarquablement en scène les aventures de l'arnaqueur Eddie Felson , ayant choisi un Paul Newman dans un de ses meilleurs films transmettant son véritable charisme a chaque scène. Le réalisateur restitue les salles sombres et mystérieuses salles de billard , lieu d'absolues tabagies. Sa mise en scène est absolument passionnée et passionnante, qui rend un engouement pour le billard au spectateur assez hallucinant. Les seconds rôles tiennent toutes leurs promesses , Scott, Laurie , Gleeson. Le cadrage parfait , le contraste des salles obscures de billard et du jour de la ville rendue par une superbe photographie et le son net rende un film esthétiquement parfait aussi. A travers le billard , Rossen enseigne l'art de se battre pour sa passion , art qui débouchera sur le dramatique. Plus que du cinéma, ce film est un chef d'oeuvre .